lundi 3 juin 2019

L'Aventure de Marty - Partie Un


Ceci est une compilation des trois premiers chapitres de L’Aventure de Marty. Si vous désirez lire les chapitres séparément, cliquez sur les liens suivants :
L’Aventure de Marty - Chapitre 1
L’Aventure de Marty - Chapitre 2
L’Aventure de Marty - Chapitre 3
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Aventures de Jouets :

L’Aventure de Marty :

Chapitre 1 :

Dans l’imagination de nombreux enfants, les jouets sont vivants, et même capables de parler librement et d’agir d’eux-mêmes ; et même quand ils ne jouent pas avec eux, ils continuent à imaginer toutes sortes de folles aventures dans lesquelles se lanceraient leurs précieux jouets sans forcément nécessiter la présence de leur maître de jeu habituel. Un jour, un jeune adulte assoiffé d’écriture décida de se replonger dans ces mêmes aventures qu’il imaginait autrefois avec son meilleur ami autant en jouant qu’en ne jouant pas ; il s’agit de ses histoires minimalistes, mais tout de même ambitieuses quand on considère qu’elles concernent des jouets dans lesquelles vous allez vous plonger à présent, si tel est votre désir.

Cette fois-ci, vous allez connaitre l’aventure de Marty McQuinn, un Playmobil qui était un grand héros de son monde et qui avait triomphé par le passé d’un puissant dictateur dans son pays en menant une révolution. Au cours de sa carrière héroïque, il a également vaincu diverses sortes de monstres qui avaient menacé son monde. En explorant une caverne de son propre pays qui est l’équivalent Playmobil des États-Unis, Marty s’est soudainement retrouvé dans un monde parallèle rempli de jouets inconnus.
Avant de commencer, il est bon d’en savoir plus sur le héros assez particulier qu’est Marty. Marty dispose de l’apparence classique d’un Playmobil de première génération à mains pivotantes et au modèle d’un soldat de la guerre de Sécession aux cheveux bruns assez courts. Ses yeux parfaitement ronds et intégralement bruns, sa bouche est toujours en perpétuel sourire et prend la forme d’un croissant de lune horizontal de couleur brune, et sa peau est blanche. Marty porte constamment un uniforme de major général américain de la guerre de Sécession. Ce statut de major général est indiqué par les deux étoiles jaunes et encadrées par un rectangle de la même couleur qui sont peintes sur chacune de ses épaules. Il porte une courte redingote bleue munie d’un grand col jaune d’officier. Elle est un peu plus courte sur sa face avant. Celle-ci est parsemée de cinq grands boutons jaunes sur chaque moitié de son torse et positionnée légèrement en diagonale. La face avant de son torse comporte une peinture en forme de ceinture gris clair avec une boucle jaune sur laquelle se trouve les initiales « US » peintes en noir. Marty est décoré d’une médaille étoilée sur la gauche de son torse à hauteur de ses pectoraux. Cette médaille est attachée à un ruban blanc au centre et rouge sur les côtés, et comporte au-dessus une bande bleue horizontale ainsi qu’une bande jaune horizontale encore plus haut. Une ligne blanche partant de la droite de sa ceinture et longeant parfaitement les boutons à droite remonte jusqu’au bas de son épaule et repart à l’horizontale jusque sous le col. Son pantalon est bleu roi, avec de larges rayures jaune moutarde verticales sur les côtés extérieurs. Pour finir, il porte des gants blancs, et des bottes noires. On peut également remarquer des plaques blanches sur ses hanches et son postérieur. Ces plaques s’étendent jusque sous son torse.
Marty est surtout connu pour son caractère pour le moins atypique. Bien que brave et hardi, il se comporte de manière très étrange. Il semble assez fantasque, insolent, vulgaire, sans-gêne, moqueur, téméraire, et très narcissique. Ces défauts ne sont en réalité pas aussi poussés qu’ils le paraissent. En effet, Marty aime se comporter de manière effrontée pour volontairement embêter ses prochains. Bien qu’il apprécie de venir en aide à ceux dans le besoin, il n’y a rien de plus satisfaisant pour lui que de voir d’autres personnes frustrées par son attitude. Ainsi, il tient souvent des propos stupides et parfois même décalés avec la situation. Il répond bien souvent négativement, et peut s’amuser à faire le contraire de ce qu’on aurait pu attendre de lui. Il n’a pas peur de se ridiculiser, mais il réagira presque toujours hostilement aux insultes et n’hésitera pas à se vanter en retour afin d’irriter davantage ses interlocuteurs. Son attitude n’est pas sans rappeler celle des trolls sur Internet, mais dans la réalité et en plus radical et plus imprévisible. De plus, il est téméraire à l’extrême et fonce tête baissée dans tout conflit. À cause de tout ça, peu d’individus prennent Marty au sérieux, et pensent qu’il n’est qu’un imbécile. Il est en réalité assez intelligent, et même plutôt rusé. Son imprévisibilité combinée à ses ruses assez impressionnantes peut lui donner aisément l’avantage sur ses adversaires qui sont souvent pris par surprise. Ses ennemis pris ainsi au dépourvu finissent bien souvent par se retrouver en situation critique après être tombés dans le piège. Au fond, Marty est plutôt sympathique. Malgré sa discrète bienveillance, Marty est souvent bien mal perçu par ses connaissances, et est parfois capable de commettre une mauvaise action dans l’unique but de contredire et d’ennuyer une autre personne. Maintenant que vous en savez plus sur le jeune héros, vous allez enfin pouvoir découvrir sa nouvelle aventure dans un autre monde.

Marty se retrouva dans une grotte. Le portail bleu magique derrière lui en forme de spirale qui l’avait amené de force dans ce lieu disparut avant même qu’il n’eût le temps de lever le petit doigt. Marty se retrouva donc seul dans cet endroit sombre et humide, et vaguement éclairé par des orbes bleus lumineux apparemment magiques.

Marty : « Bon sang ! Je suis où là ? J’étais juste venu piquer quelques gemmes pour être encore plus riche ! Et ce fils de politicien de portail m’emmène là alors que je lui ai rien demandé à cet enfant de carabistouilles !... Une seconde… pourquoi je dis tout ça à voix haute moi ? »

Il s’arrêta de parler tout seul et décida d’explorer les lieux comme il n’avait rien de mieux à faire à ce stade. En avançant dans ce drôle d’endroit, Marty trouva une immense salle circulaire avec une ouverture de l’autre côté et un trou gigantesque au centre dont le fond émettait une lumière bleue. Marty regarda dans le trou sans trop se pencher, haussa les épaules avec un air faussement ébahi, puis continua sur son chemin. Il fut soudainement stoppé à mi-parcours quand une immense colonne d’énergie bleue qui ressemblait à des flammes jaillit brutalement du trou dans un puissant grondement. La colonne continua à recouvrir tout le diamètre du trou en s’agitant comme une violente tornade.

Marty : « Bordel d’excréments ! »

Marty recula rapidement contre le mur sous la surprise. L’éruption s’arrêta après un petit instant et laissa une grande quantité de brûlures brillantes de couleur bleue au plafond qui était très élevé comme il fondait lentement à chaque éruption. Une fois le choc passé et un geste provocant du bras vers le trou, Marty franchit l’ouverture de l’autre côté puis le couloir rocailleux dont le chemin était arrondi et semblait presque continuer comme un rond-point. En arrivant à la fin, Marty suivit un nouveau couloir en y voyant une puissante lumière tout au bout qui provenait apparemment du soleil.
Marty qui était tout ébloui, franchit la sortie et arriva dans une grande prairie aux hautes herbes et teintée d’un vert éclatant.

Marty : « C’est beau comme tout !... Cette expression est stupide d’ailleurs quand on y pense, car ça veut dire que tout est beau ! Alors que bon y a trop de trucs moches ! Comme ma mère ! Enfin, faut que je retourne dans mon monde et surtout que j’arrête de parler tout seul comme si quelqu’un m’écoutait ! »

Il avança dans la prairie au bel éclat vert et remarqua en jetant un œil au ciel qu’il y avait trois soleils, dont deux qui apparaissaient assez petits. En progressant, il aperçut une bête semblable à un fennec avec une adorable grosse tête aux yeux perpétuellement fermés et à l’expression constamment heureuse. Comme à l’animal auquel elle ressemble, ses oreilles sont courbées et leur intérieur est velu. Sa queue est assez épaisse vers son début, et est velue sur le dessous. Elle était intégralement colorée de vert clair, sauf pour le dessous de ses oreilles et de sa queue qui sont colorées en jaune. La zone qui entourait son nez et sa bouche est également jaune et est séparée du reste par un tracé noir qui continue dans ses paupières fermées. Son nez vert est séparé lui aussi du reste par un tracé noir, et le tracé de sa bouche est encore une fois de la même couleur. Elle se trouvait sur un gros amas d’herbe avec un creux au milieu, le tout formant une sorte de nid. Notre cher héros s’en approcha.

Marty : « Salut ! Tu peux parler ? »

La bête émit quelques sons adorables et aigus qui ressemblaient à des couinements et des aboiements.

Marty : « Je crois que ça veut dire non. Je suis pas sûr. En tout cas, c’est certain que ça ne nous empêchera pas d’avoir quand même des échanges passionnants et pleins de richesse avec toi ! »

La bête couina de nouveau.

Marty : « C’est trop profond ce que tu dis mon pote, j’aime les gens comme toi. Ça te dit de venir avec moi ? On sera associés ! »

L’animal couina joyeusement.

Marty : « Cool maboul ! En tout cas, t’as l’air super sympa ! »

La bête mâchouilla la queue saignante d’un lézard qu’elle avait apparemment chassé.

Marty : « Je suis sûr qu’on va bien s’entendre tous les deux ! Je vais t’appeler Vert ! Et je propose qu’on utilise ton nid comme camp ! »

L’animal sautillait dans tous les sens tout en couinant de joie.

Marty : « Dis, il y a un endroit que tu connais et où tu voudrais m’emmener ? Car on va pas rester là à rien faire, et rien faire c’est nul, car on fait rien ! »

Vert émit un couinement affirmatif.

Marty : « Cool ! »

Il se déplaça joyeusement et rapidement vers une petite forêt au nord et Marty le suivit à la même allure ; ils traversèrent les bois remplis d’arbres semblables à des chênes, et en progressant, Marty aperçut une grande étendue d’eau et entendit le bruit de vagues de plus en plus fort au fil de son avancée. Ils sortirent des bois, ils étaient à présent sur une peu haute falaise devant la mer. Vert émit un long couinement joyeux.

Marty : « C’est beau comme tout !... Attends, j’ai déjà dit ça il y a quinze minutes !... Bref, c’est beau… mais ennuyeux… »

Vert répondit d’un couinement assez déçu.

Marty : « Allez ! Allons quelque part où il se passe des choses ! »

Deux voix étranges, et aussi ridicules que vilaines se firent entendre derrière eux.

Inconnu : « Mais tu es au bon endroit ! »

Second inconnu : « Tiens donc… mais c’est qu’une nouvelle tête s’est ramenée ! »

Marty se retourna.

Marty : « Vous êtes qui ? Ou plutôt vous êtes quoi ? »

Le premier des mystérieux vilains était un scarabée géant de la taille d’une table basse au corps mou et élastique teinté de jaune, de vert sur son dos, et de violet sur le bout de ses pattes. Le gros coléoptère était doté de deux yeux ronds et entièrement noirs, ainsi que de petites antennes. Le second était une créature plus haute, mais nettement moins large. Ce dernier était de forme relativement cubique, et était constitué d’une sorte de gélatine jaune avec un grand visage qui couvrait presque toute sa face avant et dotée d’une expression bête et mollassonne. Le haut de son corps avait sur chaque côté des sortes de petites cornes doubles cubiques, et le reste du corps formait quelques petits plis sur ses côtés et son dos. Sa voix était plus grave que son camarade à la voix incroyablement aiguë.

Second inconnu : « Qui nous sommes ? Mais nous sommes les célèbres et puissants assistants de maître Zombos, l’encore plus célèbre grand seigneur ! Nous sommes Scarab et Blobor ! »

Scarab : « Oui, il a tout dit ! Mais au fait Blobor… comment une tête peut se ramener ? Ça a pas de jambes du tout pourtant ! »

Blobor : « Tais-toi Scarab ! Et puis tu m’as regardé, je suis une tête sans une seule jambe et pourtant je bouge imbécile ! Quelle question stupide ! »

Marty : « Et… qui est Zombos ? »

Blobor : « Mais tu as vécu dans une grotte ou quoi ? »

Marty : « C’est marrant parce que j’en sors d’une ! »

Blobor : « Comment ne peux-tu pas savoir qui est Zombos ? Le grand nouveau maître de ce monde, cette planète lui revient de droit ! Et tout nous appartiendra par la force s’il le faut ! »

Scarab : « Oui ! La force ! »

Marty : « Non, mais on s’en fiche de vos vies en fait. »

Blobor : « Peu importe ! Tu ne diras pas ça quand tu seras son esclave ! Regarde comme nous sommes forts ! Alors vaurien, impressionné ? »

Marty : « Vous êtes moches. »

Blobor : « Mais… Insolent ! »

Scarab : « Et puis c’est faux ! Ma maman disait toujours que je suis un beau scarabée ! Et ma maman a toujours raison ! »

Blobor : « Tais-toi, Scarab… »

Marty : « Et puis vous êtes cons. Très cons. Et vous puez aussi. »

Scarab : « Méchant ! Oh, attends… c’est nous les méchants… »

Blobor : « C’en est trop ! Tu seras le premier à connaitre la torture ! Nous conquerrons ce monde ! Pas un seul morceau de terre ne nous échappera ! »

Scarab : « Oui ! Pas un seul ! Même pas un millimètre ! »

Marty : « Dans ce cas, je vais devoir vous arrêter. »

Blobor : « Mais pour qui tu te prends le rat en plastique ? Nous allons t’écraser, peu importe qui tu es et peu importe d’où tu viens ! »

Scarab : « Bien dit ! »

Le compagnon de Marty couina d’une voix plus grave.

Marty : « Vert ! Je sais que tu es parfaitement pacifique… »

Vert mâchouilla un petit lézard qu’il avait trouvé au sol.

Marty : « Mais nous devons nous battre contre eux ! »

Vert fit un couinement affirmatif tout en semblant prêt à attaquer.

Blobor : « Ha ! Vous pensez peut-être pouvoir nous arrêter ? »

Scarab : « C’est impossible ! Vous n’avez même pas une seule arme ! »

Marty : « Osef des armes ! Pas besoin ! »

Blobor : « Vous comptez nous battre en faisant quoi ? En nous tripotant avec tes mains en forme de clé à molette ? Ou en laissant ton petit animal nous chatouiller avec sa langue ? »

Scarab : « Évitez ça, je suis très chatouilleux ! »

Blobor : « Boucle-la, Scarab… »

Marty : « Non ! On va vous tabasser ! »

Blobor : « Ha ! Tu es drôle ! Nous tabasser ! Tu entends ça Scarab ? »

Scarab : « Oui, mais je vois pas pourquoi c’est drôle… Ah ! Car ils sont trop faibles pour nous ! J’ai compris ! C’est marrant ! »

Blobor : « Qu’est-ce que tu peux être lent ! Revenons à nos moutons à fouetter… Hum ! Tu t’es regardé, toi le morveux en plastoc ? Sans oublier ton petit ami vert et velu ? Vous ne valez rien ! »

Scarab : « Et nous nous le valons bien ! »

Marty : « Dis le tas de morve parlant accompagné d’un gros scarabée attardé. »

Blobor : « Qu’est-ce qu’il peut être énervant, celui-là ! »

Scarab : « Mais je suis pas attardé ! J’arrive toujours à l’heure au boulot ! »

Blobor : « Assez discuté ! Place à l’action ! »

Marty : « C’est pas trop tôt… »

Vert exprima un couinement ennuyé.

Blobor : « Dis-moi, le morveux… qu’est-ce qu’un nigaud comme toi et ton petit chaton des prairies verdoyantes peuvent-ils faire ? »

Marty : « Ça ! »

Marty frappa à une vitesse surhumaine et une incroyable force Blobor au visage de sa main transformée en poing ce qui poussa violemment le petit monstre gélatineux vers l’arrière.

Scarab : « Waouh, quelle vitesse ! »

Blobor : « Et quelle force !... Mais ce n’est pas suffisant contre nous ! Scarab ! Au travail ! »

Blobor et Scarab chargèrent vers Marty et Vert qui eux-mêmes se tenaient en position de combat prêts à contre-attaquer. La tête de Blobor s’allongea vers le haut et tenta de frapper Marty comme un marteau. Marty ne put que bloquer de ses mains la tête coriace du monstre qui continuait à forcer difficilement sur les mains de Marty pour le frapper. Les pattes de Scarab s’allongèrent comme des élastiques pour frapper Vert de coups faibles, mais rapides et répétitifs. Vert ne put éviter les premiers coups, mais il attrapa de ses crocs la patte droite avant de Scarab avant qu’elle ne pût l’atteindre à la tête. Scarab gémit de douleur, et Vert le traîna par la patte pendant qu’il tentait vainement de placer des coups de ses autres membres pour se libérer. Marty avait bien du mal à stopper son adversaire sans pour autant donner son maximum ; il mit finalement toute sa force dans sa jambe droite et frappa le bas du corps de Blobor qui perdit une partie de son équilibre et de sa concentration. Ceci permit à Marty de l’envoyer manger le sable en le déviant sur la gauche et en le faisant rapidement tomber ; il lui donna un grand coup de botte pour l’éjecter dans l’eau, Vert traîna Scarab vers l’eau et dans un grand effort balança le gros scarabée et l’envoya rejoindre son ami gélatineux sous les flots.

Marty : « C’est tout ? Quels nuls ! »

Scarab remonta à l’aide d’une patte allongée et portait avec lui son camarade tout aussi mouillé.

Marty : « Du coup, tant que vous y êtes, vous allez pouvoir répondre à cette question qui m’a toujours taraudé l’esprit : quel goût ça a l’eau ? J’ai bu que des sodas et du jus de prune toute ma vie, vous voyez, car l’eau c’est trop commercial. »

Blobor cracha une giclée d’eau par terre.

Blobor : « C’est dégueulasse… »

Scarab : « Et c’est très salé… »

Marty : « C’est le sel de la défaite, ça, mes amis pas si amis. »

Scarab : « Et pourquoi j’ai encore un arrière-goût chaud et étrange ? »

Blobor : « Vaut mieux pas que tu saches, Scarab… »

Marty : « Et moi je savoure le doux nectar de la victoire… avec un petit peu d’arrière-goût de sel de rageux dedans ! »

Blobor : « Tu me donnes envie de vomir, gamin ! Tu nous as peut-être fait ravaler notre fierté, mais crois-moi que la prochaine fois, c’est toi qui boiras la tasse ! »

Scarab : « De café ? »

Blobor : « Je vais t’égorger Scarab ! Pour la peine, pas de dessert pour toi, ce soir ! »

Scarab : « Oh, non ! Je voulais des baies ce soir ! »

Marty : « Bizarre, je croyais qu’il était un bousier. »

Blobor : « Et toi, le morveux, je peux te dire que tu passeras un sale quart d’heure ! Tu seras réduit en casse-croûte pour l’animal de compagnie de Zombos qui te dévorera tout cru quand on en aura fini avec toi ! »

Marty : « Oui, bon, on a compris, vous faites que des jeux de mots minables sur la nutrition depuis cinq minutes, abrégez, les insectes. »

Scarab : « D’autres insectes ? Où ça ? »

Blobor : « En bref, on vous épargne pour l’instant. »

Marty : « Mort de rire. »

Blobor : « Mais la prochaine fois, vous serez soumis violemment ! »

Marty : « Pété de rire, comme disent les jeunes ! »

Blobor : « Ou pire, vous finirez dans un estomac comme mentionné précédemment… »

Marty : « Exquis. »

Blobor : « On vous aura la prochaine fois les morveux ! »

Marty : « Certainement ! »

Scarab : « Ouais ! On vous aura la prochaine fois ! Enfin… je pense… »

Blobor : « Chut Scarab ! Allons faire notre rapport à maître Zombos ! »

Marty : « Surtout, passez le bonjour ! »

Blobor : « Tu le paieras, insolent ! »

Marty : « Pas de problème, garde la monnaie ! »

Blobor grogna puis se retourna.

Blobor : « Allez, bon vent ! »

Scarab : « Ouste ! »

Les deux vauriens s’en allèrent, frustrés de leur échec, avec une démarche aussi bancale que pathétique, mais malgré leur rage l’on put tout de même vaguement les entendre parler de leur repas du soir.

Marty : « Bon débarras ! »

Vert couina de manière soulagée.

Marty : « Ils sont faibles ! Mais je vais devoir m’entrainer et me trouver quand même du bon équipement. Car même si je suis le plus beau et le plus fort, et que les armes c’est pour les tapettes, c’est quand même chiant de me salir mes jolies mains sur des vauriens ! Du coup, va falloir que je me la joue fragile en besoin de compenser son quelque chose pour pas trop galérer dans ce monde ! T’en penses quoi Vert ? »

Vert répondit affirmativement d’un couinement.

Marty : « T’as toujours le bon mot dans toutes les situations, mon pote ! T’es vraiment le meilleur ! Bon, après moi bien sûr ! Allons-y, Vert ! »

La bête le suivit en couinant.

Marty : « Euh… On va où par contre ? »

Vert sembla couiner de manière interrogative.

Marty : « Essayons par là ! »

Marty pointa de la main vers la côte à l’ouest. Vert émit un de ses habituels couinements joyeux aigus, et les deux longèrent la falaise et aperçurent plus loin au nord de la falaise une plage vers laquelle ils décidèrent bien évidemment de se rendre. Les deux héros trouvèrent une pelle argentée plantée dans le sable, ils s’en approchèrent. Marty la déterra, et la brandit de sa main droite avec joie.

Marty : « La prochaine fois, je les écraserai à coups de pelle ! »

Vert exprima sa bonne humeur en couinant comme à son habitude.

Marty : « Oh ! Je suis trop tenté de faire des jeux de mots pas drôles sur les pelles maintenant ! On va les enterrer ! Leur tombe est déjà creusée ! On va leur creuser un nouveau trou, l’autre bousier va se sentir chez lui ! »

Vert couina avec enthousiasme.

Marty : « Et si on allait chercher plus de matos dans le reste de la forêt ? Il doit y en avoir à la pelle ! »

Marty trébucha sur un caillou caché dans les sables et tomba par terre, il se releva.

Marty : « Ouille ! Je me suis ramassé une pelle ! »

Ils traversèrent l’ouest de la plage et pénétrèrent dans la forêt pleine d’arbres dotés de sombres feuillages et dont la forme évoquait des champignons. Ils marchèrent quelques minutes et trouvèrent un grand champignon jaune légèrement plus grand que Vert au chapeau rouge tacheté de motifs de cœurs jaunes devant un arbre dans une zone assez exposée au soleil ; ce champignon n’était pas un simple champignon puisqu’il avait un visage sans nez avec une grimace hideuse, et des yeux noirs qui reflétaient en blanc la lumière du soleil de manière très visible. Il avait aussi des membres tels que des petits bras en forme de boules sans aucune main, et des pieds tout ronds dont le diamètre des deux pieds surpassait celui de son corps.

Marty : « Qu’est-ce que c’est que ce truc ? »

Vert couina, puis prononça un mot ressemblant à « champi » et « hisse ».

Vert : « Champis ! Champis ! »

Marty : « Champis ? Tu connais ce machin ? Il est hyper moche en tout cas ! Alors… euh… Champis ? Tu veux nous accompagner ? C’est dommage que t’aies déjà un nom sinon je t’aurais appelé Jaune, ça aurait été mieux… »

Le champignon surnaturel émit un sifflement proche de celui d’un serpent.

Il s’approcha lentement de Marty et Vert avec une expression légèrement sadique en sifflant et son corps se mit à briller intensément. Marty comprit ce qu’il manigançait, et se plaça rapidement devant Vert. Il donna un coup d’estoc avec sa pelle pour faire reculer autant que possible le champignon, et se couvrit le visage de ses bras et de la pelle. Champis siffla beaucoup plus fort, et explosa violemment ce qui fit reculer Marty et Vert avec lui et lui infligea quelques douleurs. Vert couina une fois, étonné.

Marty : « C’est comme les Kreeper dans Mein Kraft ce truc ! »

Marty aperçut des sortes d’étranges grosses spores jaunes flotter dans les airs ; et un chapeau jaune en plastique similaire à celui d’un paysan était apparu au sol pile à l’emplacement de l’explosion du champignon, qui avait d’ailleurs laissé un minuscule cratère. Marty récupéra en vitesse l’étrange chapeau et le regarda attentivement avant de le mettre sur sa tête après s’être éloigné des spores. Les spores s’agitèrent soudainement et se rassemblèrent sur le cratère ce qui reconstitua peu à peu Champis. Marty prit rapidement sa pelle entre ses deux mains, et courut vite vers son adversaire avant qu’il ne puisse réagir. Il reprit la pelle à une main pour lui infliger un gros coup sur la tête, ce qui le fit tomber et rouler par terre.

Marty : « C’est donc ça que ça veut dire de se rouler une pelle ! »

Vert émit un couinement plein de déception. Champis se releva en tordant le bas de son corps et, effrayé, il s’enfuit à toutes jambes et si vite qu’il percuta un arbre par accident le ramenant de nouveau au sol ; à moitié assommé, il se releva encore une fois et partit rapidement à travers la forêt.

Marty : « C’est quoi son problème à celui-là ? Encore un fragile… mais maintenant avec ce chapeau de gosse, j’ai encore plus l’air d’en être un moi-même ! Ça craint ! On va où maintenant ? »

Vert flaira quelque chose au sol, puis sautilla pour faire comprendre à Marty qu’il voulait qu’il le suive.

Marty : « T’as flairé un McQuinnDo ? Je me ferais bien un burger au bacon moi ! »
Vert lui fit non de la tête.

Marty : « Bon, bah, vaut mieux que je te suive pour savoir ce que t’as trouvé ! J’espère que c’est un truc à bouffer ! »

Vert couina, et Marty le suivit de nouveau. Ils prirent tous deux un chemin forestier près de celui qu’ils avaient emprunté précédemment, et arrivèrent sur une partie plus lointaine de la plage en longeant le bord. Vert se dirigea vers les eaux avec Marty derrière lui. Une sorte de masse bleue bougeait sous l’eau, Vert plongea sa tête pour l’atteindre et elle bondit hors de l’eau vers l’avant et atterrit près de Marty. Il s’agissait d’une créature à mi-chemin entre un poisson et un morse au dos bleu, sa zone ventrale ressemblait au ventre d’une baleine et était colorée de jaune de la queue jusqu’à la bouche. Ses yeux blancs et à la pupille bleue étaient assez gros et parfaitement ronds et deux grandes dents triangulaires bleues dépassaient de sa gueule. Son dos avait une ligne de pointes blanches assez espacées qui allaient du sommet de la tête jusqu’à la queue dont une pointe plus grosse sur la tête qui faisait office de corne ; malgré tout ceci, la créature avait une expression assez sympathique.

Marty : « Quoi ?! Du poisson ? Mais ça a un goût dégueulasse ! Avec tous les trucs qu’il y a sous la mer t’aurais pu trouver genre, je sais pas… du jambon ou du fromage ! Il y en a plein des comme ça d’ailleurs, je crois que ça s’appelle Bourre-sain ou je sais plus quoi… »

Créature : « Je ne suis pas à manger ! Pas touche ! Ou ma corne dans ton endroit qui ne voit jamais la lueur du soleil ! »

Marty : « Tu vas m’attaquer la sardine ? Car je peux vite te transformer en tranches de jambon de saumon, si tu m’écoutes pas ! »

Créature : « Ah… euh… Gloire à Zombos ! »

Marty : « T’es de son côté ? »

Créature : « Euh… Vous êtes avec ou contre lui ? »

Marty : « Contre ! Manquerait plus qu’on travaille pour cette face de… de… euh… À quoi est-ce qu’il ressemble d’ailleurs ce trou de bouse ? »

Créature : « Oh, c’est simple ! C’est un mort-vivant bleu très moche avec des protubérances partout sur son crâne d’œuf moisi et avec de bonnes grosses plaies saignantes à la place du pif et du front ! Vous pouvez pas le manquer ! »

Marty : « Voilà ! En gros en va lui refaire sa face ! »

Créature : « Si j’avais su ! En fait, je faisais semblant d’être son serviteur pour éviter de m’attirer des ennuis, vous savez qu’il s’est emparé d’une bonne partie de ces terres ? Et si ça continue, le monde tout entier sera sien ! »

Marty : « Il crèvera avant même d’avoir eu le temps de dire ouf ! Dans ce cas, tu veux bien m’aider, la truite ?... D’ailleurs, c’est quoi ton nom, la poiscaille ? »

Créature : « La réponse est oui !... Et je n’ai aucun nom à proprement parler… Je n’ai jamais pensé à m’en donner un… »

Marty : « Alors je vais t’appeler… Bleu ! »

Bleu : « Euh… Tu n’y as pas beaucoup réfléchi n’est-ce pas ? À ce point-là, je suis presque sûr que tu as dû appeler ta petite créature Vert ! »

Vert répondit d’un couinement surpris, comme si on l’avait appelé.

Marty : « Mais ? Comment t’as deviné ? »

Bleu : « Attends… Quoi ? Sérieusement ? Tu l’as vraiment appelé comme ça ? »

Marty : « Ben oui pourquoi ?... C’est quoi le problème ? »

Bleu : « Euh… laisse tomber… À ce stade, je suis prêt à prendre n’importe quelle aide… À présent, que diriez-vous de venir dans mon antre ? Il faudrait vous préparer et peut-être même vous reposer ! En plus, j’ai quelque chose qui sera utile à un gaillard comme toi ! »

Marty : « OK, et elle est où ta planque ? »

Bleu : « Sous l’océan ! »

Marty : « Pourquoi j’ai une soudaine envie de chanter ?... Euh, par contre, gros malin, on y va comment ? Je respire pas sous l’eau, et mon chien-écureuil de compagnie certainement pas non plus ! »

Bleu : « Pas de soucis ! »

Marty : « Sushi ? »

Bleu : « Souci ! J’ai exactement de quoi vous y emmener sans le moindre risque ! »

Bleu ouvrit la bouche et souffla deux énormes bulles qui enveloppèrent Marty et Vert.

Bleu : « Ces bulles magiques vous permettront de continuer à respirer comme à l’air libre ! Suivez-moi ! J’espère que vous savez nager ! »

Marty : « T’inquiètes ! Je gère, je suis un bonhomme, un vrai, un qui sait tout faire ! »

Bleu : « Sauf utiliser sa cervelle… »

Marty : « Pardon ? »

Bleu : « Non, rien, je parlais de poissons rouges ! »

Marty : « Ah, c’est bien ce que je me disais ! »

Ils se jetèrent à l’eau, et Bleu mena la nage pendant que nos deux amis le suivaient du mieux qu’ils pouvaient. Après une belle phase de nage à travers les petits récifs de corail, ils trouvèrent une formation rocheuse arrondie sur le dessus et grosse comme une maison ; ils la contournèrent, et Bleu les amena derrière où se trouvait une ouverture avec dedans une sorte de puits qui menait vers le haut. Ils montèrent, et sortirent de l’eau pour se retrouver dans la maison rocailleuse et évidemment assez humide de Bleu. Sa demeure était suffisamment éclairée par des sortes de lucioles aux fortes lumières dans des bouteilles disposées un peu partout à l’intérieur. Les bulles éclatèrent et Marty se posa sur-le-champ sur le canapé vert moelleux qui appartenait à Bleu.

Marty : « C’est génial Bleu ! T’es vraiment comme un poisson dans l’eau ! »

Bleu : « C’est peut-être aussi parce que je suis littéralement un poisson… crétin… Bref, bienvenue chez moi ! Et avant que tu poses la question, mon ami impoli, sache que si j’ai un canapé, c’est déjà car c’est confortable pour mon ventre et mes nageoires ; mais c’est surtout pour quelques invités que je reçois des fois, tel que mon ami Champis qu’il m’arrive de souvent amener là comme il aime bien l’humidité ! »

Marty : « Champis ? Tu connais ce malotru ? »

Bleu : « Oui, tu l’as rencontré de ce que je peux comprendre ! »

Marty : « Il m’a attaqué ce con… Moi je voulais juste cueillir des champignons et des armes de destruction massive tranquille ! »

Bleu : « Il est assez perturbé des fois ! C’est bien lui ! Même si son comportement est plus étrange que d’habitude en ce moment… Bref, même s’il n’est pas bavard et bizarre, il est sympathique et je le vois assez souvent quand je vais dehors. D’ailleurs, il m’arrivait aussi de voir des fois ton camarade tout vert avec lui, mais je n’ai jamais pu avoir la chance d’entrer en contact avec ce petit ! Il est très rapide, tu vois ! C’est fait maintenant ! Et en parlant d’armes, j’ai ce qu’il te faut ! Je vais te donner quelque chose pour t’aider ! »

Bleu partit dans une salle à gauche près du canapé et revint avec une lance noire qui ressemblait à un mât de drapeau dans sa nageoire et la tendit vers Marty.

Bleu : « Voilà pour toi ! »

Marty : « Super ! Une lance ! C’est parfait, mais j’en ai jamais utilisé avant, du coup va falloir que je m’entraine et peut-être que j’arrive même à l’utiliser en même temps que la pelle ! Ce sera mon arme de choix désormais ! Merci la perche ! »

Bleu : « Perche ? T’as plus de culture que ce que je pensais ! »

Marty : « Cultures ? Mais je cultive rien moi ! »

Bleu soupira.

Bleu : « Oublie ça… »

Marty se retourna et chuchota.

Marty : « Mince ! Il se doute de quelque chose ! Il ne doit surtout rien savoir de ma culture top secrète de cannabis et de champis hallucinogènes ! »

Bleu : « Pourquoi tu parles tout seul ? »

Marty : « Garde le secret ou je te coupe les nageoires ! Ne le répète pas OK ! Tu en sais trop ! »
Bleu : « Mais de quoi tu parles ? »

Marty : « Les poulets m’emmerdent déjà assez comme ça ! N’en parle à personne d’accord ? »
Bleu : « OK… je ne suis pas sûr de comprendre cette affaire de poulets, vu comme ils sont de paisibles animaux, mais bon… d’accord, si c’est ce que tu veux entendre… Tu es vraiment un gars louche, tu le sais, ça ? »

Marty : « J’ai rien de louche ! Je suis un type honnête, moi ! J’ai jamais consommé de substances illégales que j’aurais cultivées ! Et j’ai sûrement pas vendu des bébés morts congelés dans mon frigo ou des reins de vieux messieurs trempés dans du vinaigre après les avoir mouillés avec du lait ! »

Bleu : « Étrangement spécifique… »

Marty : « Je suis innocent monsieur l’agent ! »

Bleu : « Bon… ton délire est terminé ? On peut revenir à nos poulets ? Euh… nos moutons. »

Marty : « Et pourquoi je devrais te faire confiance ? Et puis je suis sûr que t’es de mèche avec les flics, t’as les mêmes couleurs ! »

Bleu : « Et tu es habillé des mêmes couleurs que moi pourtant ! Si ça peut te rassurer, n’oublie pas qu’un de mes amis est un champignon probablement hallucinogène sur pattes qui peut presque parler et peut exploser comme une bombe… »

Marty : « C’est vrai… Du coup est-ce que je serais dénoncé pour complicité avec des terroristes ? »

Bleu : « Non, pour trafic de champignons… terroristes. Bon pour revenir aux choses sérieuses, il va falloir mettre Zombos hors d’état de nuire, nous allons devoir l’attaquer directement chez lui ! Et vu que personne d’autre ne va nous aider, à moins que Champis ne nous vienne en aide, c’est que nous trois ! »

Marty : « Oh ! Tout seul, je peux déjà le battre lui et ses deux gredins ! »

Bleu: « Du coup, il nous faut un plan ! »

Marty : « Foncer dans le tas ! »

Bleu: « Je me demande bien comment tu as survécu jusque-là… »

Marty : « Grâce à mes muscles ! »

Bleu: « Je me doutais bien que ce n’était pas grâce au cerveau, mais quels muscles ? Ton corps n’a aucune forme qui évoque des muscles ! »

Marty : « C’est juste que tes yeux sont trop éblouis par mon corps de rêve ! »

Bleu soupira à nouveau.

Bleu : « Seigneur… on ne va pas aller loin… Au moins, nous pouvons choisir où frapper ; Zombos a établi assez récemment un repaire dans le coin. Et étant tout juste bâti, cet endroit n’est pas très bien gardé surtout que les sbires de Zombos recherchent maintenant des lieux et des ressources à conquérir pour progresser dans la région et perfectionner leur nouvelle bâtisse. Mais avant tout ça, il va falloir reprendre des forces ! Je ne suis pas au top de ma forme, et je suppose que vous encore moins ! »

Marty : « J’ai passé une sacrée journée de merde ! Mais même fatigué, je pourrais défoncer ce Zombos et les deux petites crottes sans les mains ! »

Bleu : « C’est sûr que si tu continues à avoir autant une confiance aveugle en toi-même tu vas vite vraiment finir sans aucune main… »

Marty : « Mais je veux bien piquer un roupillon et bouffer un truc ! Dans l’ordre inverse de préférence ! Qu’est-ce que t’en dis Vert ? »

Vert sembla bailler.

Marty : « T’en as vraiment besoin, copain ! T’inquiètes, un bon repas, et au dodo ! »
Vert émit un couinement joyeux, mais fatigué.

Bleu : « Puisque tu as des bras tu vas pouvoir aider, viens, on va chercher la nourriture ! »
Marty : « T’as intérêt à avoir des steaks hachés et des frites ! »

Bleu : « N’y compte pas. J’ai bien des viandes, mais rien de bien délicieux, et rien pour les cuire à par un simple feu de bois. Quant aux frites, tu vas devoir t’en contenter sous forme de patates. »
Marty : « Tu me déçois. »

Bleu : « C’est simplement toi qui as des attentes trop grandes sur ce monde à la technologie primitive ! Du moins à présent. Néanmoins, Zombos parvient à faire fabriquer des choses impressionnantes, on pourrait en profiter pour se servir chez lui ! »

Marty : « Là, ça me donne envie ! »

Bleu : « Mais pour l’instant, on se contente de ce qu’on a ! C’est parti pour se rassasier ! »
Les deux allèrent dans la cuisine à droite. Celle-ci contenait une table en pierre et un tas de bois avec des bâtons pointus et avec des pierres pour allumer un feu. Elle avait également une longue armoire qui contenait des pavés de viande, du poisson, et toutes sortes de fruits et légumes. Il y avait aussi une commode avec deux tiroirs et une gamelle en pierre dessus.

Marty : « Par contre, comment t’as fait pour ramener le bois et les autres trucs sans les mouiller ? »
Bleu : « Mes bulles magiques protègent tout de l’eau ! J’admets tout de même que ça a été minutieux de tout amener ici en plus de devoir les transformer en mobilier ! Mais il le fallait bien pour mes amis et pour moi-même avoir une meilleure vie ! »

Marty : « Frimes pas trop ! Moi, à mon temps, j’ai soulevé des tonnes de meubles et j’ai traversé un volcan actif et des montagnes avec ! C’était deux montagnes… euh non, trois… quatre ! »

Bleu : « Mais bien sûr. Et la marmotte elle met le chocolat dans le papier d’alu. Tiens, mets la gamelle par terre près de la table, comme ça Vert pourra manger ! J’ai bien fait de garder de quoi correctement nourrir mes plus petits invités quadrupèdes ! Je vais choisir la nourriture en attendant, tu n’auras plus qu’à me passer mes assiettes en pierre qui sont dans les tiroirs de la commode et comme ça je pourrais servir tout le monde ! »

Marty et Bleu s’exécutèrent.

Marty : « Par contre, on a quoi pour les boissons ? »

Bleu : « J’ai du jus de pomme, mais il ne me reste rien d’autre en stock. C’est pas facile, car tu imagines bien que ramener de l’eau non salée est fort compliqué, du coup je presse simplement des fruits pour obtenir mes boissons. Si Vert n’aime pas il pourra toujours se contenter de l’eau de mer à l’entrée, ça devrait aller comme peu de créatures en ce monde ont des problèmes avec l’eau salée. »

Marty : « T’es vraiment un clochard ! »

Bleu : « Au moins à l’heure actuelle, je suis le seul ici à ne pas être sans aucun domicile fixe ! »

Les deux mirent tout en place et remplirent les assiettes à moitié avec des pommes de terre et une pomme dans chaque assiette, la gamelle fut remplie d’un pavé de viande et de carottes ; Bleu sortit ses seaux de jus de pomme et une autre gamelle dans laquelle il versa une partie d’un seau pour la remplir pour Vert. Bleu frotta les pierres pour allumer un feu, et Marty qui avait l’air un peu déçu apporta un pavé de viande et deux gros poissons que Bleu lui avait demandé. Bleu planta les bâtons dans les aliments, et il fit cuire ses poissons, pendant que Marty qui s’était assis à côté de lui faisait cuire le morceau de viande. Une fois la nourriture prête, ils la placèrent dans leurs assiettes respectives. Bleu leva sa nageoire droite, et y mit beaucoup de force pendant un certain temps. Il coupa en plusieurs morceaux ses poissons avant de faire de même pour la viande de Marty, celui-ci était surpris de voir les nageoires tranchantes de Bleu.

Marty : « Tes nageoires sont des couteaux maintenant ? »

Bleu : « En quelque sorte ! Mais comme tu l’as vu, c’est long à concentrer l’énergie nécessaire, et ça fait mal aux nageoires, du coup, ne t’attends pas à ce que je m’en serve particulièrement au combat ! Maintenant à table ! »

Marty appela Vert qui vint joyeusement dévorer ce qui l’attendait dans ses gamelles. Marty mangea avec un partiel dégoût, mais était quand même heureux que le goût fût loin d’être aussi mauvais que ce à quoi il s’attendait, Bleu lui était tout content. Ils burent dans leurs seaux et furent finalement pleins.

Marty : « C’était pas terrible, mais au moins suffisant ! »

Vert couina tout content.

Marty : « Et Vert a aimé, au moins ! »

Bleu : « Bon, j’espère que ça ne t’a pas trop déplu non plus. Vous devriez aller vous reposer maintenant ; moi je vais tout nettoyer avec mon bassin d’entrée et tout ranger, c’est la moindre des choses après ce que tu as dû avaler ! N’ayant rien à ta taille, j’ai bien peur que tu doives te contenter du canapé ; mais Vert à au moins un des nids dans la chambre à l’autre bout où se trouve aussi ma bassine de repos, car oui j’aime dormir avec de l’eau. »

Marty : « Avec un lit comme le tient, on doit être sûr de faire des rêves mouillés ! »

Bleu : « Ton sens de l’humour m’irrite les nageoires… Sur ce, bonne sieste, jeunes voyageurs ! »

Marty : « Merci le bleu ! »

Marty amena Vert sur son nid et lui fit une petite tape affective sur le crâne.

Marty : « Bonne nuit Vert !... Ah oui, merde, c’est le jour ! »

Vert couina encore de joie.

Marty revint sur le canapé, et s’y allongea pendant que Bleu finissait ses dernières tâches et alla ensuite rejoindre Vert pendant que Marty s’endormait. Le lendemain près de minuit, Marty se réveilla dans le calme de la maison-caverne de Bleu.

Marty : « Quelle longue mauvaise sieste ! »

Bleu arriva de la salle entre le salon et la chambre en baillant.

Bleu : « T’es debout, il doit être tard, tu ne veux pas qu’on attaque Zombos quand le jour se lèvera ? »
Marty : « Et redormir encore ? Pas question ! »

Bleu : « Bon, si tu veux, on peut faire un tout petit peu de récolte pour ma maison, ou pour plus tard commencer à en créer une nouvelle pour toi et Vert. Ça nous fera passer le temps jusqu’à ce qu’on ait un peu plus de lumière dehors sans vraiment nous fatiguer ! »

Marty : « Pourquoi pas… »

Bleu : « De plus, j’ai remarqué que les sbires de Zombos semblaient plus actifs l’après-midi et le soir. Même s’ils ont plus de chances d’être présents, ils seront sûrement en train de se reposer et on pourra les prendre au dépourvu ! »

Marty : « Pas bête. »

Marty et Bleu rejoignirent Vert et Marty le tapota doucement pour le réveiller, il bailla puis couina affectueusement. Marty lui caressa la tête puis ils repartirent vers l’extérieur de la même façon qu’ils étaient venus. Bleu, qui s’était cette fois donné une bulle à lui-même, les guida et avait pris une de ses lampes à lucioles ; il en avait donné une autre à Marty qui tenait Vert par la patte et partageait donc sa bulle avec lui. Ils récoltèrent dans le calme de la nuit quelques fruits et les amenèrent au nid de Vert après s’être mis d’accord sur ce qu’ils en feraient.

Marty : « Je me ferais bien une baraque ici ! »

Bleu : « Et comme ça, vous n’aurez plus à subir les aller-retour compliqués de chez moi ! À moins que vous ne souhaitiez vous poser un moment ici, je propose de faire une petite visite de la région en attendant le lever des soleils ! »

Marty : « Va pour la visite ! »

Les trois partenaires firent une découverte des environs sous la guidance de Bleu, ils virent de nouveau la forêt, la plage, la falaise, et le reste de la prairie. Ils apprirent aussi les noms respectifs de ces lieux. Respectivement, la Forêt Clichia, la Forêt Champinogène dans laquelle Marty avait rencontré Champis, la Plage Picograin, la Baie Oursson dans laquelle ils avaient plongés, la Falaise Forêtstierce, et la Prairie Verte. Bleu les emmena au pied de la montagne qui contenait la Grotte Azurano par laquelle Marty était arrivé.

Bleu : « Ceci est la Montagne Azurano ! Avant, c’était une surface plus ou moins plane comme la prairie dans laquelle nous nous trouvons. Puis les jets volcaniques bleus qui viennent du noyau de la planète ont fini par lui donner cette forme à force de souffler sous terre ! Et si ça continue, elle finira par devenir un petit volcan ! »

Marty : « Ça explique donc pourquoi j’ai presque failli me griller le cul ! Et c’est par l’intérieur de ton “volcan” que je suis arrivé sur l’ennuyeux endroit qu’est ce monde ! »

Bleu : « Oh, tu viens donc d’un autre monde ! Cela explique donc pourquoi tu es si… “insolite”, si je puis dire. En ce cas, bienvenue sur Bluemoonia ! »

Marty : « Ce que j’aimerais qu’on me dise c’est de me casser de là, pas de rester ! »

Bleu : « Tu veux rentrer chez toi évidemment… Je vais devoir réfléchir à un moyen de te ramener dans ton monde… Pour l’instant, peux-tu me dire comment tu es arrivé là ? Il y a bien quelque chose qui t’a amené ici, si l’on sait ce que c’est peut-être qu’on pourrait le retrouver et s’en servir. »

Marty : « Je sais pas ! Je m’occupais de mon propre business en volant… euh, je veux dire en arrêtant des bandits volants des trésors d’une grande valeur ! Et puis de nulle part, il y a cette singerie de portail magique de mon cul-de-sac qui se pointe ! Et cette connerie m’amène de force dans ce trou à rat et bousiers qu’est cette bouse géante de planète ! »

Bleu : « Et ? Qu’est-ce qui est arrivé avec ensuite ? »

Marty : « Il s’est barré comme un lâche de bâtard et m’a laissé coincer ici ! »

Bleu : « Je vois… Pour l’instant, je n’ai aucune idée de comment t’aider, mais il est assez sûr qu’en s’entraidant on finira par trouver une solution ! Aide-nous à vaincre Zombos, et nous t’aiderons à revenir chez toi ! »

Marty : « Marché conclut le dauphin ! T’as pas intérêt à me laisser tomber ! »

Bleu : « Soit confiant ! Je tiens toujours mes promesses ! »

Marty : « Si tu le dis… »

Bleu : « Bien, et si nous poursuivions la visite ? »

Le groupe visita les petites zones qui entouraient la prairie en commençant par les Bois Azurano au sud-est rempli d’arbres semblables à des pins aux feuillages entre le vert et le bleu ; ils continuèrent par la Prairie Cousine qui se trouvait à l’est de la Prairie Verte, elle contenait des buissons et quelques arbres qui ressemblaient à des chênes et de nombreuses herbes identiques à celle de la Prairie Verte. Le groupe marcha vers le sud-ouest où se trouvait le Mini-Bois juste à côté de la Montagne Azurano, il était très comparable au bois précédent, mais bien plus petit et avec des feuillages ordinaires verts. Ils se rendirent juste après un peu plus au nord de leur position pour atteindre la Prairie Dacôtéa très semblable à ses prairies voisines, mais en conservant les arbres du Mini-Bois. Ils passèrent plus au nord dans la Forêt Voisina dont les arbres s’approchaient des bouleaux ; encore plus au nord se trouvait la Prairie Extendia encore analogue à ses voisines, mais se différenciant par ses petits arbres aux feuillages peu garnis. Après avoir visité ce dernier lieu, ils revinrent finalement s’asseoir auprès du nid de Vert dans la Prairie Verte, le jour semblait près de se lever.

Marty : « C’était bien sympa tout ça, mais c’est l’heure d’aller botter des culs ! »

Bleu : « Tu as raison ! Mais je dois bien admettre que je suis un peu nerveux… »

Marty : « Oh, fais pas ta poule mouillée ! »

Bleu : « Pourquoi est-ce que je sens un autre mauvais jeu de mots dans ta phrase ? Voire même deux jeux de mots… Trêve de plaisanteries ! »

Marty : « Trêve de carabistouilles donc ! »

Bleu : « À présent, hâtons-nous chez Zombos ! Je vais nous guider ! »

Marty : « On te suit l’otarie ! »

Ils marchèrent jusqu’à la Forêt Champinogène, et franchirent sa partie nord-ouest jusqu’à arriver dans une zone un peu plus sombre et dans laquelle se situait un grand bâtiment gris, obscur, et délabré. La lumière solaire éclairait à présent suffisamment pour qu’ils puissent y voir clairement.

Bleu : « Voilà le fameux endroit. Ça fout les jetons, pas vrai ? »

Marty : « Quels jetons ? On va au casino ? »

Bleu poussa un de ses habituels soupirs.

Bleu : « Oublie ça… n’oublie pas de rebrancher ton cerveau en entrant, car on va en avoir besoin… »

Marty : « Le brancher à quoi ? Pour faire quoi ? Je veux pas qu’on me trifouille mon cerveau moi ! »
Bleu : « Autant me contenter de fermer ma bouche… »

Marty : « Sûrement encore un de ces sales coups de ces réseaux sociaux cancérigènes comme Fistbook et Googole ou je sais plus quoi qui veulent utiliser nos cerveaux pour en fait tout savoir sur nous ! Ils auront jamais le mien vivant ! »

Bleu : « Il faudrait déjà qu’il soit vivant en premier lieu pour qu’ils lui piquent… »

Ils franchirent l’entrée qui ne disposait d’aucune porte, et passèrent une grande salle qui ne contenait que quelques caisses et des petites flaques d’eau. Ils arrivèrent dans un couloir qui partait à gauche et à droite et décidèrent d’aller d’abord à droite.

Marty : « Ah, moi je prends tout de suite à droite ! Je suis pas un gauchiste ! »

Bleu : « Tu veux dire gaucher ? »

Marty : « Ah non, pas ces bolchéviques mangeurs d’enfants qui font que chouiner toute la journée pour avoir plus de pognon, comme ces branleurs travaillent pas assez contrairement à de vrais hommes comme moi ! Moi, je parle bien des gauchistes, tu sais, ceux qui nous font chier à écrire avec leur main gauche plutôt que de faire comme tout le monde ? »

Bleu : « Tu vas aller loin dans la vie toi… »

Marty : « Loin à droite ! »

Bleu : « Très loin… »

Marty : « Je dirais même dans l’extrême lointain à droite ! »

Bleu : « Je ne veux pas jouer à ce jeu-là… »

Marty : « Dommage, car il parait qu’il est archi marrant ce jeu ! C’est même des gens de l’ultra-extrême-super-lointaine-droite de l’est qui l’ont inventé il parait ! Mais bizarrement, ils n’y jouent jamais vraiment eux-mêmes… En plus, je crois qu’il est sorti sur la Plaie Station ! »

Bleu : « Elle ne doit pas vraiment être à gauche cette console ! »

Marty : « C’est vrai, on la croyait pas comme ça quand elle est sortie il y a six ans, même si elle est un peu revenue à l’ouest depuis qu’elle tente de trop ressembler au PC… »

Bleu : « C’est quoi le PC ? »

Marty : « Une machine utopique que des ouvriers montent eux-mêmes, je crois. Et j’ai aucune idée de pourquoi, mais ils le personnalisent souvent avec de la couleur rouge ! Et plein de noir surtout ! Bref, tout ce que les types d’extrême-éloignée-droite-pas-très-proche n’aiment pas, eux ils préfèrent le blanc et le bleu marine ! Ils sont un peu comme toi et moi, quoi ! »

Bleu : « Je ne sais pas, ils m’ont pas l’air très gentils… »

Marty : « Mais puisqu’ils disent qu’ils sont gentils, c’est qu’ils le sont forcément ! En plus, leur représentante essaie d’éviter les keufs, comme moi ! On est fait pour s’entendre ! Pas comme avec ces drogués punks à loups de méchants bobos gauchers féministes et leur mariage d’homo sapiens à deux balles de tennis ! »

Bleu : « Le monde d’où tu viens semble inutilement compliqué… et très étrange surtout… »

Marty : « Mais bon… ces choses-là ne sont que des points de détails de l’Histoire, n’est-ce pas ? Comme l’écriture inclusive… Et si on continuait ce qu’on foutait ici ? »

Bleu : « Il serait temps… »

Ils passèrent l’entrée gauche à l’autre bout du couloir. En entrant dans une nouvelle grande salle, ils remarquèrent la présence de Champis, Scarab et Blobor. Ceux-ci montaient la garde près de l’entrée au nord-ouest de la pièce, soit à l’exact opposé de la position de nos « héros » ; les vauriens parlaient doucement entre eux et n’avaient encore rien remarqué.

Bleu : « Champis travaille pour Zombos ? Mince alors ! »

Vert couina encore.

Marty : « Ton pote est pas si pote que ça, on dirait. Dis-moi, vous connaissez bien Champis vous deux ? »

Bleu : « Oui, il est fou, c’est un pur kamikaze, il ne se joindra à nous que de son propre chef, il est inutile de chercher à le convaincre avec des mots. En parlant de ça, je me demande bien comment Zombos l’a convaincu… »

Marty : « Oh ! Sûrement avec des champignons hallucinogènes ! »

Bleu : « C’est un mystère… On attaque ? Ou bien mieux… on pourrait si possible tenter une infiltration… »

Marty : « Comme dans Métal Gire Solide ? »

Bleu : « Je n’ai absolument aucune idée de ce que c’est… »

Marty : « Tu sais, le jeu avec Gems Bande ! »

Bleu ne répondit rien.

Marty : « Qui était aussi dans le film Mission Pas Très Possible 0007 ! »

Bleu resta silencieux.

Marty : « Le plus célèbre agent-soldat secret qui à même un clone maléfique qui s’appelle Liquide Serpent et qui dit en caressant son chat à chaque défaite : “tu me le paieras, Gems Bonde !” »

Bleu ne savait toujours pas ce dont Marty parlait.

Marty : « Alors ? »

Bleu : « Ça ne me dit rien… »

Marty : « Quel putain d’inculte ! »

Bleu : « Ce n’est pas ma faute si je ne connais pas ton monde ! »

Marty : « T’es juste pas assez curieux… Fermé d’esprit va… »

Bleu : « Vu que tu es aussi discret et attentif qu’un chien des prairies atteint de la rage, je pense qu’une infiltration serait impossible et de toute façon peu utile. L’idée ne m’emballe pas, mais autant attaquer directement… »

Marty : « Super ! De toute façon, ça m’avait l’air trop compliqué ces histoires d’infiltration d’eau… »

Bleu : « Vivement que cette histoire se termine… Ce qu’on ne fait pas pour sauver le monde… Allons-y… »

Les trois se dirigèrent vers leurs adversaires, les trois affreux finirent par remarquer leur présence. Champis émit un sifflement étonné.

Scarab : « Mais… mais c’est… »

Blobor : « Les morveux ! »

Scarab : « Qui se sent morveux se mouche ! Ah une mouche ! Et moi je suis un scarabée ! Quel jeu de mots ! »

Blobor : « Ferme-la, Scarab ! Ceci explique donc tous ces bruits louches qui nous ont réveillés ! »

Marty : « Les morveux, comme tu les appelles, vont te mettre une raclée ! »

Blobor : « Tu es trop confiant ! Cette fois-ci, nous ne te laisserons pas les mêmes chances ! Et je vois que l’on nous a trahis en plus ! »

Bleu : « Traître toi-même ! Si vous vous imaginez qu’on va vous laisser conquérir ce monde ! »

Blobor : « Oh, j’imagine bien ! C’est sûrement pourquoi tu étais trop une mauviette pour oser lever la petite nageoire avant de collaborer avec ces margoulins ! »

Marty : « Oh ! Comme le jeu du flanc-nation-mal ! Il est archi fun le mode collaboratif ! »

Bleu : « Je ne sais pas ce qui est le plus insupportable entre tes blagues de mauvais goût et ces crapules… »

Scarab : « Mais on est pas des crapules ! On est des gens super sympas et honnêtes nous ! On joue à chat tous les jours, on chatouille des araignées et de la gélatine noire avec des cure-dents… »

Blobor passa son regard de Scarab à Bleu.

Blobor : « Amusant, car je me pose presque la même question concernant un certain scarabée… »

Scarab : « Quel scarabée ? Où ça ? »

Blobor : « N’est-ce pas évident Sherlock ? »

Scarab : « Qu’est-ce que tu veux dire ? Et c’est qui Sherlock ? »

Blobor : « Toi, crétin ! »

Scarab se gratta les antennes pendant quelques instants.

Scarab : « Mais je m’appelle pas Sherlock… »

Blobor devint silencieux et glacial pendant une seconde.

Blobor : « Je jure que si tu ne meurs pas lors de l’affrontement suivant je m’en occuperais moi-même… »

Scarab : « De Sherlock ? »

Blobor haussa la voix aux plus hauts tons possible.

Blobor : « Oh, tu es tellement mort ! »

Scarab : « Mais je suis vivant ! »

Blobor : « Scarab ! »

Bleu simula de la toux.

Bleu : « Navré d’interrompre vos belles conversations de ménage, mais pendant ce temps, nous on reste plantés là à attendre… On pourrait… vous savez… passer à la baston. »

Blobor : « Si tu savais à quel point j’en avais aussi envie… Je dois vous avertir néanmoins, avortons, cette fois-ci je vais me transformer pour utiliser mes vrais pouvoirs ! »

Marty : « Et en quoi tu vas te transformer ? Un marshmallow géant moisi ? Un pot de confiture périmée géant ? Tu vas évoluer en Grotadmerd comme dans Pokérmon ? »

Blobor : « Vois donc par toi-même, moucheron ! »

Il roula sur lui-même jusqu’à être à l’envers, dévoilant un autre visage dans cette position inversée, et il avait une expression colérique et ses cornes lui servaient de pattes. Marty prit un ton moqueur.

Marty : « C’est ça ta transformation ? Te mettre à l’envers ? »

La voix de Blobor était à présent beaucoup plus grave et colérique.

Blobor : « Ne me sous-estime pas ! Je vais t’écraser et ce sera sans difficulté, peu importe qui tu es ! »

Scarab : « Ouais ! Même si on sait pas ce qu’il est… »

Marty ne dit rien, puis il prit une expression sérieuse et avança lentement vers ses ennemis.

Marty : « Mon nom est Marty McQuinn, je ne suis pas de ce monde, je ne suis pas un être magique… ni un héros de légendes… »

Il fit un pas et brandit son poing devant lui.

Marty : « Et je n’ai pas besoin de quoi que ce soit d’autre que moi pour vous vaincre ! »

Il dressa la lance et se mit en position pour le combat ; Scarab et Champis avaient l’air impressionnés et quelque peu intimidés par la détermination du guerrier, tandis que Vert et Bleu le regardaient avec un air fier et confiant, ce qui était une première fois pour ce dernier.

Scarab : « Mais… mais comment est-ce possible ? »

Blobor : « Arrête de trembler, Scarab ! Il ne fait pas le poids ! »

Marty prit un air concentré. Après un bref moment, il chargea à toute vitesse avec sa lance et la planta dans le menton gélatineux de Blobor qui allongea sa tête vers le haut par réflexe. Marty monta sur l’arme et sauta depuis la lance tout en en profitant pour prendre la tête de Blobor comme appui. Il passa ainsi derrière lui, et prit sa pelle ; il asséna avec une volée de coups à Champis et Scarab qui étaient trop surpris pour réagir. Marty se retourna vite vers ses camarades.

Marty : « Maintenant ! »

Bleu : « Compris ! »

Vert émit deux couinements affirmatifs. Bleu et Vert foncèrent sur Blobor qui était coincé dans sa forme allongée. Vert mordit la lance et la secoua dans Blobor pour amplifier la douleur pendant que Bleu se concentra pour tirer des pointes magiques depuis les pointes de son corps sur le haut de la tête de Blobor. Scarab s’éloigna après s’être redressé ; Champis se releva et s’approcha de Marty dans le but d’exploser sur lui, mais il le repoussa d’un bon coup de pelle au visage qui le fit exploser sur Scarab. Pendant que Champis se reconstituait et que Scarab reprenait ses esprits, Blobor usa de toute sa force pour agiter sa tête de tous les côtés de sorte à marteler le sol avec. Ceci poussa Vert à abandonner la lance, et incita Bleu à s’éloigner. Blobor créa de minuscules bras de gélatines pour retirer non sans douleur la lance et la jeter à sa droite contre le mur. Il forma des épines de gélatine sur la partie supérieure de sa tête, et tenta de frapper Vert avec. Bleu s’interposa en créant des piques magiques partout sur son corps ce qui résulta en un duel de piques. Marty planta la pelle horizontalement dans le dos de Blobor qui n’était plus très stable, et récupéra la lance, Scarab le poursuivit, mais Vert contourna Blobor à toute vitesse et le cogna de sa tête.

Marty : « Bien joué, mon vieux ! »

Marty se présenta devant Blobor, et piqua de sa lance toutes les zones dépourvues de pointes sur sa tête, ce qui permit à Bleu de gagner suffisamment l’avantage pour le renverser sur le côté ; Marty reprit vite la pelle et fit tomber d’un coup sur le chapeau Champis qui venait de se reformer.

Marty : « On peut dire… qu’il s’est pris une pelle ! »

Blobor et les autres se redressèrent grimaçant tout autant à la douleur physique qu’à celle du jeu de mots de Marty.

Blobor : « Tu es encore pire que Scarab !... Et pour faire ça… il faut être sacrément fort ! »

Scarab : « Ouais ! C’est moi le meilleur des pires ! Quoi que ça veuille dire… »

Blobor : « Tuez ce scarabée… il ne manquera à personne. »

Scarab : « Et ma maman alors ? »

Blobor : « J’ai dit “personne”. »

Champis siffla deux fois d’une voix furieuse.

Marty : « Vous voulez un autre round, les mochetés ? »

Scarab : « Je ne suis pas sûr… »

Blobor : « On en a pas fini avec vous ! Jamais vous n’atteindrez Zombos ! »

Marty : « Au contraire, vous pouvez être sûr qu’à votre boss je vais lui faire des bosses ! »

Bleu : « Il en a déjà… »

Marty : « Dans ce cas, ça lui fera trois fois plus de bosses au Zombos ! »

Blobor : « Je jure qu’il n’y a personne que je déteste plus que toi morveux… sauf quelques autres… »

Marty : « Frappe au lieu de parler ! »

Blobor : « Tes désirs sont des ordres ! »

Blobor se recouvrit de pointes et s’allongea la tête et se mit cette fois-ci à l’horizontale, il roula à toute vitesse vers Marty et ses amis pour les embrocher ; Marty courut vers lui et sauta derrière Blobor tout en plantant la lance et la pelle sur lui ce qui le déstabilisa dans sa course et le déforma en arc de cercle tout en faisant tomber les deux armes. Vert se mit à mordre Blobor au milieu du corps, et Bleu couvrit Marty en tirant des pointes magiques vers Scarab et Champis pendant qu’il récupérait ses armes ; Marty vint ensuite les ramener au sol en assénant à chacun un puissant coup de lance. Blobor se libéra en cognant Vert de sa tête, et se redressa tout en revenant à son état normal, épuisé.

Marty : « Ils sont impuissants, ils n’ont plus aucune chance, maintenant qu’ils sont presque morts d’épuisement. Bleu, retiens-les pendant que nous allons vaincre Zombos. »

Bleu : « D’accord… »

Blobor grogna de rage pendant que Marty se dirigeait vers l’entrée.

Blobor : « Je n’ai pas dit mon dernier mot ! »

Blobor fonça de toute sa force vers Marty, il se retourna à peine et lança le chapeau qu’il avait au-dessus de Blobor et disparut mystérieusement, ce qui surprit tout le monde dans la salle.

Blobor : « Mais que… De la magie ? »

Marty réapparu au-dessus du chapeau juste derrière Blobor et lui infligea un coup dévastateur avec sa lance. Il reprit le chapeau.

Bleu : « Mais… comment ? »

Marty : « Je m’attendais même pas à ce que ça marche ! »

Bleu : « Vraiment, comment as-tu fait ? »

Marty : « Aucune idée. C’est le talent ça ! »

Bleu : « Autant me répondre directement “ta gueule c’est magique…” »

Marty : « Comment tu fais pour lire si bien dans mes pensées à chaque fois ? »

Bleu : « “Ta gueule, c’est magique !” »

Marty : « Bonne réponse ! Et bonne chance, l’éléphant de mer ! Je t’envoie Vert si tu as un problème ! »

Marty fit signe à Vert de le suivre, et ils s’aventurèrent plus loin dans la base, tandis que Bleu s’occupait de garder les méchants dans l’incapacité d’agir. Dans le couloir se trouvait juste avant la prochaine entrée une table avec un haut-de-forme rouge dessus à l’aspect très semblable au chapeau de Marty.

Marty : « Voilà qui sera parfait pour ma magie ! »

Marty s’empara du chapeau, Marty le mit et sembla ranger le chapeau jaune en lui, comme s’il disposait d’une sorte de stock d’objets invisible tel un personnage de jeu vidéo. Le couloir continuait au-delà de l’entrée, et menait à une autre salle qui était reliée au couloir dans lequel Marty et ses alliés avaient choisi le chemin de droite. Ils l’ignorèrent, et prirent l’entrée toute proche qui donnait accès à une salle bien plus sombre que les autres. Marty et Vert avancèrent doucement à l’intérieur, des bruits de pas lents et intimidants résonnaient dans la pièce, une voix grave et charismatique, mais quelque peu rauque se fit entendre.

Inconnu : « Un visiteur… ici… Comme c’est surprenant… »

Vert poussa trois couinements assez terrifiés.

Marty : « Zombos, c’est bien ça ? »

Zombos : « En personne. »

Une silhouette cachée dans l’ombre avança et sembla presser du pied un bouton au sol, une lumière assez faible s’alluma en haut de la pièce, révélant l’ennemi tant attendu : Zombos. Marty vit enfin son corps à la peau bleu pâle et endommagée de mort-vivant. Des protubérances de chair de forme osseuses et d’une couleur turquoise se trouvaient partout sur son crâne chauve ; ses coudes, son épaule droite, ses avant-bras, et son menton étaient couverts de pointes osseuses similaires, les premières étaient de la même couleur que la peau, et les dernières blanches comme des dents. Une assez grande plaie sanglante en diagonale était sur son front en plus de deux autres verticales sur son nez. Plusieurs de ses dents assez monstrueuses dépassaient de sa bouche. Son œil gauche était blanc et aveugle et l’autre avait un iris noir. La tête du mort-vivant avait une peau bien plus sombre que sur le reste de son corps. La forme de son torse et la position un peu basse de sa tête qui n’était pas beaucoup plus haute que son dos grand et large lui donnaient une très légère ressemblance avec un bossu. Sa cuirasse grise et apparemment métallique couvrait tout son torse et laissait ses bras intégralement à l’air libre. Celle-ci cachait peu les formes de son torse musclé et assez ridé malgré son apparente épaisseur et son aspect assez solide. Trois fines stries horizontales assez ondulées se trouvaient à hauteur de ses grands pectoraux et ajoutaient du détail à son armure. Son accoutrement incluait aussi un pantalon beige aux traces noires horizontales. Celui-ci était maintenu par une ceinture grise aux très nombreuses fines stries verticales noires avec une boucle triangulaire noire décorée de trois points rouges qui formait un triangle à l’envers. Il portait également des bottes dont la couleur était entre le beige et le gris, et aux bords rouge sang sur leur haut et aux pointes également rouge sang qui se trouvaient vers l’avant de ces bottes. Il croisa les bras et regarda Marty avec une expression pleine de confiance en soi.

Zombos : « Mon instinct me dit que tu n’as pas l’air d’ici gamin… aurait-il tort ? »

Marty : « Non, tu as une bonne intuition. »

Zombos : « Ça nous fait donc quelque chose en commun, je ne peux pas vraiment dire non plus que je suis du coin. Dis-moi… si tu es là, c’est que tu as surpassé mes fidèles, non ? »

Marty : « Oh, que oui ! Et c’était simple comme bonjour ! Tes larbins sont des mauviettes ! Mon ami le phoque est en train de leur refaire le portrait en ce moment même ! »

Zombos : « Pas mal. Mais ne sous-estime pas non plus mes associés, ils cachent un grand potentiel… »

Marty : « Un potentiel ? Quel potentiel ? C’est la meilleure ! Ils ne peuvent même pas blesser une mouche ! Tu m’as pas l’air tant que ça d’être un fragile, alors pourquoi t’associer à des minables pareils ? »

Zombos : « Ces deux canailles m’ont donné un sacré coup de main une fois, et je les ai également sorties du pétrin à leur tour, je ne serais pas là aujourd’hui sans ces deux petits vauriens. Ils sont peut-être faibles, et loin d’être des lumières, mais un jour ils accéderont pour sûr à la grandeur, tout comme je le fis il y a longtemps… »

Marty : « La grandeur des bouses oui ! Ces nullos n’accompliront rien ! Moi j’ai gagné une révolution bonhomme ! Même si c’était des dinosaures géants armés de lance-roquettes et de rayons lasers, ils me feraient pas peur ! Je leur pisse dessus ! »

Zombos : « Tu as un caractère encore plus pourri que mes actuels semblables ! Mais j’aime ton cran, que dirais-tu de travailler pour moi ? Un fort gaillard comme toi ferait un excellent haut placé pour mon armée… »

Marty : « Plutôt crever ! Je bosse déjà pour personne, alors pour un moche ?! Hors de question ! Et puis j’ai pas fait tout le taf dans cette foutue révolte pour me trouver sous les ordres d’un jean-foutre ! »

Zombos : « Regrettable. Vraiment regrettable… Tu rates une grande opportunité, mais ce n’est pas une réponse qui me déplait totalement, le franc-parler est une qualité rare de nos jours… et tu as des raisons très justes. »

Marty : « Et en plus, t’as eu le culot de me demander de rejoindre une armée de trois pauvres tocards ! Trois ! Qu’est-ce que tu vas foutre avec trois tarlouzes ? Le but est de conquérir le monde, je rappelle ! »

Zombos : « Oh ! Tu te trompes lourdement l’ami ! Tout ce que tu as vu là n’est que la surface ! Surtout qu’il y a plus de trois travailleurs dans ce bâtiment en ce moment même ! Tu as dû les rater en t’introduisant ici ! Il est vrai que je suis en manque de recrues depuis un certain événement, mais je dispose déjà d’un groupe assez conséquent pour gouverner ce petit monde paisible ! »

Marty : « Mais ouais… Et si je te coupais la tête maintenant, le zombie ? Je vais abréger ta faim de cerveaux ! »

Zombos : « Contrairement à mes semblables, je ne suis guère obsédé par la consommation de chair, bien que cela soit toujours un appréciable supplément après un effort. Mais assez parlé, tu n’es pas venu tailler une bavette après tout, comme tu viens bien de me le faire entendre, et aucun autre visiteur que je reçois ne vient pour cette raison non plus. C’est dommage de devoir récompenser tes efforts de cette façon, mais je vais devoir te tailler en pièces. »

Marty : « Tu as perdu d’avance. Je suis Marty, et je vais te mettre hors d’état de nuire. »

Zombos : « Tu penses vraiment pouvoir me vaincre, petit ? Je suis le futur souverain incontestable de ce monde ! »

Marty : « Tant que c’est pas au présent, il y a pas de quoi frimer ! Surtout que t’es face à un vrai boss ! Prépare-toi à aller en enfer ! »

Zombos : « J’ai déjà une bonne idée de ce que sont les enfers… mais puisque tu n’as pas l’air d’y être familiarisé, en ce cas je vais te les faire découvrir ! »

Marty : « Pas si je t’y renvoie d’abord, face d’infirme ! »

Zombos serra les poings et les tint devant lui, tel un boxeur. Marty courut dans sa direction et tenta de l’embrocher avec sa lance, mais le zombie esquiva et saisit la lance et la tira pour approcher Marty et le frapper au ventre. Marty qui était assez endolori, prit la pelle de son autre bras et tenta un coup, mais Zombos l’attrapa aussi. Les deux se mirent face à face alors qu’ils tiraient les armes et s’échangèrent un coup de tête. Leur tête et leurs bras poursuivirent le duel, pendant que Vert arriva par derrière pour sauter sur le dos de Zombos et le griffer à la tête ; Zombos se libéra du duel en frappant Marty au ventre avec sa botte droite, puis attrapa Vert pour le lancer sur Marty qui attrapa son compagnon et le déposa par terre. Zombos fonça à son tour, Marty prit la pelle et para avec difficulté chaque coup de poing du mort-vivant ; Vert bondit et mordit la jambe gauche de Zombos, il le fit tomber en le secouant violemment de sa jambe, et le jeta en le frappant de son pied droit. Marty en profita pour asséner le plus puissant coup de pelle possible à la tête de Zombos, le choc fut si fort que la tête de Zombos se retrouva à l’envers en produisant un fort craquement.

Zombos : « Hmm… pas mal… »

Marty : « Mais… que ? »

Zombos attrapa sa tête de ses mains et la remit à l’endroit comme si de rien n’était.

Zombos : « Ah… c’est mieux. »

Marty : « Tu ne vaux vraiment rien. »

Zombos : « N’espère pas pouvoir me vaincre, petit ! »

Marty : « Je n’ai pas besoin de l’espérer, car ça va vraiment arriver ! »

Zombos : « Tu es bien naïf, mais aussi brave pour encore me tenir tête, et c’est bien honorable malgré ton manque de tact et de modestie. J’en suis navré, mais je vais devoir te remettre face à la réalité, car un être comme toi ne peut me surpasser. »

Marty : « Ah oui ? »

Marty prit la lance et se tint en position, Zombos lui fit signe avec son bras de manière provocante de venir à lui ; Marty fonça, et au dernier moment, Zombos attrapa vivement la lance par la pointe et tenta de frapper Marty au visage ce qu’il bloqua de son propre poing. Les deux tentèrent de se frapper par les jambes ; Vert tenta encore d’interférer, mais Zombos s’y attendit et le frappa de dos avec sa jambe gauche, Vert finit allongé au sol. Marty profita rapidement de l’occasion pour lui faire un balayage ce qui le mit au sol. Marty tenta de le frapper au ventre, mais Zombos bloqua, ce qui permit à Marty de lui planter la lance dans l’une des plaies du nez. Zombos gémit, et repoussa Marty de toutes ses forces qui se retrouva bien poussé en arrière. Zombos sortit la lance et la lança aux pieds de Marty.

Marty : « J’ai plus trop envie de la toucher après qu’elle soit rentrée dans ta tête de furoncle… »

Zombos : « Et pourtant tu en aurais bien besoin… Je t’imaginais plus fort que ça, finalement, en plus d’être un inintelligent arrogant, ta force est ici celle d’un faiblard. Je ne suis pas toujours gagnant, mais au moins je perds toujours face à des adversaires dignes de ce nom. Tu me déçois après la première impression que tu m’as offerte, petit… »

Marty : « On verra si tu diras ça quand j’aurai empalé ta tête de cul ! Comme ça, tu pourras aussi voir à quel point elle ressemble elle-même à ton fion quand je les foutrai côte à côte devant un miroir ! Comme le disait un grand homme : “Ta face, ton cul, quelle est la différence ?”, et comme disait ce même homme : “Je ne vais pas te combattre, je vais te botter le cul !”. »

Zombos : « Je promets que ta langue fera un fin repas pour mes serviteurs… Approche et bats-toi ! »
Marty : « J’ai un petit tour de magie pour toi ! »

Marty prit ses deux chapeaux et les lança au sol avant de disparaître. Zombos fut brièvement surpris. Il se gratta la tête, puis frappa après un bref moment d’hésitation le chapeau rouge de sa botte. Pendant ce temps, Vert reprit ses esprits et se redressa ; Marty réapparut à travers le chapeau jaune et assomma Zombos d’un coup de pelle bien placé à la tête. Vert mordit le bras gauche du chef ennemi, et Marty le frappa de nouveau dans sa plaie avec la lance en y mettant toutes ses forces, Zombos s’effondra par terre sur le dos.

Marty : « Ton compte est bon. »

Zombos : « Ça ne peut pas être possible… comment un simple avorton pareil peut être capable de pareilles techniques ? On dirait bien que j’ai eu tort de le sous-estimer… »

Marty : « Alors, tu en as eu assez ? Fais tes prières, j’imagine que c’est au moins la deuxième fois pour toi. »

Vert s’approcha de son partenaire. Marty tenta de planter la lance dans la plaie du front de Zombos, mais pile au moment où la pointe frôla son visage Zombos s’évapora dans les airs et disparut, à la grande surprise de Vert et Marty. Sa voix retentit dans la pièce alors qu’il n’était plus là.

Zombos : « Je reviendrais, gamin ! Et cette fois avec plus de moyens ! Il est inacceptable que je finisse humilié par un moins que rien ! Mais je dois quand même reconnaître que tu n’es pas vraiment non plus un si mauvais adversaire, puisse nos chemins bientôt se recroiser pour un autre affrontement ; pour l’heure, j’ai à faire. Marty ! Tu n’as pas fini d’entendre parler de moi, le grand Zombos ! »

Marty : « Bon sang, il va finir par se taire ? »

Vert couina fièrement et émit un son qui ressemblait au mot « victoire ».

Bleu : « Marty ! »

Marty : « Bleu ? Tout s’est bien passé ? »

Bleu : « Oui, ils ont tous étrangement disparu. Tu as eu Zombos ? »

Marty : « J’ai mis en PLS cette enflure, mais cette tête de nœud a disparu et il a dit qu’il reviendra nous emmerder. »

Bleu : « Malheur… on est loin d’en avoir fini avec lui alors… Moi je voulais que cette sale histoire se finisse le plus vite possible… mais bon ça ne pouvait pas être aussi facile, au moins ça nous fera un peu de répit… Ah, et j’ai trouvé cette pièce d’argent ! »

Marty : « Du pognon ! Enfin ! Ça fera un bon souvenir ça ! Je la garderais bien au chaud ! Dans mon pantalon… Bien, et à présent, je pense être suffisamment un pro de la lance et de la pelle pour véritablement les utiliser en même temps ! Les armes doubles c’est mon dada dès maintenant ! Zombos reviendra, et je l’attendrais, lourdement armé. »

Bleu : « Si tu peux vaincre encore plus facilement des criminels comme eux, alors c’est une très bonne chose ! A par ça, on rentre ? Enfin, à moins que tu préfères cet endroit pour te reposer… »

Marty : « Cette vieille baraque moisie fera l’affaire, s’il y a des lits. Après ça, on pourra construire vers le nid de Vert, et comme vous avez pas de bras, c’est moi qui vais devoir me taper tout le boulot alors que j’ai la grosse flemme… Allons voir ce qu’on a là. »

Les trois vainqueurs jetèrent un œil aux lieux, et se rendirent finalement après inspection du bâtiment dans la salle qu’ils n’avaient pas visitée. Il y avait deux lits dans un état relativement acceptable et trois coussins de repos ; il y avait aussi un très grand tapis avec plusieurs os rongés juste devant, dont un avec encore un peu de viande collée dessus, une grande bête semblait avoir croquée dedans. Il y avait aussi une machine comparable à une cafetière remplie de liquide orange qui devait justement être du jus d’orange.

Marty : « Ah ! Bah, c’est sympa ! “C’est pas si mal” comme dirait un certain monsieur très compétent du nom de David Goodenough ! “Au moins, le lit, il tient le coup !” “C’est que des os rongé par visiblement une énorme bête ! Qu’est-ce qu’on risque ?” »

Bleu : « Et encore une fois, je n’ai aucune idée de ce à quoi tu fais référence… Ce n’est pas si mal comme tu dis ! Tiens… à quoi elle sert cette machine ? »

Marty se mit devant la machine et appuya sur le gros bouton rouge sur le côté, un compartiment s’ouvrit en bas, et un verre en plastique à l’intérieur fut rempli du jus d’orange.

Bleu : « Des boissons faciles ! Dommage que la machine soit incrustée dans le mur, je l’aurais bien prise pour ma maison ou la nouvelle… »

Marty tirait vainement sur la machine comme un imbécile pour essayer de la sortir du mur.

Marty : « Il me faut… plus… de jus… d’orange ! À l’infini ! »

Bleu : « Tu vois bien que ça sert à rien… sers-nous donc un autre verre et bois un coup avec nous, ce sera mieux… d’ailleurs comment on fait pour avoir d’autres verres ? »

Marty réappuya sur le bouton, aucun jus ne sortit, mais une petite plateforme dans la machine où se tenait le verre descendit et remonta avec un autre verre, qui fut de nouveau rempli une fois arrivé.

Bleu : « Oh, parfait ! Pour une fois, je suis content de ton manque de prudence ! »

Marty apporta un verre à Vert et lui servit directement dans la bouche pour l’aider.

Marty : « Un peu de verre pour toi Vert, mon pote vert ! »

Bleu : « Ton humour te perdra un jour… Oh non, je me mets aussi à faire des jeux de mots maintenant ! »

Ils burent joyeusement. Marty se servit plusieurs verres à la suite, et aussi étrange que ce fût, Marty semblait ivre comme s’il avait consommé de l’alcool en grande quantité. Il parlait à présent lentement, et avec la voix clichée de tout homme bourré.

Marty : « Oh ! L’autre bousier… Je vais lui défoncer sa mère le coléoptère ! Hic ! Oh ! Putain, je suis foncedé aussi ! »

Bleu : « Mais ?... Tu es sou ? Tu n’as bu que du jus d’orange ! Comment peux-tu être ivre ? »

Marty : « N’oubliez pas les enfants ! L’abus d’alcool est à consommer avec modération… Hic ! »

Bleu : « Tu es définitivement un homme très étrange… »

Marty : « Hic ! Moi je suis un gars chelou ? Hic ! Vas-y, c’est toi le type bizarre avec tes deux têtes d’oursins jumeaux siamois ! Hic ! Arrêtez de bouger, tous les trois, vous me donnez mal au crâne ! Hic ! Oh, bordel ! »

Bleu : « Euh… est-ce que tu te sens bien ? »

Marty : « Ah non ! J’ai la rage ! Vous me courrez sur les haricots, vous quatre ! Et pis y a l’autre type là… la face moche en gélatine jaune pisse là… je l’aime pas celui-là ! Ah, je te jure, si je le recroise, je vais… hic ! Je vais tellement lui faire bouffer son… hic ! Oh, je suis rébou ! »

Bleu : « Qu’est-ce qu’on va faire avec ce type… »

Après un jour de repos, ils repartirent au bon matin dans la Prairie Verte pour commencer la construction de leur prochaine demeure. Ceci était bien préférable au repaire de Zombos qui était dur à entretenir et déjà très sale ; sans oublier que la Prairie Verte est située dans un secteur qui donnait accès à de bien meilleures ressources. Nos héros se préparaient avec attention pour leur prochain périple et leur prochain combat contre Zombos.

Marty : « On se reverra, Zombos ! »

Bleu : « Euh… à qui tu parles ? »

Marty : « Oh, je sais pas, j’ai juste eu envie de crier ça sans aucune raison… »

Bleu : « Très bien… sinon… »

Marty : « Au boulot, fainéant de gaucher ! »

Bleu : « Mais je suis droitier ! »

Marty : « On dirait pas ! »

Bleu : « Finalement plutôt que de te plaindre, tu ne préfères pas gueuler tout seul sur Zombos comme s’il était là ? »

Marty : « Ah oui, c’est mieux… “Le sang de tes morts tu mangeras, Zombos ! La calotte de vos morts vous allez manger ! Lopez de vos morts !” »

Bleu : « Achevez-moi… »

Marty : « “Le sang de vos morts !” »


Chapitre 2 :

Près de deux semaines après la victoire de Marty et de ses compagnons contre le puissant Zombos, nos héros avaient fini de construire leur petite maison en bois dans la Prairie Verte juste à côté du nid de Vert. Les capacités magiques du groupe de Marty furent souvent d’une grande utilité lors de la construction, ils prenaient désormais le temps de l’admirer.

Marty : « Elle est bien notre petite maison dans la prairie ! »

Bleu : « Marty ! On vient à peine de se lever et tu commences déjà à faire des références ridicules ! Donne-nous un peu de répit ! »

Marty : « T’as dormi treize minutes depuis que je t’ai réveillé pour te dire que tu ressemblais à Moby-Dick, mais en bleu et moins gros ! C’est suffisant, non ? »

Bleu : « Non… »

Bleu se mit à fortement bâiller, et Vert fit de même.

Marty : « Râleur de gaucher jamais content ! Et puis, ça me fait penser que Moby-Dick est gros comme ma… »

Bleu : « Non ! Ne finis surtout pas cette phrase ! »

Marty : « Comme ma biographie de Charles Dickens ? »

Bleu : « C’est mieux… »

Marty : « Ou comme ma… »

Bleu : « Non ! »

Marty : « Ma figurine de Dick Grayson ? »

Bleu : « Ouf… »

Marty : « Ou comme… »

Bleu : « Non… »

Marty : « Mon Blu-Ray de Dick Tracy ? »

Bleu : « J’ai eu peur… j’ai cru que tu allais dire… »

Marty : « Comme mon bit ! »

Bleu grimaça de rage.

Bleu : « Tu es un homme mort… »

Marty : « Quoi ? Je parlais des bits de mes consoles ! »

Bleu : « Tout à fait… »

Marty : « Même que les prochaines auront plus de mille bits ! Mille bits ! »

Bleu : « Ah oui… ça fait beaucoup de bits… sinon ça change quoi concrètement ? »

Marty : « Bah… Il y a trois pixels qui sont plus nets, le chiffre de la résolution est plus gros, le chiffre des images par secondes est plus gros… Le chiffre de la console est plus gros… Les lettres de l’espace du disque dur sont plus grosses, et surtout plus dures… Les titres des jeux sont plus gros comme il y a écrit “Remastered” partout… Et surtout, les bits sont plus gros ! Et c’est ça qu’on adore ! Quand c’est plus gros… Et le prix aussi est plus gros ! Huit cent quatre-vingt-dix-neuf dollars, maintenant. Mais c’est le prix à payer pour être un vrai gamer ! “This is for the pigeons players” comme ils disaient, je crois ! Je me demande bien ce que ça veut dire ! Mais je suis sûr que ça implique beaucoup de bits ! »

Bleu : « Comme je plains ton monde… Et pitié, arrête de répéter cet autre mot s’il te plaît… »

Marty : « C’est cher, mais on se sent gamer ! D’ailleurs, j’ai entendu dire qu’ils allaient faire un remaster du remaster du remake du remaster du portage de Super Ultra Call of Doodie Whatever Warfare X-4-2-3 VR HD Remastered Remastered Resurrection Revenge Definitive Edition Arcade Battle Royale Returns Deluxe Ultimate Hyper 3D DS 64 U Pro Advance Turbo G 2026 & Knuckles ! J’ai trop hâte ! En plus, il coûtera que cent dix-neuf dollars ! Et pour soixante-neuf de plus, il y a même le season pass qui aura les trois premiers DLC des cinq cent quatre-vingt-dix-neuf prévus ! Une affaire ! Une affaire en or… beaucoup d’or… »

Bleu : « Je peux presque déjà entendre les moutons bêler… »

Marty : « Ça, c’est normal, il y a un troupeau “en marche” juste à côté ! »

Bleu : « Je me disais bien… Bêtises à part, il faut bel et bien avouer qu’on peut être fier de cette maison ! »

Marty : « Meh, la mienne est meilleure… et plus grosse. »

Bleu : « Tu pourrais être un peu reconnaissant au moins, finalement, c’est nous qui avons fait la moitié du travail ! Contrairement à ce que tu avais promis ! »

Marty : « C’est pas vrai ! J’ai fait toute la baraque ! »

Bleu : « Tu as juste compté les morceaux de bois qu’on t’a ramené et tu as tenté de les assembler comme des châteaux de cartes ! »

Marty : « Moi, au moins, je fais des châteaux, monsieur le paysan et sa baraque en bois mi-maison, mi-cabane ! »

Bleu : « Peut-être qu’on aurait pu effectivement en faire un si tu y mettais du tien pour les vraies choses utiles ! Si tu avais aidé ne serait-ce qu’un peu, “bah, déjà, on aurait une cabane !” »

Marty : « “Ah ! Ça veut dire que les poiscailles ne savent pas faire une cabane ?” »

Bleu : « “Non ! Pas du tout ! Non ! Non ! C’est pas ça que j’ai dit !” »

Marty : « “Bah, un peu quand même !” »

Bleu : « Trêve de références à peine drôles, et si l’on faisait quelque chose d’intéressant pour une fois ? »

Marty : « Je sais ! Et si l’on allait… collecter plein de nourriture dans la forêt ? »

Bleu : « Ah ! Ça, c’est intéressant ! Pas comme toute l’action qu’il y a quand on se bat et l’humour douteux de nos conversations ! Allons-y ! »

Marty : « Super ! J’avais vraiment envie de me faire chier aujourd’hui ! »

Bleu : « Ça ne te ressemble absolument pas de répondre comme ça, Marty ! »

Marty : « “C’est génial ! Je prends mes affaires !” »

Bleu : « Ah, voilà ! Une référence pourrie, là c’est naturel ! »

Marty : « On y va ! »

Vert couina deux fois d’une voix qui évoquait un « oui ».

Bleu : « C’est d’accord, allons-y ! »

Marty : « OK, je prends le matos. Ou en d’autres termes, “Squalala ! Nous sommes partis !” »

Marty mit ainsi son chapeau jaune et prit la pelle. Munis de paniers en bois, ils partirent tous les trois en direction de la Forêt Clichia. Même Vert avait un panier qu’il portait sur sa tête.

Marty : « “Un fennec vert, qui marchait dans l’herbe, je l’attrape par le cul, je le montre à ces faux-culs, ces faux-culs me disent…” »

Bleu : « “Finis cette chanson, fais encore un chant, ça fera un ardillon, dans ton fondement.” »

Marty : « Quel casseur d’ambiance, celui-là ! Et puis, “échec de rime !” »

Bleu : « Mes rimes ont un minimum de richesse au moins, pas comme les tiennes qui sont plus que répétitives ! »

Marty : « Et c’est quoi un ardillon ? Monsieur le gros malin qui veut montrer sa grosse culture ! »

Bleu : « Regarde ce qu’il y a sur mon dos et tu auras un indice ! »

Marty regarda le dos de Bleu et sembla froncer les sourcils.

Marty : « Une fourmi ? »

Bleu : « Ce que tu peux être bête… Je parlais des pointes ! »

Marty se gratta la tête et sembla hésiter un instant.

Marty : « Donc c’est un rhinocéros ? »

Bleu se fit une facepalme d’une nageoire.

Marty : « Un hérisson alors ! Un hérisson bleu ! Qui court vite ! »

Bleu : « Rappelle-moi pourquoi on travaille ensemble, déjà ? »

Marty : « Parce que je suis le plus costaud et le plus beau gosse ! »

Bleu : « Non ! L’autre raison ! »

Marty : « Car t’as besoin de moi pour vaincre Zombos ? »

Bleu : « Voilà, celle-là ! Je l’avais oubliée ! »

Marty : « Fais gaffe, t’as sûrement Alzheimer ! Ou la maladie de l’otarie folle ! »

Bleu : « La bonne nouvelle, c’est que c’est sûr qu’elles pourraient jamais t’atteindre ces maladies, il faut déjà un cerveau pour qu’il y ait un effet… »

Marty : « Mais j’ai un cerveau ! Même plusieurs cerveaux ! Tous super intelligents ! »

Bleu regarda Vert qui parut intrigué, puis se regarda lui-même.

Bleu : « Oui, en effet… C’est juste qu’ils ne sont pas là ou où l’on s’attend à les trouver… »

Marty : « Sur ce, allons nous trouver un coin tranquille pour commencer cette foutue putain de récolte de merde ! »

Bleu : « Parle un peu poliment… enculé. »

Ils s’enfoncèrent dans la forêt, ils choisirent un espace assez dégagé, encerclé par les arbres pleins de fruits en tous genres.

Marty : « Ça devrait faire l’affaire ! Remplissons nos paniers de cette bouffe pour bobo gaucher végane ! »

Vert couinait d’excitation.

Bleu : « Joli ! Enculé ! »

Marty : « On a dit d’éviter les gros mots, l’hippopotame… Euh, l’hypocrite ! »

Bleu : « Mais non, ce n’est pas vulgaire dans mon cas. Moi je viens du Sud, et là-bas “enculé” est une ponctuation ! Enculé… »

Marty : « Sympa… enculé. »

Ils récoltèrent tous joyeusement en continuant à enchaîner les jurons. Marty remplissait aisément son panier ; Vert grimpait aux arbres, tel un écureuil et faisait tomber les fruits dans le panier qu’il avait laissé par terre et le panier porté juste en dessous par Bleu. Cachées dans les feuillages des arbres, deux silhouettes murmuraient.

Inconnu : « C’est le moment… »

Vert couina de manière étonnée.

Bleu : « Quelque chose ne va pas ? »

Marty : « Qu’est-ce qu’il y a, les paranos ? »

Inconnu : « Maintenant ! »

Les deux silhouettes sautèrent soudainement et tentèrent de frapper Marty en pleine tête. Marty esquiva rapidement comme s’il s’y attendait, il attrapa fortement la patte d’un des deux individus et s’en servit pour marteler avec une grande violence le second. Ces deux individus n’étaient nul autre que Blobor et Scarab, les deux stupides sbires du terrible Zombos.

Bleu : « Pas encore eux… »

Marty : « “Le sang de vos morts vous mangerez !” Euh… Je veux dire… Regardez qui voilà… deux sous-merdes ! »

Bleu : « Marty ! »

Marty : « Pardon, deux minables ! Enculé ! »

Blobor : « C’est pas vrai ! »

Scarab : « Comment est-ce que ça a pu arriver ? »

Bleu : « La discrétion n’est pas votre fort, vous savez. »

Marty : « Et vous puez la merde surtout ! »

Vert couina agressivement. Les deux assassins incompétents commençaient à se redresser.

Blobor : « Tout est encore de ta faute, Scarab ! »

Scarab : « Mais c’est pas ma faute, c’est ta gélatine qui a glissé sur ma patte ! »

Marty remarqua un objet au sol qu’avaient laissé tomber ses ennemis, c’était une sorte de patin à roulettes métallique formé de sorte à être placé sous une chaussure. Scarab avait essayé de s’en servir comme un marteau improvisé pour assommer Marty.

Marty : « Oh, et je vois que vous avez laissé un petit cadeau pour moi ! »

Scarab : « Non ! Ne le prends pas ! »

Marty : « Je vais le prendre ! »

Scarab : « Non ! »

Marty : « Oui ! »

Marty s’en empara tout en conservant son puissant sourire moqueur.

Marty : « Intéressant… Plus qu’un deuxième pour compléter la paire ! »

Blobor : « Tu ne l’auras pas, celui-là ! »

Marty : « “Si.” »

Blobor : « “Non.” »

Marty : « “Si !” »

Blobor : « “Oh, non !” »

Marty : « “Si…” »

Blobor : « “Non…” »

Marty : « “Si.” »

Blobor : « “Non !” »

Scarab : « Qu’est-ce qu’il se passe ? »

Bleu : « Oh, excuse-les, c’est leur instant spécial références. »

Scarab : « Ah… »

Marty : « Envie d’une petite baston, “les morveux” ? »

Blobor : « Ne crois pas que ça sera si facile ! Champis ! Montre-toi, maintenant ! »

Champis, qui était depuis le début dissimulé derrière un arbre, sorti enfin de sa cachette avec son habituel sourire crispé. Bleu et Vert se mirent aux côtés de Marty.

Blobor : « Et maintenant que je te connais bien, le morveux, je ne commettrai plus l’erreur de ne pas commencer le combat sous ma forme finale ! Tu connaîtras désormais dès le départ mes plus puissants tours ! »

Il s’inversa pour passer à sa forme alternative.

Marty : « Forme finale ou pas, tu restes un minable, finalement ! Bien… Amenez-vous ! »

Blobor : « Tu vas être servi ! »

Scarab et Blobor engagèrent le combat contre Marty pendant que Bleu et Vert commençaient leur lutte contre Champis. Scarab attrapa Blobor et le lança sur Marty. Blobor se recouvrit de ses pointes dans le but de blesser mortellement Marty. Ce dernier le bloqua avec sa pelle et exécuta un puissant renvoi sur son ennemi gluant qui fut éjecté et renvoyé dans la direction de Scarab. Le scarabée n’était pas assez rapide pour esquiver et se contenta de retenir son camarade en allongeant ses pattes pour l’attraper. Les piquants de son allié parvinrent tout de même à lui embrocher très légèrement certaines pattes quand bien même il tentait de rétracter aussi vite que possible ses pointes.

Scarab : « Ouille ! »

Blobor : « Bon sang ! »

Marty : « “Retour à l’envoyeur !” Autre chose en stock, les moches ? »

Scarab : « Oui ! »

Toutes les pattes de Scarab s’allongèrent et étreignirent Marty qui ne pouvait presque plus bouger, il se débattait autant qu’il pouvait ce qui secoua bien le scarabée à la taille surnaturelle.

Scarab : « Blobor ! Empale-le ! »

Blobor changea son corps à nouveau qui gonfla et prit beaucoup de hauteur, et une fois couvert de pointes, il s’avança lentement vers Marty.

Scarab : « Plus vite ! Je vais pas le retenir longtemps ! »

Blobor : « Désolé, imbécile de coléoptère, mais c’est difficile pour moi de me déplacer rapidement sous cette forme ! »

Scarab : « Collé-oh quoi ? »

Marty : « À tes souhaits ! »

Blobor : « La ferme, et concentre-toi ! Cette fois, nous allons en finir d’un seul coup ! »

De l’autre côté du combat, le champignon et les bêtes s’affrontaient à coup de charges, de roulades, de morsures, et de bonds violents. Vert donna un coup de tête à Champis qui fit exactement pareil. Bleu tira ses pointes magiques sur Champis qui se mit à briller et explosa laissant derrière ses nuages de spores comme d’habitude. Vert eut le temps de s’éloigner, mais se prit tout de même en partie l’explosion. Champis se reconstitua. Vert et Bleu étaient relativement lassés du combat. Ils avaient gâché une certaine quantité d’énergie en attaquant et en esquivant les attaques kamikazes du champignon anormal, il s’était lui-même assez considérablement épuisé à force de répéter ce procédé d’explosion et de régénération. Bleu, assez essoufflé, regarda autour de lui pour évaluer la situation et constata dans quelle crise semblait se situer actuellement Marty.

Bleu : « Vert ! Il faut qu’on aide Marty de toute urgence ! »

Vert couina affirmativement et avec détermination. Ils accoururent aussi vite qu’ils pouvaient pour aider leur ami. Champis, frustré, les poursuivis. Vert qui sentait son opposant lui courir après, attrapa dans sa gueule un grand morceau de bois et le lança rapidement derrière lui, ce qui fit trébucher avec succès le champignon imprudent dont la face se retrouva au sol. Blobor était à présent très proche de Marty.

Blobor : « Ha, ha, ha ! Tu ne peux pas t’échapper ! »

Marty semblait s’apprêter à lui répondre.

Bleu : « Ça, c’est ce que tu penses ! »

Blobor : « Quoi ? »

Bleu embrocha soigneusement trois des six pattes de Scarab, et Vert mordit une quatrième et tira Scarab autant que possible, celui-ci dû finalement abandonner l’allongement de ces pattes et se retrouva collé à Marty. Blobor qui devina la suite se dégonfla aussi vite que possible pendant que Vert s’apprêtait à lancer Scarab. Finalement, il se prit quelques piquants sur son dessous et Blobor fut déstabilisé. Marty fonça vers lui et l’attrapa par ses derniers piquants pour le lancer lui aussi, mais cette fois-ci sur Scarab qui fut ainsi bien blessé.

Marty : « Merci, les gars, mais vous avez ruiné ma botte secrète ! J’allais leur montrer un nouveau tour ! J’allais bien les avoir ! »

Bleu : « Le jour où tu seras réellement piégé dans une situation comme ça, tu seras bien content qu’on t’aide ! »

Marty : « Mais oui… Bon, finissons le ménage. »

Il attrapa les pattes non blessées de Scarab et fit tournoyer l’insecte qui cogna Blobor au passage tout en l’emportant, sa gélatine affaiblie devenant bien gluante dans sa forme finale. Marty finit par les jeter contre un arbre, puis les cogna de force avec sa pelle, ils étaient à présent presque assommés en plus d’être couverts de diverses blessures.

Scarab : « Je vois… des étoiles… qui tournent… »

Blobor : « Je crois que je vais vomir… Morveux de mes deux ! »

Marty : « Comme quoi, il n’y a pas que des avantages à ta “forme finale”, il y a aussi pas mal de défauts ! Ton corps dégueu ne réagit pas toujours comme tu t’y attends sous cette forme ! Tu devrais plus t’entraîner, le feignant. Mais même avec mille ans d’entraînement, tu ne pourrais pas me blesser, car je suis parfait ! »

Blobor : « Peste… »

Champis arriva enfin vers eux, et cracha un puissant nuage jaune très épais de ses spores, Marty et ses amis ne voyaient presque plus rien en plus de tousser sans arrêt.

Marty : « Bordel… ça pue vraiment la chiasse cette connerie ! »

Bleu : « C’est horrible ! »

Scarab : « Fuyons d’ici ! »

Les trois vauriens partirent à toutes jambes, du moins avec celles en état de marche qui leur restaient, sans que les héros puissent faire quoi que ce soit et continuaient à tousser sous l’effet du nuage de spores. Alors qu’il se dissipait, Marty eut le temps d’entrevoir dans quelle direction les fuyards se rendaient.

Marty : « Rattrapons-les ! »

Bleu : « Pouah ! Ses spores sont dégueulasses ! Courons, maintenant. Il ne faudrait pas les laisser s’enfuir ! »

Vert cracha un peu de vapeur jaune et couina affirmativement. Les trois partirent à la poursuite des sbires de Zombos à travers le nord-ouest de la forêt, ils rejoignirent la Forêt Champinogène, mais semblaient avoir perdu la trace des fuyards.

Marty : « Ils sont partis par où, exactement ? Hors de question de laisser s’échapper ces losers ! »
Bleu : « Comment peut-on faire pour les retrouver ? »

Marty : « C’est pas moi qui vais trouver la réponse à la question, puisque je la pose aussi, gros malin ! »

Bleu : « Calme-toi, on va trouver quelque chose ! Oh, si seulement j’avais un super odorat pour flairer leur piste… attends… »

Vert flairait le sol à la recherche d’une odeur particulière.

Bleu : « Mais c’est bien sûr ! Vert ! Guide-nous jusqu’à ces fauteurs de troubles avec ton flair ! S’il te plaît ! »

Vert couina affirmativement avant de se mettre devant eux pour suivre l’odeur des sbires, ils reprirent la traque, lentement, mais sûrement.

Marty : « Le bon côté de l’autre champi qui pue de la gueule, c’est qu’on peut retrouver son haleine de chacal à des kilomètres ! »

Ils franchirent la dernière partie de la forêt située à l’ouest et se terminant en forme de champignon. Ils découvrirent un grand bâtiment très étrange aux allures assez futuristes. Il était coloré d’un doré métallique. Des ornements de forme arrondie étaient rouges et tachetés de jaune, et il en était de même pour le sommet identique à un chapeau de champignon. D’étranges réservoirs vitrés immenses et remplis d’un liquide jaunâtre plein de bulles qui évoquaient des spores étaient situés sur les parois de la partie inférieure de la structure. Cette même partie avait la forme d’un tronc de champignon doté de racines. Le bâtiment était entouré par une autre forêt, mais elle est uniquement remplie de champignons géants qui partageaient les mêmes couleurs que Champis pour la majorité d’entre eux. Étrangement, la zone était devenue soudainement très sombre, et des petits orbes violets et jaunes bizarres flottaient dans les airs.

Marty : « C’est quoi ce bordel de hippie foncedé ? Bleu ! Combien de champignons hallucinogènes t’as foutus dans ma boisson ce matin ? »

Bleu : « Pas plus que d’habitude… Pour tout t’expliquer, cet endroit est la Forêt Mushxic… toujours aussi sombre que dans mes souvenirs… Cette forêt est comme maudite, et sa brume de spores à l’étrange propriété de prendre vraiment tout son effet qu’en s’en approchant, et tout devient bizarrement très sombre. Déjà que les lieux sont peu visibles quand on est loin… Cet endroit est très dangereux et rares sont ceux à s’y aventurer, tant il est facile de s’y perdre, et étant donné que la brume est toxique sur le long terme… On raconte aussi que des champignons ont muté en d’étranges abominations incroyablement toxiques… »

Marty : « Merci pour le cours de géo, la morue, mais il faut vite se bouger si l’on peut crever de ces saloperies, même si ça doit n’avoir aucun effet sur un bonhomme comme moi ! »

Il se mit soudainement à tousser.

Marty : « Saleté de champignon dans la gorge… euh, de chat. »

Bleu : « Cesse donc de faire ton intéressant, et allons là-dedans… mais tout de même prudemment… »

Marty : « Je serais aussi discret qu’un caméléon ! »

Bleu : « Je dirais plutôt un sanglier en rut… »

Ils s’approchèrent de la grande double porte d’entrée métallique qui s’ouvrit automatiquement en l’approchant. Elle révéla un couloir en forme de tube et d’une peinture couleur crème avec une large rayure rouge qui traversait le milieu du sol et du plafond. Les murs étaient ornés de nombreuses fenêtres qui révélaient le même liquide que dans les réservoirs visibles à l’extérieur. Ils pénétrèrent dans la structure.

Marty : « C’est très “design”, tout ça… »

Bleu : « Ça ressemble peu au style de Zombos… et quand bien même je l’ai déjà vu utiliser de la très haute technologie, ce serait dur de penser qu’il soit derrière tout ça… Cette structure doit être assez récente. Vu la taille, je pense qu’on l’aurait vue avant, et ce même avec l’obscurité qui enveloppe la forêt… J’ai un mauvais pressentiment… »

Marty : « Tu te fais du sang d’encre pour rien la pieuvre ! »

Ils avancèrent à l’intérieur et arrivèrent à un croisement au bout du couloir.

Bleu : « On prend… »

Marty : « À droite ! »

Bleu : « Trop prévisible… »

Ils prirent donc à droite et suivirent le couloir qui était courbé. Une porte se trouvait à mi-chemin et s’ouvrit à leur passage, révélant une grande salle encadrée par le cercle de couloirs. Elle portait les mêmes couleurs que les couloirs, et les rayures nombreuses rejoignaient un grand cercle rouge au milieu. De nombreuses vitres en forme de rayures verticales qui révélaient le liquide jaune se trouvaient sur les murs de la salle. De multiples vitres verticales descendaient depuis le centre du plafond circulaire. Il y avait un grand réservoir de liquide jaune au plafond à l’emplacement de ce même centre. Ce réservoir était en forme de tube vitré fermé en bas par un grand bout métallique rouge. Un autre grand réservoir vitré était au bas du sud de la salle, le groupe mené par Marty s’en approcha.

Marty : « Mais c’est quoi ces conneries de merdes à la fin ? »

Bleu : « Je l’ignore. Au vu de l’apparence de ce liquide, on dirait que c’est lié aux spores de la forêt, ou peut-être de Champis… mais je n’ai aucune idée de ce à quoi ça peut servir. »

Marty : « Comme d’hab, tu sers à que dalle ! »

Bleu : « Tu as une idée toi peut-être plutôt que de faire ton râleur ? »

Un bruit de porte se fit entendre, et Vert couina pour alerter ses amis. Les trois sbires venaient d’arriver dans la salle par la porte au nord. Une sorte de lien lumineux sortait des bras de Champis et atteignait Scarab et Blobor qui semblaient désormais presque en pleine forme et se dirigeaient vers le centre de la salle.

Blobor : « Ils sont là ! »

Scarab : « Mais c’est eux ! Comment ils nous ont suivis jusqu’ici ? »

Blobor : « Aucune importance, nous avons une solution parfaite cette fois-ci contre ces insectes ! »

Marty : « Vous ne vous en sortirez pas comme ça, les gredins ! »

Bleu : « Il n’y a aucune échappatoire ! »

Blobor : « Ha ! Nous avons une petite surprise pour vous, les morveux ! »

Scarab : « Oui ! Euh… C’est où qu’on appuie ? »

Blobor : « Le bouton rouge ! Crétin ! »

Scarab : « Ah, oui ! »

Ils reculèrent un peu et Scarab appuya sur le bouton rouge d’une télécommande. Le bout du tube au-dessus d’eux s’ouvrit en quatre parties, et trois formes arrivèrent dans le réservoir avant de tomber au sol en sortant du tube, laissant tomber une certaine quantité de liquide jaunâtre avec elles. Ces trois formes étaient identiques à trois créatures un peu trop familières…

Bleu : « Mais… mais… ces trois-là… ils nous ressemblent ! »

Vert couina d’étonnement.

Marty : « On dirait un autre champi moche ! Un autre chaton-écureuil ! Et un autre poulpe piquant ! »

Bleu : « On a un nom, tu sais… »

Marty : « Oui ! Euh… Jean-Claude ! »

Bleu : « Bon sang… »

Les trois doubles se redressèrent. Leur apparence était en effet identique à celle de leur modèle, mais certaines de leurs couleurs étaient assez irrégulières à certains endroits de leur corps. Le double de Champis présentait lui d’étranges moisissures sur le haut de son visage et sur chapeau.

Scarab : « Alors vous en pensez quoi ? »

Blobor : « Je vous présente vos trois nouveaux meilleurs amis ! Verht ! Bleuh ! Et Champhis ! »

Marty : « Mais c’est presque les mêmes putains de noms, bandes de feignants ! »

Bleu : « Toujours plus créatif que “Bleu” ou “Vert”… »

Marty : « C’est pas le moment le calmar ! »

Bleu : « J’ai l’air d’un calamar ? »

Marty : « Arrête de chipoter le cachalot ! »

Bleu : « Bizarre, j’ai cru entendre quelqu’un crier au loin “Kakarot”… »

Marty : « Comment vous avez fait, les tapettes ? C’est pas possible que des nazes comme vous maîtrisiez le clonage ! »

Blobor : « Nous ne le maîtrisons effectivement pas, mais nous avons pu tout de même parvenir à un résultat ! Vois-tu, le morveux, cette forêt regorge de ressources étranges, et ce bâtiment tout autant ! Il ne vient même pas de ce monde ! Et cette forêt délicieusement malsaine elle-même n’est pas devenue ce qu’elle est depuis plusieurs siècles sans une intervention extérieure ! Mes ancêtres y sont d’ailleurs nés ! »

Marty : « Cool ta vie. »

Blobor : « Nous avons exploité ce que tous ces lieux avaient à nous offrir, et nous avons pu fabriquer ces clones à partir des substances trouvées ! »

Marty : « Et de tous les clones à faire vous n’avez ni copié mon corps de rêve ni votre boss ? Vous êtes cons ! Mais de toute façon, je ne peux être qu’unique ! »

Blobor : « Il y a une raison, le morveux grossier. Vois-tu, bien que ces substances et celles extraites de Champis et de ma propre gélatine qui partagent des propriétés similaires peuvent régénérer presque n’importe quoi ou former d’autres corps, le procédé reste très limité et les clones ne tiendraient pas longtemps. Il faut pour ça des données génétiques en provenance de la cible à cloner pour pouvoir faire des clones parfaits. Nous en manquions, et ces clones ne sont donc pas parfaits et moins puissants, mais c’est suffisant pour qu’ils ne meurent pas de leur imperfection génétique ! Champis et tes deux amis en raison de leur lien naturel avec ces terres ont été les candidats idéaux, car ce laboratoire était capable d’exploiter leurs données en analysant la région ! Nous avions prévu des clones de nous-mêmes, mais mon corps est trop instable pour être analysé et cloné. Les autres étaient bien trop faibles ou trop puissants, et ont des gènes trop complexes à exploiter pour le temps dont nous disposons. Et concernant Scarab… qui voudrait le cloner ? Un est déjà de trop ! »

Scarab : « Youpi ! Je suis unique ! »

Blobor : « Encore heureux… Nous prévoyions une armée de clones, y comprit de ta pathétique face en exploitant les restes de ta carcasse. Mais le Laboratoire Myconinve n’est que de passage et partira dans très peu de temps. Mais nous avons toujours des échantillons qui nous seront bien utiles plus tard ! Et nous pourrons créer une armée clonée toute-puissante, qui cumulée à nos forces et à ces clones ici présents, permettrons d’écraser brutalement et sans pitié tous les pathétiques moucherons de votre genre ! »

Marty : « “OK.” »

Blobor : « Si vous nous excusez à présent, nous avons à faire, maître Zombos nous a ordonné de vérifier quelque chose de toute urgence, c’est bien dommage de ne pas assister à votre extermination, mais c’est comme ça ! Maintenant, amusez-vous bien ! »

Blobor et Scarab partirent avec un rire fou et sadique.

Marty : « Deux Champis, et des clones de vous deux… Ça va swinguer ! »

Il prit sa pelle et sortit sa lance et se mit en position, Vert couina et se mit en posture agressive.

Bleu : « Oh, un autre moi… Je sens que je vais devenir fou ! Mais il faut que je réussisse à me battre moi-même ! »

Bleu prit son expression sérieuse en fronçant ses paupières très peu visibles comme il le faisait toujours à chaque combat.

Marty : « Je m’occupe des deux champis dingos, prenez les autres imposteurs de mon cul ! »

Bleu : « Quelle brillante tactique, comme toujours… »

Marty chargea vers les deux champignons sur pattes, tandis que les clones s’écartaient pour ne pas se prendre l’une de leurs explosions et se dirigèrent vers Bleu et Vert. Les deux champignons jumeaux se mirent tous deux à briller et Marty les frappa en même temps de ses armes avant de faire un pas en arrière et de se couvrir. Ils explosèrent et commencèrent leur processus de régénération. Marty remarqua que le clone était plus lent à se reconstituer que son homologue. Cependant, un liquide jaunâtre semblable à celui vu dans le laboratoire persistait au sol au niveau du lieu de son explosion. Marty supposa qu’il s’agissait d’une sorte de liquide corrosif. Une fois reconstitués, ils se mirent à cracher des projectiles corrosifs vers Marty. Encore une fois, les attaques issues du clone se comportaient différemment, ses projectiles étaient moins gros et moins rapides, mais les traces qu’ils laissaient sur ce qu’ils touchaient étaient bien plus persistantes. Marty esquiva avec difficulté tant Champis et son double le mitraillait de boules corrosives. Marty se retrouva près du mur et Champis se dirigea vers lui, prêt à exploser. Marty se mit en position de garde pour se protéger autant que possible. Mais à la suite de l’explosion de Champis, Champhis arriva et explosa encore plus près ce qui fit que Marty se cogna au mur sous l’effet explosif en plus d’être assez légèrement blessé. Il se ressaisit rapidement, et en profita pour mettre hors-jeu Champis qui venait de se reconstituer en l’assommant d’un très puissant coup de pelle et en continuant à le frapper au sol. Il planta ensuite la lance sur le chapeau de Champis.

Marty : « Au menu d’aujourd’hui, brochette de champignons moisis ! »

Il lança Champis aussi fortement que possible sur Champis ce qui le fit tomber en se prenant son allié sur la face, Marty se mit ensuite devant eux, prêt à répondre de leurs prochains mouvements. Pendant ce temps, Bleu et Vert combattaient leurs clones, ils avaient un léger avantage de puissance sur eux, même s’ils étaient encore surpris par les techniques similaires de leurs adversaires. Vert se mit à couiner violemment plusieurs fois et Verht couina furieusement, c’était l’occasion de constater que la voix des clones était également légèrement plus grave.

Bleuh : « Toi ! Imposteur ! Je vais t’anéantir ! Je suis le vrai Bleu ! »

Bleu : « Silence, usurpateur ! Moi au moins je ne suis pas artificiel ! »

Bleuh : « Traître ! »

Bleu : « Menteur ! Tu ne voleras pas mon identité ! »

Les bêtes vertes s’échangèrent des morsures et des coups de griffes et les deux autres tentaient autant que possible de se piquer en utilisant leurs pointes. Vert et son clone se mirent à briller d’une lumière vert émeraude et des petites lames magiques vertes en demi-cercles apparurent au-dessus d’eux. Verht en avait moins, mais elles paraissaient plus dangereuses en raison de minuscules dents sur les côtés des lames. Ils lancèrent leurs lames qui se brisèrent entre elles en entrant en contact. Ils continuèrent en tentant des lancers différents, et au fur et à mesure quelques lames de Vert passaient à travers celles de Verht pour le toucher ou du moins parfois le forcer à esquiver. Bleu et son clone combattaient désormais de façon semblable avec leurs pointes magiques. Les champignons avaient poursuivi leur affrontement avec Marty avec beaucoup de difficulté, ils étaient à présent à bout. Marty s’approcha d’eux avec ses armes, et Champhis siffla d’une voix désespérée.

Marty : « Abandonne ! »

Il le fit tomber en arrière d’un coup de pelle. Il se redressa avec difficulté. Marty qui s’ennuyait regarda dans la direction de ses camarades et eut une idée en voyant leur affrontement. Marty posa le chapeau jaune en position à l’envers sur une zone assez proche des champignons, et posa le jaune lui aussi à l’envers non loin des combats. Marty revint vers ses ennemis et les provoqua. Les deux champignons qui n’avaient plus d’autres options décidèrent de tenter de s’exploser sur lui. Marty recula tout en se moquant d’eux, les deux passèrent sur le chapeau jaune sans s’en rendre compte tant ils étaient focalisés comme toujours sur leur but. Ils furent très surpris de réapparaître plus loin sur le chapeau rouge et étaient incroyablement confus. Marty fonça et les attrapa par surprise tout en continuant à courir vers ses alliés. Champis et son clone se mirent à briller tout en paniquant. Bleu et Vert furent surpris de voir Marty aller vers eux tout en tenant ces deux bombes sur pattes. Marty se dépêcha de vite lancer avec autant de force que possible chacun d’entre eux entre les projectiles magiques.

Marty : « Chaud devant ! »

Bleu : « Mais tu es fou ! »

Bleuh : « Quoi ? »

Champis et son double explosèrent au contact des projectiles ce qui causa de grandes explosions de jaune, de vert et de bleu sous forme de nuages et de particules, et ce qui repoussa toutes les bêtes en arrière. Le tout finit par se dissiper et les champignons se reformèrent, épuisés.

Marty : « Prends-en de la graine, Michael Bay ! »

Bleu : « Tu es dingue ! »

Marty : « Alors ça vous plaît les feux d’artifice ? »

Bleu : « Non ! Pas quand on s’en prend au visage par surprise ! Tu aurais pu mieux prévenir ! »

Marty : « Mais ça aurait gâché tout l’intérêt ! »

Bleuh : « Mais quel malade ! »

Marty : « Alors la bleusaille, on est sur le cul ? »

Bleuh : « Comme tu es grossier ! »

Marty : « Comme tu es gros ! »

Bleuh : « Tu es ridicule ! »

Marty se mit à chanter.

Marty : « Vive les péquenauds ! Vive les péquenauds ! »

Bleuh : « Absurde ! Laissons tomber, on part ! Hors de question de les affronter jusqu’au bout maintenant. »

Les trois clones partirent avec Champis vers la porte au nord. Marty et ses alliés tentèrent de les poursuivre, mais Champhis se retourna vite pour cracher son nuage de fumée jaune, ce qui leur permit de s’enfuir, car cela stoppa encore une fois la bande de Marty.

Marty : « Mais pourquoi ils utilisent pas cette fumée plus souvent si c’est si efficace ? Oh, suis-je bête ? Parce qu’ils sont cons ! »

Bleu : « Sûrement, car ça les handicaperait presque autant que nous. C’est difficile de respirer et de voir là-dedans… »

Ils avancèrent autant que possible tout en toussant pendant que la fumée se dissipait peu à peu. Marty récupéra ses chapeaux, et ils franchirent la porte puis celle juste en face dans le couloir circulaire. Ils retrouvèrent les clones et Champis ainsi que Blobor et Scarab dans une salle en forme de champignon et munie de nombreuses machines semblables à des ordinateurs. Les clones disparurent en franchissant chacun leur tour un téléporteur au centre de la pièce.

Marty : « Vous disiez ? L’extermination… tout ça… »

Scarab : « Ça ne peut pas être vrai… Aïe ! Mon popotin a toujours mal ! »

Blobor : « Vous avez gagné cette fois, mais plus tard nous vous réduirons en cendres ! »

Scarab : « Ouais ! Vous… Vous avez gagné la guerre, mais pas la bataille ! Euh… Non, attends… On dit ça comment, déjà ? »

Blobor : « Oh, tais-toi, Scarab ! Champis, ramène-toi par ici, on file ! »

Champis répondit d’un sifflement relativement hostile puis se mit à fixer calmement le groupe de Marty.

Blobor : « Champis ? Que fais-tu, imbécile ? »

Marty : « Qu’est-ce que t’as ? Tu veux encore te battre ? »

Champis siffla négativement.

Bleu : « On dirait qu’il veut venir avec nous. »

Marty : « Vraiment ? On peut te faire confiance, tronche de cake ? Tu vas pas encore nous exploser à la tête ? »

Il siffla doucement puis hocha son chapeau légèrement.

Marty : « Bon, bah, bienvenue au club. »

Blobor : « Misérable traître… »

Scarab : « Oh non ! Un copain de moins ! »

Bleu : « Vu comment vous l’avez sûrement traité, ça m’étonnerait qu’il fût heureux de travailler avec vous. Sans parler de votre faiblesse, j’imagine bien que Champis apprécie les plus forts, même avec Zombos de votre côté il n’a aucune raison de rester sur un bateau sur le point de couler ! »

Marty : « Ne tente pas mes jeux de mots ! »

Blobor : « Pestes… Tu reviendras la queue entre les jambes quand tu te rendras compte de quel côté sont vraiment les plus puissants ! En attendant, ne t’étonne pas s’il doit t’arriver de partir les pieds devant si un des nôtres venait à être un peu trop brutal en punissant ta trahison ! »

Scarab : « Mais Blobor, Champis n’a pas de queue… »

Blobor : « Ferme ton clapet, Scarab ! Débarrassons le plancher ! Avant que ça ne soit lui même qui décide de partir… »

Les deux prirent effectivement le téléporteur avant que le groupe de Marty puisse agir. Le téléporteur fut ensuite soudainement enveloppé par de l’électricité. Champis siffla, et Marty souffla un coup.

Bleu : « On rentre, Marty ? On est épuisés… On a trop couru et on s’est trop battu, là… »

Marty : « Trop pour les fiottes comme vous, mais pas pour moi ! »

Champis se dirigea vers une sorte de petit coffre métallique dans le coin gauche de la pièce, puis revint après l’avoir ouvert avec une étrange fleur blanche uniquement composée de pétales, cinq pour être exact. Champis la tendit vers Marty.

Marty : « Euh… Merci… j’imagine… »

Bleu : « On dirait bien qu’il te fait une fleur ! »

Marty : « Très drôle. Mais qu’est-ce que cette fleur cucul la praline pour pédales a de si spécial ? »
Bleu : « Cette fleur… ça doit être une fleur de magie, on pourrait en tirer un superbe potentiel ! »

Marty : « Ah… cool ! Je suppose. Bon, allons à la maison maintenant. »

Ils partirent avec leur nouvel allié et leur nouvel objet. Ils revinrent à la Prairie Verte tout en récupérant au passage les paniers qu’ils avaient dû abandonner et firent visiter la maison à Champis. Ils fabriquèrent rapidement un bac à partir de planches de bois inutilisées et creusèrent de la terre à l’aide de la pelle pour le remplir. Ils le placèrent ensuite dans leur grande chambre à l’étage supérieur. Le but de ce bac était de servir de lieu de repos pour Champis, comme celui-ci a besoin de planter son corps dans de la terre pour dormir dans des conditions optimales. Ils mangèrent une partie de leurs récoltes puis allèrent se reposer, lorsque Champis s’endort, son visage et ses membres disparaissent et des petites spores jaunes tombent lentement en continu des dessous de son chapeau. Le jour se leva, et le groupe fit de même.

Marty : « Tout le monde a bien dormi ? »

Bleu : « Yep… J’étais tellement crevé que je me suis endormi en un rien de temps dans mon bassin. »

Vert bâilla, et Champis siffla doucement deux fois.

Marty : « Mmm… Je prends ça pour un oui général. Aller, au boulot maintenant ! On a des provisions à récolter ! »

Bleu : « Oh, la flemme… »

Marty l’attrapa par la queue et le souleva.

Bleu : « Mais ! »

Marty : « Si vous venez pas, les gars, je vous tire de force ! Partagez le supplice, un peu ! »

Bleu : « Oh… »

Vert fit le couinement le plus fatigué du monde. Le groupe constata que des petits champignons aux couleurs de Champis avaient poussé vers les bords de son bac.

Marty : « Ce truc s’est reproduit ? Si oui il faut vite le tuer avant qu’il se multiplie plus ! »

Bleu : « Du calme. J’en ai déjà vu, ça ne grandira pas beaucoup et ça ne bougera pas. Ce sont des champilings. Ils peuvent effectivement se reproduire, et ce à assez grande vitesse, mais ils sont inoffensifs et délicieux. Ils sont hautement nutritifs, cependant il n’est pas bon d’en consommer une grande quantité à la suite. »

Marty : « Car ils sont hallucinogènes ? »

Bleu : « On peut dire ça. »

Marty : « Ça défonce. »

Ils passèrent toute la journée à récolter nourriture et matériaux, ils avaient désormais assez de provisions pour plusieurs semaines. Ils venaient de revenir à leur maison, et il faisait nuit à présent, on pouvait entendre des sons d’insectes et d’oiseaux résonner autour de la prairie.

Bleu : « Je… suis… mort ! »

Vert s’allongea au sol.

Marty : « C’était crevant ces conneries ! Mais au moins, on a ce qu’il faut pour un bon moment ! Maintenant, on va se la couler douce en prenant quelques jours de repos, puis on va botter le derrière des autres zigotos ! »

Champis siffla d’une manière légèrement agacée.

Bleu : « Je suis crevé et j’aimerais vraiment, mais vraiment te répondre oui. Mais vu toute cette histoire de clones, j’ai le pressentiment qu’il vaut mieux se dépêcher avant que les autres fourbes n’aient le temps de préparer quelque chose d’encore plus dangereux ! »

Marty : « Pour une fois que je propose au gaucher de rien branler, il refuse ! Vous êtes vraiment jamais contents, les bobos-islamogauchers ! »

Ils rentrèrent à l’intérieur en continuant à enchaîner des blagues politiques de piètre qualité. Ils se reposèrent la nuit. Le jour se leva et le groupe sortit.

Bleu : « Alors le plan ? »

Marty : « On fonce dans le tas ! »

Bleu : « Pourquoi je m’attendais à cette réponse ? »

Marty : « On y va ! »

Bleu : « Mais où ? On ne sait même pas où ils sont ! »

Marty : « J’avais pas pensé à ça… et merde ! »

Bleu : « Peut-être qu’on pourrait essayer au moins de prendre la Grande Route au nord de la Forêt Champinogène ? En plus, c’est juste à côté de l’ancien repaire. On peut toujours vérifier rapidement par là s’ils y sont au passage, puis on aura plus qu’à aller vers le nord. C’est vraiment dans ces zones-là que les troupes de Zombos avaient tendance à opérer ! »

Marty : « Mais je vais pas me déplacer pour rien moi ! »

Bleu : « Et après c’est moi le fainéant de gaucher… Une meilleure idée, feignasse ? »

Marty : « Je l’avais bien dit qu’on aurait mieux fait de rien foutre ! Mais personne ne m’écoute jamais ici ! »

Champis se mit à siffler répétitivement comme s’il semblait vouloir dire quelque chose.

Bleu : « Tu sais où aller, Champis ? »

Champis hocha son corps autant que possible pour répondre affirmativement.

Bleu : « C’est vrai que tu as travaillé avec eux ! Tu dois en savoir beaucoup sur toutes leurs planques ! »

Marty : « Et tu pouvais pas le dire plus tôt ? On te suit ! Mais fais pas trop le fier… »

Marty s’équipa, et ils avancèrent rapidement en suivant Champis. Celui-ci les dirigeait finalement vers la Grande Route. Ce qui était autrefois un grand chemin de terre entouré par les arbres était désormais une route asphaltée. Ils marchèrent vers le nord, et après plusieurs dizaines de minutes de marche, ils entendirent un bruit de moteur qui venait de derrière eux.

Bleu : « C’est quoi ce bruit ? »

Marty : « On dirait qu’un véhicule vient vers nous. »

Bleu : « Un véhicule ? »

Marty : « Ce serait trop long à t’expliquer. »

Bleu : « Non, c’est bon, je sais ce que c’est, ça fait juste depuis très longtemps que j’en ai avait pas entendu parler… »

Ils aperçurent le véhicule en se retournant. Il s’agissait d’un camion américain peint aux couleurs militaires. Il était de taille étrangement assez petite puisque l’unique pot d’échappement en haut du camion n’arrivait que vers le cou de Marty. Il utilisait en tant que remorque un skateboard de taille anormalement grande, et qui était dépourvu de roues avants, il ne restait du truck avant que l’embase et un kingpin. Ce dernier était inséré dans une fente à l’arrière du camion ce qui permettait d’utiliser le skateboard comme une remorque. Un soldat se trouvait sur la planche à roulettes. Il était minuscule, et portait un costume blanc et un casque de la même couleur. Ses bottes étaient noires, et il avait deux poches également noires sur l’avant de son pantalon ainsi que deux autres sur l’arrière. Il se tenait sur un socle blanc de forme assez rectangulaire, et il tenait entre ses mains un lance-roquettes noir. Le camion passa devant eux.

Marty : « Il manque vraiment un truc au truck du skate de ce truck ! »

Bleu : « Parle dans notre langue, je te prie… »

Marty : « “Connard d’Américain ! Il a qu’à parler dans notre langue, comme tout le monde !” »

Le camion passa à toute vitesse et le soldat tira rapidement une petite roquette dans la direction du groupe de Marty.

Marty : « Sautez ! »

Ils évitèrent de justesse l’explosion, mais Champis lui n’avait pas été assez suffisamment rapide et il fut éjecté dans les airs. Marty et les autres furent surpris de le voir voler vers le camion à toute vitesse ; le bas de son corps se désintégrait peu à peu sous forme de fumée jaune pour le propulser comme une fusée. Il atterrit miraculeusement sur le skate, et il explosa brutalement dessus dès le moment où son chapeau fit contact avec la planche. Ceci fit tomber le skate et le soldat, et fit déraper le camion qui se prit le tronc d’un arbre sur le pare-chocs. Le véhicule avait pris pas mal de dégâts. L’arrière et le pot d’échappement étaient assez endommagés, et la face avant avait aussi pris un sacré coup, le pare-chocs était d’ailleurs tombé. Les héros coururent vers le véhicule qui tentait de se remettre sur la route, mais le soldat eut le temps de reprendre ses esprits. Il se releva, et tira rapidement une roquette devant eux pour leur faire barrage. Il se mit vite en place à l’arrière du véhicule, et ils repartirent à toute allure. Marty s’empara du skateboard pendant que Champis se reconstituait. La planche avait un logo blanc écrit en anglais sur le dessus. Le dessous était rouge avec des trucks bleus et un grand logo de crâne et d’ailes d’oiseau aux couleurs grises et avec des noms de marque blancs et noirs sur des motifs de bandeaux de couleur turquoise.

Marty : « Stylé, ce skateboard ! Ça devrait être pratique pour les suivre… mais on le fait rouler comment ? »

Champis siffla, et il déforma son corps qui se transforma lentement en forme de la partie manquante du skateboard, les roues étaient en forme de chapeau de champignon aux couleurs emblématiques de Champis.

Marty : « Waouh… je savais pas que c’était possible ça… »

Bleu : « À mon humble avis, maintenir sa substance sous cette forme doit être dur pour lui, le pouvoir ne devrait pas durer très longtemps… profitons en tant qu’il peut tenir ! »

Une voix au fort accent belge cliché retentit, provenant apparemment d’un haut-parleur du camion.

Camionneur : « Salut les tapettes ! »

Marty : « Il va voir de quel bois je me chauffe celui-là ! Tout le monde à bord ! On va lui montrer qui est la tapette à ce faible froussard ! »

Bleu : « Il serait peut-être temps d’essayer la magie ! »

Marty : « Dans ce cas, c’est l’heure de voir ce que ce petit bijou pour bisounours peut faire ! »

Marty brandit la fleur de magie. Les compagnons de Marty se mirent à briller de leurs couleurs respectives. Dans le cas de Champis, c’était également tout le dessous de la planche qui s’était mis à briller avec des spores qui l’enveloppaient. Marty se mit sur le skateboard, et Bleu juste derrière lui. Vert couina avec détermination, et se mit derrière la planche et plaça sa tête de sorte à pouvoir la pousser. Une puissante aura verte se dégagea de lui alors qu’il commençait à pousser le skateboard, et les lumières rouges et jaunes en provenance du dessous de la planche s’intensifièrent. Vert couru tout en poussant. La combinaison de son pouvoir à celui de Champis donnait une grande vitesse au « véhicule », ils étaient en train de rattraper le camion ennemi.

Bleu : « Ça va vraiment trop vite ! »

Marty : « Ça déchire ! Encore plus vite les gars ! »

Bleu : « Non ! Je crois que je vais vomir… »

Marty : « Bon, sers un peu à quelque chose, le gaucher fragile, et fais-nous un petit tour de magie ! »
Bleu : « Compris ! »

Bleu fut entouré d’une grande aura bleue qui enveloppa le skateboard dans une sorte de grande barrière sphérique et il tira des piquants magiques dans la direction des ennemis. Le soldat se mit à tirer sur eux aussi vite que possible pour les stopper. Vert y ajouta des orbes verts magiques, et Champis émit quelques spores explosives dans leur direction, ce qui stoppa toutes les roquettes et ralentit le camion qui se prit quelques dégâts. Ce dernier commençait à émettre un peu de fumée.

Marty : « On les a presque ! »

À ce moment, Champis émit quelques sifflements de douleur et il revint à sa forme normale, ce qui lui fit lâcher prise.

Marty : « Bordel de… »

Ils chutèrent violemment, et regardèrent impuissamment le camion s’éloigner. Champis siffla de manière épuisée.

Bleu : « Et mince… »

Marty : « Et merde… »

Bleu : « Tant pis… »

Vert bâilla d’épuisement.

Marty : « Attendez… j’ai l’impression d’entendre quelque chose… »

Ils entendirent deux voix peu audibles, après avoir cherché autour d’eux ils aperçurent une grande cabane dans les arbres à leur gauche, une échelle permettait d’y accéder.

Bleu : « Oh non, on dirait que c’est encore ces deux sales petits vauriens. »

Marty : « Ils ont le don pour se retrouver par hasard là où l’on est, ces nigauds. »

Bleu : « On monte leur payer une visite ? »

Marty : « Non, on monte leur foutre une raclée ! »

Ils montèrent à l’échelle et virent enfin leurs vieux ennemis qui étaient de dos, en train de discuter face à une fenêtre, la cabane contenait aussi une petite table assez mal assemblée et un lit en paille.

Blobor : « Ha, ha ! Notre prochain plan marchera à coup sûr… »

Scarab : « Ouais ! Ils ne vont pas le voir venir ! Sauf si ça se passe comme la dernière fois… et aussi la première fois… »

Marty : « Alors, vous voulez la raclée numéro quatre, ou pas ? »

Scarab : « Mais… mais… mais ? »

Blobor : « Non, pas encore vous ! Pas maintenant ! Et surtout pas ici ! »

Marty : « Et si. Alors, vous préférez quoi ? Mort lente ou douloureuse ? Je suis sympa, je vous laisse le choix ! »

Scarab : « Euh… la lente ! »

Blobor : « Silence, imbécile ! C’est nous qui allons leur donner une mort douloureuse ! »

Marty : « Bon puisque c’est dur de vous décider… Bleu ? »

Bleu : « Oui ? »

Marty : « “Fais un tonneau !” Euh, plutôt, viens et enroule-toi, on va faire ça vite fait. »

Il enroula Bleu qui prit la forme d’une boule piquante, il brandit la fleur magique qui fit briller la boule d’une puissante aura bleue, Marty prit sa pelle.

Scarab : « Oh non ! »

Marty : « Oh oui ! »

Blobor : « Non ! Non ! Non ! Non ! »

Marty le propulsa à toute force avec sa pelle à la manière d’un batteur de baseball. Bleu vola à une vitesse ahurissante vers eux et cogna si fort les deux vauriens qu’ils passèrent à travers le bois du mur, laissant un grand trou. Bleu s’écrasa contre un arbre qui tomba sur le sol, avec Bleu encore planté sur l’arbre tombé. Vert couina d’une manière impressionnée.

Marty : « Oh… my… god… ça, c’est de la puissance ! »

Bleu se détacha après avoir repris sa forme normale, il avait l’air presque assommé. Marty se pencha depuis le trou et cria pour l’appeler.

Marty : « Tout va bien, bouboule ? »

Bleu paraissait à moitié sonné.

Bleu : « Oui… Fais un peu plus doucement la prochaine fois… »

Marty : « On va descendre ! Attends un peu en bas ! Oh, tiens… »

Marty remarqua que Blobor et Scarab avaient laissé le deuxième patin sur la table de la cabane.

Marty : « Enfin ! Ça va bien patiner maintenant ! Je pense qu’on devrait se poser un peu ici, mais allons voir comment va Bleu. »

Ils descendirent pour rejoindre Bleu, Scarab et Blobor partirent aussi vite que possible après s’être redressés.

Blobor : « Filons d’ici ! »

Scarab : « Au secours ! »

Marty : « “Jeanne ! Au secours !” Séparons-nous, trouvez un truc à faire pendant que je m’occupe de leur cas ! »

Bleu : « Mais c’est trop imprudent Marty ! »

Marty : « Geronimo ! »

Marty partit à toute vitesse à la poursuite des deux autres.

Bleu : « On se retrouve près du skate ! Sois prudent ! Oh… bon… ça tombe bien, j’ai un peu faim… on va chercher de la bouffe ? »

Champis et Vert répondirent affirmativement.

Bleu : « Yeah ! On y va les copains ! »

Ils partirent, Marty prit à l’ouest de la route dans la forêt, et les autres à l’est.

Marty : « “Je vais vous faire courir moi, vous allez voir, rouquins, vas ! Hein ! Pédés !” »

Ils avaient disparu dans la forêt.

Marty : « Ça, c’est typique des fragiles ! Comme ils sont trop impuissants pour se battre, ils se cachent ! Pour se plaindre des autres, y a du monde, mais pour faire face aux autres hors de leur maison de bourgeois, là y a plus personne ! Ces bolosses ! »

Marty continua à chercher dans la forêt. Pendant ce temps, les bêtes croquaient tout ce qu’elles trouvaient de comestible sur leur passage dans la forêt. Elles arrivèrent à la bordure de la forêt et aperçurent les clones en train de s’entraîner en testant leurs attaques contre des arbres sur un terrain où l’herbe se faisait rare. Vert couina de manière étonnée.

Bleu : « Eux ici ? Ils sont tous partout décidément ! Au moins, ça nous confirme plus ou moins qu’ils sévissent bel et bien dans cette région. »

Champhis les remarqua et siffla furieusement, ce qui alerta ses alliés.

Bleuh : « Encore vous ? J’aurais dû me douter qu’il allait y avoir des perturbations ! »

Verht couina fortement tout en se hérissant les poils. Champis siffla de manière curieuse.

Bleu : « Oui Champis, il faut qu’on leur donne une leçon… »

Ils chargèrent les un contre les autres. Leurs doubles s’étaient visiblement améliorés, ils combattaient autant physiquement que magiquement. Ils étaient presque sur une parfaite égalité, chaque camp ne pouvait prendre l’avantage sur l’autre qu’en exploitant les subtiles différences entre leurs pouvoirs. Cependant, le groupe mené par Bleu prit rapidement l’avantage en combinant leurs pouvoirs magiques, les clones furent surpris par les combos de lames, de pointes, et de spores magiques explosives qu’ils se prirent.

Bleu : « Pourquoi obéissez-vous à Zombos ? C’est un monstre ! Il ne fait que vous exploiter ! »

Bleuh : « Il est notre créateur ! La moindre des choses est de punir les ennemis de notre fondateur ! »

Bleu : « Es-tu stupide ? Vous êtes nés pour obéir à un oppresseur qui veut anéantir la vraie source de votre essence : nous ! »

Bleuh : « Obéir à son maître est la seule chose essentielle ! Pour qui te prends-tu, hypocrite ? Tu obéis toi-même à un maître ! Hautement vulgaire et irrespectueux qui plus est ! »

Bleu : « Il n’est pas notre maître. »

Bleuh : « Alors, qui est-il alors ? »

Bleu : « Notre ami. »

Bleuh resta silencieux, surprit par la réponse.

Bleu : « Il n’en a peut-être pas l’air, à nous faire des demandes sans jamais nous dire “s’il te plaît ?” et sans demander notre avis au préalable ; à toujours répondre de manière si grossière et inamicale… et pourtant, il est notre meilleur camarade. Aussi offensant et désagréable qu’il puisse être, au fond, il est quelqu’un de bien, et sur qui l’on peut compter quand on en a besoin. Tant que nous et Marty travaillons main dans la main, nous pouvant tout accomplir. Et même quand nous sommes séparés, il suffit d’accorder sa confiance à chacun pour réussir. C’est en s’entraidant et en se faisant confiance mutuellement qu’on arrive à franchir tous les obstacles. Je pense qu’au fond, vous avez dû au moins vous rendre un peu compte inconsciemment de toutes ces choses-là en travaillant vous trois ensemble… Et si vous n’arrivez pas à aller plus que loin que ce que vous êtes actuellement, c’est car vous ne vous considérez vous-même que comme des pions d’un même maître. À simplement devoir vous associer entre vous pour accomplir de basses besognes. Mais jamais vous ne vous entraidez véritablement, jamais vous ne vous prêtez bel et bien confiance entre vous… Joignez-nous, et nous pourrons stopper le mal causé par tous les types comme Zombos, ensemble, nous ne pourrons pas y arriver si facilement seuls, pas sans vous ! En étant amis, nous pourrons accomplir de si grandes choses ! Venez ! Vous apprendrez tant de choses, rien que sur vous-même ! Je suis certain qu’au fond vous le comprenez, car en y pensant, au final vous êtes des reflets de nous-même ! Et malgré tout, des reflets avec leurs propres petites différences. Non pas des imperfections, mais des traits qui font de vous des individus à part entière, qui sont plus que de simples clones ! »

Bleuh ne dit rien un instant, puis se tourna vers ses alliés et les regarda un instant.

Bleuh : « Les gars, laissez tomber… On part… »

Il se retourna vers son jumeau.

Bleuh : « Nous nous reverrons… Sois prêt d’ici là… “frère”… »

Bleu resta silencieux et les regarda tous partir, Bleuh posa un objet sur une souche d’arbre en passant à côté d’elle en s’en allant. Vert et Champis exprimèrent leurs félicitations.

Bleu : « “Frère”… si surprenant de sa bouche… Nous devons les sauver de Zombos. Pour le moment, revenons à notre point de rendez-vous. »

Ils constatèrent que les clones avaient laissé derrière eux un poisson étrange sur la souche d’arbre. Le poisson ne possédait aucun œil, mais des creux à la place, et il n’avait aucune écaille, mais une peau argentée et une sorte de plaque métallique arrondie dans la bouche.

Bleu : « Ce poisson… c’est un poisson mystique. Il est à moitié inanimé et à moitié vivant. Il peut aider au combat avec sa magie, et se solidifier sous la forme d’une arme avec la substance métallique magique qu’il contient. Cela va bien nous aider au combat ! Merci… “frère”. »

Ils partirent. Pendant ce temps-là, Marty avait trouvé une caverne dont l’entrée disposait d’un panneau métallique sur lequel était représenté un grand « Z » stylisé de couleur turquoise. Trois points rouges étaient dessus, un au centre de la lettre, et deux sur les extrémités.

Marty : « Quel logo de merde ! Ça doit appartenir à Zombos ! Je vais leur apprendre à refaire la déco… en utilisant le scarabée et le tas de morve comme pots de peinture ! Au moins, je sais où ils sont, maintenant ! Je vais allégrement aller les bolosser ! »

Il entra dans la caverne. Après quelques instants de marche, il atteignit une zone plus large et rectangulaire éclairée par quelques flambeaux dont certains étaient d’une très faible hauteur. La caverne se poursuivait sur un passage au fond à droite de la zone. L’ombre de Scarab était projetée sur le mur en face de Marty par la lumière d’un des petits flambeaux.

Marty : « Laissez-moi deviner qui est là… Le gros bousier puant ! Sors, que je te fracasse ! »

Marty s’approcha et s’apprêta à attaquer avec sa pelle, mais il se rendit compte que l’ombre appartenait en fait à un gros scarabée ordinaire qui s’était placé devant le flambeau.

Marty : « Très drôle… »

Il continua, et entendit de plus en plus les voix de ses ennemis en train de chuchoter au fil de son avancée. Il se retrouva finalement dans un grand espace circulaire rocailleux. Scarab et Blobor étaient au centre et étaient encore une fois de dos. Une sorte de tas de gemmes se trouvait devant eux. Marty fit semblant de tousser.

Marty : « Blobor et Scarab ! C’est l’heure de la tannée numéro quatre ! »

Scarab : « “Où est cette fichue quatrième tannée ?” Euh… Quoi ? Il est encore là ! »

Blobor : « Qu’importe ! Nous avons une petite surprise pour toi, trouble-fête ! Admire le Gemax ! Une créature minérale magique très rare et au grand pouvoir ! Je me demande ce que tu peux faire contre sa magie et le sabre que nous lui avons laissé ! Bonne chance, microbe ! »

Deux lumières blanches surnaturelles émergèrent du sol sous Blobor et Scarab, et ils disparurent. Marty vit le tas de gemmes étranges de plus près. Les gemmes étaient transparentes et de couleur marron et en forme d’hexagones. Elles étaient reliées par des ficelles de tissu protégées par des anneaux métalliques blancs transparents, formant quatre membres reliés à un double bout de tissu central. Chaque membre était fait de cinq gemmes, toutes séparées par un anneau. La deuxième gemme de chaque membre était plus grosse et la dernière était bien plus grande et en forme de cristal en plus d’être attachée au reste par deux ficelles couvertes de deux petits anneaux marron transparents. Le Gemax s’éveilla et tendit deux de ses membres vers les côtés comme s’ils étaient des bras. Il lévitait désormais légèrement au-dessus du sol. Un sabre à la couleur dorée qui était précédemment plantée dans le sol se mit à bouger et à voler vers le bras droit du Gemax qui s’empara de l’arme.

Marty : « Voyons voir ce que tu vaux, le tas de cailloux ! »

Silencieusement, le Gemax flotta vers Marty, puis fonça sur lui à toute allure pour tenter de le couper en deux avec le sabre. Marty réussit à bloquer à temps avec sa pelle et sa lance même s’il fut pris un peu par surprise. Le bras gauche du Gemax se chargea d’une énergie magique blanche et frappa Marty au visage ce qui le poussa assez loin.

Marty : « Pas mal, petite enflure de caillasse ! À mon tour maintenant ! »

Marty revint à la charge et enchaîna à toute vitesse les coups avec ses deux armes. Le Gemax parvenait à esquiver chaque coup à la perfection avec une agilité surnaturelle. Marty se concentra sur chaque mouvement du Gemax pour discerner parfaitement sa façon de bouger ; il cherchait la faille qui lui permettrait de placer un coup au bon moment. Il continua jusqu’à ce qu’il vit une lueur blanche émaner du bras gauche du Gemax. Le Gemax tenta de frapper Marty avec son bras magique, et Marty tira profit de l’occasion pour frapper le bras qui portait le sabre à toute vitesse grâce à sa lance. Le sabre tomba plus loin et se planta dans le sol, et le Gemax perdit quelque peu l’équilibre ce qui permit à Marty de le cogner bien fort avec sa pelle. Le Gemax tomba et l’énergie accumulée dans le bras fut relâchée puis tirée vers le plafond. Ceci causa la chute de grands morceaux de roche et força Marty à courir pour ne pas se les prendre sur la tête. Marty rangea la pelle et récupéra le sabre, il le brandit fièrement.

Marty : « Brillant… Enfin une arme qui a de la gueule ! »

Marty posa ses deux chapeaux pendant que le Gemax se remettait du coup, le Gemax lévita de nouveau et fonça vers Marty avec deux de ses membres brillants d’une lumière blanche.

Marty : « Essaye un peu de me toucher ! »

Il attaqua Marty qui se téléporta entre ses chapeaux. Il se moqua autant qu’il pouvait de son opposant qui tentait désespérément de placer une attaque, puis lui asséna par surprise un coup avec le sabre. Il continua à le frapper quelques fois de plus pendant qu’il était déstabilisé. Le Gemax fit éclater l’énergie accumulée dans ses deux bras pour se libérer en se propulsant, puis se plaça le plus haut possible de sorte à être hors d’atteinte. Il commença ensuite à tirer des projectiles magiques vers Marty.

Marty : « Descends un peu, sale lâche ! »

Marty lui jeta la pelle et le Gemax l’immobilisa dans les airs avec ses pouvoirs. Marty prit les chapeaux puis les lança vers lui, le Gemax fit à nouveau la même chose.

Marty : « Mauvaise pioche… »

Marty se téléporta directement sur l’un des chapeaux. Il eut le temps de placer un grand coup de lance qui fit tomber le Gemax, qui lui-même retomba par terre avec les objets. Le Gemax eut le temps de se remettre à léviter avant que Marty ne se relève, et il commença à charger de grandes concentrations d’énergie magique tout en allant au plafond. Il tira deux projectiles magiques étranges sur les chapeaux, Marty comprit que le Gemax avait désactivé la possibilité de les utiliser comme des téléporteurs.

Marty : « Il est malin le petit rocher sur pattes à ce que je vois… C’est pas du jeu, tas de caillasse ! Est-ce que moi je coupe tes pouvoirs ? Est-ce que moi je te vole ton sabre ? Euh… Oublie la dernière ligne ! Alors t’as rien trouvé de mieux, hein ? Neutraliser les pouvoirs des autres car on est pas assez fort ! Prends donc ça ! »

Marty serra la fleur de magie bien fort dans sa main gauche, et lui lança tout ce qui lui passa sous la main. Il envoya la pelle, la lance, les chapeaux, les patins à roulettes, mais le Gemax évita à chaque fois avec ses esquives incroyables. Marty lança la fleur qui s’était mise à briller depuis plusieurs secondes. À l’instant même où le Gemax esquiva la fleur, celle-ci dégagea une grande onde magique bleue qui sembla neutraliser la lévitation du Gemax puisque celui-ci tomba vers le sol. Marty se plaça au meilleur emplacement possible avant la fin de sa chute et lui infligea un coup de sabre dévastateur au niveau des jointures de chaque membre. Marty se mit à le frapper autant que possible pendant qu’il était au sol, mais celui-ci finit par briller en blanc puis finit par disparaître.

Marty : « Tu abandonnes, c’est ça ? Trop prévisible ! »

Voyant qu’il n’y avait plus personne, Marty reprit son matériel et partit, avec sa nouvelle arme dans la main, en sortant, Marty se rendit compte qu’il faisait déjà très tard. Il retrouva enfin ses amis auprès du skateboard, Bleu sourit chaleureusement et Vert accourut vers Marty en couinant de joie et d’excitation, Champis exprima un sifflement assez affectif.

Marty : « Tu m’as manqué aussi, mon petit Vert ! »

Bleu : « Tout va bien, Marty ? Tout s’est bien passé ? Alors, qu’as-tu trouvé ? »

Marty : « Un sabre bien classe… et quelques rats… ou devrais-je dire bousiers. »

Bleu : « Oh, je vois de qui tu parles… nous, nous avons trouvé un allié magique à moitié vivant et l’on a encore une fois rencontré et battu nos clones. »

Marty : « Et moi j’ai tabassé un tas de pierres magique… »

Bleu : « C’est nouveau, ça… »

Marty : « Ces trous de balle appellent ça un “Gemax”… »

Bleu : « Tu as vaincu un Gemax ? Impressionnant ! Ces êtres sont surpuissants ! Tu as eu de la chance de n’en croiser qu’un seul, à plusieurs ils sont extrêmement dangereux. »

Marty : « Il y en a d’autres de ces saloperies ? »

Bleu : « Oui, mais ils sont peu nombreux suite à la disparition quasi totale de leur espèce. Zombos a dû promettre de grandes choses pour que l’un d’eux accepte de l’aider au risque de mettre en danger sa vie. Soit, c’est qu’il fait ça car il a été menacé par quelque chose de bien plus dangereux… Au passage, je viens d’avoir une idée concernant le skate ! On devrait improviser des roues en utilisant les patins ! Comme ça Champis n’aura pas à se tuer à la tâche et sera en forme pour aller combattre l’ennemi ! Justement, il serait temps d’aller les attaquer en plein cœur, je suis sûr que leur base principale doit être par là ! On se repose d’abord ? »

Marty : « Bien sûr ! Mais la flemme de rentrer à la maison ! C’est archi loin ! »

Bleu : « “Bah, déjà on a une cabane”, pour ça ! »

Marty : « “Ah !” »

Après que Marty a mangé à la suite de quelques petites récoltes dans la forêt, ils se rendirent dans la cabane, et s’y reposèrent la nuit malgré les conditions précaires. Ils se levèrent le lendemain, et utilisèrent leur moyen de locomotion « réparé » par Bleu et Marty afin de continuer rapidement sur la route. Marty et Bleu étaient sur la planche. Marty portait -non sans écœurement- Champis sur son dos, et Vert courait derrière et poussait de temps en temps le skate en utilisant sa magie pour le maintenir à une bonne allure. Ils arrivèrent finalement dans une base militaire de petite taille. Il y avait deux hangars, trois bâtiments, plusieurs chemins pour véhicules et pour soldats, et un terrain d’entraînement derrière les structures. Ils pouvaient apercevoir bien plus loin un immense bâtiment au moins deux fois plus grand que le Repaire de Zombos. Celui-ci avait un look assez futuriste et était intégralement recouvert d’un métal gris, il était pourtant d’une forme semblable à celle d’un château. Le centre de la structure portait sur son toit une version géante du logo de Zombos sur une pointe. Le bâtiment était couvert de pointes sur ses extrémités inférieures et supérieures. Ils aperçurent le camion et le soldat au lance-roquettes. Ils étaient cette fois accompagnés d’un soldat en plastique intégralement vert. Il était au moins deux fois plus grand que le soldat au lance-roquettes, mais il faisait tout de même près de trois têtes de moins que Marty. Il était lui aussi sur un socle, mais qui était de couleur verte et de forme plus grande et plus arrondie. Sa combinaison comprenait un casque et des jumelles. Il était équipé d’une mitraillette à air comprimé, et d’un talkie-walkie militaire dont l’antenne était très endommagée et tordue.

Marty : « “Attends, il veut appeler ses troupes et il a pas de talkie-walkie qui marche ? Non, mais allô quoi !” »

Bleu : « Refais une imitation de cette morue… »

Marty : « “Ah !” »

Bleu : « Et je t’envoie en avaler un filet entier… avec le filet inclus ! »

Marty : « Filet de viande ? »

Bleu : « Non ! De pêche ! »

Marty : « À l’eau ? À l’eau ? À l’eau ? »

Bleu : « Et si l’on se concentrait sur ce qu’on est censés faire ici ? »

Marty : « Allô ? Allô ? Allô… Allô ? »

Bleu : « Soupir… soupir… soupir… »

Le grand soldat dit quelque chose à son allié, puis partit vers le bâtiment le plus à l’est. Le soldat au lance-roquettes s’en alla vers un hangar à l’ouest pendant que le camion partit vers l’est.

Marty : « Ces troufions se sont séparés… faisons de même ! »

Bleu : « Quelle idée de génie… »

Marty : « Merci, je sais ! »

Bleu : « Mes poumons-branchies n’en peuvent plus de soupirer… »

Marty : « Souffle un peu, le bleu ! »

Bleu : « Surtout pas… »

Marty : « Salaud de gaucher jamais d’accord ! Allez voir ce qu’il y a dans ce bâtiment au centre pendant que je vais payer… comment on dit déjà ? »

Bleu : « Payer une visite ? »

Marty : « Payer une raclée ! Voilà, c’est ça ! Payer une raclée ! »

Bleu : « Mais c’est pas du tout ce que j’ai dit ! »

Marty : « Je sais que tu as eu des problèmes avec ta petite amie, Jean-Claude… mais il faut l’oublier et enterrer ces souvenirs… »

Bleu : « Marty… »

Marty : « J’entends par là aller l’enterrer elle de force ! »

Bleu : « Marty ! »

Marty : « Mais je sais que c’est hyper dur de lui enfoncer ce cercueil dans la bouche ! Mais fais des efforts, crois en tes rêves ! Et tu y arriveras ! “Fais-le ! Juste, fais-le ! Fais que tes rêves deviennent une réalité !” »

Bleu : « Marty ! Secoue-toi un peu ! La raclée ne va pas se faire toute seule ! »

Marty : « Arrête de te plaindre ! Elle était une super fête cette raclette dans le cimetière ! »

Bleu : « Ravi de t’avoir connu Marty. »

Bleu et les autres partirent accomplir leur objectif pendant que Marty restait là.

Marty : « Il est vraiment lourd ce gars avec sa fiancée morte depuis six cent soixante-six ans ! Tu trouves pas, Roger ? Hein ? La roquette du soldat Ryan ? Mais c’était dégueulasse, ça ! Je vais lui faire bouffer ses roquettes jusqu’à indigestion, celui-là ! Il va vraiment comprendre sa douleur, crois-moi sur parole ! À la revoyure, Roger ! Passe le bonjour à Rémi-Francis-Raoul ! Ouais ! T’es le meilleur, gros ! Allez, salut ! »

Marty partit enfin accomplir sa mission. Il entra dans le hangar et le soldat se retourna soudainement en l’entendant entrer. Le fameux soldat doté d’un lance-roquettes se mit à parler avec l’accent québécois le plus cliché possible.

Soldat-Roquette : « Tabernacle ! T’es qui, toué, la face de fif ? »

Marty : « Désolé, mais je ne comprends qu’une seule langue, et c’est l’américain ! »

Soldat-Roquette : « Mais moué bien parlure la langue, l’épais en costume de beu ! J’ai pas la guédille au nez comme toué, moué au moins ! »

Marty : « T’es canadien, “toué”, non ? »

Soldat-Roquette : « Non, bordel de tabarnak de crisse d’ostie de calvaire de ciboire de marde dégénéré de sacrament de criss de câlisse ! Je suis québécois, tête de quenouille, t’entends ? T’es crissement à côté de la track, c’est pas si dur à comprenure quand même ! T’entends ? »

Marty : « Alors, un, j’ai rien compris ; deux, commence pas avec les “t’entends”, ou on va devoir parler du “roi” dont “la chaîne touchait sa raquette de tennis” ! »

Soldat-Roquette : « Mais c’était pas du tennis dont il parlait, tête d’épais ! »

Marty : « Vous avez qu’à parler avec un bon accent comme tout le monde, bon sang de bordel de “criss” ! »

Soldat-Roquette : « Non, c’est à toué le câlice de faire un effort pour comprenure ! »

Marty : « La langue est aussi faite pour le goût, et je vais faire la goûter la tienne à la lame de son sabre ! Et tu pourras rien faire, le résidu de canadien, car j’encule à sec tous ceux qui se mettent sur ma route ! Et surtout les camions de merde avec un Québécois aux roquettes sur un skate derrière… N’est-ce pas ! »

Soldat-Roquette : « Comme t’es frais chié, toué ! Attends un peu pour voir ! »

Le Soldat-Roquette tira une roquette vers Marty qui n’eut d’autre choix que de vite quitter le hangar pour éviter tous les dégâts. Marty s’écarta un peu du hangar. Il vit passer une autre roquette qui continua son chemin jusqu’aux collines qui entouraient la base.

Marty : « Mais c’est qu’il encule les mouches, lui ! Heureusement que le bousier est pas là, il nous aurait fait son pire jeu de mots… »

Une alarme se mit à retentir.

Marty : « Et merde ! “Il appelle les hendeks !” Il faut que j’aille m’assurer que Jean-Claude et Roger n’ont rien ! »

Marty s’en alla en courant, et le Soldat-Roquette sortit, et le visa avec son arme.

Soldat-Roquette : « Mais qu’est-ce que tu fais, toué ? Quelle face d’épais, celui-là ! Ramène un peu ta tête de fif par là ! »

Le soldat tira une roquette, mais Marty continua sans crainte. Il rejoignit le bâtiment où se trouvait Bleu et les autres. Il monta les étages et arriva dans un couloir aux nombreuses portes, l’une d’elles était déjà ouverte et Marty alla la voir. Le groupe de Bleu était à l’intérieur.

Marty : « Vous vous la coulez douce là-dedans ? »

Bleu : « Laisse-moi deviner, jeu de mots sur l’eau qui coule comme je viens de la mer ? Bref… Qu’est-ce qu’il se passe dehors, Marty ? »

Marty : « Oh, rien… juste un trou du cul canadien… et toute la base en putain d’état d’alerte ! T’es sourd, Jean-Claude ? »

Bleu : « On avait entendu. Mais “comme tu es si fort et si beau”, on s’est dit que tu pouvais gérer le problème à toi tout seul ! »

Marty : « Très marrant ton sarcasme sarcastiquement sarcastique, Jean-Claude ! Mais on a des ennuis ! »

Bleu : « Tu ne veux pas voir avant ce qu’on a trouvé ? Regarde cette carte ! »

Une carte était accrochée au mur. Elle indiquait toute la région qui allait du Quartier Général de Zombos au nord, à la Forêt Champinogène au sud. Marty reconnu la Forêt Mushxic, ainsi que le Laboratoire Myconinve gribouillé sur la carte, la Grande Route, la Forêt Ouest et la Forêt Est qu’ils avaient explorés en se séparant bien plus tôt, la Caverne Gemax, et la Base Militaire.

Marty : « C’est cool la géo… mais c’est de la merde. Vous avez pas trouvé mieux ? »

Bleu : « Eh bien, il y a cette casquette de flic sur le bureau, mais ça vient des “poulets”, donc je suis sûr que tu n’en veux pas ! Maintenant que j’y pense, je me demande bien ce qu’elle fiche ici… »

Marty : « Ah, si ! Pouvoir infiltrer les keufs de l’intérieur pour les tabasser ensuite à coup de matraque dans le fion ; ça me semble une bonne idée ça ! Et puis ce sera toujours mieux que ces chapeaux pour fragiles que je me coltine depuis le début ! »

Il s’empara de la casquette de policier qui se trouvait sur le bureau. Elle était noire et avait un logo de policier de couleur doré. Elle était un peu trop grande.

Marty : « Là, j’en impose ! Respectez mon autorité ! »

Bleu : « C’est bon tout ça, maintenant que tu as eu enfin le look glorieux que tu attendais, si on allait apprendre les bonnes manières à ces militaires de pacotille ? »

Marty : « Tu oses défier mon autorité suprême, citoyen ? »

Bleu : « Non, mais ce n’est pas l’heure pour la rigolade, “monsieur l’agent” ! »

Marty : « Tu fais le guignol avec un représentant des forces de l’ordre, petit délinquant ? Suce ma matraque ! »

Bleu : « Mais c’est un sabre… »

Marty : « Et tu continues à te foutre de ma gueule, mon petit ! Tu vas prendre cher au poste, mon petit gars ! »

Bleu : « Marty… arrête tes délires… »

Marty : « Il refuse d’obtempérer ! Tu vas y passer du temps en garde à vue, c’est moi qui te le dis ! Je vois en plus qu’il a ramené son gang de canailles ! Qu’est-ce qu’on faisait ? Du trafic illégal de champignons hallucinogènes à ce que je vois ! Votre tronche va passer un bon moment en taule ! »

Bleu : « Marty, cesse donc de faire le clown ! »

Marty : « Tu me prends pour un clown en plus, le voyou ! Il suffit ! Je vous emmène sur-le-champ au commissariat ! Vous allez passer un sale quart d’heure ! »

Bleu : « C’est ça… Vous venez, les copains ? »

Vert et Champis répondirent affirmativement et suivirent Marty jusqu’à l’extérieur avec Bleu. Les militaires répondaient tous les deux présents ainsi que le camion à une certaine distance face au bâtiment. Le soldat vert s’adressa à son allié avec un fort accent français.

Général : « Intrus repérés ! Préparez-vous au combat ! »

Soldat-Roquette : « À vos ordres, mon Général ! »

Bleu : « C’est un général ? On dirait un simple soldat ! »

Marty : « Fais chier, ils ont ramené le comité d’accueil ! Passe-moi mon flingue, Roger ! »

Bleu : « Euh… qui est Roger ? »

Marty : « Merci mon gars ! On peut toujours compter sur toi ! Prenez ça dans votre tronche ! »

Marty sembla tirer avec un pistolet invisible vers les militaires tout en imitant les bruitages de tir d’un pistolet de la manière la plus ridicule possible.

Soldat-Roquette : « Euh… chef… qu’est-ce qu’ils foutent ces couillons ? »

Général : « J’en ai aucune putain d’idée, soldat ! »

Bleu : « Je n’aurais jamais pensé poser un jour cette question à quelqu’un, mais combien de tonnes de drogues as-tu prises aujourd’hui, Marty ? »

Marty : « Ah ! Je savais que vous étiez impliqués dans une affaire de trafic de drogues ! Ça va très mal se passer pour vous ! Mais d’abord, je vais continuer à les arroser ! Piou ! Piou ! Piou ! Piou ! Bang ! Bang ! »

Général : « OK… enclenchez la procédure de rapprochement pacifique, soldats ! »

Soldat-Roquette : « Oui, chef ! »

Le Soldat-Roquette monta à l’arrière du camion et ils s’approchèrent tous les trois du groupe de Marty.

Général : « Bonjour… vous pouvez me dire ce que vos foutues tronches de cons ont pensé pour venir dans une putain de base militaire sans aucune autorisation ? »

Soldat-Roquette : « Approche pacifique très réussie, mon Général ! »

Général : « Merci du sarcasme, soldat ! »

Marty regarda le Général avec un sourire moqueur fixe, et il resta parfaitement immobile.

Général : « Tu te fiches de ma gueule, mon petit Américain venu d’un autre temps ? »

Marty resta silencieux, et ne bougea même pas un cil.

Général : « “Je te file trois secondes, tu entends ? Exactement trois secondes, pour m’effacer ce putain de sourire de ta gueule de con, ou je te fais gicler les yeux des orbites, et je t’empaffe le crâne !” »

Marty : « Attends, mais tu es Français ! »

Général : « Ça te pose un problème, soldat ? »

Marty : « Bah alors, il est où votre drapeau blanc ? »

Général : « Très marrant, le Ricain. Quand ton peuple de gros porcs puants impérialistes sera capable de faire ne serait-ce que la moitié des exploits militaires que nous avons accomplis dans l’Histoire, là vous pourrez parler un peu ! »

Marty : « Ouais, vous faites des exploits en capitulation ! Nous, on fait le double de tout ce que vous pouvez faire, les bouffeurs d’escargots ! »

Le Général regarda le ventre de Marty du coin de l’œil.

Général : « Ah, ça, pour faire le double… »

Marty : « Elles sont bonnes les grenouilles ? »

Général : « Toujours mieux que ce que proposent vos centres d’engraissement ! »

Marty : « Tu sais pas ce que sont les bonnes choses ! “Nous, c’est le gras !” Comme ils disent au McQuinnDo ! “Venez comme vous êtes !” »

Général : « Et repartez comme le triple de ce que vous étiez ! »

Soldat-Roquette : « Elle est crissement à chier votre bouffe de marde ! C’est mieux les poutines ! »

Marty : « T’es mal placé pour parler de bouffe toi ! La roquette c’est dégueulasse et c’est ce que bouffent les animaux ! Nous, on doit manger les animaux, pas leur bouffe ! Et puis c’est pas cher le McQuinnDo ! »

Soldat-Roquette : « Mais tsé, c’est pantoute parce que ça coûte pas beaucoup de piasses ta marde, que c’est mieux ! »

Camionneur : « De toute façon, les frites c’est la vie ! »

Général : « Assez de blablas ! Le boss nous a donné pour ordre de vous éliminer à vue si vous entrez dans ce territoire où votre présence n’est pas autorisée ! »

Marty : « Eh, bah, c’est pas très réussi jusque-là ! »

Général : « J’ai été suffisamment indulgent avec ton petit groupe, le guignol à tête de Playmobil ! »

Marty : « Le truc c’est que j’en suis un, en fait ! T’es raciste, c’est ça ? »

Général : « Bien moins que toi, hypocrite ! »

Marty : « “Hypocrite” ? Tu reprends les mots de ton gourou franc mâcon de collabo islamogaucher co-communiste et soumis aux migrants ! Il manque plus que “tartuffe” ! »

Général : « Déjà, je ne vote pas pour Jean-Cul, et puis c’est pas tes oignons de savoir pour qui je vote ! Le redneck fasciste ! »

Bleu : « Mais pourquoi vous battre en parlant quand on peut se battre pour de vrai ? »

Marty : « “Parce que c’est notre projet !” »

Bleu : « Cette réponse est si “fainéante, cynique, extrême”. »

Général : « Bienvenue chez nous ! »

Marty : « Il est très “bottom-up” votre pays. »

Général : « J’aurais plutôt tendance à dire “top-down”. »

Marty : « C’est la faute aux cocos, ça encore. »

Général : « Et aux fachos. »

Marty : « Et aux gauchos. »

Général : « Et aux veaux. »

Marty : « Et aux parigots. »

Général : « Et aux maux. »

Marty : « Et aux rots. »

Général : « Et aux mots. »

Marty : « Et aux beaux. Comme moi ! »

Général : « Et aux zoos. »

Marty : « Et à Nemo. »

Général : « Et aux os. »

Marty : « Et aux eaux. »

Général : « Et aux assauts. »

Marty : « “Non, mais à l’eau quoi !” »

Marty regarda Bleu, et sourit, fier de sa « blague ».

Bleu : « J’ai si honte d’être avec lui… »

Général : « Soldat, vous avez la permission de vous mettre une balle dans le crâne. »

Marty : « Ben quoi ? C’est “rigolo” ma réplique, elle coule de source ! »

Général : « Et tu les as vérifiées tes sources, soldat ? Là, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase, moussaillon… euh, soldat. »

Marty : « Je sais bien que j’ai pas l’habitude de me noyer dans un verre d’eau, mais on peut pas dire non plus que ma blague est tombée à l’eau ! »

Général : « Jette-toi à l’eau, c’est un ordre. »

Bleu : « Bon, euh… On se bat… ou… »

Camionneur : « C’est vrai… on s’emmerde, quoi. »

Général : « Permission de se battre accordée, soldats ! Mettez-vous en position ! »

Soldat-Roquette : « Compris, chef ! »

Le camion se plaça plus loin pendant que le Soldat-Roquette braquait son arme dans la direction des amis de Marty. Ce dernier ne bougea pas d’un pouce alors que le Général avait fait quelques pas en arrière pour braquer son arme sur lui.

Général : « Tu es cuit. »

Marty : « À l’eau ou à l’huile ? »

Général : « Je ne vais pas me gêner pour mettre de l’huile sur le feu. »

Marty : « Ça c’est vraiment remuer le couteau dans la plaie ! »

Général : « Tous ces jeux de mots doivent absolument finir hachés menus. »

Marty : « Et c’est quoi le menu ? »

Général : « Ta langue ! »

Bleu protégea Marty en l’enveloppant derrière une barrière magique au moment où le Général fit feu et vida son chargeur. Le Général commença à recharger son arme tout en reculant et Marty quitta la barrière pour foncer sur lui et le faire tomber d’un bon coup de pelle à la tête. Le Soldat-Roquette tira vers Champis et Vert pendant que le camion tournait en arc de cercle autour du lieu du combat. Vert et Champis tirèrent leurs projectiles magiques pour endommager le camion. Le poisson mystique flotta dans les airs et tira de grandes aiguilles magiques argentées sur les roquettes ce qui les faisait exploser en plein vol. Marty lança sa pelle dans les roues du camion qui finit par se renverser à cause de tous les tirs qu’il essuyait. Marty tenta d’imiter un accent français cliché.

Marty : « “Non ! Je me rends ! Non ! Acceptez cette baguette et ma dignité en offrande, et épargnez-moi ! Pitié ! Nous collaborerons ! Sacrebleu !” »

Général : « Très amusant, le gros ricain… »

Marty : « Alors, “mon Général”, vous avez votre compte ? »

Le Général se releva lentement.

Général : « Soldats, bêtes… et… champignon… “je vous ai compris !” »

Marty : « Je vous hais, compris ? »

Général : « Là, tu parles comme notre président. »

Marty : « “Manu” ? »

Général : « “On l’appelle monsieur le président de la République.” »

Soldat-Roquette : « Comme ça craint ! »

Bleu : « Bon, bah, on a gagné ! C’était… trop facile… »

Général : « Nous abdiquons pour cette fois. »

Bleu : « Et pour l’armistice ? »

Général : « Peut-être plus tard, “vous avez gagné la bataille, mais pas la guerre”. »

Bleu : « Enfin un qui dit bien cette phrase ! »

Général : « Vous méritez bien cette casquette en récompense pour votre victoire, soldats. »

Bleu : « Sinon, vous êtes des militaires, peut-on savoir pourquoi vous êtes si peu nombreux et si “mélangés” ? »

Général : « Pour faire simple, soldat, nous ne venons pas de ce monde, et l’on dirait que votre ami Playmobil non plus. Dans notre monde originel, moi et mon camarade Belge travaillions dans l’Armée Verte, et ce cher “petit, mais vaillant” Québécois venait de l’Armée Blanche. Depuis, en remerciement de l’aide et du matériel qu’il nous a fourni, nous sommes au service de Zombos. Et comme vous pouvez le constater, notre équipement est loin d’être optimal pour des forces de l’armée, mais pour trois braves soldats tels que nous c’est plus que suffisant. »

Bleu : « Je vois… »

Général : « La clé du Quartier Général est dans le bâtiment le plus à l’est, au sous-sol, dernière salle à droite. Servez-vous, c’est votre dédommagement pour cette bataille. »

Bleu : « Oh, merci ! À la revoyure, j’imagine… »

Général : « “Au revoir.” »

Le Général se retourna et commença à partir, soudainement, le son de la Marseillaise retentit par le haut-parleur du camion. Ils s’en allèrent, laissant Marty et les autres seuls dans la base, le groupe alla dans le sous-sol du bâtiment, le sous-sol était visiblement en travaux, abandonnés pour le moment. Le groupe de Marty s’empara de la clé dont la poignée avait la forme du logo de Zombos.

Marty : « On peut dire qu’ils ont mis la clé sous la porte ! »

Bleu : « Tes jeux de mots catastrophiques nous tueront un jour… »

Ils sortirent du bâtiment. Marty tint ses bras derrière son dos, et regarda littéralement de haut ses alliés.

Marty : « Les bleus ! »

Bleu : « Oui, Marty ? »

Marty : « Non, pas toi, Bleu, les bleus ! Il nous faut aller botter le cul de ces lâches et pour ça nous allons aller affronter ces vermisseaux directement dans leur QG ! Des objections, soldat ? »

Bleu : « Oui, votre honneur, pourquoi parlez-vous comme un militaire depuis qu’on s’est battu ici ? »

Marty : « Parce que je fais ce que je veux ! Maintenant, partons ou sinon je vous dévisse le crâne ! Soldats ! Garde-à-vous ! »

Vert plaça se patte droite de sorte à se mettre au garde à vous, et Bleu et Champis tentèrent autant que possible de faire de même avec leurs membres.

Marty : « Rompez ! Maintenant, on y va, soldats ! »

Ils prirent le skateboard et l’amenèrent sur le très grand espace face au Quartier Général. Ils firent comme les deux premières fois pour faire accélérer la planche, sauf que cette fois-ci Champis utilisa ses spores accélératrices combinées à un peu de magie de Bleu et Vert. Ils arrivèrent en un rien de temps devant le bâtiment. L’entrée était une grande herse noire. Une fente en forme de serrure avec le logo de Zombos peint au-dessus se trouvait juste à gauche de la herse. Marty inséra la clé dedans et la tourna. Un mécanisme s’activa et la herse se leva, leur permettant d’entrer. L’intérieur était éclairé par des torches. L’architecture du lieu était un curieux mélange entre architecture médiévale et architecture futuriste. Marty et ses amis avancèrent dans le large couloir d’entrée jusqu’à arriver dans une grande salle. Elle était décorée par de nombreux logos de Zombos, notamment au plafond où se trouvait un grand chandelier aux chandelles dont la flamme était de couleur turquoise. Il y en avait aussi sur les murs avec des bougeoirs muraux dont les flammes des bougies étaient identiques, et également au sol où se trouvait un unique grand logo de Zombos. Il y avait deux herses sur chaque côté à droite et à gauche, et un double escalier en arc de cercle menait à l’étage supérieur ou se trouvait une autre herse, mais qui était déjà ouverte. De la compagnie attendait déjà le groupe de
Marty : Blobor, Scarab, le Gemax, ainsi que les clones répondaient tous présents.

Marty : « Je vous laisse le menu fretin, moi je vais essayer de pénétrer là-haut pour aller taper sur Zombos ! »

Bleu : « À vos ordres, boss ! »

Les ennemis barrèrent la route de Marty.

Blobor : « Donc je vois que vous êtes déterminés à continuer… vous allez passer un sale moment. »

Marty : « Je vais vous faire votre fête ! »

Scarab : « Une fête pour nous ? Yahoo ! »

Blobor : « Mets-la en sourdine, Scarab ! “Vous ne passerez pas !” »

Marty : « “Casse-toi, pauv’ con !” »

Ils entendirent le bruit d’un moteur. Il s’agissait du camion militaire qui portait le Soldat-Roquette et le Général à l’arrière. Il eut largement la place de passer et arriva dans la salle pour déposer ses passagers.

Bleu : « Vous revenez déjà ? »

Général : « On dirait bien, soldat ! Ordre du boss, il faut autant de renforts que possible. »

Marty : « On se revoit déjà, les étrangers ? »

Soldat-Roquette : « Tabarnak ! C’est quand est-ce que vous retournez dans vos pays de marde de crisses ? »

Marty : « Oh, fais pas ta salade ! »

Soldat-Roquette : « Si tu crois que je vais me gêner ! »

Marty : « Et puis, c’est toi qui dois rentrer chez toi… “métèque” ! »

Les bêtes s’approchèrent de leurs sosies, Champis siffla agressivement et Champhis fit de même.

Scarab : « Arrêtez de vous voler vos répliques ! »

Bleuh : « On va régler ça… mon frère ! »

Il lui fit un clin d’œil tout en s’approchant un peu.

Bleu : « Oh, je vois ce que tu veux dire, frérot. »

Bleu s’adressa aux autres en chuchotant.

Bleu : « Surtout, n’attaquez pas les clones ! Visez surtout les militaires et les sbires ! »

Vert et Champis acquiescèrent.

Bleuh : « Bien, réglons ça… on va vous abattre… “maîtres” ! »

Blobor : « Quoi ? »

Au moment où les trois bêtes commencèrent leurs attaques aux projectiles magiques, les clones se retournèrent et attaquèrent les sbires les plus proches.

Général : « Ah ! Une mutinerie ! »

Scarab : « Mais ? Mais… pourquoi ils font ça ? »

Bleuh : « On ne va pas vous laisser faire du mal à nos grands frères ! »

Vert et son sosie couinèrent avec détermination. Les militaires étaient incapables de faire quoi que ce soit d’autre que de tirer à l’aveuglette sur les attaques magiques des créatures. Scarab se couvrait autant que possible en allongeant ses pattes pour qu’elles prennent les coups à la place de l’essentiel de son corps. Blobor se déformait autant qu’il pouvait pour esquiver. Le Gemax se suspendit au chandelier et tira ses propres projectiles magiques pour se protéger.

Camionneur : « C’est la cata ! »

Soldat-Roquette : « Bordel ! Mon Général, nous sommes submergés par l’ennemi ! »

Général : « Repli, soldats ! Ce n’est pas une fuite, c’est un repli stratégique ! »

Scarab : « C’est… C’est une catastrophe ! »

Blobor : « Malédiction ! »

Les militaires retournèrent dehors, et les ennemis se firent battre en deux temps trois mouvements les uns après les autres.

Bleu : « Tu vois qu’en coopérant on peut tout faire, mon frère ! »

Marty : « Pas mal du tout ! Maintenant, je vais pouvoir monter ! »

Le Gemax sauta du chandelier, et frappa Bleu de son membre chargé d’énergie magique blanche.

Marty : « Sacrée bifle ! Mais gobe mes baloches ! »

Marty mit hors d’état de nuire le Gemax d’un coup de sabre bien placé.

Bleuh : « Allez, il faut les contenir tant qu’ils sont en situation désespérée ! »

Marty monta à l’étage et franchit le couloir derrière la herse. Il arriva dans une grande salle assez sombre, et uniquement éclairée par quelques bougeoirs dont les bougies avaient encore des flammes de couleur turquoise. Une autre herse se trouvait au fond de la salle, mais bien plus grande et large que les autres. Marty arriva face à son pire ennemi, qui était au centre de la salle.

Marty : « Ça faisait longtemps… Zombos. »

Zombos : « Au moins deux semaines, Marty… la défaite que je t’ai promise t’a manqué ? »

Marty : « “Le sang de tes morts !” Euh, te voir ramper au sol, voilà ce qui m’a manqué. »

Zombos : « Je t’ai naïvement sous-estimé la dernière fois, pourtant je n’ai pas encore utilisé toute ma puissance, et je n’en ai pas besoin non plus aujourd’hui pour t’expédier vers une tombe. Maintenant, c’est terminé pour toi. »

Ils commencèrent à se frapper. Zombos y mit plus de force que la dernière fois, Marty le ressentit dans la ténacité de son adversaire, Zombos résistait au tranchant de son sabre comme s’il le frappait avec un simple bâton. Marty sortit le poisson mystique, celui-ci flotta dans les airs auprès de Marty et tira des projectiles magiques en forme de bulles métalliques sur Zombos. Ceci l’empêcha de se focaliser autant que d’habitude sur les coups de Marty pour pouvoir les parer. Marty combina la lance au sabre et parvint à placer quelques coups, Zombos devint plus brutal et se mit à riposter par des coups de poing. Marty pouvait parer, mais avec beaucoup de difficulté. Le combat dura longtemps, sans qu’aucun ne semble véritablement prendre le dessus.

Zombos : « J’admets ton potentiel, Marty. Tu seras une incroyable recrue dans mon armée ! »
Marty : « Plutôt mourir ! »

Zombos : « Alors, meurs ! »

Le combat reprit encore plus violemment, après un autre échange de coups, Marty jeta ses deux anciens chapeaux et prit en main la fleur magique.

Zombos : « Pas deux fois la même technique, gamin ! »

Marty : « Jamais deux sans trois ! »

Marty jeta la casquette de policier vers un endroit derrière Zombos. Il disparut pour réapparaître au-dessus, et Zombos se retourna immédiatement. Le poisson mystique disparut puis réapparut au-dessus du chapeau jaune pour tirer sur Zombos pendant qu’il était de dos, ce qui l’affaiblit légèrement et le laissa dans une situation inconfortable. Marty courut et se plaça de sorte à faire face au chapeau rouge. Il lança la lance à toute force sur son adversaire, ce que Zombos évita, mais la lance disparut en passant au-dessus du chapeau rouge et réapparut par la casquette de policier. Elle continua sur sa lancée et toucha Zombos par surprise sur le côté droit du crâne. Marty brandit la fleur magique et trois grands orbes lumineux magiques sortirent des chapeaux. Le jaune émit une sphère jaune en forme de bulle qui enveloppa le poisson mystique ; le rouge émit une sphère rouge en forme de boule de feu ; la casquette émit une sphère noire en forme de trou noir. Le poisson mystique se mit à briller et les deux autres orbes foncèrent sur Zombos qui recula, mais les deux orbes entrèrent en collision et explosèrent, ce qui toucha Zombos. Le poisson mystique brilla plus fort, puis cracha un grand rayon bleu magique sur le dos de Zombos. Marty fonça pour lui donner un grand coup de pelle sur la gauche de son crâne, et pour asséner un grand coup de sabre sur le sommet de sa tête ce qui le fit finalement tomber par terre. Zombos se releva assez rapidement et fit trébucher Marty de son pied quand celui-ci s’apprêta à le frapper de nouveau.

Zombos : « Si je ne peux pas te tuer aujourd’hui, dans ce cas “quelqu’un” d’autre pourra le faire ! »

Marty : « Et qui ? Tes sbires incapables d’écraser la moindre fourmi ? Me fais pas rire ! »

Zombos : « Non, ma meilleure alliée, Gargantia, redoute ce nom, même moi je ne peux correctement la contrôler quand elle est furieuse ! Elle va faire de toi un tas de viande hachée ! Et les restes de ta carcasse dont elle ne voudra pas nourriront les rats et les zombies d’égouts ! »

Marty : « Ils paraissent mieux à nourrir que ta gueule puante et putréfiée ! »

Zombos appuya sur la boucle de sa ceinture qui émit un son très étrange et indescriptible. Il se dirigea vers la herse et enclencha un levier juste à sa gauche. Elle se leva. Marty s’approcha un peu et discerna une grande cage ouverte à l’intérieur de l’obscurité qui enveloppait l’autre côté de la herse. Un grognement terrifiant se fit entendre. Une grande bête se trouvait à l’intérieur de la cage. Marty ne pouvait que discerner ses yeux blancs qui brillaient dans le noir et une petite partie de sa silhouette dont la forme évoquait un animal quadrupède qui faisait au moins deux tiers de la taille de Zombos. Elle se dirigea très lentement vers la salle où se trouvaient Zombos et Marty. Ses pas étaient très lourds, tant bien au niveau sonore qu’au niveau des vibrations au sol qu’ils produisaient. Elle franchit l’entrée, devenant enfin parfaitement visible. Gargantia ressemblait à un dinosaure quadrupède semblable à un tricératops en ce qui concerne la forme du corps, mais avec des grandes griffes. Sa tête se rapprochait plus de celle de dinosaures comme les raptors. Sa dentition comprenait huit minuscules dents supérieures et onze grandes dents inférieures, dont cinq bien plus grandes. Comme Zombos, elle avait une peau digne d’un mort-vivant ; la peau de Gargantia était brune et déformée. Cette peau est très irrégulière sur de nombreuses parties de son corps ; la peau de ses pattes prenait un aspect assez rocailleux, le dessous de l’intégralité du corps avait lui un aspect d’écorce d’arbre et était coloré de blanc et de gris. Les formes de ses côtes étaient visibles sur ses côtés, et des pustules se trouvaient sur son dos et sa queue. Des petites excroissances jaunes osseuses étaient présentes sur tout le long de son dos et de sa queue. Une assez petite crête jaune était sur son front, et une crinière jaune de forme écailleuse se présentait sur sa nuque. Elle poussa un rugissement très puissant et intimidant.

Marty : « Au moins, elle est toujours moins moche que toi. »

Zombos : « Tu m’excuseras, je dois aller m’occuper de tes petits amis sauvages, je n’ai pas eu l’occasion de voir ce que certains d’entre eux valaient après tout. Nous nous reverrons en Enfer, et si tu survis je te reverrai dans une autre base… pour finalement te revoir dans un cercueil ! »

Marty : « J’ai hâte de te couper la tête ! »

Gargantia rugit très fortement.

Marty : « Ça va saigner… »

Dans le hall d’entrée, les bêtes devaient à présent se mesurer à un nouvel adversaire pendant que Marty luttait contre la créature. Les militaires qui étaient revenus se mirent au garde-à-vous et le Gemax s’inclina. Les bêtes parurent hautement surprises, particulièrement Bleu qui se mit à s’inquiéter. Zombos s’adressa aux combattants depuis la rambarde en haut de l’escalier.

Zombos : « Je vois beaucoup de rebelles par ici… »

Blobor : « Maître ! C’est un grand honneur pour nous de vous retrouver ! Nous sommes si désolés… »

Zombos : « Tais-toi ! Je ne veux rien entendre concernant votre échec ! Battez-vous jusqu’à la victoire, comme de vrais guerriers ! »

Blobor : « Oui, maître ! »

Scarab : « À vos ordres, maître Zombos ! »

Bleuh : « C’est comme ça que tu t’adresses à ta famille ? »

Zombos : « Ma famille ? Ah, tu es bien innocent, jeune traître ! Mais tu n’as pas tout à fait tort. Bien qu’ils soient sous mes ordres, mes serviteurs et moi-même partageons des liens forts en tant que guerriers alliés par la force du hasard. Nous sommes effectivement un peu comme une “famille”. Si j’ai bien plus d’estime pour mes forces que j’en ai l’air, je suis néanmoins peu clément avec ceux qui trahissent ma confiance. »

Bleuh : « Tu nous as créés, mais on n’est pas nés pour t’obéir ! »

Scarab : « Je ne savais pas que la crise d’adolescence existait aussi chez les clones… »

Blobor : « Reste silencieux, Scarab ! »

Zombos : « Effectivement. Je dois admettre que je suis surpris que vous ayez découvert le libre arbitre plus tôt que prévu. C’est ce qui fait de vous de pures réussites. Cependant, j’ai besoin de votre puissance pour mes plans, et je compte bien la reprendre par la force si vous refusez de vous associer de nouveau à mes troupes. »

Bleuh : « Viens donc la chercher ! »

Bleu : « Zombos ! Tu as intérêt à ne pas avoir fait de mal à Marty ! Où est-il ? »

Zombos : « En enfer, et pourtant toujours vivant… du moins, en théorie… il a peu de chances de s’en sortir face à ma chère bête ! »

Vert couina de rage.

Bleu : « Il va s’en sortir ! Je sais qu’il peut le faire ! »

Zombos : « Ha ! Nous allons voir ça ! »

Pendant que se déroulaient les événements du hall, Marty et Gargantia avaient commencé à s’affronter. La bête était assez lente, mais sa force était purement phénoménale, et pour couronner le tout, sa peau était presque aussi dure que l’acier. Marty avait beau la contourner sans cesse après avoir esquivé ses attaques pour la frapper de ses armes, c’était presque sans effet. Gargantia tenta sans relâche de mordre Marty et de le cogner de tout son poids. Elle n’y arriva pas, mais Marty se prit souvent par surprise ses redoutables coups de griffes qui étaient suffisamment forts pour le projeter assez loin. Gargantia tenta de s’en prendre au poisson mystique. Marty le récupéra à temps avant que la créature ne le dévore. Il se mit donc à accompagner de nouveau Marty en lévitant auprès de lui. Gargantia fonça vers Marty. Elle tenta de le cogner, mais il évita. Elle se retourna vers lui et se prépara à le mordre. Il prit la lance et concentra toutes ses forces pour toucher la créature en plein dans sa bouche. Il parvint à lui faire très mal en plantant la lance à l’intérieur ce qui la fit gémir, mais elle mordit la lance avant que Marty ne puisse la faire sortir. Elle éjecta Marty de son arme puis la lance elle-même en agitant fortement sa tête. Gargantia poussa un rugissement de colère.

Marty : « Tu me fatigues vraiment… voyons tes facultés intellectuelles ! »

Marty profita des chapeaux encore au sol pour l’éviter et l’attaquer par surprise plus rapidement en se téléportant. La créature fut prise par surprise et grogna de manière confuse. Ce fut donc efficace, mais Marty sentit que se téléporter comme ça pouvait finalement contribuer à le fatiguer davantage. Il profita de la confusion de Gargantia pour récupérer les chapeaux et les placer ensemble à un même emplacement. Il plaça le poisson mystique au-dessus d’eux et brandit la fleur de magie. Marty s’en alla immédiatement et attira l’attention de Gargantia ailleurs pendant que les chapeaux généraient les mêmes orbes que plus tôt. Cette fois-ci, les orbes se combinèrent autour du poisson mystique. Une grande lumière multicolore émana de sa bouche, et il se mit à trembler sous la force de l’énergie qu’il concentrait. Gargantia infligea un grand coup de griffe à Marty quand il tenta de se défendre, puis le cogna brutalement avec sa tête ce qui le plaqua contre un mur du côté de l’entrée. Quelques moments plus tôt, les amis de Marty et ses ennemis s’étaient eux aussi affrontés depuis que notre héros avait commencé à combattre la monstrueuse créature de Zombos.

Bleu : « Ta fin approche ! On va te vaincre dès maintenant, “Zom-nul” ! »

Zombos : « C’est facile à dire, mais ce n’est pas facile à faire, blanc-bec. »

Scarab : « Je dirais même, fleur bleue ! Vous avez compris ? Fleur “bleue” ! »

Blobor soupira.

Blobor : « Juste, tuez-le, il ne nous manquera pas… »

Bleu : « Ça peut s’arranger… »

Zombos sauta vers l’étage inférieur et atterrit entre Blobor et Scarab.

Zombos : « Dites-moi, camarades de Marty… êtes-vous prêts ? »

Vert, Champis et leurs doubles exprimèrent leur détermination.

Bleu : « Fin prêts à te renvoyer à ta place, c’est-à-dire dans une tombe ! »

Bleuh : « Exact ! »

Zombos parut satisfait.

Zombos : « Fort bien… »

Il leva son bras droit vers ses opposants et haussa la voix.

Zombos : « Chargez ! Donnez tout ce que vous avez ! Et vos blessures ne sont pas une excuse pour y mettre moins de volonté ! »

Les deux camps entrèrent violemment en conflit. Les bêtes et leurs clones étaient encore suffisamment en état de bien combattre. Cependant, l’affrontement devint bien plus difficile pour le groupe, car les ennemis étaient bien plus déterminés et brutaux avec l’arrivée de Zombos parmi eux pour les motiver. Vert, Bleu et leurs clones se focalisaient sur Zombos et ses deux sbires emblématiques qu’étaient Blobor et Scarab. Le Gemax se mit à distance près du mur de la gauche de la salle pour les attaquer sans prendre trop de risques. Blobor changea la forme de ses côtés pour les changer en marteaux épineux ; Scarab allongea ses deux pattes avant pour attaquer ses ennemis et ses pattes arrière s’approchèrent du Gemax pour qu’il passe sa magie à travers elles. Deux pattes utilisèrent les amas d’énergie magique pour bombarder avec précision le groupe de leurs ennemis, et deux autres accrochées au Gemax propagèrent l’énergie à travers tout son corps ce qui renforça la force de ses pattes.

Bleu : « Mais c’est qu’ils ont plein de nouveaux tours ! »

Blobor : « Voilà l’importance de toujours s’entraîner, les nigauds ! »

Bleuh : « Peu importe, nous savons comment vaincre n’importe qui maintenant ! »

Bleu et Bleuh combinèrent leurs forces pour noyer Zombos sous leurs pointes magiques. Celui-ci fonça vers ses adversaires pour éviter la pluie de pointes. Vert et Verht combinèrent leur magie pour s’envelopper d’un puissant champ d’énergie magique verte alors qu’ils chargeaient vers lui à grande vitesse. Champis et Champhis tirèrent des spores explosives sur le chemin de Blobor et sur les projectiles et pattes avant de Scarab pour les empêcher d’entraver la progression de leurs alliés. Les deux bêtes vertes percutèrent Zombos à pleine puissance, ce dernier se protégea de ses bras quand il sentit la force qui émanait des deux créatures. Il fut repoussé en arrière et se couvrit ensuite la tête autant que possible quand les pointes tombèrent sur lui. Champis et son double tournèrent leur attention vers les militaires quand ceux-ci firent feu sur eux. Ils se mirent à briller et se dirigèrent vers eux sans s’arrêter quand bien même les balles de l’arme du Général criblaient leur corps. En réalité, ils trouaient volontairement certains points précis de leur corps pour laisser passer les balles quand bien même c’était douloureux à faire. Ils s’étaient placés de sorte que les balles atteignent le seul ennemi à l’écart de leurs alliés qui était le Gemax. Les balles ne lui firent pas grand-chose, mais il fut assez déstabilisé ce qui interrompit brièvement la charge d’énergie qu’il conférait à Scarab. Le camion fonça sur eux pour les écraser, mais Champis prit le devant et le renversa en explosant ce qui permit à Champhis de continuer et d’atteindre le Général qui insérait un nouveau chargeur dans son arme.

Général : « Nom d’un… »

Il se retourna et sauta au moment de l’explosion du champignon. Il fut assez blessé, et en voyant quelques retombées corrosives, il resta au sol et se couvrit la tête autant que possible pour ne pas se prendre trop de dégâts. Le Soldat-Roquette s’était discrètement rendu en haut de l’escalier pour viser facilement ses ennemis, mais Bleu et son jumeau s’en était rendu compte. Pendant qu’ils tiraient des pointes magiques vers Scarab et Blobor, ils concentrèrent toute leur énergie pour tirer en plus de grandes bulles magiques bien solides malgré leur apparence qui fit éclater en plein vol les roquettes. Le soldat abandonna et redescendit pour trouver un meilleur emplacement. Les pattes arrière du scarabée se prirent les pointes ce qui lui fit lâcher prise. Blobor évita autant que possible ce qui lui tombait dessus, et il se dirigea vers Bleu et son clone, prêt à les frapper de son marteau.

Bleu : « Pousse-moi ! »

Bleu parvint à prendre sa forme de boule piquante.

Bleuh : « Oh, ingénieux ! »

La corne du front de Bleuh brilla d’une lumière bleue, et il cogna son jumeau avec une grande force. Bleu fut propulsé sur Blobor qui se le prit en plein visage et le fit rejoindre Zombos qui fut lui aussi repoussé en arrière par la même occasion. Ils continuèrent jusqu’à percuter le mur au bas de l’escalier. Scarab attrapa Bleu sous sa forme de boule après s’être stoppé, et le lança vers Bleuh qui esquiva. Bleu reprit sa forme normale, dans un état un peu déboussolé.

Zombos : « Je commence à aimer ce combat ! Scarab ! Blobor ! »

Les deux sbires s’approchèrent de leur maître. Zombos attrapa Scarab par la patte et Blobor prit la forme d’un marteau épineux, mais sans aucun piquant sur le manche pour que Zombos puisse le prendre dans sa main. Il se dirigea vers Vert et son clone qui lancèrent des lames magiques vers lui, ce qu’il parvint à stopper en utilisant Scarab pour se protéger. Ils bondirent sur les côtés au moment où il tapa le sol avec Blobor, ce fut si fort que la vibration se sentit dans le sol sur une bonne distance. Bleuh tira des grandes bulles vers le Général quand il constata qu’il s’était relevé pour l’empêcher de faire feu, et Bleu fit de même avec le Soldat-Roquette qui s’était placé dans un coin au sud de la salle. Champis et Champhis qui s’étaient reconstitué, s’approchèrent du Soldat-Roquette et du Général en brillant. Ils se stoppèrent juste devant eux sans exploser. Les militaires comprirent qu’ils leur donnaient le choix d’attaquer et de se prendre une explosion, soit de rester où ils sont sans rien faire et sans se prendre une explosion. Pendant tout ce temps, le Gemax avait préparé un immense orbe magique. Mais à sa grande surprise, les champignons l’avaient vu quand ils s’étaient reformés, et ils avaient secrètement envoyé des spores magiques très peu visibles qui explosèrent en le touchant. Il tomba, et son orbe partit sur Zombos qui se protégea en utilisant ses camarades, mais prit quand même bien des dégâts de la part de l’explosion. Il lâcha Scarab et Blobor qui étaient hors d’état de combattre.

Zombos : « Vous êtes bien rusés… et j’espère pour vous que votre ami l’est tout autant ! »

Bleu : « Pas d’inquiétudes pour nous ! On sait qu’il a toujours plus d’un tour dans son sac ! »

Zombos : « Je n’en doute plus à présent ! J’attends avec impatience de voir le résultat ! »

Tandis qu’ils reprenaient l’affrontement, Marty était en position critique, il était assis contre le mur et presque immobilisé par ses blessures tandis que la redoutable bête avançait lentement vers lui.

Marty : « Bordel ! Prends ça, saloperie ! »

Il lui lança la pelle qu’elle attrapa entre ses mâchoires puis la jeta plus loin derrière. Il lança ensuite le sabre qui la toucha au front, mais ne lui infligea que peu de douleur, elle continua à avancer.

Marty : « Enfoirée… »

De la vapeur émana de sa gueule et une lumière rouge commença à apparaître lentement au fond de sa bouche. Ses dents chauffèrent et furent enveloppées d’une petite aura orange. Soudainement, une grande lumière multicolore put se voir derrière elle. Il s’agissait du poisson mystique qui avait canalisé presque complètement l’énergie sortie des chapeaux. Les yeux de la bête virent du coin la lumière ce qui l’intrigua, et Gargantia se retourna légèrement pour voir de quoi il s’agissait.

Marty : « Le poisson rend intelligent, et l’inintelligent se mange le poisson ! Dévore ça, boule de pus ! »

Gargantia qui comprenait ce qui l’attendait se retourna complètement et ouvrit la bouche, la lumière à l’intérieur de sa gueule s’intensifia. Marty se précipita pour ramasser le sabre et courut vers la lance encore au sol. Le poisson tira un immense rayon multicolore sur Gargantia qui tira quant à elle un très grand rayon énergétique rouge orangé qui entra en conflit avec celui du poisson. Marty qui avait récupéré les armes sauta sur son dos et planta en même temps dans chaque œil de Gargantia la pointe de la lance et du sabre. Marty quitta très vite son dos alors qu’elle perdait le contrôle de son rayon. Ce dernier fut annihilé par le rayon du poisson mystique qui poussa Gargantia si fort tout en la blessant qu’elle traversa le mur au niveau de l’entrée. Le mur s’effondra alors que le rayon traversa la partie supérieure du hall à la grande surprise de ses occupants. Le rayon s’arrêta à mi-chemin comme le poisson fut à court d’énergie et Gargantia tomba avec fracas en plein milieu de la salle, épuisée par toute l’énergie qu’elle eut à encaisser. Zombos s’approcha d’elle, impressionné.

Zombos : « Incroyable, gamin… ce n’est pas un maigre exploit. Soyez fiers, amis de Marty. Il a survécu avec brio à l’enfer… »

Marty franchit les restes du mur. Il se présenta devant la rambarde avec sa casquette de policier sur la tête. Il tapa le sol du bout non pointu de sa lance tout en tenant fièrement son sabre contre son épaule.

Blobor : « Mais… ce n’est pas possible ! »

Scarab : « Il est invincible ou quoi ? »

Blobor : « Face à Gargantia… »

Scarab : « Il est inarrêtable ! »

Zombos : « Vous me décevez tous… Bien joué, Marty. Tu as mon admiration et ma haine. Je compte bien te préparer un affrontement encore plus digne de ce nom. À la fois pour le plaisir de te combattre, et à la fois pour obtenir la circonstance opportune de t’infliger un châtiment pour avoir perturbé mes plans. »

Marty : « C’est ça, “blabla, blabla, j’ai perdu, blabla, blabla je vais m’enfuir comme un lâche de Français qui capitule” ! »

Le Général grinça des dents en entendant cette petite pique.

Zombos : « Tu gardes bien ton sens de l’humour des plus déplaisants malgré ce que tu viens de traverser. Toi et tes valeureux amis feriez mieux de bien vous préparer, car je suis loin d’en avoir fini avec vous. À très bientôt… »

Il claqua des doigts et le Gemax se mit à briller d’une vive lumière blanche, Zombos et tous ses sbires brillèrent de manière identique et ils disparurent avec le Gemax. Marty descendit rejoindre ses amis, Vert l’accueillit chaleureusement et Verht paru lui aussi heureux en voyant son jumeau content de retrouver son meilleur ami.

Marty : « Bon… On a gagné ! Et vous savez c’est quoi le mieux ? J’ai trouvé de l’or ! »

Marty leur montra une magnifique pièce d’or. Un grand « deux » était gravé sur son côté face, et un symbole en forme d’un grand bouclier sur le côté pile.

Bleu : « C’est sûr que c’est le mieux pour toi ! Bravo, encore une fois, tu nous as épatés. Vu le gabarit de la bête que tu as fait tomber ici ça n’a pas dû être facile ! Je me demande d’ailleurs comment tu as provoqué ce rayon… »

Marty : « Un petit tour de magie, comme d’habitude ! »

Bleuh : « Marty… c’est bien comme ça que tu veux qu’on t’appelle ? »

Marty : « Non ! Le colossal défonceur cosmique de grands-mères, aux gros et beaux muscles saillants qui brillent de mille feux… »

Bleuh : « Je vais me contenter de Marty… je veux te remercier, pour avoir aidé nos frères et pour nous avoir libérés du joug de Zombos… »

Marty : « Et merci de nous avoir autant fait chier auparavant, bande de faux-culs ! »

Bleu : « Marty ! »

Marty : « “Enculé !” Désolé, j’avais oublié le mot magique ! »

Bleu : « Tais-toi un peu ! »

Bleuh : « Désolé… nous ne savions pas ce que nous faisions… mais si vous voulez bien nous pardonner, nous vous aiderons à traverser toutes les épreuves possibles ! »

Marty : « Mon cul ! »

Bleu : « Il accepte ! Il fait juste le pitre, n’y prêtez pas attention ! »

Marty : « Mon cul sur la commode ! »

Bleu : « Il est très sympa en vrai, vous verrez ! »

Marty : « Mon cul sur la commode qui est sur votre face de fiente ! Bon, allez, on se barre ! »

Bleu : « Partons ! J’en peux absolument plus de cette journée… j’ai tout donné aujourd’hui. »

Marty regarda derrière lui.

Marty : « Nous les reverrons… Rentrons… nous avons beaucoup à préparer ! »

Ils sortirent tous les sept. Le temps était très nuageux, et l’ambiance très calme.

Marty : « Quel temps de chiasse ! Ça me donne envie de gerber sur des ragondins ! »

Bleuh chuchota à son frère.

Bleuh : « Il est toujours comme ça ? »

Bleu : « T’en fais pas… tu t’y habitueras… »

Marty : « “Vive les péquenauds ! Vive les péquenauds !” »

Bleu : « Plus ou moins… »

Ils partirent, mais étant tous trop épuisés pour se déplacer en skate « supersonique », Marty prit les rollers pour permettre au groupe un déplacement rapide. Champis et Champhis se transformèrent en roues tous les deux pour faire vite avancer le skate sur lequel se trouvaient Bleu et Bleuh, et Vert et Verht couraient aux côtés de Marty. De nombreux corbeaux volaient et croassaient dans les airs.

Bleuh : « Le monde est si magnifique… et à la fois, si inquiétant par moments… »

Bleu : « C’est là toute la magie de la nature, à être en même temps si apaisante, et en même temps si stressante. Tu découvriras bien des beautés en la découvrant, et également bien des horreurs… »

Ils s’arrêtèrent dans la base militaire.

Marty : « On va quand même pas faire tout le chemin jusqu’à la maison d’une seule traite ? J’ai les jambes en compote ! »

Bleu : « Et tu n’es pas le seul… La cabane serait un mauvais choix de toute évidence. Déjà, car on est trop nombreux, et ensuite parce que je sens que le temps ne va pas être bon, et cette pauvre cabane ne nous aiderait pas beaucoup. Heureusement, la base doit être bien fournie ! Trouvons de quoi nous reposer ici ! »

Marty : « Bon, bah, cherchons. »

Bleuh : « J’approuve l’idée. »

Après quelques recherches dans les différentes structures, ils trouvèrent des dortoirs, ils n’étaient pas en très bonne condition, mais ça leur suffirait amplement dans leur situation actuelle.

Marty : « Alors, on va vous appeler comment ? Verht, Bleuh, Champhis ça craint quand même… »

Bleuh : « Je ne sais pas… je vous laisse décider… »

Bleu : « Te connaissant, tu penses à “Vert 2”, “Bleu 2”, “Champis 2”, c’est bien ça ? »

Marty : « Mais tu es devin ! »

Bleu : « C’est exact… »

Bleuh : « Ça me va… »

Marty : « Bonne sieste à tous… mais maintenant que j’y pense on va quand même pas dormir toute la journée et toute la nuit ? Si ? »

Bleu : « La nuit serait trop sombre pour se repérer… à moins que Champis et Champis 2 ne nous servent de lanternes ! Ils brillent si fort quand ils sont sur le point d’exploser ! Dites, vous pouvez briller sans exploser et sans vous fatiguer ? »

Ils bougèrent de sorte à exprimer une affirmation.

Bleu : « Alors, parfait ! On dort tout l’après-midi, et on rentre chez nous le soir ! »

Marty : « Ça, c’est un plan ! »

Bleu : « Bonne sieste tout le monde ! »

Bleuh : « Bonne sieste mes frères, et bonne sieste Marty. »

Marty : « À toi aussi, la dorade. »

Ils se reposèrent puis partirent de nouveau au soir, comme prévu leurs amis champignons les éclairèrent, et ils rentrèrent chez eux tranquillement dans le calme de la nuit après un long déplacement. Ils montèrent à l’étage de la maison pour aller dormir.

Marty : « On est bien chez soi ! »

Bleu : « C’est dommage, on n’a aucun lit pour eux, va falloir qu’on improvise. Je peux dormir sur le canapé en bas pour laisser ma place à mon frère ; Champis et Champis 2 peuvent dormir dehors, ils ont l’habitude ; Vert 2 pourra prendre le bac de Champis. »

Bleuh : « Ça nous va ! Merci, mon frère ! »

Bleu : « De rien ! Bonne nuit tout le monde ! »

Vert et son frère couinèrent en réponse, et les champignons firent leurs sifflements avec enthousiasme.

Marty : « Bonne nuit, les gars. Dormez bien, car on a beaucoup à faire bientôt ! »

Bleu : « Effectivement… »

Marty : « Comme cirer mes pompes, et me masser les pieds ! »

Bleu : « Marty ! Tu vas l’avoir bien profond l’ardillon ! »

Marty : « Mon cul sur le hérisson ! »

Bleuh : « Eh, bah… On n’a pas fini de s’amuser, ici… »


Chapitre 3 :

À la suite de la seconde victoire du groupe de Marty face à Zombos et ses forces, nos héros prenaient du bon temps dans leur maison en la compagnie des clones qui les avaient rejoints. Ils ont passé plusieurs jours à améliorer leur habitation, ils ont notamment agrandi le rez-de-chaussée de la maison et ont même ajouté une terrasse plutôt grande accessible depuis le premier étage. Ils passaient souvent du temps le soir à discuter et à contempler les étoiles en s’asseyant sur les chaises ajoutées sur le balcon, ces chaises avaient été adaptées aux formes de chaque locataire pour un maximum de confort. Les journées étaient passées par nos héros à collecter des ressources et à s’entraîner pour perfectionner la maîtrise des armes de Marty et la magie de ses six compagnons. C’est au terme d’une de ces journées de dur effort que nos sept héros se retrouvèrent sur la terrasse, à admirer ensemble le ciel étoilé tout en s’échangeant toutes sortes de jurons et de références de piètre goût.

Bleu : « Que j’aime ces nuits de calme… »

Bleuh : « De même… entendre uniquement les sons de la nature est si relaxant et fascinant… »

Marty commença à chanter.

Marty : « “Veux-tu enculer un hamster ? Ils sont trop mignons ! Leurs pattes sont si douces et leur fourrure est trognon ! Leurs petits yeux sont à tomber par terre ! Veux-tu enculer un hamster ?” »

Bleu : « Nom de je ne sais quel dieu, Marty ! Pourquoi faut-il toujours que tu finisses par plomber l’ambiance ? »

Bleuh : « Sans vouloir te manquer de respect, des fois, tu es bien dur à supporter ! »

Marty : « “Ta mère m’a dit la même chose hier soir !” »

Bleuh : « Je n’ai même pas de mère ! Ni même de parents tout court… »

Marty : « Une cuve à pisse moisie, quel beau parent tu as ! »

Bleuh prit une expression énervée.

Bleu : « Marty ! »

Marty : « Quoi ? C’est la vérité ! Il n’y a que la vérité qui blesse ! Même que c’est pour ça que j’ai appelé mon poing droit : “vérité” ! »

Bleu : « Laisse-moi deviner, tu envoies la “vérité” dans la face des “gauchers” ? »

Marty : « C’est exact, le devin ! Puisque tu es si doué pour lire l’avenir, j’imagine que t’as deviné que j’avais craché dans le verre que tu as bu plutôt ! »

Bleu : « Pouah ! Mais c’est dégueulasse ! »

Marty : « Comme ta mère ! »

Bleu : « Cesse donc avec les mères ! »

Marty : « Pas ma faute si l’individu de sexe féminin qui t’a engendré passe son temps à traîner sur des trottoirs sous-marins où des poissons bien mouillés la payent pour l’activité licencieuse qu’elle exerce dans le but de gagner de la monnaie sans avoir un vrai métier ! »

Bleu : « Je me demande comment peux-tu même connaître la signification de ne serait-ce que la moitié des termes que tu viens d’exprimer… »

Marty : « Ou pour reprendre un slogan de mon peuple, “Playmobitch, en avant les trottoirs !” »
Bleu : « Si tu savais à quel point tu peux rendre parfois ma vie si insupportable… »

Marty : « La vie est une pute… la preuve, pour cinquante dollars elle me suce ! »

Bleu : « Oh, tais-toi, et rince-toi les yeux sur ces étoiles ! »

Marty : « On dirait que tu es dans une colère bleue ! »

Bleu : « “L’humour est mort ce soir”… »

Bleuh : « Et le calme aussi… »

Vert, Champis, et leurs clones restaient eux silencieux depuis le début, fixant le ciel sans bouger.
Bleu : « Eux au moins, ils ne disent rien. »

Bleuh : « En même temps, ils sont très limités sur le plan du langage. »

Marty : « De quoi tu parles, la bleusaille ? Peut-être que les champignons ouvrent pas souvent leur clapet… et tant mieux vu l’haleine ; mais Vert et son clone fini à la pisse sont de très bons bavards ! Pas vrai, mon pote ? »

Vert répondit joyeusement d’un de ses habituels couinements adorables.

Marty : « Tu vois, je te l’avais dit ! Les conversations sont plus profondes que jamais avec eux ! »
Bleu : « Au moins, je n’aurais aucune stupidité à reprocher à leur sujet. »

Bleuh : « Détendons-nous un peu plus, je ne sais pas vous, mais je suis fatigué… »

Marty : « Pour roupiller, vous savez faire ça, hein ! Feignants de branleurs gauchers soumis ! Si productifs… »

Ils devinrent enfin silencieux, et admirèrent ce qu’il se trouvait juste au-dessus de leurs yeux. Le temps passa, et chacun s’amusait à compter les étoiles filantes qui passaient de temps en temps. Marty, quant à lui, imaginait des scènes tendancieuses entre des hamsters et des navires de guerre anthropomorphes avec l’apparence de jeunes filles d’animes japonais. Dans le milieu du calme de la nuit, l’ambiance devint assez étrange. Marty et ses compagnons se sentaient soudainement assez mal à l’aise ; ils étaient assez intrigués par une grande forme étrange dans le ciel qui se trouvait vers l’est et descendait vers l’ouest.

Bleu : « Je rêve ou bien ? Marty… tu nous as quand même pas bourrés de force en mettant ton “jus d’orange” alcoolisé dans nos verres tout à l’heure ? »

Marty : « Non, soit on voit tous bien un gros truc bizarre, soit on est tous ivres, et alors l’alcool m’a fait oublier ce que j’ai branlé. »

Bleuh : « Mais qu’est-ce que c’est ? »

Marty : « Aucune foutue idée ! C’est peut-être véritablement la mère de Bleu ! »

Bleu : « Tu as déjà vu une baleine volante, toi peut-être ? »

Marty : « Dans un jeu, oui. Même plusieurs, il me semble. »

L’étrange objet semblait chuter très rapidement vers l’ouest. Il s’approcha de plus en plus vite, et le groupe de Marty put constater l’immensité de la chose. Cet objet était enflammé à cause de sa chute trop rapide. Il passa bien vite sous le regard du groupe et s’écrasa bien loin vers le nord-ouest en causant une assez grande explosion. De ce qu’ils purent voir brièvement lors de la chute, l’objet ressemblait à un grand vaisseau spatial. Quelques lueurs chaudes qui évoquaient des flammes pouvaient se voir au loin, et de la fumée montait dans le ciel.

Bleu : « “Nom de Zeus, Marty !” Un énorme objet volant non identifié ! Comme c’est étrange… Attends, et puis c’est qui, Zeus ? »

Bleuh : « “C’est un oiseau ?” »

Marty : « “C’est un avion ?” »

Bleu : « Non, c’est… euh… Qu’est-ce que c’est ? »

Marty : « Mais c’était quoi cette merde ? »

Bleuh : « Vous avez vu la taille de ce truc ? »

Marty : « Bien sûr, l’aveugle ! Qu’est-ce que c’était que cet OVNI ? »

Bleu : « On aurait dit un vaisseau spatial ! »

Marty : « Mais c’est ça ! Et qu’est-ce que tu vas nous sortir après, le fou ? Des extraterrestres ? »

Bleu : « Et si c’était des aliens ? »

Marty : « Des aliens ? Pff, fake news ! Ce n’est que sornettes et coquecigrues… »

Bleu : « As-tu seulement compris toi-même ce que tu viens de dire ? »

Marty : « Gné ? »

Bleu : « C’est bien ce que je pensais. Une meilleure idée de ce qu’est ce gros machin ? »
Marty : « “C’est tout simplement une hallucination collective !” »

Bleu tendit ses nageoires avant devant lui et prit une posture assez familière.

Bleu : « “Je ne dis pas que ce sont des aliens… mais ce sont des aliens !” Oh, ça le ferait tellement mieux si j’avais la perruque ! »

Marty : « Et “la Terre est plate” aussi… Conneries ! Seuls les complotistes fous du cerveau de la tête pensent ça… Tout le monde sait très bien que la Terre a la forme d’un donut ! »

Bleu : « Pourquoi appeler une planète “Terre” ? Votre planète est-elle intégralement en terre ? »

Marty : « Non, en plastique, pourquoi ? Qu’est-ce qui te fait dire ça ? »

Bleu : « Oh, je sais pas… comme ça… »

Marty : « Et laisse-moi deviner, ce mystérieux objet volant est un des vaisseaux de la Vierge Marie, attiré par les illuminatis reptiliens de Mars ? C’est encore un complot judéomat-Sonic. “Faut le savoir, hein. C’est pas moi qui le dis. C’est tout à fait vérifiable, ça, tout le monde le sait. De toute façon, ça, je le dis dans mon livre.” »

Bleuh : « Je ne comprends absolument rien de ce que vous racontez… »

Bleu : « Tu prendras l’habitude. »

Bleuh : « Je n’en suis pas si sûr… »

Marty : « Arrêtons de parler de ces histoires d’aliens, vous avez trop d’imagination ! S’ils existaient, ça ferait longtemps qu’on aurait prouvé leur existence, tout le monde en parlerait, ça ferait déjà longtemps qu’ils seraient déjà venus nous montrer des signes de vie ! »

Bleu : « “Je vois que tu as des arguments parfaitement raisonnables et cohérents… tu as tort, ce sont des aliens.” »

Marty : « Comme tu veux le maboul, reste dans ton monde. »

Bleu : « Pas de problème, par contre il faut que toi tu retournes dans le tien ! Et si ce sont vraiment des extraterrestres, il y a fort à parier qu’ils maîtrisent des technologies qui pourraient te ramener chez toi ! Il faut qu’on aille vérifier ce que c’est ! »

Marty : « Eh, bah, vas-y, le génie ! Va voir au beau milieu de la nuit, et ne viens pas pleurer quand tu te seras fait injecter des liquides verts dans les yeux par tes “aliens” ! »

Bleu : « Qu’est-ce qu’il y a ? T’as peur de venir ? »

Marty : « Non ! Mais je vais pas me pointer pour voir tes conneries ! »

Bleu : « Bah, quoi, “t’es une mauviette ?” »

Marty regarda Bleu furieusement.

Marty : « “Personne… Personne ne me traite de mauviette !” On y va ! »

Bleu : « Non, nous irons tous vérifier quand il fera jour ! Aliens ou pas, il est possible que Zombos ait quelque chose à voir avec ça, ou que cet “objet” puisse l’intéresser d’une quelconque manière… »

Marty : « Refaire la trogne du zombie puant ? Là, je suis vraiment partant ! Mais je te préviens, Jean-Complot, s’il y a rien et que c’est juste un caillou de l’espace, je te le fais bouffer entièrement et je te renvoie avec là d’où il vient ! »

Bleu : « Faudrait-il déjà que tu puisses arriver à accomplir un tel exploit ! »

Marty : « Si je ne peux pas y arriver, dans ce cas je ne m’appelle plus Marty ! »

Bleu : « Très bien, Marc ! »

Marty parut étrangement surpris et parla bien plus fort et de manière agitée.

Marty : « Ne mentionne plus jamais ce prénom ! »

Bleu : « Pourquoi ? Tu as un problème avec ce nom ? »

Marty : « Ne le dis pas ! Ne le prononce surtout pas ! Ou j’aurai à casser tous les meubles de la maison avec une chaise ! Et vos visages avec ! »

Bleu : « OK, si ça te dérange tant que ça… Bon sang… je peux décidément pas capter le délire de ce type… Bon, nous avons eu assez d’agitation comme ça. Et si l’on allait dormir ? »

Bleuh : « Je dis oui… mais je vais sûrement moins bien dormir… Toute cette histoire d’objet de l’espace m’inquiète… »

Marty : « Te bile pas pour ça, tas d’endives. On va trouver le fin mot de cette histoire, que l’autre andouille puisse enfin arrêter avec ses complots de vaisseau du “Christ Cosmique”. »

Ils allèrent se reposer, cette fois-ci sans avoir à faire de compromis pour les clones, car ils avaient ajouté pour eux dans la chambre de quoi dormir confortablement comme leurs homologues. Le groupe se prépara le lendemain après une bonne nuit de repos, et sortit prêt à aller découvrir la vérité sur l’objet mystérieux.

Bleuh : « Mes amis… je suis presque sûr que ce truc qui est tombé est encore un sale coup de Zombos ! »

Marty : « Aucune chance que ce minable ait pu faire ça par lui-même ! Mais c’est sûrement des “petits hommes verts” ! Comme le gros poisson bleu a toujours raison ! »

Bleu : « Je parierais qu’ils sont plutôt gris. »

Marty : « Et pourquoi pas noirs ? Raciste ! »

Bleu : « Car tu aurais toi-même fait immédiatement une blague raciste juste après. »

Marty : « Je suis pas raciste, j’ai un humour noir ! »

Bleu : « Yeah, et “tu as une amie noire, plus noire qu’une Arabe”, aussi, me tromperais-je ? »

Marty : « Plus noire qu’une noire ! »

Bleu : « Oh, comme les démons de cette autre histoire ? »

Marty : « Ne spoiles pas ! Ce n’est même pas encore sorti… »

Bleu : « Et ça sort quand ? »

Marty : « Quand l’autre fainéant d’auteur se bougera le cul pour faire quelque chose de sa vie. »

Bleu : « Ouh, dur. J’espère que l’intrigue sera bonne… »

Marty : « Comme cette autre déesse… »

Bleu : « Euh ? »

Marty : « Je n’ai rien dit. »

Bleu : « Heureusement, car si tu commences déjà à faire des remarques beaufs sur les personnages féminins, je vais devoir appeler à la rescousse le tribunal impitoyable d’un certain réseau social pour qu’il t’injecte de la “justice sociale guerrière” ! »

Marty : « Non ! Pas de la bien-pensance ! Mon corps y est allergique ! Et le pire… Le pire… c’est qu’ils pourraient me traiter de mâle hétéro cis blanc privilégié ! »

Bleu : « Ça serait effectivement le plus douloureux de tous les châtiments ! Je suis sûr que ça doit résoudre beaucoup de problèmes dans le monde… »

Soudainement, des rires qui venaient de nulle part se firent entendre.

Bleu : « Et je suis presque certain que ça frustrerait aussi le possible être suprême derrière ce monde. »

Marty : « Il n’y a pas de dieu… Seulement moi ! »

Bleu : « Comment peux-tu en être si sûr ? »

Marty : « “La religion est une blague.” »

Bleu : « “Le libre arbitre est un mythe.” »

Marty : « “Nous sommes tous des pions contrôlés par quelque chose de bien plus grand.” »

Bleu : « “Les mèmes. L’ADN de l’âme.” »

Marty : « “Les mèmes, Jack !” »

Bleu : « Qui est Jack ? »

Marty : « Tu connais les autres références, mais pas celle-là ? »

Bleu : « Oui, et ? »

Marty : « Très cohérent, tout ça. Comme toujours. Aussi, il y a plusieurs types très importants avec ce nom… Et si on y allait, garçon ? »

Bleu : « “Viens-tu juste de présumer mon genre ?” »

Marty : « “Je m’identifie sexuellement à un hélicoptère d’attaque.” »

Bleu : « Blague à part, tu dois vraiment être détesté dans ton monde. En plus, vu comment on “t’apprécie” déjà ici… »

Marty : « Si tu savais… Tous ces gauchers me haïssent pour rien… Je lui avais juste demandé un sandwich à l’autre grognasse aux cheveux rouges ! »

Bleu : « Tout dépend du contexte, car tu sais, ça peut être très sexiste… »

Marty : « Elle travaillait dans un fast-food spécialisé dans les sandwichs ! Même que ça s’appelle “Métro” dans ma langue natale ! »

Bleu : « Oh… tout a plus de sens tout d’un coup… ou en fait… beaucoup moins… »

Marty : « Bienvenue en 2018… euh, 2019. On n’arrête pas le progrès, je sais… »

Bleuh : « Je ne voudrais pas vous interrompre… »

Marty : « C’est exactement ce que tu viens de faire. »

Bleuh : « Mais… il y a des choses plus importantes à faire… »

Marty : « Qu’est-ce qui pourrait être plus important et productif que de se plaindre sans arrêt des gauchers ? »

Bleuh : « Eh bien… absolument tout… »

Marty : « Pfff… Qu’est-ce que tu peux être ennuyeux… »

Bleu : « Mais sensé. »

Marty : « Très bien, puisque l’aventure nous appelle… »

Ils entendirent un cri prolongé d’un animal au loin.

Marty : « À tous les sens du terme… partons. »

Ils commencèrent à avancer, et lors de leur passage dans la Forêt Clichia, ils entendirent des bruits suspects dans les arbres plus loin devant eux. Ils atteignirent la Grande Route, les bruits dans les arbres s’intensifièrent, avec deux grandes sources de bruit qui venaient des deux côtés forestiers.

Marty : « Cool… encore ça… Quelle originalité… »

Soudainement, Blobor et Scarab surgirent des arbres et se présentèrent fièrement devant leurs ennemis jurés.

Bleuh : « Pas eux… »

Bleu : « La réaction correcte est : pas “encore” eux, et pas “déjà” eux… »

Marty : « C’est pour ça que je déteste les arbres… “Nique les arbres et l’allergie !” »

Blobor : « “Nous sommes de retour !” »

Scarab : « “Pour vous jouer un mauvais tour !” »

Blobor : « “Afin de placer le monde sous notre domination !” »

Scarab : « “Afin de rallier tous les bonbons à notre faction !” »

Blobor : « “Afin d’écraser tous les bouffons et les scarabées !” »

Scarab : « “Afin d’étendre notre bêtise jusqu’à la Voie lactée !” »

Blobor : « “Blobor !” »

Scarab : « “Scarab !” »

Blobor : « “La Team Zombos plus rapide que la lumière ! Rendez-vous, ou ce sera la guerre !” »

Scarab : « “Oui, la guerre !” »

Verht couina d’une voix ridicule en réponse.

Marty : « J’ai comme une impression de déjà-vu… »

Bleu : « Certainement pas encore une référence bidonne ! »

Scarab : « Mmm… lactée… »

Marty : « Je le savais qu’il aimait les liquides blancs. »

Bleu : « Tu ne disais pas plutôt qu’il se nourrissait d’excréments ? »

Marty : « Ne commence pas à parler de scatophiles, tu vas l’exciter. »

Blobor : « Salutations, les “amis” ! »

Marty : « Trace ta route ! »

Bleu : « Mais regardez qui voilà ! Les ennemis de pacotille ! »

Blobor : « Et regardez qui voilà, les habituels empêcheurs de tourner en rond ! »

Scarab : « Mais on a jamais pris de rond-point, Blobor… »

Blobor : « Ferme ton pot d’échappement, Scarab ! Tu nous pollues l’esprit ! Pour en revenir à nos voies, cette route est interdite à tous les poids lourds comme vous, vous êtes en excès de vitesse qui plus est… »

Marty : « Et comment le sais-tu, le ripou ? Tu nous as flashé ? »

Bleu : « Et pourquoi lourds ? C’est encore une blague sur ma ressemblance avec une baleine ? »

Blobor : « Nous vous avons suivi depuis le début ! »

Bleu : « Oh, donc ça explique d’où venaient ces rires plus tôt… ou soit, c’était des rires enregistrés. »

Blobor : « Rien ne vaut le bon vieux camouflage procuré par cette nature puante ! »

Marty : « La surprise aurait pu avoir un effet si vous n’étiez pas aussi discrets que des guêpes au-dessus d’une assiette pleine de bouffe ! »

Scarab : « Les guêpes sont pas cool des fois… »

Blobor : « Ferme ton filet, Scarab ! Ne recommence pas avec tes histoires de harcèlement à l’école ! »

Marty : « Bolosse. »

Blobor : « Passons aux choses sérieuses… »

Marty : « Très drôle venant de votre part ! »

Blobor : « Cette fois-ci, vous ne pourrez pas nous vaincre… »

Marty : « Combien de fois ils nous ont sorti cette rengaine ? »

Bleu : « J’en ai déjà marre de compter. »

Blobor : « Car cette fois, nous avons un autre Gemax, le Gemax II ! »

Scarab : « Oui ! Cette fois, on en a deux ! »

Bleu : « C’est pas la quantité qui compte, c’est la qualité ! »

Blobor : « Parle pour toi, vous êtes sept ! »

Marty : « Vos bouches ! Au combat ! »

Blobor : « Craignez la puissance combinée de deux Gemax à la fois ! Leurs pouvoirs sont renforcés quand ils sont ensemble ! Gemax I ! Gemax II ! Déchaînez votre puissance ! »

Les sortes de cornes sur la tête de Blobor s’allongèrent vers le haut en portant une sorte de petite perle semblable à ce qui pouvait être vu sur le corps des Gemax. La perle brilla d’une forte lumière blanche, et les deux Gemax apparurent légèrement au-dessus du sol en brillant d’une lumière identique. Le Gemax II présentait de très légères différences comparées au premier, le changement le plus visible se voyait au niveau du bout de tissu central qui paraissait assez déchiré sur ses bords.

Marty : « Donc l’ancien s’appelle “Gemax I”, maintenant ? »

Blobor : « Il n’y avait aucune raison de l’appeler ainsi quand il était seul ! Mais maintenant, il faut pouvoir faire la différence… Je vous préviens, les larves, ce deuxième Gemax est plus évolué et donc plus fort ! »

Marty : « De la racaille reste de la racaille ! Comme ces saletés de rat-cailloux immigrés ! Je vais les pulvériser ! »

Blobor : « Gemax ! Utilisez “Ultralaser” ! »

Scarab : « Oh, ça me fait penser à un jeu ! »

Bleu : « “Cette référence n’est pas très efficace !” »

Les deux Gemax tendirent deux de leurs bras vers le ciel et chargèrent chacun un grand orbe blanc entre ces bras. Champis et Champhis partirent se cacher derrière les arbres les plus près de chaque côté de la route pour préparer une attaque-surprise ; Vert, Bleu, et leurs clones chargèrent à leur tour un grand orbe magique à leur couleur au-dessus d’eux ; Marty quant à lui restait en place en tenant fermement son sabre et sa lance, prêt à répondre de n’importe quel coup d’un potentiel assaillant. Les orbes des Gemax tirèrent leur énergie sous la forme d’un grand rayon blanc dans la direction de Marty. Les rayons furent stoppés par les orbes des bêtes qui repoussèrent les orbes jusqu’à leur source, ce qui causa deux grandes explosions magiques sur les Gemax et les fit tomber au sol.

Bleu : « “Mais ça n’affecte pas le Marty ennemi…” »

Marty saisit l’occasion pour courir vers Scarab et Blobor. Le premier étendit ses membres pour essayer de frapper Marty alors qu’il s’approchait, et Blobor prit sa forme inversée et se hérissa de pointes. Marty esquiva chaque patte au fil de son avancée et les frappa de son sabre pour les empêcher d’ensuite le saisir. Lorsque Marty s’apprêta à embrocher Scarab avec sa lance, les pointes de Blobor s’allongèrent soudainement vers la lance de Marty et piégèrent sa pointe. Les pattes de Scarab saisirent la lance, Marty fut incapable d’agir avec.

Marty : « Vous la voulez ? Eh, bah, prenez-là ! »

Marty lâcha prise. Scarab et Blobor prirent la lance et la brandirent entre eux grâce à leurs parties allongées. Marty sortit sa pelle et commença à l’utiliser pour parer les coups de ses ennemis qui utilisaient la lance pour frapper Marty avec une bonne allonge. Les Gemax commençaient à bouger. Avant qu’ils n’eussent le temps de se relever, Champis et son clone arrivèrent derrière les quatre ennemis en brillant de leur fameuse lumière jaunâtre.

Marty : « “Champi Akbar !” »

Bleu : « “C’est un piège !” »

À la grande surprise de Blobor et Scarab, Champis et Champhis explosèrent derrière eux, ce qui blessa tout le groupe de Zombos, les Gemax avaient néanmoins pris moins de dégâts en formant une aura blanche protectrice sur eux-mêmes. Vert et Bleu se jetèrent sur le Gemax II, et Verht et Bleuh foncèrent sur le Gemax I, les Gemax se protégèrent autant que possible des attaques de leurs adversaires en les contrant avec leurs membres ; Marty reprit son élan. Blobor et Scarab firent tout leur possible pour ne pas perdre l’équilibre et n’eurent d’autre choix que d’envoyer la lance sur Marty. Ce dernier l’évita et frappa chacun des deux sbires avec son sabre pour Blobor et sa pelle pour Scarab. Alors que Champis et son jumeau se reconstituaient, les Gemax qui étaient trop en difficulté décidèrent de tout donner. Leur corps brilla d’une lumière plus vive que jamais, et ils projetèrent une grande explosion lumineuse blanche autour d’eux, ce qui blessa et poussa fortement tous les compagnons de Marty, et fit tomber ce dernier à terre. Soudainement, les blessures de Blobor et Scarab avaient disparu, le pouvoir des Gemax les avait visiblement soignés. Les Gemax avaient perdu beaucoup d’énergie, mais ils n’étaient pas pour autant hors d’état de se battre. Marty et ses alliés se redressèrent, encore surpris par l’attaque qu’ils venaient de se prendre.

Bleu : « Wôw, c’était pas rien ça ! »

Bleuh : « Ils sont coriaces, ceux-là ! »

Marty : « Pas suffisamment pour nous ! »

Vert et son double partirent attaquer Blobor et Scarab pendant que Champis et Champhis chargeaient des spores explosives. Bleu et Bleuh visèrent chacun un Gemax pour tirer des pointes magiques sur eux, les deux Gemax évitèrent tout en se dirigeant vers Marty pour l’attaquer. Bleu et son jumeau cessèrent leurs tirs quand les Gemax se placèrent devant Marty et chargèrent l’un de leurs bras d’énergie pour le frapper de toute la puissance qu’il leur restait. Marty brandit son sabre qui brillait d’une étrange lumière multicolore. Marty avait profité du court temps qu’il eut sans aucun combat pour imprégner le sabre d’énergie issue de la fleur de magie. Il donna deux coups dans la direction de ses assaillants qui émirent chacun une grande onde magique multicolore qui trancha chaque Gemax avec une grande puissance, ce qui fut suffisant pour mettre hors service Gemax I. Le deuxième tomba à terre.

Marty : « Et surtout pas suffisamment pour moi ! J’ai appris à faire bien des choses ces dernières semaines ! Pas comme vous, bande de branleurs ! »

Champis et Champhis lancèrent finalement toutes leurs spores explosives quand leurs alliés furent assez loin de Blobor et Scarab, ces derniers prirent l’attaque de plein fouet.

Bleu : « Alors, vous en avez assez ? »

Blobor : « Mais ce n’est pas vrai à la fin ! »

Scarab : « Je crois que je vais pleurer… »

Blobor : « Tu es un scarabée, c’est impossible ! »

Scarab : « Alors je crois que je vais hurler ! »

Scarab cria d’une voix désespérée et parfaitement ridicule.

Bleu : « Et si on leur montrait une autre chose qu’on a apprise, Marty ? »

Marty : « En voilà une bonne idée ! Vert ! On va faire une attaque combinée ! »

Vert couina et se mit aux côtés de Marty. Ils coururent à toute vitesse alors qu’une puissante aura verte les entourait. Les Gemax au sol furent pris dans l’aura dans la course et les deux derniers sbires furent emportés eux aussi.

Marty : « Voilà qui est bien ! Hors d’ici, les morveux ! C’est notre voie ! »

Marty et Vert condensèrent toute l’énergie qu’ils avaient générée puis la relâcha en s’arrêtant de courir ce qui éjecta à pleine puissance les larbins de Zombos très haut et loin dans les airs.

Scarab : « “La Team Zombos s’envole vers d’autres cieux !” »

Vert couina avec une voix qui rappelait une mascotte d’un certain jeu vidéo.

Marty : « Bien joué, Pivertchu ! Euh… Vert ! »

Bleu : « “Culbuto, okay !” »

Marty : « Ouate de phoque ? »

Bleu : « À tes souhaits ! Et tu vois, moi aussi je peux faire des références ! »

Marty : « “Kamoulox !” Mais comment peux-tu la connaître alors qu’on ne vient pas du même monde ? »

Bleu : « “Ta gueule, c’est magique.” »

Marty : « Ce génie ! »

Ils reprirent leur marche.

Bleuh : « J’imagine que c’est au tour des militaires de nous barrer la route, non ? »

Bleu : « Tu commences à te familiariser avec les règles, c’est bien ! »

Bleuh : « Puis Zombos reviendra avec Gargantia et une nouvelle créature, on les bat, ils s’enfuient, puis le cycle reprend dans une semaine ou plus ! »

Bleu : « Tu as exactement compris comment ça marche ! Reste à trouver une façon d’achever le cycle… »

Marty : « C’est comme dans la saga du hérisson bleu, le cycle de chiasse ne se termine jamais… Crois-moi qu’on a intérêt de trouver un moyen de rentrer chez moi, ou je vais devenir fou ! »

Bleu : « Devenir encore pire que d’habitude ? Je ne crois pas que ça soit possible pour toi, mais après tout, on peut toujours faire pire… comme dans la saga du hérisson bleu, oui… Maintenant que j’y pense, j’ai toujours eu l’impression que certains des objets que tu as avec toi viennent d’un autre monde, ils vont très bien sur toi… »

Marty : « C’est vrai, on dirait bien que ça vient de mon monde. Les armes, les pièces, les chapeaux, les rollers, la fleur, le poisson, même le tas d’herbe que Vert utilise comme un nid semble venir de chez moi. »

Bleu : « Si bizarre de voir à quel point la fleur et le poisson sont semblables à des choses qu’on trouve vraiment sur Bluemoonia. Voilà pourquoi j’étais surpris quand j’ai trouvé la lance dans la mer, elle était différente de ce à quoi je suis habitué à voir. Le mystère de ton arrivée ici est encore plus étrange qu’avant, puisque des objets sont ici parvenus jusqu’ici, je me demande si l’on pourrait trouver d’autres personnes de ton monde ici… »

Marty : « J’espère pas… je jure que si ce petit con est ici, je vais brûler toute la planète… »

Bleu : « De qui tu parles ? »

Marty : « Personne ! »

Bleu : « Oh, qui est ce Personne ? Est-il amical ? »

Marty : « Fais pas le malin, le bleu ! Allons plutôt rendre visite aux “martiens” ! Mais comme d’habitude, les soldats du gouvernement vont nous empêcher de nous rendre dans la “Zone 51” ! “Tout n’est que tromperie !” »

Bleu : « On y va… »

Le groupe arriva après une longue marche près de la Base Militaire.

Marty : « Purée de bite ! Que c’est chiant de marcher autant ! Si seulement on avait pas pété les roues restantes du skate la semaine dernière, et si seulement les autres champis étaient plus coriaces, on serait là depuis déjà longtemps ! »

Bleu : « On aurait pu en grande partie éviter ça si tu n’avais pas essayé de faire de la luge avec sur la Montagne Azurano ! »

Marty : « L’hiver n’avait qu’à venir plus tôt ! Même les saisons sont des bobos gauchères fainéantes maintenant ! »

Bleu : « Si tu pouvais arrêter de penser une minute que l’univers tourne autour de toi… »

Marty : « Mais je suis au centre de tout ! La preuve ! La “Martybiblelogie”, le plus grand texte sacré qui soit, indique à quel point je suis important et que le cosmos n’existerait pas sans moi ! C’est grâce à ma puissance que le Soleil tourne autour de la Terre, tu sais ? »

Bleu : « Euh… »

Marty : « Et je suis sûr que quand je reviendrai chez moi que tout le monde s’agenouillera devant moi et écrira une suite à la Martybiblelogie qui racontera mes exploits épiques ici ! Elle se nommera… “L’Aventure de Marty” ! »

Bleu : « Pourquoi est-ce que ça me paraît aussi désagréablement familier ? »

Bleuh : « J’ai encore l’étrange impression d’avoir entendu une blague de très piètre qualité… »

Bleu : « On se ressemble vraiment, toi et moi… »

Marty : « Mon nom est dans le titre, donc vous voyez bien que le monde tourne autour de moi et que vous n’êtes que des personnages secondaires inutiles ! Ce sera le deuxième meilleur livre de tout l’univers… le premier étant la Martybiblelogie ! »

Bleu : « Je sais pas, le titre est nul, et l’histoire me paraît très mal écrite… et je ne parle même pas de l’humour qui fait vraiment défaut ! »

Marty : « Mais c’est pas écrit, c’est que des images ! C’est chiant comme la pluie les livres avec du texte ! Et je sais de quoi je parle, c’est ultra chiant les vêtements mouillés ! »

Bleu : « J’aime la pluie, car être le plus hydraté est très bon pour moi, mais je te comprends… surtout que tu ne changes jamais de vêtements et que tu ne les enlèves jamais… »

Marty : « Au moins, moi j’en ai ! Bande de sales nudistes ! Et puis je change de chapeaux des fois, donc c’est pas vrai ! »

Bleuh : « Pouvons-nous nous concentrer sur notre tâche ? »

Marty : « C’est qui que tu traites de tâche ? »

Bleu : « Nous avons une grande tâche à nettoyer ! Une pourriture couleur azurin, si vous voyez de quoi de je veux parler. Alors, mettons-nous au ménage. »

Marty : « Tu me tentes beaucoup avec ce dernier mot… »

Bleu : « Ne dis rien. Tu vas lancer un hashtag sur un certain réseau social, sinon. »

Marty : « “Hashtag Balance Ton Playmobil”. »

Ils entrèrent dans la base, et comme prévu, les militaires les attendaient, postés devant le bâtiment le plus au centre. Mais il y avait cette fois à leur côté une sorte de voiture assez lourdement armée, elle était verte, peu large, mais presque aussi longue que le camion. L’avant du véhicule était légèrement plus long sur la droite, et les roues étaient éloignées par des disques métalliques ouverts sur leur portion la plus haute. Les fenêtres étaient noires tout comme le camion, mais étaient cette fois blindées. Des armes de la même couleur se trouvaient sur le véhicule, à savoir des missiles positionnés en diagonale se trouvaient sur son toit, et les côtés étaient armés d’une sulfateuse sur leur droite et d’un canon à l’apparence futuriste sur leur gauche. Pour finir, des peintures qui représentaient des têtes et des armes de guerriers nordiques étaient présentes sur le capot et les côtés. Le camion avait un peu changé depuis sa réparation étrangement incomplète, deux petits trous placés en diagonale étaient désormais à l’avant.

Soldat-Roquette : « Chef ! C’est ces tabarnak de calice de fif ! »

Général : « Je vois très bien, soldat ! »

Camionneur : « Faut qu’on leur défonce bien le cul, sinon le patron sera en rote ! »

Général : « Soldats ! Il semblerait que l’ennemi cherche à passer par cette base, comme prévu ! Activez l’AM 1.1, et que ça saute ! »

Soldat-Roquette : « À vos ordres, chef ! »

Le groupe de Marty s’approcha des militaires.

Marty : « “Bonjour”, le poulet ! »

Général : « Bonjour… aiglon grassouillet. »

Marty : « Mais bordel, “c’est un pygargue !” C’est quand même pas compliqué de faire la différence ! »

Général : « Non, “c’est Nathalie Kosciusko-Morizet”. »

Marty : « À tes souhaits, mon poulet. »

Général : « Et on dit plus exactement un coq, cher plouc. »

Marty : « Plutôt cuck ! »

Général : « Ravi de l’apprendre. Et retourne donc apprendre la véritable signification des termes que tu emploies. »

Marty : « Alors comme ça on s’est trouvé un nouveau petit joujou pour compenser le vide dans le pantalon ? »

Camionneur : « Mais j’ai rien à compenser moi ! Je suis bien avec mon gros camion et ma bonne grosse frite… bien gros… »

Général : « Bref… Ceci est l’Arme Mobile 1.1 ! Pensée pour tout annihiler à une vitesse exemplaire ! Elle est autonome une fois activée, puisqu’il s’agit d’une intelligence artificielle ! Elle peut vous mitrailler, vous exploser, vous désintégrer, vous écrabouiller, “bref, elle sait tout faire. Sauf chanter des berceuses…” Cette version finale est le fruit de la collaboration avec nos nouveaux alliés ! »

Marty : « Comme quoi, vous aimez vraiment collaborer ! »

Bleu : « Marty, mets donc de côté tes blagues sur le pays de ce brave monsieur, et prête un peu plus attention à ce qu’il vient de dire. De “nouveaux alliés”… on dirait bien que mon intuition a été la bonne ! »

Marty : « De suite les extraterrestres ! Ça pourrait très bien être d’autres choses… du genre… des hommes lézards… avec un seul œil… et qui exercent des activités très maçonniques… »

Bleu : « Et après c’est moi le complotiste… »

Bleuh : « Ça va être bien difficile avec cette machine, évitez coûte que coûte de vous faire toucher ! »

Bleu : « En théorie, nos corps sont maintenant assez puissants pour résister aux tirs des armes de ces chers messieurs, mais ça risque quand même de faire bien mal, donc restons prudents, et agissons rapidement. »

Marty : « Ce sera seulement chaud pour vous ! Moi je suis un vrai professionnel de l’esquive ! »

Soudainement, deux tirs qui ressemblaient à de petits rayons lasers verts furent projetés à toute vitesse depuis le camion vers Marty, il parvint miraculeusement à esquiver ceux-ci, mais cela se joua au millimètre près, et à la seconde près.

Marty : « Joli coup de pute… je dois avouer, les gars… joli coup de pute. »

Bleu : « Ces rayons… ça ne ressemble en rien à l’armement que produiraient les militaires ou même Zombos… »

Marty : « Les extraterrestres ! “Ils sont là ! Ils sont dans les campagnes, dans les villes ! Ils sont sur les réseaux sociaux !” Surtout les réseaux sociaux… »

Bleu : « Plutôt que de faire ton cinéma sur les aliens, pourquoi ne pas plutôt provoquer les types qui sont juste en face de nous comme tu aimes tant le faire d’habitude ? »

Bleuh : « Et si l’on utilisait plus des actions que des mots ? »

Bleu : « Ça serait être trop exigeant. »

Marty : « “On va vous battre les doigts dans le nez ! Vous serez à mes pieds, et vous allez cirer mes glorieuses chaussures !” »

Camionneur : « “Fais pas ton nez ! Tu joues avec nos pieds !” »

Marty : « “À vue de nez, vous êtes bien casse-pieds toi et le québécois avec vos expressions étrangères !” »

Camionneur : « “Je vais te mettre le nez dans ta crotte, l’hypocrite ! T’as vraiment pas les pieds sur terre !” »

Marty : « “Dis le gars qui se fait mener du bout du nez par un mangeur de grenouilles qui capitule au moindre coup ! Vous êtes bêtes comme vos pieds !” »

Général : « “Ton nez remue sur mon peuple, Ricain gras du bide ! Nous avons bon pied bon œil avec notre régime alimentaire, nous !” »

Marty : « “Mon œil ma poule ! Je vais te coiffer au nez et à la barbe, et ce sera le pied !” »

Camionneur : « “Tu te fourres le doigt dans l’œil ! Va donc te moucher, tu te traîneras à nos pieds !” »

Marty : « “Je vais te claquer la portière au nez ! Ça te fera les pieds !” »

Général : « “Tu as déjà un pied dans la tombe, morveux !” »

Marty : « “Je vais t’enterrer au nez et à la barbe de tes larbins ! Tu vas lâcher pied, comme tous les lâches de ton pays de collabos !” »

Général : « Permets-moi donc de te rire au nez ! J’ai fait des pieds et des mains pour arriver à ce stade de ma carrière ! »

Marty : « Plutôt de la bouche et de la queue ! Tu vas perdre pied, comme tu dois moucher ton nez ! »

Bleuh : « “Peut-on arrêter de parler de vos pieds et de vos nez ? Pardon, mais nous avons à faire des choses importantes et ça devient très irritant à force de vous entendre…” »

Marty : « “T’es jaloux, car t’en as pas ! Et surtout pas de nez, comme l’autre chauve dans Dragon Boule ! Ne nous marche pas sur les pieds !” »

Bleu : « “Ne mets pas les pieds dans le plat. Tu vas empirer la situation… oups, je promets que celle-là était accidentelle !” »

Bleuh : « “Que ça se finisse…” »

Marty : « Que vos vies se finissent ! »

Général : « C’est une déclaration de guerre ! À l’attaque ! »

Marty et ses alliés se confrontèrent de nouveau aux militaires. Marty prit à ses côtés le poisson mystique pour contrer les tirs qui provenaient des canons lasers dissimulés dans le camion. Il brandit ensuite la fleur de magie pour envelopper le groupe d’une aura protectrice afin qu’ils puissent mieux résister aux tirs. Vert et Verht prirent le devant et concentrèrent leur magie tout en courant vers l’ennemi ce qui les enveloppa d’une barrière destructrice. Ils focalisèrent leur attention sur l’Arme Mobile qui était très dangereuse, en raison de ses missiles, ses balles, et ses lasers semblables à ceux du camion, mais plus rapides, et plus faibles. Champis et Champhis aidèrent à neutraliser les tirs issus des armes du Général et du Soldat-Roquette en tirant leurs projectiles corrosifs. Pendant que les militaires faisaient feu sur leurs amis, Bleu et Bleuh prirent leur forme de boule à pointes. Marty prit sa pelle et les envoya chacun avec un puissant coup sur le camion qui finit retourné à la suite du choc, et se retrouva donc dans l’incapacité de faire quoi que ce soit.

Marty : « Et un con de moins ! »

Le poisson mystique tira ensuite sur les missiles de l’Arme Mobile pour les faire sauter avant qu’ils n’atteignent leurs cibles. Vert et Verht furent trop affaiblis par les armes du véhicule et s’éloignèrent du feu ennemi. Bleu et Bleuh se rétablirent à la suite de leur choc contre le camion.

Marty : « Hey ! Le bleu numéro un et le bleu numéro deux ! Occupez-moi les deux autres losers à la langue française ! J’ai une idée concernant les champis pourris ! »

Bleu : « Bien ! »

Bleuh : « Je me demande ce qu’il a derrière la tête… mais allons-y. »

Bleu et Bleuh s’éloignèrent du camion et tirèrent leurs bulles magiques pour neutraliser les projectiles du Soldat-Roquette et du Général. Marty s’approcha de Champhis et lui fit signe d’aller vers le Soldat-Roquette. Le clone du champignon s’exécuta et commença son approche. Marty se rendit auprès de Champis et se mit à le porter avec son bras gauche tout en grimaçant de dégoût. Il fonça vers l’Arme Mobile et sortit de nulle part ce qu’il restait de la planche de skateboard qu’il tint avec sa main droite et l’utilisa pour se protéger des tirs. Porter tout ça lui demandait beaucoup d’efforts, et le ralentissait donc beaucoup. L’Arme Mobile s’éloigna très rapidement en voyant Marty venir trop près.

Marty : « Et merde… j’avais étrangement oublié que ça pouvait rouler cette saloperie ! Bon, mon gros tas de merde, rends-toi utile et immobilise-moi ce machin, je m’en fous comment ! Tant que tu me salis pas en le faisant ! »

Champis prépara quelque chose dans sa bouche, puis cracha à toute vitesse un gros liquide jaune et gluant sur les roues avant de l’Arme Mobile. Elle tenta de partir, mais n’y parvint pas alors qu’elle essayait de rouler à pleine vitesse. Sa tentative de déplacement ne fit que de la décaler très légèrement. Marty se protégea de nouveau et finit par atteindre non sans difficulté le véhicule armé et posa Champis sur le capot. Champis brilla et l’Arme Mobile ne put s’échapper et ne put se débarrasser du champignon. Champis explosa dessus ce qui retourna l’Arme Mobile et la mit hors service. Pendant ce temps, Champhis s’était approché du Soldat-Roquette, il brilla une fois près de lui.

Soldat-Roquette : « Tabarnak ! Je me casse de là, moué ! »

Le Soldat-Roquette rejoignit le Général tout en lui faisant signe de partir comme le champignon le pourchassait. Lorsque le Général se retourna il vit Vert et Verht venant dans sa direction, Bleu et Bleuh profitèrent pour s’approcher, Marty fit de même pendant que Champis se reconstituait.

Général : « Ils nous ont coincés, soldat ! Soit… nous déposons les armes ! Cessez-le-feu ! La victoire est à vous ! »

Marty : « Ah, vous êtes au naturel, là, mon général couard ! »

Général : « N’en rajoute pas, ver de terre ! »

Marty : « Maintenant que j’y pense, elles sortent d’où vos munitions de merde ? Il y en a une infinité ! »

Soldat-Roquette : « De ton cul ! »

Marty : « Non, sérieux, vous avez un code de triche pour les munitions infinies ? »

Général : « “Nanomachines, fiston !” »

Marty : « Je m’en doutais, vous avez utilisé le code Con-Ami ! Salauds de tricheurs ! Et puis le Belge, t’es vraiment con, t’aurais peut-être pu servir à quelque chose si tu étais sorti et que t’avais porté tes couilles inexistantes ! »

Général : « Ne cherche même pas à le faire sortir. Il ne peut pas abandonner son camion. Croyez-moi si je vous dis que ça entraîne beaucoup de complications, il ne voit jamais l’extérieur. »

Bleuh : « Et pourquoi donc ? »

Soldat-Roquette : « Tu préfères pas savoir. »

Camionneur : « Bordel ! Laissez-moi avoir un moment d’intimité avec mon bon gros camion ! Il est si gros… si énorme… comme ma frite… »

Marty commença à chanter.

Marty : « “Allez, les enfants ! Tous avec moi ! C’est parti ! La mécanophilie… c’est quand t’aimes baiser des voitures.” »

Il fit un doigt d’honneur.

Camionneur : « “La vie est trop courte pour ne pas baiser des camions !” »

Soldat-Roquette : « Ça explique toutes ces saletés crissement collantes et dégueulasses que j’ai trouvées dans le pot d’échappement ! »

Camionneur : « Ah, ça, je peux te dire que j’ai un gros pot d’échappement ! »

Général : « Je me demande bien parfois pourquoi je travaille avec vous, soldats… Qu’importe, repartons du bon pied… »

Bleuh : « Ne repartons pas sur les pieds… »

Marty : « Mais maintenant, on est tout le temps à pied. »

Bleuh : « Ce n’est pas ce que je voulais dire… »

Général : « Je vous autorise à vous rendre dans la salle de conférence où se trouve notre dernière trouvaille. Vous la trouverez dans le sous-sol du bâtiment central. Ne foutez pas le bordel, nous n’avons pas eu le temps de tout ranger ! Vous avez jusqu’à la fin de la réparation de nos véhicules, après ça, vous débarrassez le plancher ! »

Marty : « Je vais où je veux, et je fous le camp quand je veux ! Pas besoin de tes autorisations à deux balles ! Ni de tes balles ! »

Général : « De rien, surtout. »

Bleu : « “Au revoir”, messieurs… Bon, maintenant, voyons voir l’intérieur ! »

Marty : « On va leur piller le coffre-fort ! »

Bleu : « Vu le peu de moyens qu’ils ont d’habitude, ce serait très surprenant qu’ils aient un quelconque magot… »

Marty : « Oui, mais c’est plus “d’habitude”, maintenant ! Pillons ! »

Les sept rentrèrent et prirent les escaliers au fond qui menaient vers l’étage inférieur. Ils arrivèrent dans la salle de conférence en franchissant le couloir, il ne se trouvait que quelques chaises, un grand écran, et une table, ils s’approchèrent de celle-ci. Se trouvaient sur la table plusieurs objets, dont une caméra visiblement très vieille, et une jambière en or.

Marty : « C’est tout ? Bah, c’est déjà ça ! Je la mets ! On dirait qu’elle aussi vient de mon bled ! »

Marty la mit sur sa jambe droite.

Bleu : « Ça pourrait être pratique ! Il n’y a vraiment rien d’autre ? »

Marty farfouilla parmi la masse d’objets sur la table et mit la main sur une petite cassette.

Marty : « J’ai mis le nez sur quelque chose… reprenons pied ! »

Bleu : « Et c’était juste sous notre nez ! C’est le pied ! »

Bleuh : « N’empire pas la situation frérot… »

Bleu : « Désolé, j’ai fini par m’y faire… sa bêtise est une maladie terriblement contagieuse. Ne t’en fais pas, plus vite on épuisera le catalogue des expressions sur les parties du corps, et plus vite il se taira. »

Marty : « Voyons ce que cette vieillerie a à nous montrer ! J’espère que c’est pas un porno de l’autre mécanophile en train d’insérer sa frite dans son pot d’échappement… »

Bleuh : « Dans le doute, je vais fermer les yeux quelques instants… »

Marty inséra la cassette dans le magnétoscope adapté qui se trouvait au bas de l’écran. Une vidéo d’assez mauvaise qualité tant visuelle que sonore se joua. On pouvait y voir le Général, Zombos, et une silhouette inconnue peu imposante et dure à discerner. Ils se trouvaient visiblement dans un hangar obscur.

Zombos : « C’est un grand plaisir de s’être associé avec vous, travailler avec des êtres qui viennent de l’espace n’est pas très commun. »

L’inconnu répondit de sa voix à la fois assez grave et à la fois assez aiguë et quelque peu robotique. Sa voix résonnait légèrement de manière très étrange.

Inconnu : « Un plaisir partagé. Subir de pareils accidents n’est pas commun non plus, c’est le tout premier de ce calibre qui soit arrivé à un vaisseau dont je fus un passager. Je suis encore heureux de n’avoir emporté que mes quatre élites et mes machines de guerre lors de ce voyage, perdre des sujets aurait été désolant. Je n’ai pu protéger que mes élites, ainsi qu’un drone qui a eu la chance d’être assez près. Je n’ai malheureusement point idée de ce qui est arrivé à ce dernier, il n’est pas revenu et mon matériel encore fonctionnel n’a aucune trace de son signal. Il nous reste également encore à comprendre exactement ce qui a causé notre chute. »

Zombos : « Vous pouvez compter sur mon allégeance et celle de mes troupes pour vous aider à percer ces mystères. Votre puissance mérite bien mon respect, mais bien entendu, je compte toujours en retour sur vous pour m’aider à écarter de mon chemin quelques rats, ainsi qu’à voir ce dont ils sont capables. »

Inconnu : « Nous vous aiderons, cher seigneur. J’ose espérer que l’aide que nous avons déjà accordée pour finaliser votre arme de guerre sera forte utile. Ce fut un plaisir de travailler avec vous sur son prototype. En gage d’amitié et de confiance, je désire également vous remettre cette impressionnante épaulière. Elle se trouvait dans des décombres du vaisseau, ce qui était assez étrange. Je l’ai modifiée pour fonctionner comme celle originellement portée par mon lieutenant de guerre. »

Zombos : « C’est un grand honneur pour moi de recevoir une telle modification. Je dois dire que je suis tout aussi surpris que vous en ce qui concerne cette trouvaille. Cette épaulière m’appartenait autrefois… je ne peux donc que l’accepter fièrement, vous avez mes plus sincères remerciements. »

Zombos fit un petit ricanement et porta l’épaulière sur son épaule droite. De ce qui pouvait en être discerné, elle était très grande et métallique, et se portait grâce à une ceinture qui s’attachait en diagonale sur le torse. Finalement, le Général fit un signe vers la caméra et la vidéo s’arrêta. Le groupe resta silencieux quelques instants, à l’exception de Vert qui prononça un couinement d’incompréhension, Marty était lui d’un silence glacial.

Bleu : « Je l’avais bien dit ! »

Marty : « Ferme-la ! »

Bleu : « J’avais raison depuis le début ! »

Marty : « Non ! Le son et l’image étaient dégueulasses, tu as juste mal vu et mal entendu ! Les aliens n’existent pas ! »

Bleu : « Mais tu en es un ! Et techniquement, j’en suis aussi un par rapport à ton monde natal ! »

Marty : « Mais ça, c’est que du voyage par portail magique ! Les extraterrestres dans des vaisseaux, c’est de la science-fiction ! »

Bleu : « Peux-tu prouver qu’ils n’existent pas ? »

Marty : « Peux-tu prouver qu’ils existent ? »

Bleu : « Nous allons bientôt le savoir ! On file vers le “vaisseau”, maintenant, il devrait se trouver dans la Vallée Météa, ou à ses alentours, à l’ouest de cette base ! »

Marty : « Tu verras bien que tu as tort ! »

Bleu : « Tu verras bien que j’ai raison ! Ça me surprend que tu contestes autant l’existence de vie extraterrestre et que tu traites des personnes de complotistes, alors que tu es toujours le premier à croire à toute bêtise possible ! »

Marty : « Bah, écoute, le gouvernement m’a emmerdé quand je leur ai parlé de mes vaches kidnappées pour se faire sonder le cul par des aliens. Du coup, j’essaie de dissimuler ma vraie pensée pour pas avoir d’embrouilles ! Ils me surveillent… Ils peuvent me voir… Ils peuvent m’entendre… Ils peuvent me sentir… Ils peuvent me goûter… Ils veulent ma peau… »

Bleu : « OK… et si l’on partait, désormais ? »

Marty : « Non ! Ils sont là ! Ils sont partout ! Ils nous ont fait entrer pour nous piéger ! Ils veulent ma mort ! Moi, je mets pas mon nez dehors tant qu’ils sont là ! »

Bleu : « Dans ce cas, tu vas poser ton pied dehors, et je te coupe le nez ! Aller, on y va ! »

Marty : « Ils vont tous nous tuer… »

Bleuh : « Reprends-toi un peu, l’ami, où est donc passée ton énergie habituelle ? »

Marty : « Euh… hum ! Filons, banc de poissons ! Bleu, Bleu 2, on se barre ! »

Bleu : « Et les autres ? Tu sais, Vert, Vert 2, Champis, et Champis 2… »

Marty : « Ah, oui… j’avais oublié… je sais pas pourquoi… »

Bleu : « Parfois, je dois avouer que j’oublie qu’ils sont là tant ils sont calmes… Vu la profondeur des échanges que j’ai pu avoir jusqu’ici avec un “certain compagnon”, je dois dire que c’est une grande qualité de leur part. »

Bleuh : « En effet, qualité dont une “certaine personne” ici n’est pas particulièrement dotée… »

Marty : « Je sais que je suis super beau gosse et costaud, mais arrêtez de me regarder comme ça ! Vous êtes vraiment chelous vous deux ! »

Ils sortirent, non sans devoir attendre de temps en temps Marty qui longeait discrètement les murs avec un air paranoïaque. Ils virent que les militaires avaient remis sur pied leurs véhicules, Marty brandit son poing droit.

Marty : « Vous approchez pas ! Ou je fous “vérité” dans votre face ! »

Camionneur : « Oh, toi aussi t’as appelé ta bite comme ça ? Moi je l’ai appelée : “vérité”, car “la vérité sort toujours de la bouche des enfants” ! »

Ils restèrent tous silencieux et prirent une expression hautement choquée et perturbée.

Marty : « Je connais un “petit ours brun très câlin” qui donnerait avec joie son sceau d’approbation à ça… »

Bleu : « Oh… mon… dieu… »

Général : « Bienvenue en Belgique… »

Marty : « Je me souviens aussi d’un pape comme ça… »

Bleuh : « Je vais vomir ! »

Marty : « Et même d’un réalisateur de films… »

Camionneur : « Bah, quoi ? Elle était pas drôle ma blague ? »

Général : « Ha ! Ha ! Ha ! Ha… J’appelle les flics. »

Soldat-Roquette : « Déjà fait, chef ! »

Général : « Rappelez-moi de vous accorder une promotion plus tard, soldat ! »

Soldat-Roquette : « Merci, chef ! »

Camionneur : « Et merde. »

Marty : « Oh, t’inquiètes, ce sera tranquille ! Fais juste attention à “ne pas faire tomber le savon” ! Oh, qu’est-ce que je raconte ? Ça te ferait plaisir de toute façon ! Bon “plan cul” d’avance, gros ! Ha… plan cul… »

Bleu : « Mais comment les policiers pourraient-ils venir, il n’y en a pas sur cette planète ! »

Marty : « Il y a moi, petite islamoracaille gauchère ! Et tu réfléchis trop, c’est pas bien pour un poisson bleu ! »

Bleu : « Tu veux dire “poisson rouge” ? »

Marty : « Bah, non ! T’es pas rouge, me prends pas pour un dalton ! »

Bleuh : « Le terme correct ne serait pas plutôt “daltonien” ? »

Marty : « Oh vous faites chier, les intellos de bobos gauchers de gauche vé-gant, avec votre science à deux boules ! »

Camionneur : « Je m’y connais bien sur cette science ! »

Général : « On n’en doute pas, soldat. Et n’oubliez pas que chaque blague dangereusement tendancieuse de plus peut être utilisée contre vous ! »

Camionneur : « Je plaide non coupable, monsieur le juge ! »

Général : « Plaidoirie refusée, mon pédéraste ! Vous avez violé l’humour tout autant que ces mineurs, vous allez prendre pour au moins une vingtaine d’années. »

Marty : « Oh, c’est toujours moins grave que ce type qu’avait partagé la vidéo d’un swatting ! »

Général : « Effectivement, il n’y a pas de pire crime que de partager une vidéo sur les réseaux sociaux ! Mon pays prévoit de rétablir la torture et la peine de mort dans l’unique but de punir l’ignoble crime contre l’humanité de cet homme monstrueux ! »

Marty : « La justice est tellement juste dans votre pays ! Vous aimez peut-être vous enfoncer des baguettes dans l’anus, mais je peux pas critiquer votre système judiciaire ! C’est parfait ! »

Général : « Si seulement nous n’avions pas à être sarcastiques actuellement… »

Marty : « Sarcasme ? Quel sarcasme ? »

Général : « Qu’importe ! Et mentionne encore un cliché sur mon peuple, et c’est mon fusil qui se retrouvera au fond de ton endroit qui ne voit jamais la lumière du jour ! »

Marty : « Ah ! Je savais bien que vous aimiez enfoncer des trucs dans des anus ! »

Bleuh : « Partons… voir les… vous savez quoi. »

Marty : « Les reptiliens ! Je le savais ! »

Ils partirent vers l’ouest, mais juste avant, Marty se retourna brièvement vers le camion.

Marty : « Pédé… »

Ils se mirent en route et commencèrent à traverser le Col Pathmont.

Bleu : « Cette vidéo nous a mis encore plus de mystères sur les bras… Je me demande bien aussi comment leur vaisseau a pu s’écraser… Ça m’étonnerait que Zombos ait mis au point de quoi détruire quelque chose comme ça, et les éruptions de Bluemoonia n’atteignent pas non plus l’espace… Peut-être qu’un individu très puissant est derrière tout ça… si oui, je me demande bien qui ça peut être… »

Marty : « Sûrement encore les François maçons ! »

Bleu : « Des extraterrestres sont bel et bien là, mais une question très importante demeure encore : viennent-ils en paix ? »

Marty : « Tout comme je suis venu en pet. »

Bleu : « En tout cas, ils s’entendent avec Zombos. Soit il les a manipulés, soit ils sont du même acabit. »

Marty : « Des aliens illégaux ! “Je vais construire un mur, et je le ferai payer par les aliens !” »

Bleu : « Je me demande bien ce qu’ils manigancent, que comptent-ils faire sur notre planète ? »

Bleuh : « Ils vont nous tuer ! »

Bleu : « Ils vont kidnapper nos vaches ? »

Marty : « Ils vont tuer nos vaches ! »

Bleuh : « Ouah, la vache ! »

Bleu et Marty regardèrent Bleuh avec un air légèrement surpris.

Bleuh : « Qu’il y a-t-il ? Je n’ai pas le droit moi non plus de faire de mauvais jeux de mots insupportables ? »

Bleu : « Pitié, ne t’y mets pas aussi… »

Marty : « Bienvenue parmi nous ! »

Bleu : « Je l’avais bien dit que tu étais une mauvaise influence ! »

Marty : « Et je l’avais bien dit que t’étais qu’une vache mouillée ! »

Bleu : « On appelle ça une “baleine”. »

Marty : « Cétacé ! Cachalot ! Sangoku ! Baleine bleue ! Ta mère sous l’eau ! On s’en fout ! C’est pareil ! C’est assez ! »

Bleu : « Si j’avais un billet pour tous les jeux de mots ridicules que tu fais, je serais la personne la plus riche de l’univers… »

Marty : « C’est sûr que t’aimerais avoir du pognon comme ça, hein, l’islamogaucho anti-FIFA qui passe son temps à critiquer la société pour cacher sa misère de fainéant ! Bleu-bite ! Ha… “bite…” »

Ils focalisèrent de nouveau leur attention sur leur marche. Ils furent surpris de voir trois étranges créatures robotiques qui se dressaient sur leur chemin. Il s’agissait de robots gris qui faisaient à peu près la moitié de la taille de Marty. Leurs têtes avaient la forme d’un cylindre avec des boulons qui dépassaient de l’emplacement des oreilles et huit boulons disposés en cercle sur la partie supérieure de leur tête. Leurs yeux étaient rectangulaires et verts à contours noirs et rayures noires verticales, leur bouche avait la forme d’un trapèze. Leurs corps avaient eux aussi la forme d’un cylindre, mais moins large et plus haut. Un petit bouton vert se trouvait en bas de leur torse, ainsi qu’un plus gros qui pouvait être tourné et qui se trouvait sur la gauche. Un écran bleu ciel avec trois colonnes vertes qui changeaient incessamment de taille se trouvait juste au-dessus des boutons et occupait une grande partie de la face avant du torse. Leurs bras avaient la forme de tuyaux flexibles qui se terminaient par une main toute ronde avec un boulon au milieu et une pince en forme de fer à cheval en guise de doigts. Leurs jambes étaient de fins rectangles verticaux avec des pieds rectangulaires et particulièrement longs sur l’avant. Le robot le plus à gauche présentait quelques petites fissures à différents endroits de son corps, et celui au milieu avait les yeux un peu endommagés. Ils se mirent à parler. Leur voix de robot variait du grave à l’aigu selon le robot. Celui à gauche avait une voix aiguë, celui du centre une voix robotique normale, et celui à droite une voix grave.

Robot à gauche : « Formes de vies détectées. »

Robot au centre : « Analyse en cours… »

Robot à droite : « Évaluation des paramètres… »

Bleu : « Nom de je ne sais pas qui, Marty ! Ce sont vraiment des aliens ! »

Marty : « “Game over, man ! Game over !” »

Bleu : « Je l’avais bien dit ! Et j’avais bien dit qu’ils étaient gris ! »

Marty : « Mais boucle-la, à la fin ! »

Bleu : « En revanche, je ne m’attendais absolument pas à ce que ce soit des robots… »

Marty : « “Je me demande s’ils rêvent de moutons électriques…” »

Bleuh : « Si surprenant… »

Bleu : « Excusez-moi, qui êtes-vous ? »

Robot à gauche : « Robot A. »

Robot au centre : « Robot B. »

Robot à droite : « Robot C. »

Marty : « Quels super prénoms ! »

Bleu : « Bien sûr, monsieur “Vert, Bleu…” »

Marty : « Et ils sont où les 23 autres ? Il faut l’alphabet complet ! Posons plutôt la vraie question : vous êtes quoi ? »

Robot C : « Robots d’élite de l’Empereur galactique. »

Robot B : « Nous avons été envoyés par Sa Majesté Impériale et le lieutenant Zombos. »

Robot A : « Avec pour ordre de vous exterminer. »

Bleuh : « Pardon ? »

Robot A : « “Exterminer ! Exterminer !” Erreur critique ! Correction : vous éloigner. »

Bleuh : « Oh… j’aime mieux ça… »

Marty : « OK… Décidément, j’aurai tout vu dans ce monde… On va vous détruire, les tas de boulons ! »

Bleu : « Pourquoi une telle violence, Marty ? Il n’a fait que de se tromper ! Ils ne m’ont pas l’air violents ! »

Robot B : « Vous. »

Robot C : « Allez. »

Robot A : « Mourir. »

Marty : « Je le savais ! »

Robot C : « Erreur ! Correction : échouer. »

Marty : « Mais il a pété un boulon, celui-là ! »

Bleu : « Tu vois, Marty, celui-ci est simplement endommagé, il ne fait pas exprès… »

Marty : « Mais bien sûr… et s’il pète un câble sur nous ? Ce sera juste un “accident” ? »

Robot A : « Pardonnez ces erreurs. »

Robot B : « Nous vous prions. »

Robot C : « De nous affronter. »

Marty : « Et vous allez faire quoi ? Nous pincer le nez à mort ? Nous sonder l’anus avec des baguettes et des seringues ? »

Les robots A et C tendirent leur pince droite devant eux. Un petit canon sortit de leur main que les robots pointèrent vers le groupe de Marty. Le robot B sortit des petites lames pointues de ses pinces.

Marty : « “Uh, oh… Spaghetti-oh…” »

Le Robot A et le Robot C firent feu avec des rayons lasers verts clairs incroyablement rapides sur les bêtes qui tirèrent très vite des projectiles magiques pour contrer.

Marty : « Vous voulez réellement nous buter ! »

Robot C : « Nous vous avons analysés. »

Robot B : « Nous savons ce qui peut vous tuer. Ou ne pas vous tuer. »

Robot A : « Nous savons presque complètement de quoi vous êtes capables. »

Marty imita autant que possible leur voix robotique.

Marty : « Vous. Pouvez. Pas. Parler. Normalement ? »

Robot B : « Ce n’est pas un combat à mort. »

Robot A : « Mais un simple test. »

Robot C : « Pour obtenir plus de données sur vous. »

Marty sortit le poisson mystique pour aider ses compagnons à stopper les lasers ennemis. Il prit sa pelle et son sabre avant de s’approcher du Robot B. Marty frappait les lames que le robot utilisait pour se protéger tout en reculant, il analysait Marty pour déterminer le moment clé pour frapper, et ce sans causer la moindre blessure mortelle. Les robots A et C qui déterminèrent que leurs ennemis les surpassaient, décidèrent de tendre également leur pince gauche pour activer un autre canon. Celui-ci tirait des petits projectiles lasers de couleur bleue à une cadence de tir nettement inférieure. Mais ces lasers bleus se révélèrent bien plus efficaces contre les attaques magiques de leurs ennemis et parvinrent à franchir certaines d’entre elles. Ceci finit par pousser les bêtes à sauter dans toutes les directions pour esquiver, puis à s’éloigner.

Bleu : « J’aime pas ça du tout ! »

Bleuh : « Il nous faut un plan ! »

Bleu : « Il nous faut une vache ! »

Robot A : « Tuez. »

Robot C : « Les. »

Robot B : « Vaches. »

Marty : « J’avais encore raison ! »

Marty continua à frapper le Robot B qui ne montrait toujours aucun signe de faiblesse.

Marty : « Tu vas lâcher l’affaire, oui ? »

Robot B : « Négatif. »

Marty ralentit son attaque et anticipa le moment où le robot allait frapper pour bloquer les lames de la machine, et pour le repousser en le frappant aussi rapidement que possible de ses deux armes.

Robot B : « Mise en place de contre-mesures en cours… »

Marty : « Fais chier ! »

Bleu et Bleuh s’approchèrent aussi vite que possible de Marty et se jetèrent sur ses bras et s’y accrochèrent avec leurs nageoires.

Marty : « Mais vous foutez quoi ? »

Bleu : « Tais-toi, et fais-nous confiance ! »

Bleuh : « Nos pointes vont bien t’aider ! »

Les pointes sur leurs corps s’allongèrent.

Marty : « Cool ! Mais vous me gênez, bandes de lourdauds ! Et pour les autres ? On utilise la fleur de magie ? »

Bleuh : « Économisons-la le temps qu’elle se recharge complètement ! J’ai également stoppé le poisson mystique en passant. Leur énergie a des limites, et nous en aurons besoin pour des combats plus importants. »

Bleu : « Nos amis vont y arriver, ils ont encore plus d’un tour dans leurs sacs ! »

Marty : « Mais ils n’ont pas de sacs ! »

Marty reprit le combat, mais il utilisa ses nouveaux « gantelets » à la place de ses armes. Champis et Champhis se cachèrent derrière des arbres et crachèrent des spores très fines dans l’air pour brouiller les capteurs des robots. Vert chargea vers le Robot A en concentrant sa magie et Verht fit de même pour le Robot C. Les robots focalisèrent leur attention sur eux, ce qui permit aux champignons d’arriver derrière eux et d’exploser sans être détectés. Les deux robots tombèrent par terre, ils étaient néanmoins indemnes grâce à une fine barrière protectrice bleu ciel qu’ils avaient activée sur leurs corps. Marty continuait à frapper les lames du Robot B, celui-ci avait plus de difficulté à réagir comme la nouvelle façon de se battre de Marty ne correspondait pas à ce qu’il avait analysé. Marty plaça ses deux camarades piquants droits devant lui et chargea avec pour pousser le robot qui ne put que saisir des pointes. Bleu et Bleuh se concentrèrent pour libérer autant que possible leur énergie magique afin de repousser aussi brutalement que possible leur adversaire robotique. Marty mit un maximum de force pour achever sa poussée ce qui fit tomber violemment en arrière la machine. Tous les robots se relevèrent lentement face à leurs adversaires toujours prêts à en découdre.

Robot C : « Données recueillies suffisantes. »

Robot A : « Confirmation des ordres en cours… »

Robot B : « Retour à la base. »

Robot A : « Mais avant. »

Robot B : « Des félicitations s’imposent. »

Robot C : « Vous avez prouvé votre valeur. »

Marty : « On peut passer, maintenant ? »

Robot B : « Préparez-vous. »

Robot A : « À être. »

Robot C : « Diplômés. »

Bleuh : « Les robots ont un sacré sens de l’humour, on dirait ! »

Marty : « Quel humour ? Il y avait une blague ? »

Le Robot C sortit une sorte de petite boîte métallique. Il la posa sur le sol après avoir appuyé sur un bouton derrière et elle devint soudainement grande comme un coffre. Les yeux du robot brillèrent et la boîte s’ouvrit, révélant une couronne dorée en forme d’un simple anneau. Celle-ci était décorée de nombreuses bosses minuscules qui ajoutaient beaucoup de détail à son apparence pourtant simple.

Robot C : « C’est. »

Robot A : « À. »

Robot B : « Vous. »

Marty : « “C’est un piège !” »

Bleu : « Mais non, Marty… »

Bleu saisit la couronne et la tendit vers Marty.

Bleu : « Tu vois bien ? Aucun danger ! »

Marty : « Je suis sûr que c’est une machine déguisée qui sert à lobotomiser la cervelle du cerveau ! »
Bleu : « Mais tu vois bien qu’il s’agit encore d’un objet de ton monde ! Arrête donc de faire ton parano ! »

Bleu monta sur Marty depuis son dos, celui-ci tenta vainement de le faire tomber en agitant ses bras derrière lui.

Marty : « J’en étais sûr ! Ils t’ont lavé le cerveau ! Descends ! Arrêtez-le ! Arrêtez-le… »

Bleu posa la couronne sur la tête de Marty après lui avoir retiré sa casquette de policier.

Bleu : « Voilà, Votre Altesse. Alors, monsieur le prince, votre “cerveau” est toujours intact ? »

Marty : « Au secours ! Ma précieuse mémoire ! Ma si grande intelligence ! Tout est parti ! Mais… oh… rien ne se passe… »

Bleu : « Tu vois ! Et vu ton absence totale de matière grise, il n’y avait pas grand risque ! »

Marty : « Mais maintenant que j’ai un anneau du monde du hérisson bleu, ça veut dire que je suis invincible ! »

Bleu : « Non, tu ne l’es pas… »

Marty : « “Je suis putain d’invincible !” »

Bleu lui piqua la jambe droite avec sa corne, Marty paniqua et tint sa jambe droite endolorie tout en sautillant.

Marty : « “Oh no !” Ma carrière de footballeur est foutue ! »

Il finit par trébucher et par faire tomber la couronne.

Marty : « “Mon invincibilité… Mon anneau !” Je dois le récupérer avant qu’il disparaisse ! Sinon les robots d’Homme Œuf vont me tuer en un coup ! »

Il ramassa la couronne et la remit sur sa tête. Les robots miniaturisèrent de nouveau la boîte et partirent visiblement en direction de la base des militaires.

Marty : « Bien… à présent, le vaisseau ! »

Le groupe des aventuriers continua sur le chemin, et arriva dans la vaste Vallée Météa. Marty et ses compagnons pouvaient déjà apercevoir le gigantesque objet qui s’était écrasé. Il s’agissait bel et bien d’un grand vaisseau spatial. Après quelques minutes de marche dans le magnifique paysage montagneux où flottaient plein d’étranges minuscules orbes de lumière multicolores plus haut dans les airs, ils arrivèrent sur une pente descendante qui menait vers le vaisseau et qui bloquait l’accès à la partie suivante de la Vallée Météa. Ils pouvaient enfin discerner parfaitement le vaisseau. Étrangement, celui-ci semblait avoir plutôt bien atterri malgré la vitesse de sa chute et les nombreux dégâts visibles sur celui-ci. Il était presque parfaitement à l’horizontale et était juste bordé par un peu de terre sur sa partie inférieure. De plus, c’était la face avant du vaisseau qui était du côté du groupe de Marty, alors que le vaisseau devrait logiquement être dans la position inverse. Le vaisseau était très long et de couleur blanche. De nombreuses tourelles aux tailles variables se trouvaient un peu partout dessus, ainsi que de grands canons, et de grandes portes métalliques d’une très grande longueur qui abritait des hangars se trouvaient sur les côtés. Le vaisseau disposait d’une grande structure de forme relativement sphérique sur sa partie supérieure. Celle-ci ressemblait relativement à un casque avec deux cornes larges, mais courtes. Une grande vitre bleue en forme de visière d’un casque se trouvait vers le haut ainsi qu’un grand joyau bleu plus haut au-dessus.

Bleu : « Messieurs et champignons, voici enfin ce que nous cherchions ! »

Bleuh : « C’est encore plus grand que ce à quoi je m’attendais ! »

Marty : « Voilà enfin le tas de ferraille de l’espace… il a l’air de s’en être plutôt bien sorti… même… un peu trop… »

Bleu : « C’est effectivement étrange… un vaisseau de cette taille aurait dû même dévaster une bonne partie du paysage en atterrissant ici… »

Marty : « En parlant de ça… Sympa, le coin ! »

Bleuh : « C’est si beau… »

Bleu : « Je sais, ces petites lumières de toutes les couleurs font tout le charme de cette vallée ! Et encore, vous ne voyez ça que de jour ! C’est une véritable merveille la nuit ! La Vallée Météa paraît peut-être banale vue de loin, mais c’est un magnifique spectacle vu de près ! Mais nous ne sommes pas là pour admirer les environs… allons voir ce que ce vaisseau nous cache ! »

Ils commencèrent à descendre, puis se mirent sur leur garde quand ils virent que la face avant du vaisseau commençait à bouger. Il s’agissait en fait d’une grande double porte à ouverture verticale dont la porte supérieure s’ouvrait vers le haut et dont la porte inférieure s’abaissait pour se transformer en rampe d’entrée. Était dissimulée derrière une grande et large double porte à ouverture horizontale.

Marty : « C’est inutilement compliqué, leur connerie… »

La double porte s’ouvrit lentement, révélant Zombos qui chevauchait Gargantia.

Marty : « Tiens, déjà lui ? »

Bleuh : « C’est bien notre veine… »

Bleu : « Il fallait bien s’y attendre… »

Gargantia descendit lentement la rampe avec Zombos sur son dos, celui-ci sourit du coin des lèvres alors qu’il regardait Marty.

Zombos : « Marty. »

Marty : « Comme on se retrouve… vieille momie ! Ou devrais-je dire, sac à vomi ! »

Zombos : « Toujours aussi comique à ce que je vois. »

Marty remarqua l’épaulière que portait désormais Zombos. La partie centrale de celle-ci était composée de grandes écailles métalliques grises obscures. Ses bordures étaient d’un cuir rouge et avaient cinq larges, mais courtes franges sur sa droite. Et sa lanière de métal était d’un gris très sombre, et était décorée sur chaque côté de trois rectangles rouges les uns au-dessus des autres.

Marty : « Sympa ta quincaillerie sur l’épaule ! Tu fouilles dans les décharges, maintenant ? Pas surprenant ! »

Zombos : « Oh, Marty, dès que tu l’auras frappée, il sera garanti que tes propres outils seront bons pour la décharge ! »

Marty : « En parlant de décharges, on dirait que tu t’es trouvé une maison à ta hauteur en grand format ! Fais attention à pas trop t’électrocuter là-dedans ! Qui sait, ça pourrait peut-être te réanimer ! »

Zombos : « Il est fort probable que ça te sera fort utile dans les prochaines minutes, quand tu te retrouveras à terre, piégé entre la vie et la mort ! »

Marty : « Maintenant, tu as une grande niche pour ton clébard ! Sois content ! Le toutou a assez d’espace pour ne plus venir ronger les os de ton “cadavre” ! »

Gargantia grogna légèrement, et une petite bouffée de fumée sortit de sa gueule.

Bleu : « Ce vaisseau ne fait même pas un centième de la taille de son égo… »

Marty : « Alors, qui était ce nouvel ami que tu t’es fait ? Un alien mort-vivant ? L’empereur des cadavres puants de l’espace, c’est ça ? »

Zombos : « Je vois que vous avez fourré votre nez dans mes affaires ! Qu’importe que vous ayez découvert ce que moi et mes nouveaux alliés avons mis sur pied, ça ne changera rien à votre imminente défaite ! »

Marty : « Mon pied dans ta gueule ! »

Bleuh : « Par pitié, ne recommencez pas ces jeux de mots… »

Marty : « Tu montres enfin le bout de ton nez plus défiguré que ma mère ! »

Bleuh : « Non… »

Marty : « Mets donc le pied à terre, lâche ! »

Zombos : « Veux-tu mon doigt, Marty ? »

Marty : « Sans façon, sac à merde. »

Zombos : « Puisqu’il semblerait que tu t’enfonces bien trop le doigt dans les narines… »

Marty : « Carre-le-toi dans le fion ! »

Zombos : « Affronte-moi seul dans un combat loyal, ou bien aide-toi de tes amis et fais directement face à nos forces réunies. »

Marty : « Tu veux dire sur un pied d’égalité ? »

Zombos : « Sur le pied de guerre. »

Bleuh : « Frère, pourquoi ai-je soudainement la forte envie de tuer quelqu’un ? »

Bleu : « C’est normal, frérot, une très forte exposition à une dose de Marty McQuinn finit par causer de graves pulsions meurtrières ! Sans oublier toutes les tumeurs au cerveau en plus ! »

Marty : « Je n’ai même pas besoin d’eux ! Je peux te défoncer tout seul ! Je suis le plus fort, le plus classe, et le plus dur à cuire de l’univers entier ! Personne ne peut faire une égratignure sur ma peau divine ! Je suis le meilleur ! Tu n’as pas la moindre chance, même avec ta bestiole ! »

Zombos : « En as-tu fini avec ton soliloque ? »

Marty : « Quand ta sale face sera six pieds sous terre, là où elle doit être ! »

Bleu : « Honnêtement, je commence à croire qu’il serait capable de tuer chacun d’entre nous par l’ennui à force de nous irriter avec son narcissisme titanesque ! “Mourir d’ennui” va finir par devenir littéral ! »

Bleuh : « Un jour, son égo gonflera tant qu’il éclatera et nous explosera tous avec. »

Marty : « Vous êtes gonflés ! »

Bleu : « Non, son égo est infini. On ne sait peut-être pas si l’univers est sans fin, mais son égocentrisme ne connaît à coup sûr aucune limite… Tout comme la bêtise humaine… Ou encore, comme le nombre d’épisodes fillers dans un certain anime populaire avec des ninjas. »

Marty : « Vous êtes gonflants ! »

Bleu : « Et si on s’éclatait ? »

Marty : « J’explose d’impatience à l’idée de découper le zombie puant en morceaux ! »

Bleu : « Tant qu’on peut échapper aux blagues sur les terroristes d’une certaine religion, c’est tout ce qui compte. »

Bleuh : « Je sens que nos frères champignons sont impatients à l’idée d’exploser ! »

Bleu : « “Frères champignons”… ça me dit quelque chose… »

Marty : « Champis akbar ! »

Bleu : « Et… c’est foutu. »

Marty : « Comme son cul ! »

Marty se mit en position de combat, et ses compagnons firent de même. Marty pointa le bout de sa lance sur le dos de Champis, et sa pointe commença à s’envelopper d’une étrange lueur rouge et jaune.

Bleuh : « Nous avons un compte à régler avec lui ! »

Zombos : « Vous pensez peut-être pouvoir m’impressionner ? »

Bleu : « Non, mais on peut te vaincre ! »

Vert et son clone couinèrent furieusement, et Gargantia poussa un rugissement assourdissant.
Zombos : « Parfait, cela faisait longtemps que Gargantia voulait se dégourdir les pattes ! Et quelque chose me pousse à penser qu’elle est très intéressée par l’idée d’essayer un nouveau pâté, aujourd’hui ! Vous allez connaître l’enfer ! »

Marty : « Je ne veux pas connaître son estomac… »

De la vapeur sortit de la bouche de Gargantia, et elle cracha une boule enflammée sur ses adversaires. Ceux-ci se jetèrent sur les côtés pour l’éviter, mais ce ne fut pas suffisant pour s’en sortir sans aucune égratignure puisque la boule explosa et enflamma de l’herbe. Les flammes étaient parfaitement orange et émettaient de grandes particules de la même couleur dans l’air.

Marty : « Dis-moi, son estomac peut faire cuire la viande ? »

Zombos : « Pourquoi ne vas-tu pas à l’intérieur pour vérifier par toi-même ? »

Marty : « Pourquoi est-ce que tout le monde me donne la tentation de faire des blagues beaufs et misogynes ? »

Gargantia prépara une nouvelle boule de feu tout en visant Marty. Celui-ci courut aussi vite que possible et sauta du mieux qu’il put pour éviter totalement les dégâts causés par l’explosion, ce qu’il fit avec succès.

Marty : « Retourne cuisiner… femelle ! »

Zombos : « Tu as bien le don pour te ridiculiser toi-même, petit phallocrate. »

Marty : « Qui est le vrai sexiste quand tu la chevauches et que tu ne la laisses être qu’en position du bas ? »

Marty courut vers ses ennemis en pointant la lance devant lui. Gargantia prépara une nouvelle boule de flamme explosive et attendit le bon moment pour tirer. Pendant ce temps, les compagnons de Marty tiraient des projectiles magiques sur Gargantia pour l’affaiblir. Exactement au moment où Gargantia allait faire feu, Marty parvint à se servir de la lance comme d’une perche en la plantant brièvement dans le sol, ce qui déclencha les spores explosives précédemment déposées par Champis. Marty fut propulsé bien haut vers Zombos et se prépara tout en chutant à lui planter la lance dans la tête. Lorsqu’il s’apprêta à toucher sa cible, Zombos eut le parfait timing pour saisir la lance de Marty de toutes ses forces avec son bras droit. Marty tenta alors aussi rapidement que possible de le frapper au sabre, mais Zombos bougea de sorte que la lame touche son épaulière. Ceci eut pour effet de générer une puissante énergie rouge qui parcourut la lame du sabre et enveloppa ensuite Marty, ce qui lui infligea une très forte douleur au point de lui faire lâcher prise sur la lance. Marty tomba au sol tout en grimaçant de douleur.

Zombos : « Mauvaise pioche, mon ami… cette épaulière n’est point banale ! Grâce aux talents de nos chers “visiteurs”, cette épaulière de puissance est bien plus dévastatrice qu’elle ne fut en ses plus glorieux jours ! »

Marty : « Et je vois qu’elle n’est pas la seule à avoir eu de meilleurs jours… »

Zombos brandit la lance de Marty.

Zombos : « Cependant, ton arme est bel et bien de la pure pacotille ! Je dois dire que je suis impressionné que tu sois parvenu à arriver si loin en étant équipé d’un bâton pointu si ridicule ! Ton talent n’est définitivement pas à sous-estimer ! Je suis tout autant surpris que ta “lance” ait pu résister à la puissance de l’épaulière. À présent, il est grand temps pour l’arroseur d’être arrosé ! »

Marty : « Expression de merde ! Dans mon pays, on dit “goûter à sa propre médecine !” »

Marty se releva, Gargantia se tourna vers lui et le regarda furieusement.

Marty : « Et c’était pas toi qui faisais un scandale, car je ne me battais pas loyalement ? Rends-moi cette lance ! »

Zombos : « Tu as déjà bien plus d’équipement que nécessaire ! Puisque tu penses que j’ai tant d’affection pour la quincaillerie, je vais me permettre de te l’emprunter ! Ce n’est que rééquilibrer la balance. Si tu tiens tant que ça à ton “arme”, viens donc la prendre par toi-même ! »

Marty : « Seulement après que je l’aurais nettoyée maintenant que tu l’as salie avec tes mains pleines de crasse ! »

Marty prit son sabre et sa pelle. Il tenta de frapper Gargantia dans l’œil, mais celle-ci se mit sur ses deux pattes puis fracassa violemment le sol de ses pattes avant tandis que Marty reculait pour éviter l’attaque. La secousse fut si forte que Marty perdit l’équilibre. Gargantia chargea devant elle. Marty roula pour l’esquiver et tenta de la frapper à la patte de son sabre lorsqu’elle passa à côté de lui. Cette attaque fut sans succès puisque Zombos bloqua la lame grâce à la lance. Gargantia continua à courir vers les amis de Marty pour les attaquer, Zombos gardait la lance prête à embrocher les braves créatures.

Bleuh : « C’est pas bon du tout ! »

Bleu : « Bougeons-nous de là avant qu’ils ne nous transforment en crêpe trouée ! »

Ils se dispersèrent et coururent aussi vite que possible. Marty restait en position avec ses armes devant lui et observa les mouvements du duo adverse. Zombos et Gargantia prirent Bleu en chasse comme il était un des plus lents. Ils parvinrent à le rattraper, et Zombos le piqua brutalement sur sa tête avec la lance, ce qui le stoppa dans son élan tout en le blessant. Gargantia le cogna avec sa tête ce qui le jeta bien loin tout en le laissant en piteux état.

Bleuh : « Bleu ! »

Marty : « Sales enfoirés ! Vous allez payer cher pour ce que vous lui avez fait ! »

Marty enragea rapidement et fonça vers ses ennemis qui poursuivaient Bleuh. Bleuh qui savait qu’il n’avait aucune chance de s’échapper, s’arrêta et se retourna avec un air déterminé. Zombos sourit du coin des lèvres et serra plus fort la lance, il fit stopper Gargantia devant Bleuh.

Zombos : « Alors, tu vas venger ton “frère” ? Je suis curieux de voir ce que tu comptes faire ! »

Bleuh : « Monstre ! Tu prétends être loyal, et pourtant tu n’hésites pas à être sans pitié sur les plus faibles ! »

Zombos : « Oh, mais je n’ai nullement l’intention de vous tuer, ni même d’abuser de ma puissance qui vous est actuellement supérieure. Je compte uniquement tester vos capacités à leur maximum ! Vous ne feriez pas de votre mieux s’il n’y avait pas quelques risques ! Prouvez-moi que vous n’êtes pas de simples faibles, ou bien quittez ce combat si vous n’êtes pas en mesure de m’affronter ! »

De grands projectiles explosifs ainsi que les tirs du poisson mystique touchèrent le dos de Gargantia, ce qui lui cause un peu de douleur et la surprit.

Marty : « Poiscaille numéro deux ! Ne bouge pas de là ! »

Marty envoya son anneau comme un frisbee au-dessus de Zombos, la couronne fit disparaître Bleuh dans une lumière dorée quand il passa au-dessus de ce dernier. Alors que la couronne tomba au sol, Bleuh réapparu sur le chapeau jaune de Marty. Ce dernier avait posé ses trois chapeaux à des endroits distants sur le terrain pour permettre de s’y téléporter, et il avait activé le poisson mystique au-dessus de sa casquette de policier.

Zombos : « Malin… comme toujours. »

Verht arriva derrière Gargantia, et Vert arriva devant elle. Ils avaient tous deux trois mètres de distance avec celle-ci.

Marty : « Va aider les champis à bombarder ces têtes de furoncles ! Et mets-toi bien loin ! Je m’occupe de Bleu ! »

Bleuh : « Marty… Merci ! »

Marty courut vers Bleu. Vert et Verht se mirent à briller, puis ils coururent en cercle autour de Gargantia à une vitesse incroyable, celle-ci tenta de s’en prendre à eux, mais elle ne pouvait pas les toucher tant ils étaient rapides. Marty arriva auprès de Bleu.

Marty : « T’as toujours toutes tes écailles, mon vieux ? »

Bleu : « Je n’en suis pas sûr… »

Marty : « T’en fais pas, je vais te remettre sur pied, je vais utiliser tout ce qu’il reste dans la fleur de magie pour te soigner. »

Marty pointa la fleur magique sur lui, une belle lumière verte de celle-ci, et Bleu fut à nouveau en forme.

Marty : « Mieux ? »

Bleu : « Beaucoup mieux ! Merci, Marty ! C’était vraiment sympa ! »

Marty : « Bouge-toi, maintenant ! On a deux boutons d’acné à éclater ! »

Bleu : « Je vais bien les crever ! »

Marty : « Surtout, reste bien loin des autres pour que l’autre grognasse sache pas quoi mordre ! »

Gargantia enragea et commença à préparer de puissantes flammes dans sa gueule.

Zombos : « Il n’y a point d’intérêt à tenter de toucher des adversaires si agiles… cependant, on peut toujours les écarter ! »

Marty se positionna près du chapeau rouge et attendit ses ennemis. Gargantia souffla une grande vague de flammes sur le sol qui commença à enflammer toute l’herbe autour, les deux bêtes vertes durent partir pour ne pas se brûler les pattes.

Marty : « Ho ! La face de pustule ! Par ici ! »

Gargantia se tourna vers Marty, puis chargea dans sa direction en traversant les flammes sans problème. Dès le moment où Marty se téléporta quand Gargantia fut assez proche, Zombos sauta dans la direction du chapeau jaune et courut vers lui alors que Marty y apparaissait. Gargantia prit le chapeau rouge dans sa gueule, et courut vers le poisson mystique.

Marty : « Et merde ! »

Zombos tenta de frapper Marty avec la lance, mais celui-ci disparut pour réapparaître sur la couronne.
Marty : « C’est vachement plus dur et fatigant à utiliser, cet anneau… »

Zombos prit le chapeau jaune, et le lança vers Gargantia. Celle-ci avait agressé le poisson mystique qui se désactiva, et avait déjà bloqué les deux autres chapeaux sous ses pattes. Elle fit finalement de même avec le dernier que lui avait lancé son maître. Néanmoins, maintenant qu’elle était à nouveau une cible fixe, Gargantia se prit à nouveau de plein fouet les tirs des camarades de Marty qui attaquaient tous à longue distance. En réponse, Gargantia n’eut d’autre choix que de produire des petites boules de feu explosives qu’elle tira peu à peu sur chacun des alliés de Marty. Ceci les força à souvent prendre le soin d’esquiver. Zombos couru vers Marty, ce dernier avait remis la couronne sur sa tête comme il ne pouvait plus l’utiliser pour la téléportation. Le puissant mort-vivant agressa Marty avec sa lance, ce qu’il bloqua difficilement grâce à la pelle.

Marty : « Alors, tu ne vas pas te battre avec ta salamandre ridée ? »

Zombos : « Diviser pour mieux régner ! »

Marty le frappa avec son sabre, ce que le zombie bloqua avec le corps de la lance.

Marty : « Je me demande où tu as trouvé ce vieux dinosaure ! Dans un musée ? »

Zombos : « Tiens-tu à le savoir ? »

Marty : « “Dis-moi !” »

Zombos : « Soit. Si l’histoire t’intéresse tant que ça, sache qu’elle était autrefois une bête solitaire qui dévorait tous ceux qui avaient le malheur de croiser son chemin ! Jusqu’à ce qu’un guerrier réussisse là où tous les autres avaient échoué… ce guerrier était moi ! Je l’ai surpassée, et elle a depuis voyagé avec moi pour garder le droit de vivre. Elle fut difficile à dompter, même pour moi ! Mais depuis, je n’ai pas trouvé d’allié plus fidèle. »

Marty : « Comme c’est mignon ! Mais je ne comprends pas pourquoi tu ne l’as pas plutôt mise là où est sa place, c’est-à-dire dans la cuisine ! »

Zombos : « Un tel potentiel destructeur n’est pas à attribuer à une tâche aussi simple que celle des fourneaux ! Tu la sous-estimes bien trop ! Même seule, elle peut accomplir de grandes prouesses ! »

Marty : « Je sais, elle est une “femelle forte et indépendante”, je connais la chanson… »

Marty continua à frapper répétitivement son adversaire qui bloquait à chaque fois avec la lance. Zombos fit un bond vers l’arrière, et tenta plusieurs fois de frapper Marty avec la pointe de la lance. Ce qu’il évita, jusqu’à ce que Zombos chargea très rapidement vers Marty et le cogna avec son épaulière. Ceci lui infligea à nouveau une décharge d’énergie qui lui fit perdre l’équilibre tout en lui faisant lâcher ses armes.

Zombos : « Cette technologie n’est-elle pas impressionnante ? Je suis moi-même bluffé par cette modification que les “étrangers” ont pu appliquer ! Mais cette épaulière est également magique, elle contient une grande puissance qui augmente ma force tout comme ma solidité ! »

Marty : « Alors, Zombos, toi aussi tu te lances dans les monologues et les tours de passe-passe ? C’est pas cool le plagiat. »

Zombos : « Hé ! Au fond, nous sommes loin d’être aussi différents que tu le penses, toi et moi ! »

Marty : « Certainement pas physiquement… Alors, t’attends quoi pour attaquer, face d’étron ? À moins que ton code de loyauté miteux t’interdise de frapper un adversaire à terre. »

Zombos : « On dirait que les rôles ont été inversés. Maintenant, c’est à moi de tenter de te transpercer alors que tu es à terre, et c’est à toi de me surprendre avec un quelconque tour que tu gardes dans ta manche… »

L’expression de Zombos devint soudainement plus sérieuse au moment où il acheva sa phrase, et même quelque peu colérique.

Zombos : « Voyons ce que tu as en réserve… »

Zombos s’apprêta à planter la lance dans le front de Marty, ce dernier serrait ses poings bien fort, comme s’il faisait un grand effort. Dès le moment où la pointe frôla son front, la couronne de Marty brilla et libéra soudainement plusieurs orbes magiques, un était vert, un autre était bleu, et un autre était rouge et jaune ; les orbes furent projetés à toute vitesse sur Zombos qui se les prit au visage sans qu’il puisse réagir, leur explosion le poussa plus loin. Marty profita de l’occasion pour saisir son sabre et pour commencer à se redresser ; Zombos fonça sur lui et tenta de lui asséner un coup à la lance, ce que Marty bloqua avec sa jambe qui était protégée par sa jambière en or. Marty lui jeta la pièce d’argent et la pièce d’or sur la tête afin d’avoir une courte ouverture. Marty prit appui au sol avec ses bras afin de se jeter sur Zombos et de le percuter au visage avec ses bottes, il prit sa pelle pendant que Zombos se ressaisissait. Marty profita du bref moment dont il disposait pour frapper la tête de Zombos à la pelle et pour taillader avec son sabre sa main qui tenait la lance, ce qui eut pour effet de lui faire lâcher. Marty lui mit finalement un coup de pied au ventre pour le faire tomber, et plaça la pelle sur la gorge de Zombos pour l’étouffer. Ce dernier tentait de dégager la pelle avec ses mains, mais n’y arrivait pas.

Marty : « Alors, surpris ? »

Zombos : « Affirmatif. Je meurs de curiosité de savoir par quel moyen extraordinaire tu as pu parvenir à un tel tour… »

Marty : « Ça, pour mourir, tu réussis ! Tu vois ta bête de merde qui se fait bombarder par mes potes ? Elle a eu l’idée de génie de se placer pile sur mes chapeaux ! Et donc, ils ont absorbé toute l’énergie qui est passée trop près d’eux ! Je n’ai eu qu’à utiliser le peu d’énergie magique qu’il restait en moi pour faire passer tout ça dans l’anneau, ce que tu t’es ensuite pris dans ta sale tronche défigurée ! J’admets que c’était chaud à faire, si je m’étais foiré, l’énergie serait apparue dans ma tête et aurait explosé dedans ! »

Zombos : « Impressionnant… Je dois dire que tu n’as pas froid aux yeux pour oser tenter un tel dernier recours si risqué dans un combat comme celui-ci. À présent, que vas-tu faire ? »

Marty : « T’arracher ta tête de con ! »

Zombos : « Je serais curieux de te voir essayer ! »

Soudainement, Marty sentit la force de Zombos se décupler considérablement, il eut bien du mal à maintenir la pelle. Zombos prit nettement l’avantage.

Marty : « Tricheur ! D’où te vient cette force ? »

Zombos : « Si tu crois que j’ai donné mon maximum face à toi jusqu’ici, tu commets une grave erreur, Marty ! »

Alors que Marty forçait sur la pelle autant que possible, il entendit les pas lourds de Gargantia qui se dirigeaient vers lui, celle-ci courait à toute vitesse dans sa direction. Marty tenta de se dégager, mais Zombos le frappa à la jambe d’un coup de pied et se releva rapidement avant d’asséner un coup de poing au visage de Marty. Alors que Marty tomba à terre, Zombos reprit la lance, et monta sur Gargantia. Les amis de Marty commençaient à se diriger vers lui.

Zombos : « On dirait bien que tu n’es plus capable de te battre… comme c’est regrettable… »

Marty regarda Zombos furieusement.

Zombos : « Il semblerait que tu n’es pas encore assez puissant pour véritablement m’affronter à plein potentiel… Tu as encore beaucoup à apprendre… Ce combat fut intéressant, mais il arrive à son terme. Tu es épargné. Puisses-tu revenir me défier quand tu seras réellement prêt à me vaincre. Et un conseil entre nous, à ta place, j’éviterais de tenter de me mesurer à L’Empereur, il est bien plus puissant que ce que je suis actuellement. Si tu ne fais pas assez d’efforts pour t’améliorer, tu ne pourras jamais me vaincre, et encore moins le vaincre lui. Bonne chance, guerrier… »

Zombos lança la lance à côté de Marty. Les compagnons de Marty arrivèrent derrière Gargantia.

Zombos : « Ce sera pour une prochaine fois. Nous avons bien mieux à faire de toute façon, aujourd’hui… »

Zombos ricana, et partit sur le dos de sa créature.

Bleuh : « Je hais ce type… »

Bleu : « Pareil… »

Bleuh : « Et cette bête… elle est si puissante ! »

Bleu : « Mais on l’a bien blessée ! »

Vert s’approcha de Marty avec l’air inquiet.

Bleu : « Tout va bien, Marty ? »

Marty : « Fils de bâtard… »

Bleuh : « As-tu besoin d’aide ? »

Marty se releva.

Marty : « On est loin d’en avoir fini avec ce zombie… »

Bleu : « J’en ai bien peur… »

Bleuh : « Vu notre état, on devrait rentrer se reposer… »

Bleu : « Tu as raison ! Rentrons reprendre des forces ! »

Marty : « Hors de question ! On n’a pas fait tout ce voyage pour rien ! On va dans le vaisseau ! »

Bleu : « Mais tu es fou ! »

Marty : « Je sais. Nous n’allons pas finir cette aventure aujourd’hui, mais nous n’allons pas rentrer bredouilles non plus. »

Bleuh : « On a déjà trouvé une jambière et une couronne, et on en sait déjà plus sur la situation, je dirais que c’est déjà assez bien. »

Bleu : « Si tu veux finir cette aventure maintenant, c’est ce qu’il faut faire ! On ne s’en sortira pas vivant à ce rythme ! »

Marty : « Ils ne nous veulent pas morts, il n’y a aucun risque. Je veux juste dénicher quelques babioles dans ce vaisseau. »

Bleu : « Si tu insistes… »

Bleuh : « Je sens que cette journée va mal se finir… »

Marty ramassa ses affaires, et ils se dirigèrent vers l’entrée du vaisseau.

Marty : « Vous m’avez bien emmerdé à me forcer à venir dans cette déchetterie pour petits hommes verts, donc on va aller aussi loin que possible ! En avant toute, mauvaise troupe ! »

Bleu : « On aurait dû rester à la maison et dormir… Et bonjour le combat décevant, en plus… »
Bleuh : « On dirait bien que nous sommes les perdants, cette fois. »

Bleu : « Mais ça s’est joué de très près, je peux te confirmer que Gargantia était proche de la défaite ! Si Zombos n’avait pas été là, on aurait pu gagner ! Elle est très puissante, mais elle a commis un bon nombre d’erreurs stupides ! »

Marty : « Et voilà pourquoi on n’envoie pas une femelle faire le travail d’un mâle. »

Bleu : « “Bleu 2, que dit le détecteur sur son niveau de beauferie ?” »

Bleuh : « “Au-delà de neuf mille !” »

Bleu : « “Quoi ? Neuf mille ? Ça ne peut pas être possible !” »

Marty : « Je suis vraiment un champion toutes catégories ! »

Bleu : « Sauf en sociabilité et en modestie, visiblement. »

Bleuh : « En tout cas, il se débrouille bien en ténacité pour vouloir encore continuer, vu notre état… »
Bleu : « On va pas aller bien loin… »

Marty : « On ira jusqu’où le vent nous mènera ! »

Bleu : « Dans ce cas, tu vas devoir te propulser avec tes propres gaz quand on sera dans le vaisseau, car il n’y a pas de vent là-bas ! »

Bleuh : « Ne l’encourage pas, je t’en supplie… »

Marty : « Je l’avais bien dit que nous venions en pet. »

Bleuh : « Non, pitié… »

Marty : « Pète un coup, le blobfish. »

Bleuh : « Ce surnom me fait imaginer une fusion entre moi et Blobor… »

Marty : « M’en dis pas plus, je veux pas en faire des cauchemars. Rien que l’idée me file déjà la gerbe… »

Bleuh : « Comme je te comprends. »

Ils approchèrent la porte du vaisseau, celle-ci s’ouvrit automatiquement, les laissant passer. Le groupe passa dans un grand hangar assez sombre et éclairé uniquement par quelques lumières rouges encore intactes. La salle était remplie de grandes machines qui ressemblaient à des robots. Celles-ci étaient très dégradées et certaines étaient même en morceaux. Pas une seule d’entre elles ne semblait être en état de marche. Des bruits électriques pouvaient se faire entendre. Ceux-ci étaient émis par des machines cassées sur les murs.

Bleu : « On a de la chance que ces choses ne fonctionnent plus, et surtout que ces “aliens” ne semblent pas si maléfiques, sinon on serait déjà morts depuis un bon moment ! »

Marty : « Faux ! Je peux tous me les faire ! »

Bleu : « Tu as fumé un joint ? Tu ne tiendrais pas deux secondes face à ces trucs ! Et ce n’est que ce qu’on a vu dans ce hangar ! Imagine tout ce qu’il y a dans le vaisseau ! Et imagine si tu aurais à affronter en plus les robots de tout à l’heure, et Zombos et ses sbires ! Ce serait la mort instantanée ! Même avec notre aide ! Ton égo a vraiment pété un plomb ! »

Marty : « Vu le coin, je dirais plutôt péter un boulon ! Voire même péter un câble ! »

Bleu : « En effet, il y en a plein des câbles pétés par là… Le vaisseau a quand même pris un sacré coup, bien que la chute ne semble pas avoir été si catastrophique… »

Ils s’interrompirent quand ils remarquèrent que Champis et Champhis examinaient une console incrustée dans le mur à droite de la porte d’entrée du hangar. Vert et Verht furent intrigués par leur comportement et s’approchèrent d’eux.

Marty : « Qu’est-ce qu’il y a pour que vous fixiez le mur comme ça, les champis ? Vous avez trouvé de la drogue ? »

Les deux champignons sur pattes se retournèrent, et pointèrent la console avec leur bras. Marty jeta un œil à l’écran de l’appareil, et remarqua qu’il s’agissait du terminal de contrôle des tourelles placées autour de l’entrée du vaisseau. L’écran montrait différentes fenêtres qui contenaient notamment des panneaux de contrôles, l’une montrait surtout une représentation virtuelle très détaillée de la zone qui se trouvait devant le vaisseau.

Marty : « Pas mal, cette ferraille ! Ça pourrait servir la prochaine fois si l’autre bande de clodos du vivant pas très mort venait nous emmerder ! Il va voir “la loyale” que je vais lui mettre, à celui-là ! »
Bleu : « Reste à savoir si tes quelques neurones sont capables de s’en servir ! »

Marty : « Oh ! C’est très simple ! Je suis un expert ! Il suffit juste de… euh… Eh, bien… »

Bleu : « Alors, l’expert ? »

Marty : « Euh… Il faut juste appuyer sur ce bouton ! C’est facile ! Regarde un vrai professionnel à l’œuvre ! »

Marty appuya au hasard sur une touche du clavier virtuel de l’appareil, puis un grand bruit sourd qui évoquait une explosion retentit à l’extérieur. Bleu et Bleuh regardèrent Marty avec une expression tout autant moqueuse que consternée. Ils remarquèrent que l’écran affichait désormais dans une petite fenêtre une représentation virtuelle d’un petit cratère avec quelques arbres enflammés autour de celui-ci.

Bleu : « Waouh ! Effectivement ! Quel professionnel ! Avec un peu plus de précision, tu aurais pu détruire la belle montagne voisine ! »

Marty : « La prochaine fois, ce sera toi que je viserais, le tas de graisse de baleine ! »

Bleu : « Bonne chance pour arriver à me toucher avec tes talents imbattables de tireur ! Tu n’arriverais même pas à cibler les plus grandes baleines de Bluemoonia ! »

Marty : « Ma visée sera sûrement mieux que ces robots, dans tous les cas ! Je parie qu’ils ont dû suivre le même entraînement que les stormpoopers ! Comme tous les soldats de science-fiction ! »

Bleu : « Je ne connais pas ton monde, et pourtant je suis presque certain que ce n’est pas comme ça que ça se prononce ! Aussi, au vu du fonctionnement, je dirais qu’ils ont une excellente précision… qu’ils n’ont même pas utilisée sur nous comme ils ne veulent pas nous tuer ! »

Marty : « On s’en fout, le gicleur ! Maintenant, on avance ! On est assez en retard comme ça ! »

Bleuh : « Comment ça, en retard ? »

Bleu : « Il blague. Il essaie simplement d’amuser des entités mystérieuses qui seraient potentiellement en train de nous observer depuis le début de cette aventure. Au passage, ces blagues sur les retards sont complètement périmées, et ne sont plus drôles depuis déjà plusieurs mois. »

Marty : « Mais non ! C’est toujours aussi drôle ! Comme les blagues sur le délai de sortie de Moitié Vie 3 et des What The Cuck ! »

Bleuh : « Je ne suis pas sûr de comprendre… Pour être honnête, je ne comprends absolument rien. »

Bleu : « Ne cherche pas à comprendre. C’est Marty. »

Marty : « C’est “l’aventure de Marty !” »

Bleuh : « C’est l’incompréhension totale ! »

Champis siffla bien fort.

Marty : « Tais-toi, Scarab ! »

Champis parut étonné.

Marty : « Euh, Champis ! Désolé, c’est le réflexe… »

Bleuh : « Ne te transforme surtout pas en Blobor ! »

Marty : « Il faudrait m’enrhumer si fort que je me transformerais en un tas de morve, pour ça ! Maintenant, allons moucher les tas de métal qui se mettront sur notre chemin ! En avant ! »

Les sept amis se dirigèrent vers une double porte métallique au milieu du mur à l’autre côté du hangar. La porte s’ouvrit toute seule quand ils s’approchèrent, et ils continuèrent dans un très large couloir mal éclairé par quelques lumières blanches au plafond, et dont les murs étaient accompagnés de tuyaux et de grands câbles endommagés.

Bleu : « Il y avait trois portes… je suis bien surpris que tu n’aies pas choisi celle de droite. Serais-tu devenu centriste ? »

Marty : « Hors de question de devenir inutile ! Non ! J’ai fait comme j’ai dit ! Je suis allé là où le vent me mène ! »

Bleu prit une expression légèrement dégoûtée.

Bleuh : « Mais il n’y a pas de vent, ici… »

Bleuh remarqua l’expression de Bleu, puis la copia à la perfection une fois qu’il comprit la raison de sa réaction.

Bleuh : « Oh… C’est… assez dégoûtant… »

Marty : « Mais vous croyiez quoi ? J’ai suivi la direction de l’haleine des deux champignons dégueu, gros malins ! »

Bleu : « On te croit sur parole… »

Marty : « Vous me faites jamais confiance, façon ! »

Bleu : « Si c’était vraiment le cas, on serait pas là… D’ailleurs, en voilà bien une fois où je n’aurais pas dû t’écouter… »

Marty : « Et tu vas voir à quel point tu as bien fait de me suivre ! »

Ils franchirent la porte au fond du couloir qui s’ouvrit elle aussi automatiquement à leur approche. Celle-ci donnait accès à un autre couloir, encore plus large. Ils purent apercevoir au fond du couloir un robot rouge et cornu. Ses yeux verts brillants transperçaient l’obscurité de leur lueur. Afin d’être parfaitement visible, il s’avança légèrement pour être sous la lueur de la lumière la plus lointaine du couloir. Ses pas froids et mécaniques résonnèrent légèrement. Une fois assez éclairé pour être complètement distinguable, il cessa ses mouvements et resta aussi stoïque qu’une statue.

Bleu : « Là, je vois surtout à quel point je n’aurais pas dû te suivre… »

Marty : « Aucun risque ! Il doit suivre les lois de la robotique ! Il ne peut pas nous faire de mal ! »

Bleuh : « Je doute que ces robots appliquent ces lois, au vu de notre dernière rencontre avec eux… »

Bleu : « Et s’ils ne les appliquent pas ? »

Marty : « Eh bien, on les démonte ! »

Ils se dirigèrent vers la machine qui restait immobile et silencieuse. Les chaudes couleurs rouges et jaunes de son blindage la rendaient facile à voir tant elles contrastaient avec le métal gris et froid qui régnait en ces lieux. Mais le plus visible sur celui-ci était ses yeux très similaires à ceux des autres robots affrontés par le groupe de Marty. Ceux-ci étaient d’une teinte plus foncée et étaient plus lumineux. Ils paraissaient également plus expressifs, de par leur forme proche d’un demi-cercle horizontal. À l’inverse, ils se réunissaient au milieu du visage du robot par leur pointe la plus proche du centre, et ils se trouvaient bien plus bas que sur la tête de ses semblables. Deux courbes noires étaient peintes sous ses yeux et renforçaient l’air sérieux de l’androïde. Le vert de ses yeux se mariait parfaitement avec celui de l’assez grand motif de cœur sur son front qui avait une coloration identique. En contraste de ce motif qui représentait un symbole d’affection, des petites cornes jaunes positionnées en diagonales trônaient sur les côtés du haut de sa tête en forme de dôme. Son corps ressemblait beaucoup à celui des autres robots et était presque de la même taille, mais il paraissait un peu plus large dans l’ensemble, notamment grâce aux couches de métal supplémentaires et jaunes qui couvraient certaines de ses parties. En effet, le bas de sa tête était entouré par un anneau jaune métallique, des brassards blindés et de la même couleur allaient de la fin de ses épaules jusqu’à ses poignets, et ses jambes étaient intégralement protégées par un métal jaune bien épais. L’anneau était d’une plus grande hauteur sur la partie avant de la tête du robot, et celui-ci était décoré de nombreuses petites rainures verticales assez bien espacées entre elles et réparties sur tout l’anneau. Ses jambes comprenaient également ces creux sur le haut de leur surface avant, mais ils étaient horizontaux et au nombre de deux sur chaque jambe. Ses brassards étaient clairement une de ses différences les plus notables par rapport aux autres robots, tout comme ses bras qui étaient plus arrondis et bien plus ordinaires et simplistes. Ces bras se terminaient par une main ronde sans aucun doigt qui ressemblait à un écrou de par le trou qui se trouvait au centre de sa main gauche et de par le petit creux sur le dessus et le dessous de sa main droite. Une strie peu profonde se trouvait sur le devant de chacun de ses brassards. Cette strie était droite et se terminait en diagonale vers le haut des brassards. Un boulon jaune séparait la partie droite de la partie oblique. Il y avait également deux petites rainures horizontales qui se trouvaient en haut de la partie avant de ses jambes. Sept boulons rouges se trouvaient sur son torse. Le premier bloquait le chemin du bas d’une strie sur la partie droite de son torse. Cette même strie commençait par une ligne droite verticale, puis tournait en oblique vers la gauche à mi-hauteur du torse, avant de reprendre une trajectoire droite vers la tête. Les six autres boulons se trouvaient à gauche d’une dernière strie sur le côté gauche de son buste. Deux se trouvaient tout en bas, deux autres tout en haut, et les deux derniers étaient plus à droite pour mieux suivre la strie qui se rapprochait du centre du buste grâce à deux virages obliques coupés par une courte ligne droite. Le torse comportait également un assez grand compartiment jaune en forme de cercle avec en son centre une petite poignée positionnée en diagonale vers la droite. La machine avait également d’autres traits particuliers, comme deux petites plaques rouges un peu arrondies sur leur surface qui dépassaient du milieu du point le plus bas de ses jambes. Un dernier élément sur le corps du robot attira l’attention du groupe de Marty. Il s’agissait d’un « D-06 » peint en noir en bas à gauche de son torse. Tout comme les autres robots, cette machine présentait également quelques légers signes de dégâts sur son corps. Marty et ses compagnons s’en approchèrent en marchant assez lentement.

Capitaine Robot : « Je vous attendais… Vous avez bien du courage pour être venu jusqu’ici. »

Marty : « Enfin un qui parle normalement ! J’ai cru qu’il allait encore dire des “beep boop” ! »

Sa voix été évidemment robotique, mais était plus grave et bien plus charismatique que celle de ses semblables. Sa façon de parler paraissait également plus naturelle.

Marty : « Je suis Marty McQuinn ! Je viens en paix ! »

Bleu : « Quelque chose semble étrangement faux, dans sa dernière phrase… »

Bleuh : « Et ce n’est pas exactement faux dans un “autre” sens… »

Capitaine Robot : « Vous êtes donc les ennemis du lieutenant Zombos, et par extension, de l’Empereur. »

Marty : « Surtout Zombos ! »

Bleu : « Que veut “l’Empereur” ? Pourquoi s’est-il allié avec une crapule comme Zombos ? Avez-vous l’intention de conquérir le monde tout comme lui ? »

Capitaine Robot : « Ce sont des questions que vous aurez à poser à l’Empereur lui-même. Quant à moi, je n’ai pas d’autre objectif que de vous mettre au défi. Préparez-vous au combat, ou partez si vous n’êtes pas prêts. »

Marty : « “Challenge accepté !” »

Bleu : « J’aurais bien été tenté de partir, mais monsieur Marty refuserait de toute façon… Je n’ai donc pas le choix… C’est bien notre veine… Mais en coopérant, nous avons peut-être une chance de le vaincre ! »

Marty : « Ouais… Euh… Au fait… je vais l’affronter seul. »

Bleu : « Quoi ? Tu es fou ? »

Marty : « Oui, car je me nomme Marty ! Allez plus loin dans cette base, et trouvez du matos utile, qu’on n’ait pas fait tout ça pour rien ! »

Bleuh : « Mais le robot nous laissera-t-il passer ? »

Capitaine Robot : « Vous avez l’autorisation de circuler librement dans le reste du vaisseau. Je n’ai pas actuellement pour ordre de vous stopper. Cependant, les accès au centre de commandement où se trouve l’Empereur ne vous seront pas ouverts tant que vous ne m’aurez pas défait. »

Marty : « Alors il n’y a rien à perdre ! Vous, vous allez peut-être trouver des trucs qui vont nous servir, et moi je lui règle son compte et on pourra s’attaquer à l’Empereur la prochaine fois qu’on viendra ! »

Bleu : « Mais puisque nous ne sommes pas limités dans le temps, il n’y a aucune raison de ne pas l’affronter ensemble, et d’ensuite aller chercher des objets ! Alors, pourquoi le défier sans notre aide ? »

Marty : « Parce que c’est important pour moi que je le batte seul ! Maintenant, filez ! »

Bleu : « OK… Tes décisions sont toujours plus stupides que les précédentes, mais je ne vais pas insister avec une tête de mule pareille… Bonne chance… »

Capitaine Robot : « Es-tu sûr de vouloir combattre seul ? Je suis le capitaine des élites de l’Empereur. »

Marty : « Aucun problème ! Moi, je suis le plus fort du monde ! »

Capitaine Robot : « Nos analyses révèlent que tu es un adversaire intéressant, mais elles sont toujours insuffisantes pour déterminer ton plein potentiel. J’espère simplement que tu n’es pas un naïf prétentieux… »

Marty : « Viens donc tester ! »

Capitaine Robot : « En ce cas, en garde. »

Marty prit en main sa lance et son sabre. Le capitaine se propulsa soudainement très rapidement vers Marty grâce aux propulseurs de ses pieds, son poing droit était tendu vers Marty et était enveloppé d’une puissante énergie de couleur jaune. Marty l’évita d’un saut sur le côté, mais il sentit tout de même la puissance de la propulsion du robot tant celui-ci était rapide. Le Capitaine Robot se stoppa net face au mur pour ne pas le percuter ; Marty commença à courir vers lui pour le frapper d’un gros coup de pelle, mais la tête du Capitaine pivota de sorte à faire face à Marty ce qui révéla ses yeux brillants qui s’apprêtaient à tirer des rayons lasers. Marty esquiva les lasers verts avec difficulté. Les brassards et les jambes du robot s’ouvrirent et son anneau monta soudainement vers le haut, ce qui révéla de nombreux petits missiles dissimulés à l’intérieur. Les missiles sortirent à toute vitesse et se dirigèrent vers Marty qui courut vers l’autre bout du couloir. Ne pouvant les éviter, Marty se concentra autant que possible tout en tendant son sabre. Le temps paraissait presque ralentir autour de lui. Il trancha en deux les missiles d’un geste très vif et les morceaux éclatèrent dans de petites explosions peu dangereuses en tombant au sol suffisamment loin de Marty.

Capitaine Robot : « Parvenir à détraquer le système d’explosion des missiles d’un coup de lame avec autant de précision… Tu n’es vraiment pas un guerrier ordinaire… Cette fois, voyons si tu peux éviter ça. »

Une grande quantité d’énergie aux couleurs jaune, verte, et rouge commençait à s’accumuler autour du capitaine.

Marty : « Il devient sérieux, on dirait… On dirait qu’il faut que je donne tout ce qu’il me reste ! »

Marty plaça le chapeau jaune contre la porte derrière lui et le chapeau rouge un peu plus loin devant celui-ci. Il jeta le dernier au milieu du couloir.

Capitaine Robot : « Je vois… Plutôt malin. »

Une fois que le capitaine eut fini d’accumuler de l’énergie, il fonça à nouveau vers Marty, mais à une vitesse bien supérieure et avec une immense charge énergétique qui l’enveloppait. Il tira des missiles derrière lui-même avant d’atteindre Marty afin de le piéger plus tard. Comme prédit, Marty disparut au dernier instant. Mais avant que le capitaine puisse se stopper pour ne pas percuter la porte, celui-ci fut téléporté juste face à celle-ci et Marty réapparut juste derrière lui dans les airs pour le cogner d’un puissant de pelle. Malgré ses efforts pour ralentir, le capitaine ne put se stopper à cause des actions de Marty et il détruisit la porte et tomba au sol dans la salle suivante. Il fut surpris de voir ses missiles exploser sur le mur juste devant lui. Marty avait effectivement téléporté ses missiles au-dessus du chapeau le plus éloigné.

Marty : « Mince, je voulais qu’ils l’explosent avec… Euh, je voulais dire… waouh ! Quel exploit ! Je m’impressionne moi-même ! C’est tout à fait ce que je voulais faire… »

Le capitaine se releva, et se tourna vers Marty. Ce dernier tendit sa pelle dans sa direction.

Marty : « T’en veux encore ? »

Capitaine Robot : « Je vois que ce n’était pas de simples mots vantards… Ta force est vraiment impressionnante, un guerrier lambda n’aurait même pas fait une rayure sur l’un de nous. Ton apparence est trompeuse… »

Marty : « Alors… je suis plus beau que j’en ai déjà l’air ? »

Capitaine Robot : « J’aurais en temps normal à critiquer ton style de combat si imprévisible et quelque peu brouillon, mais je dois dire que c’est un des choix de combat les plus pertinents pour nous affronter, nous les machines. Même avec notre technologie à l’apogée de ce que peut concevoir la galaxie, nos analyses ne sont pas suffisantes pour déterminer à la perfection un tel comportement. Et même sur les adversaires organiques, il est certain que cela surprendra bien les imprudents. Je ne suis pas dans mon meilleur état, mais j’aurais tout de même été surpris même dans ce cas. J’ai apprécié ce bref affrontement. Mais, nous ne sommes pas tous deux au maximum de notre forme. »

Marty : « Oui, c’est moi le meilleur, on a compris ! Et maintenant ? »

Capitaine Robot : « Je désirerais t’affronter à nouveau, mais en de meilleures conditions, être d’étrange chair. Pour l’heure, je te concède cette victoire. Tes camarades et toi êtes libres de circuler dans l’intégralité du Cosmic Emperor-01. »

Marty : « C’est le nom du vaisseau ? »

Capitaine Robot : « Correct. »

Marty : « C’est moche ! Je te remettrais ça, tas de boulons de l’espace ! Maintenant, je me casse ! »

Marty prit le couloir vers la droite qui tournait ensuite vers la gauche. Il put entendre les pas du robot qui partait apparemment vers l’entrée du vaisseau. En avançant dans le couloir, Marty entendit les voix de ses compagnons. Il les retrouva dans une grande salle rectangulaire et avec plusieurs machines et grandes tables.

Bleu : « Alors, t’as gagné ? »

Marty : « Yes ! Et toi, t’as trouvé des machins ? »

Bleu : « C’est un oui ! Tiens, vainqueur ! »

Bleu lui tendit une couronne dorée. Celle-ci était composée d’un anneau moins grand que celui que portait Marty, mais il était orné par un autre anneau de plus grande hauteur et qui prenait la forme de vagues. Elle avait également un insigne de forme oblongue surmonté d’un symbole de trois plumes qui était plus haut que les dents de la couronne. Elle semblait elle aussi provenir du monde de Marty.

Marty : « Quoi ? Mais j’avais déjà ma propre couronne ! Bah, peu importe, elle est plus grande… Et sinon, rien d’autre ? »

Bleuh : « C’est tout ce qu’on est arrivé à trouver. Tout ce qu’on a pu découvrir était une porte verrouillée devant une structure bien ronde, et des décombres qui bloquaient le reste du vaisseau. »

Marty : « Cette porte devrait nous mener à cet Empereur… D’après le capitaine, elle devrait être ouverte, maintenant ! Donc il ne nous reste plus qu’à nous occuper de l’Empereur et à régler le compte de ces autres imbéciles ! Mais avant, on se repose ! »

Bleu : « C’est pas trop tôt… J’en pouvais plus… On va dormir dans les dortoirs des militaires ? C’est le coin le plus près. »

Marty : « On fait comme ça ! Reposons-nous dans les dortoirs ! »

Ils sortirent enfin du Cosmic Emperor-01, et prirent le temps de reprendre l’air.

Marty : « On est encore retombés sur nos pieds ! »

Bleu : « J’ai été gentil jusqu’ici, mais refais un énième jeu de mots, et tu retomberas droit sur mes pointes ! »

Marty : « Comme dans toutes ces comédies clichées où un homme se cogne les balles de tennis sur un objet dangereux ? »

Bleu : « Yep ! »

Marty : « Et ils disaient que le sexisme n’existait qu’envers les femmes… »

Bleu : « Tu dis sûrement ça car tu es un porc misogyne de “mâle hétéro cis blanc privilégié” ! »

Marty : « Ne traîne pas trop sur Internet, le fish sans chips, c’est mauvais pour ta santé. »

Bleu : « Exact, mais pas aussi destructeur pour les neurones que d’être avec toi ! »

Bleuh : « Et pourtant, toujours moins destructeur que la téléréalité ! »

Bleu : « Et la télévision en règle générale de nos jours… Au fait, comment connais-tu la téléréalité ? »

Bleuh : « Scarab était un grand fan. »

Bleu : « Ah… ça devrait expliquer pourquoi il est toujours à moitié mort au niveau cérébral. »

Bleuh : « Oui, il regardait dans le vain espoir d’apprendre que l’un des participants de l’émission avait pour secret d’être un scarabée. Et comment sais-tu ce que c’est ? »

Bleu : « En dehors de quelques trous scénaristiques spatio-temporels qui se sont formés dans mon cerveau afin que je puisse aussi sortir des références stupides, disons que les temps ont bien changé ici… »

Bleuh : « Oh… le monde avait bien plus de technologie auparavant ? »

Bleu : « Oui… jusqu’à ce que des légions de démons se sont attaquées à Bluemoonia dans le but de s’emparer de l’énergie de son noyau… La planète s’est défendue d’elle-même et est parvenue à vaincre les démons, mais elle a beaucoup fatigué son énergie en faisant ça… Et depuis, la nature a repris ses droits, et il ne reste plus grand-chose d’évolué technologiquement… »

Bleuh : « Alors… la planète est vivante ? »

Bleu : « Oui… Elle a comme une sorte de conscience si l’on peut dire, ainsi que de très puissants pouvoirs qui attirent évidemment la convoitise des plus mal intentionnés… »

Marty : « Dommage que sa lave soit bleue, ça m’aurait autorisé une blague parfaite sur ses règles ! »

Bleu : « Bien sûr que tu l’aurais faite, Marty McBeauf… La planète ne s’est pas battue seule, elle avait des gardiens pour la protéger. Quatre, pour être exact. Ils étaient très puissants, mais pas assez pour vaincre tous les démons sans l’aide de la planète. Après la défaite des démons, ils sont partis se reposer aux quatre coins du monde afin de restaurer lentement leur immense pouvoir. On ne les a jamais revus depuis. »

Marty : « Sérieux, on est parti dans une conversation pareille après avoir parlé de téléréalité ? Mais où va le monde ? “Non, mais, allô, quoi !” »

Bleu : « Toi… Oh, toi… Crois-moi que tu vas en sentir des “moments de comédie clichée” dans ton fondement, ce soir ! »

Marty : « Il me menace de viol, et c’est moi le “porc misogyne hétéro cis blanc privilégié” ? »

Bleu : « N’oublie pas la règle, les accusations de viol ne fonctionnent que si tu es une femme. »

Marty : « Tu comprends vite mon monde, en fin de compte ! »

Alors qu’ils reprirent leur marche vers la base, ils remarquèrent que plusieurs arbres avaient été renversés, très probablement par Gargantia.

Marty : « Et elle ne sait pas conduire, on dirait ! Comme toutes les femelles ! »

Bleu : « Arrête avec les clichés, sinon tu seras foudroyé par la divine puissance des SJWs de Twitteur et Tumbleur ! »

Marty : « Mais c’est vrai ! Tu regardes les statistiques d’accidents, et tu remarques que les hommes causent bien plus d’accidents ! Donc on peut déduire que les femmes conduisent le plus mal ! Car si un homme fait une connerie, c’est par déduction forcément la faute de la femme ! C’est logique ! Et pour les accidents où il n’y avait pas de femmes, c’est parce que l’homme pensait à une femme ! »

Bleu : « Je décèle une pointe de sarcasme dans ta voix… Des fois, je ne suis pas sûr si tu es soit sexiste ou féministe… par habitude, je dirais que tu devrais être dans la première catégorie… »

Marty : « Et pourquoi pas les deux ? “Tous les hommes sont des porcs !” »

Bleu : « Alors, ce n’est que sexiste. »

Marty : « Pas selon la définition de certaines “féministes” ! »

Bleu : « Les misandres… Sois sérieux pour une fois, quelle est ta position ? »

Marty : « Au-dessus. »

Bleu : « J’aurais dû m’attendre à cette “réponse”… Tu es vraiment dur à cerner, tu sais ? »

Marty : « Hé ! “Dur !” »

Bleu : « C’est difficile de vraiment comprendre ce que tu penses, et encore plus d’être absolument sûr que tu le penses vraiment ! »

Marty : « Le seul vrai sexiste ici ne sera jamais moi… hein, le dauphin patriarcal qui viole ses femelles ! »

Bleu : « Et moi qui pensais que ton espèce était la plus malsaine qui m’ait été donné de connaître… »

Marty : « Et spéciste, qui plus est ! Tu vas prendre cher sur Twatteur, ma loutre ! Sauf si tu n’insultes que les humains mâles hétéros cis blancs privilégiés, bien sûr ! »

Bleu : « Quel niveau de stupidité ces personnes peuvent-elles atteindre ? »

Bleuh : « “Plus de neuf mille !” »

Bleu : « Et je pensais que Marty était inégalable… »

Marty : « Bienvenue dans le glorieux Reich des féminazis ! »

Bleu : « Ah, enfin on atteint le point Godwin ! Je me disais que ça commençait à être long depuis le début de cette journée ! »

Ils continuèrent, et n’étaient plus très loin de leur destination après une longue marche.

Bleuh : « Ouille ! Je me suis fait mal à la nageoire en me piquant avec un caillou par terre ! »

Marty : « Encore la faute du patriarcat. »

Bleu : « Je crois qu’on a déjà largement dépassé le quota de blagues sur le sexisme, aujourd’hui. Il serait temps d’arrêter. »

Marty : « Vivement demain ! »

Bleuh : « Pourquoi tu lui as dit ça ? Maintenant, il va recommencer avec les “gauchers” et les blagues racistes et nazies ! »

Bleu : « Je sais… mais il faut bien lui donner un rythme pour ne pas trop se fatiguer sur ses mêmes bêtises pendant un jour entier… »

Marty : « Hey ! Vous avez déjà entendu cette blague ? Que font un juif, un tzigane, un gay, un handicapé, un Arabe, et un noir dans un camion piloté par un nazi ? »

Bleu : « Nous sommes foutus… »

Marty : « Ils roulent plein gaz ! »

Bleuh : « Plus que foutus… »

Ils arrivèrent enfin dans la base. Après s’être requinqués avec certaines des rations et des réserves d’eau des militaires, ils retournèrent dans les dortoirs dans lesquels ils avaient dormi juste après avoir vaincu une deuxième fois Zombos. Champis et Champhis restèrent dehors pour se planter dans le sol, et ainsi pour dormir dans des conditions préférables pour eux. Les autres allèrent au lit.

Marty : « On aura plus qu’à revenir dominer cet Empereur, puis il ne restera plus qu’à gérer le clown zombie ! Ou dans l’ordre inverse… ça dépend s’il traîne dans une de ses bases crados ou vers le vaisseau-décharge ! À présent, bonne nuit, les petits ! »

Ils se levèrent le lendemain, enfin prêts à en finir.

Bleu : « Bien… Dernière étape, je suppose. »

Marty : « Au travail ! On a du cul à botter ! »

Après ce repos et un repas, ils se mirent de nouveau en route vers le Cosmic Emperor-01. À la suite d’un nouveau long voyage, ils arrivèrent près du vaisseau. Mais à leur mauvaise surprise, un bruit d’alerte retentit près de l’entrée du vaisseau. Le hangar s’ouvrit et laissa sortir Zombos qui était accompagné de tous ses sbires. Celui-ci monta sur Gargantia et croisa les bras alors qu’elle avança lentement de manière intimidante avec les autres sbires vers le groupe de Marty. Ils s’arrêtèrent à plusieurs mètres de la bande de Marty.

Zombos : « Vous êtes enfin là… Tu aurais pu presser un peu le pas, Marty, plutôt que de passer ton temps à roupiller toute la matinée. »

Marty : « Le monde appartient à ceux qui se lèvent tard, jambes d’os ! Il se passe rien le matin et la nuit ! Maintenant, déguerpissez, qu’on file une raclée à votre Christ Cosmique, ou je sais plus quoi ! »

Blobor : « Je vois que vous voulez vraiment défier l’Empereur… Idiots ! Ses pouvoirs sont bien au-delà de ce que vous pouvez imaginer… même largement au-dessus des nôtres ! C’est également à lui que nous devons tous ces petits avantages technologiques dont nous disposions depuis quelque temps ! Et comme vous allez lui faire perdre son temps précieux, et surtout le nôtre, nous allons vous réduire en morceaux ! »

Marty : « Arrête de persister ! Tu n’as jamais gagné, et ce n’est pas maintenant que ça changera, même avec tes potes ! »

Zombos : « L’Empereur ne perdra pas de temps, Blobor. Inutile de sortir les grands mots. D’autant que nous n’allons pas les éliminer maintenant… »

Général : « On va vous chasser, les bleus ! »

Bleu : « Drôle… »

Marty : « Hey, le collabo ! Toi qui t’y connais si bien… »

Bleu : « Ne recommence pas… »

Marty : « T’as déjà entendu la blague d’un juif, d’un tzigane, d’un gay, d’un handicapé, d’un arabe, et d’un noir dans un camion piloté par un nazi ? »

Général : « On appelait ça un “gaswagen”. »

Soldat-Roquette : « Chef… ça existait vraiment ? »

Général : « Effectivement. »

Soldat-Roquette : « Euh… Sérieux ? C’est pas une blague ? »

Général : « Soldat, je sais que l’idée paraît stupide au point qu’on dirait qu’un gamin de quinze ans sous extasie l’a mise au point en plein milieu d’un trip hallucinogène… mais oui, ces criminels inhumains étaient apparemment sérieux. »

Soldat-Roquette : « Tabarnak… Eh, beh… ils en avaient de l’imagination ces Allemands… »

Marty : « Ils roulaient plein gaz ! »

Général : « Ton pays a tellement de chance d’avoir été sur un autre continent… car crois-moi que le con qui a fait l’erreur de te mettre au monde aurait fait parti des premiers dans les camions. »

Marty : « Mais on n’a pas collaboré, nous ! »

Général : « Dis le type dont le pays de ploucs est de plus en plus infesté par des néonazis et toutes autres saveurs d’extrémismes, et dont le plastique corporel est originaire d’Allemagne. »

Marty : « Dis le gars qui vient du même pays que tonton Jean-Marie ! Comment était la torture en Algérie ? »

Général : « Ne me rappelle pas ce cloporte. »

Marty : « J’imagine que ça ne devait être “qu’un point de détail de l’histoire de la France” ! »

Zombos : « Assez de sottises… J’aurais attendu que tu prennes le temps de devenir plus fort, Marty, mais je savais que l’inconscient que tu es viendrait immédiatement se jeter à nouveau dans la gueule du loup. Nous t’avons donc préparé un chaleureux comité d’accueil… »

Marty : « Crois-moi, la face de zombie mort plusieurs fois, cette fois, ça va être terrible dans l’état dans lequel tu devras récupérer tes larbins ! J’espère pour toi que les pattes de ta chienne dinosaure peuvent aussi faire le ménage… et la vaisselle ! »

Blobor : « En considérant ce qui s’est passé lors de la seule fois où elle a décidé de nettoyer ses propres plats avec sa bouche… »

Scarab : « Elle a cassé toute la vaisselle… et la cuisine entière avec ! »

Marty : « Comme quoi, les stéréotypes, c’est de la connerie… sauf pour les Belges ! »

Camionneur : « Quoi ? Je t’entends pas avec ces frites dans mes oreilles… et dans mon pantalon… Oh… ma grosse frite… »

Marty : « Et pour les Français ! »

Général : « Sacrebleu, j’ai la vague impression d’entendre la voix d’un gros porc d’américain impérialiste. Sûrement mon imagination… »

Marty : « Et pour les Québécois ! Ou devrais-je dire… les Canadiens ! »

Soldat-Roquette : « Cette fois, t’es mort ! Fils de câlisse ! »

Zombos : « Assez ! Passez à l’attaque ! »

Les sbires de Zombos exprimèrent tous leur combativité, et se préparèrent à attaquer. Vert et Verht rugirent et prirent une posture agressive, et les deux champignons sifflèrent très fort.

Bleu : « Je sens que ça va mal tourner… et je ne parle pas d’un canular. »

Bleuh : « On fait quoi ? Ils risquent de nous surpasser facilement ! »

Marty : « J’ai une idée… »

Bleu : « Et elle se situe où exactement sur l’échelle de la folie ? »

Marty : « Au niveau Marty ! »

Bleu : « C’est bien ce que je craignais… »

Marty courut dans la direction du groupe ennemi. Il fut accueilli par une pluie d’attaques. Les Gemax tiraient des projectiles magiques, les militaires autres que le Camionneur faisaient feu, Scarab étendait ses bras vers Marty pour le saisir, et Gargantia commençait à charger un puissant rayon de feu. Les alliés de Marty firent tout leur possible pour le soutenir en attaquant les projectiles ennemis. Les champignons tiraient des orbes explosifs, Bleu et son clone lançaient de nombreuses pointes magiques, et Vert et son double envoyaient des lames d’énergie. Marty sauta aussi haut que possible et jeta de toutes ses forces son anneau doré sur l’entrée du vaisseau ainsi que sa couronne qu’il lança derrière Gargantia et qu’il utilisa pour se téléporter derrière elle. Marty partit en courant vers les bois à sa gauche et regarda ses compagnons.

Marty : « Courez ! »

Bleu : « Bon sang, mais qu’est-ce qu’il essaie de faire ? »

Ses amis se retournèrent aussi vite que possible pour partir se cacher dans la forêt plus loin sans se faire toucher par le feu ennemi.

Blobor : « Incapables ! Ils se sont échappés ! Bande d’incompétents ! »

Général : « Baisse d’un ton, le lardon ! J’ai ça sous contrôle ! Soldats ! Poursuivez-moi cet autre gamin ! »

L’Arme Mobile et le camion qui portait le Soldat-Roquette à l’arrière partirent à la poursuite de Marty.

Scarab : « Devrions-nous… poursuivre les autres ? »

Blobor : « Crétin ! Tu ne vois donc pas que c’est leur stratégie ? Ils veulent nous séparer pour nous éliminer plus facilement à l’abri des tirs ! Retournons leur plan contre eux ! Il nous suffira d’isoler et de coincer l’autre morveux avec les soldats, et la victoire sera à nous ! Les autres seront du menu fretin ! Et j’ai une idée parfaite pour les sortir de leur cachette ! Gemax ! Allez bombarder ces bois ! »

Les Gemax s’envolèrent au-dessus de la forêt où étaient partis les six compagnons de Marty et commencèrent à tirer de multiples projectiles magiques explosifs entre les nombreux arbres.

Général : « Bonne technique, mais ça ne sera ni rapide ni très efficace. Or, nous avons à portée de main une méthode bien meilleure que cette lente usure. Patron, Gargantia peut-elle mettre le feu à ces bois ? »

Zombos : « Elle n’attendait que ça. Gargantia, tu es libre de supprimer cette forêt. Néanmoins, je veux que tu limites suffisamment tes flammes. L’incendie doit être contrôlable. »

Gargantia marcha vers la forêt tout en continuant à charger son rayon de feu. Une fois arrivée devant les bois, elle balaya les arbres d’un puissant rayon brûlant qui coupa les arbres au bord de la forêt et enflamma une bonne partie de celle-ci qui commença rapidement à prendre des couleurs chaudes et à développer une très haute température. Pendant ce temps, les soldats qui poursuivaient Marty et lui tiraient dessus avaient fini par perdre sa trace quand celui-ci avait commencé à se courir à travers les bois. Les amis de ce dernier étaient eux en panique alors qu’ils couraient à travers une forêt enflammée et bombardée par de nombreuses bombes magiques. En arrivant dans le recoin le plus éloigné de la forêt, ils tombèrent sur Marty qui était caché derrière un rocher.

Bleu : « Dieu merci, ils ne t’ont pas attrapé ! Par contre, on peut savoir ce que tu fais exactement ? Car là, on va pas tenir longtemps ! Et surtout, on fait quoi ? C’est infranchissable ! On peut pas atteindre l’intérieur du vaisseau avec ces vauriens qui nous attaquent de toutes parts ! »

Marty : « Pas de problème ! L’affaire est déjà dans le sac ! »

Bleu : « Comment ça ? »

Marty : « J’ai tout prévu ! J’ai placé un “téléporteur” ! Directement dans le hangar d’entrée du vaisseau ! »

Bleuh : Quoi ? Mais comment as-tu pu le faire aussi discrètement ? »

Marty : « Je suis Marty. »

Bleuh : « Ah… D’accord… ça explique tout, je suppose… »

Bleu : « Et alors ? C’est très bien, mais ça va pas les empêcher de nous poursuivre dedans ! Et là, il n’y aura pas vraiment d’échappatoire ! »

Marty : « Du calme, le homard ! Tu te pinces pour rien ! Moi, je vais leur faire une petite surprise qui va les calmer un max, et vous vous foncez à l’intérieur ! Pendant que je fais ça, vous sortez de cet enfer, et vous me les occupez pendant vingt secondes ! Vu que leurs soldats vont revenir, ils vont tout avoir à l’œil, donc faites votre boulot comme il faut ! »

Bleu : « J’ai l’impression d’être envoyé en mission suicide… mais d’accord. Je ne vois pas d’autre solution, de toute façon… »

Marty : « Salut les gars ! À mon signal, vous foncez ! »

Bleu : « OK ! Bonne chance, alors ! »

Marty : « Je n’ai pas besoin de chance ! Et maintenant… Opération BlitzQuinn ! »

Marty disparut, et les six partirent aussi vite que possible dans la direction la moins dangereuse.

Bleu : « C’est bien de la folie digne de Marty ! Tout comme le nom extrêmement inapproprié de cette opération… »

Bleuh : « Je pense que le temps que Marty fasse son travail, on devrait se séparer une fois sortis de la forêt pour diviser leur attention ! »

Bleu : « Bonne idée ! Et vu qu’ils nous bombardent avec leurs Gemax, il vaudrait mieux ne pas être une seule grosse cible ! »

Une fois qu’ils sortirent de la forêt, ils s’éparpillèrent tout autour de la zone tout en étant visibles par Zombos et ses troupes. Ils commencèrent à charger des projectiles magiques à tirer sur eux tout en continuant à se déplacer.

Blobor : « Les voilà ! Plutôt que de vous tourner les pouces, faites feu ! Ils n’ont plus aucune chance ! »

Au moment où Blobor prononça ces mots, une voix retentit depuis un haut-parleur en provenance du vaisseau.

Marty : « Vraiment ? C’est vous qui n’avez plus aucune chance, et c’est vous qui en avez bien besoin ! »

Blobor : « Quel est ce son ? Non… C’est impossible ! »

Ils étaient tous distraits par Marty, ce qui fut l’occasion pour ses amis de commencer à tirer autant de projectiles magiques que possible.

Marty : « À bas la face de clown ! »

Blobor : « Quoi ? Ça ne peut pas être possible ! »

Soudainement, toutes les tourelles proches de l’entrée du vaisseau firent feu dans la direction du groupe de Zombos. Une pluie de petits rayons lasers et de tirs magiques se dirigèrent vers eux.

Blobor : « Impossible ! »

Marty : « Mais si c’est possible avec la carte McQuinn ! »

Blobor : « Je te hais, Marty ! »

Marty : « C’est réciproque, tête de clown couvert de morve ! »

Tous les ennemis partirent dans toutes les directions pour éviter autant que possible ce qui tombait sur eux. Les alliés de Marty saisirent l’opportunité pour commencer à se diriger vers le vaisseau. Ils n’avaient pas arrêté pour autant de tirer sur leurs adversaires, même s’ils perdaient légèrement en précision et se fatiguaient un peu plus vite.

Zombos : « C’est bas… Mais non moins un bon stratagème… Bien joué, Marty… »

Blobor : « Inacceptable ! Vous tous ! Occupez-vous de ces stupides animaux ! Ces deux kamikazes, ces écureuils verts, ces poissons bleus, arrêtez-les ! »

Scarab : « Je peux pas ! Trop occupé à fuir ! »

Général : « Repli, tas de morveux ! L’heure n’est plus au combat ! Ce serait du suicide ! »

Soldat-Roquette : « C’est l’apocalypse, tabarnak de crisse ! »

Camionneur : « Les frites sont cuites ! »

Le groupe parvint à pénétrer à nouveau dans le Cosmic Emperor-01, et retrouva Marty qui utilisait la console à l’entrée du hangar afin de contrôler les tourelles. Celui-ci avait téléporté dans le hangar tous les chapeaux qu’il avait laissés dehors pour les récupérer.

Bleu : « “Où est-ce que tu as appris à tirer ?” Je pensais que tu ne saurais même pas viser une “baleine volante” ! »

Marty : « “Où est-ce que tu as appris à être un tel trou de balle ?” »

Bleu : « Je tiens ça de toi ! Bon, maintenant, on peut progresser ! Mais sinon, qu’est-ce qu’on fait des autres zinzins, là dehors ? »

Marty : « J’ai tout mis en mode automatique ! On va les laisser s’amuser avec les tourelles ! Nous, on va aller adresser nos salutations à cet Empereur ! »

Bleu : « Aussi, comment as-tu entendu la voix de Blobor quand tu étais là-dedans ? »

Marty : « J’ai appris à entendre à travers mes chapeaux ! Je peux téléporter le son, maintenant aussi ! »

Bleu : « Tu es vraiment exceptionnel, toi… »

Marty : « Je sais ! »

Bleu : « J’imagine qu’il faut qu’on aille à l’endroit bloqué de la dernière fois ! »

Marty : « Je vous suis ! Mais après, c’est vous qui me suivez ! »

Ils revinrent auprès de l’entrée centrale de la grande salle circulaire qui était précédemment verrouillée. La porte s’ouvrit, et le groupe découvrit l’intérieur de la vaste salle qui était gardée par les trois robots et leur capitaine. Le sol de la salle n’était composé que d’un très large grand pilier métallique central entouré par des trous profonds auprès des murs et relié aux deux portes de la pièce par des petits ponts eux aussi en métal. Il était assez dur de voir dans les trous qui étaient assez obscurs, mais des substances orange qui semblaient être un liquide de refroidissement se trouvaient au fond.

Robot B : « Intrus. »

Robot C : « Repérés. »

Robot A : « Procédure de combat demandée. »

Capitaine Robot : « Patientez un instant, camarades. »

Marty : « Encore vous ? »

Capitaine Robot : « L’Empereur nous a autorisés à vous affronter une dernière fois. »

Marty : « Ça commence à me casser les noix cosmiques, ces histoires… »

Marty et ses camarades s’approchèrent davantage des machines.

Capitaine Robot : « Nous avons ardemment désiré un nouvel affrontement digne de ce nom. Accepteriez-vous de nous combattre avant de rencontrer l’Empereur ? En ce qui concerne votre état, nous avons rétabli assez d’énergie pour faire fonctionner mes mécanismes de soin pendant quelque temps. Nous rétablirons ainsi votre santé et votre énergie après ce défi si vous l’acceptez. »

Bleu : « Si l’on peut rencontrer l’Empereur en étant dans un meilleur état, dans ce cas je veux bien ! »
Bleuh : « Je partage cet avis ! »

Marty : « Pourquoi pas, alors… »

Robot A : « Merci. »

Robot B : « D’avoir. »

Robot C : « Accepté. »

Capitaine Robot : « Nous allons vous tester une ultime fois. »

Marty : « Ça commence à grave me saouler tous ces examens ! L’école, c’est fini depuis longtemps pour moi, et j’ai pas envie d’en rebouffer ! »

Bleu : « Et pourtant, dieu qu’il en aurait besoin… »

Bleuh : « Si c’est ce que vous voulez, allons-y ! »

Capitaine Robot : « Demande acceptée. Engagement de la procédure de combat exigée ! Il vous est ordonné de vous mettre en garde. »

Robot A : « À. »

Robot B : « Vos. »

Robot C : « Ordres. »

Bleu : « Alors, Marty ? Tu veux les affronter seul, cette fois ? »

Marty : « Non ! Pas quand ils sont en groupe ! Par contre, j’aimerais me faire cet Empereur tout seul ! À moins que vous fassiez encore les râleurs ! »

Bleu : « Comme tu voudras, alors, le fou ! »

Bleuh : « Tu es vraiment dingue de courir le risque de te battre seul contre quelqu’un qui doit être si dangereux ! »

Marty : « Je fais ce que je veux, l’endive ! »

Capitaine Robot : « Êtes-vous prêts à vous battre ? »

Marty : « Ah… Vous me fatiguez tous… Bon… en garde ! »

Le capitaine s’éleva un peu dans les airs grâce à ses propulseurs, et les trois autres robots partirent à différents points de la pièce. Le Robot A se positionna juste devant le pont d’entrée, et les deux autres se placèrent de l’autre côté près des bords de l’arène circulaire de sorte que la position des trois forme un triangle. Ils pointèrent leurs bras vers les alliés de Marty, prêts à tirer des rayons lasers sur eux avec les canons qui avaient émergé de leurs mains. Tous les alliés de Marty se mirent en mouvement et préparèrent une véritable furie de projectiles magiques. Alors que les tirs des deux groupes commencèrent à s’échanger et à s’entredétruire, Marty jeta ses chapeaux et ses couronnes un peu partout sur l’arène et se plaça au centre de celle-ci. Marty se concentra pour permettre à ses compagnons de s’en servir pour se téléporter. Ceci permit aux six braves créatures de rendre leurs tirs bien plus imprévisibles et ainsi bien plus durs à éviter. Pour rendre la tâche encore plus difficile aux trois machines, Marty alla jusqu’à téléporter des projectiles, et ce, que ce soit ceux de ses alliés que de ses ennemis. Les robots prirent assez rapidement des dégâts, alors que les amis de Marty s’en sortaient plutôt bien puisqu’ils ne se prenaient que quelques balles perdues et ne souffraient ainsi que de peu de blessures. Pendant qu’il gérait les téléportations, Marty devait aussi se concentrer sur le Capitaine Robot qui avait commencé à l’assaillir de ses puissants lasers oculaires. Marty bougeait aussi vite que possible et devait recourir à se téléporter lui-même. En voyant que les déplacements de son adversaire étaient trop imprévisibles, le capitaine décida de combattre le feu par le feu. Il tira au hasard à un rythme irrégulier sur les différents téléporteurs de Marty. Cette tactique finit par payer, puisque Marty et ses camarades furent touchés plusieurs fois, ce qui leur causa d’assez lourdes douleurs. La bataille devenant trop difficile à suivre pour lui comme pour ses partenaires, Marty décida de recourir aux bonnes vieilles méthodes en allant taper de son sabre et de sa lance les trois robots au sol. En voyant ce que faisait Marty, les six bêtes redirigèrent leurs tirs vers le capitaine en plus d’aider Marty occasionnellement avec leurs projectiles. Ce dernier profitait de ses téléporteurs pour passer rapidement d’une cible à l’autre et pour épuiser les robots à petit feu. Malgré leurs prédictions de mouvements hautement précises et leurs armes à courte portée, les robots ne parvenaient plus à tenir tête à Marty qui réussissait à transpercer leurs défenses et à les surpasser. Celui-ci s’était décidément bien amélioré en peu de temps, et réussissait à mieux surprendre ses adversaires et à les blesser grâce à sa maîtrise des armes et ses pouvoirs de téléportation désormais supérieurs. Par le fait qu’ils pouvaient se donner à fond sans crainte de ne pas avoir assez d’énergie pour la suite, tout le groupe pouvait utiliser son plein potentiel sans aucune retenue. Malgré leur haute puissance, les quatre machines étaient bien dépassées par les assauts brutaux de Marty et par les projectiles désormais bien trop nombreux et puissants des six compagnons de celui-ci. Les trois robots aux ordres du capitaine décidèrent de lancer un assaut final sur Marty en s’en prenant à trois contre lui. Ils se placèrent à un endroit où moins de chapeaux pourraient permettre à Marty de les atteindre rapidement, et attendirent sa venue. Marty voyant fin dans leur jeu décida de téléporter tous les tirs qui passaient à la portée de ses chapeaux pour les tirer à nouveau sur eux. Le capitaine fonça alors soudainement sur Marty avec son poing chargé d’énergie. Avant d’être tout près de sa cible, il expulsa ses missiles qui prirent pour cible tous les téléporteurs de Marty pour l’empêcher de se déplacer instantanément. Marty ne pouvait bouger, car les emplacements où il pourrait se décaler étaient ciblés par des missiles, et les trois autres robots étaient derrière lui prêts à l’attaquer de leurs lames et avec leurs yeux qui chargeaient des lasers. Marty se couvrit alors de son sabre et de sa pelle, prêt à endurer la charge. Plutôt que de le percuter, le capitaine tira son poing droit chargé comme un projectile, et ce juste avant de se stopper. Marty fut surpris, et fut poussé très fort par le poing qui avait une force exceptionnelle. Marty se prenait déjà des lasers bien douloureux dans le dos, et il s’apprêtait à goûter aux lames des adversaires qui l’attendaient derrière lui. Les compagnons de Marty avaient heureusement vite réagi et avaient tiré des projectiles sur autant de missiles que possible pour les faire sauter avant qu’ils n’atteignent leurs cibles. Marty se téléporta alors derrière le capitaine, et sauta pour lui infliger un gros coup de pelle par surprise dans son dos. Le capitaine fut poussé assez fort en plus d’être déstabilisé dans son vol, puis son poing fit demi-tour pour revenir à lui tel un missile autoguidé. Le poing se retourna, et se rattacha au bras du capitaine. Marty était épuisé tant il avait utilisé la téléportation, et ses alliés étaient également bien essoufflés.

Capitaine Robot : « Impressionnant… Ceci devrait suffire. »

Le capitaine se retourna, et les trois robots s’approchèrent pour se placer en ligne derrière lui.

Capitaine Robot : « Vous en avez assez fait. Votre performance était encore très impressionnante. Nous aimerions poursuivre cette bataille encore plus loin, mais nous avons assez fait patienter l’Empereur, et vous avez également suffisamment attendu pour le rencontrer. Vous pouvez passer, ce combat est terminé. »

Robot A : « Nous. »

Robot B : « Sommes. »

Robot C : « Satisfaits. »

Bleu : « Bien ! Et pour nos soins ? »

Capitaine Robot : « Ne bougez pas. »

Le cœur sur le front du capitaine se mit à briller d’une lueur verte, et un faisceau de la même couleur fut émis sur tout le groupe de Marty. Leurs blessures disparurent tout comme leur fatigue.

Bleuh : « Incroyable… Je ne me suis jamais autant senti en pleine forme ! »

Bleu : « C’est vrai ! C’est très impressionnant ! Merci à vous ! Dis merci, Marty ! »

Marty soupira et leva les yeux au ciel.

Marty : « Hm… Merci… peut-être… »

Capitaine Robot : « Venez avec nous à présent. Nous allons vous guider jusqu’à l’Empereur. »

Marty : « Qu’on se débarrasse de ces foutaises de conneries aussi vite que possible… »

Le capitaine prit le devant, et ses trois semblables restèrent derrière le groupe des sept. Le capitaine se dirigea vers la salle suivante. Les autres le suivirent, et ils arrivèrent dans un couloir qui montait légèrement. De nombreuses portes étaient sur les côtés, et une se trouvait tout au bout. Ils passèrent le couloir pour arriver dans la salle au fond. Celle-ci était remplie de nombreux ordinateurs et machines extraterrestres, et elle avait deux pentes petites mais longues qui étaient bien espacées et faisaient ainsi monter deux fois le sol de la salle jusqu’à son fond où se trouvait une nouvelle porte.

Marty : « Il n’y a pas intérêt à ce que soit un piège… »

Robot A : « N’ayez. »

Robot C : « Crainte. »

Robot B : « Presque tous les dispositifs de défense du vaisseau sont désactivés. »

Marty : « C’est censé me rassurer ? »

Bleu : « Nous venons de les surpasser ! C’est pas quelques possibles défenses qui vont nous faire peur ! »

Bleuh : « J’ai l’impression que tu deviens comme Marty… et qu’il devient comme toi. D’habitude, c’est lui qui est aveuglément “enthousiaste”, et c’est toi qui es méfiant… Vous êtes sûrs de ne pas être malades ? »

Marty : « J’en étais sûr ! Ces saletés d’aliens étrangers m’ont infecté avec leurs bactéries extraterrestres de l’espace ! Tous les mêmes, ces étrangers ! »

Bleu : « J’ai été infecté par le virus Marty McQuinn. Attention, c’est un peu contagieux ! »

Marty : « “C’est un lupus.” »

Capitaine Robot : « Vous avez un sens de l’humour très particulier. »

Bleu : « Comment savez-vous que nous ne faisons que de plaisanter ? »

Capitaine Robot : « Vos ennemis nous ont fait part de nombreuses informations à votre sujet. »

Le capitaine alluma un des ordinateurs et appuya sur quelques boutons.

Capitaine Robot : « En parlant du loup… »

L’écran montrait une capture vidéo d’une caméra qui était un peu endommagée. On pouvait y voir Zombos et ses troupes qui étaient en train de traverser le hangar à l’entrée du Cosmic Emperor-01.

Marty : « Pas encore ces trous de balle nucléaires… Sinon, est-ce que quelqu’un va poser les vraies questions et lui demander comment un alien sait ce qu’est un loup ? Non ? Personne ? »

Bleu : « Je pourrais te poser la même question, Marty. Tout comme tu aurais pu me la poser. Mais finalement, il y a des loups dans chacun de nos mondes. »

Capitaine Robot : « Notre empire détient une grande partie du savoir de la galaxie. Mais assez de paroles, nous devons passer à l’action. L’Empereur ne désire pas que nous nous battions contre le lieutenant Zombos, mais ses ordres prioritaires sont de vous laisser le champ libre pour vous rencontrer, et essentiellement de voir votre grand camarade. »

Robot C : « Nous allons. »

Robot A : « Les. »

Robot B : « Retenir. »

Bleu : « Oh, merci ! Ils sont trop pots de colle, ceux-là… »

Marty : « Enfin moins de travail pour moi ! »

Capitaine Robot : « Ils seront trop nombreux, certains pourront même passer. Mais nous ferons tout ce qui est actuellement dans notre possible pour les stopper. Nous pourrions bloquer des portes, mais ce serait une perte en considérant qu’ils ont les moyens de les détruire assez facilement malgré leur solidité. Nous serons donc leurs obstacles. Ils sont au courant de nos directives actuelles, et ont pourtant refusé de permettre votre passage tant que vous ne les aurez pas vaincus. Néanmoins, nous nous opposerons à eux le temps que l’Empereur puisse faire la rencontre de votre ami, et vous six aussi si possible. »

Bleu : « L’Empereur veut surtout rencontrer Marty, c’est bien ça ? Nous sommes optionnels ? »

Capitaine Robot : « Correct. »

Bleu : « Dans ce cas, tous les six, nous vous aiderons si nécessaire ! L’Empereur est-il loin ? »

Capitaine Robot : « Dans le centre de commandement qui se trouve au sommet du Secteur E. Soit au bout de trois salles plus loin après avoir franchi la salle ci-présente, puis en empruntant un ascenseur derrière une grande porte que vous ne pourrez pas rater. Ceci vous mènera jusqu’au centre. Revenez nous voir si vous avez des questions. »

Bleu : « Bien ! Nous monterons la garde près de l’entrée du centre de commandement ! Comme ça, nous pourrons stopper ceux qui arriveront à passer, et nous pourrons aider Marty si besoin est ! »

Capitaine Robot : « Comme vous le souhaitez. Avant que vous ne partiez, nous avons quelque chose pour vous. »

Le capitaine se dirigea vers un coffre de forme assez cubique dans le coin à droite de l’entrée de la pièce et le groupe de Marty le suivit. Ce coffre ressemblait beaucoup à celui dans lequel se trouvait l’anneau doré, mais de nombreuses lignes rouges lumineuses le parcouraient, et deux cornes courbées vers le haut se trouvaient sur les côtés du dessus du coffre. Il l’ouvrit, et il en sortit un plastron en or qui ne pouvait couvrir que la face avant d’un torse ainsi que l’avant et les côtés latéraux du début d’un cou. Ce plastron doré était assez bien décoré, avec deux surfaces très légèrement enfoncées qui prenaient une forme semblable à des ogives. Celles-ci étaient séparées par une forme de tour qui commençait de manière un peu courbe et se terminait par un losange carré qui rendait l’un des bords des queues des ogives plus court. Les bords latéraux du plastron étaient un peu courbes, et se terminaient sur le bas par des bords arrondis allongés. Un creux triangulaire se trouvait au bas du plastron, et les queues des formes d’ogives créaient un petit creux assez triangulaire sur les côtés du plastron qui continuaient jusqu’à leurs attaches au cou par quelques légères ondulations. Toute la zone supérieure qui entourait l’avant du cou avait une petite couche métallique supérieure d’une forme proche de celle d’un fer à cheval et qui était très discrète au niveau des côtés latéraux. Le côté arrière du plastron n’avait lui absolument rien de particulier, si ce n’est que deux petites formes de cercles peu visibles et situés à hauteur des clavicules.

Capitaine Robot : « Considérez ceci comme une récompense pour vos victoires contre nous. »

Marty : « Sympa ! Plus d’or ! Plus de protection ! Plus de facilité pour tabasser les gens que j’aime pas ! »

Marty revêtit le plastron avec un de difficulté, puis sourit fièrement.

Marty : « Et je suis encore plus beau et stylé ! Tout ce que j’aime ! »

Capitaine Robot : « Veuillez vite rejoindre le centre de commandement, à présent. L’Empereur attend, et vos ennemis eux n’attendent pas. »

Bleu : « On file ! »

Marty : « Calmez bien cette gueule de zombie et ses toutous de ma part ! »

Ils partirent en sprintant pour rejoindre le centre de commandement aussi vite que possible. Ils traversèrent trois grandes salles presque identiques à celle qu’ils venaient de visiter. La dernière des trois salles se terminait sur un grand escalier avec de longues marches qui montait jusqu’à une immense porte dont l’apparence rappelait beaucoup la structure en forme de tête sur le vaisseau.

Bleu : « Tu es sûr de vouloir te battre seul contre l’Empereur ? Bien sûr, je dis ça pour le cas où il voudrait t’affronter. »

Marty : « Pas vraiment ! Mais je vais tenter le coup ! Je vais voir ce qu’il nous veut ce sale martien extraterrestre de l’espace ! »

Bleu : « Sois diplomate. »

Bleuh : « Je crois que c’est trop lui demander… »

Après leur course à travers ces salles, ils gravirent les escaliers et atteignirent la porte. Marty put avoir un petit aperçu de l’intérieur de l’ascenseur en regardant à travers la fenêtre de la porte qui était très semblable à la sorte de visière qui apparaissait sur la structure supérieure du Cosmic Emperor-01. Un étrange faisceau bleu fut émis par un petit dispositif au-dessus de la porte, et celui-ci traversa Marty plusieurs fois pour l’analyser. Le faisceau devint vert après un court instant, et la porte s’ouvrit.

Bleu : « Même si tu n’en as pas besoin, bonne chance ! »

Marty : « Et vous, faites gaffe à votre cul, et meulez-moi la face du zombie et de ses larbins ! »

Vert tapa de sa patte droite le poing de Marty pour lui souhaiter bonne chance, et celui-ci et son clone couinèrent pour l’encourager. Champis et Champhis se retournèrent et firent un sifflement intimidant pour indiquer qu’ils étaient prêts à repousser tout ennemi qui entrerait.

Marty : « À plus, les bleus ! »

Bleuh : « Fais de ton mieux ! »

Bleu : « Surtout, reviens en vie, copain ! »

Marty : « C’est promis ! »

Marty se plaça sur l’ascenseur qui commença soudainement à monter tout seul dès que la porte se referma. L’ascenseur n’était qu’une plateforme en forme de cercle, mais celui-ci montait grâce à des sortes de dispositifs gravitationnels qui se trouvaient tout en haut et en tout en bas de la cage d’ascenseur. Malgré tout, la plateforme était très stable et l’ascension confortable, et Marty purent admirer de nombreux effets lumineux autour de lui qui prenaient la forme d’ondes circulaires de couleur azur. L’ascenseur arriva à sa destination, et la nouvelle porte qui était identique à la précédente et du côté opposé à celle-ci s’ouvrit, révélant le centre de commandement. Le centre était immense. Il était rempli de nombreux ordinateurs futuristes comme Marty avait déjà pu en voir dans le vaisseau, mais il y en avait aussi qui étaient considérablement plus grands et dont les écrans couvraient les parois du centre dont le bas était longé par les longs claviers de ces mêmes machines. En voyant sa forme sphérique et sa grande vitre en forme de visière qui se trouvait derrière sur le mur à l’arrière de la salle, Marty comprit que le centre de commandement était cette même structure en forme de tête qu’ils avaient aperçue sur le vaisseau. Mais ce qui attira immédiatement l’attention de Marty était ce qui se trouvait au cœur de la salle. Une vaste plateforme circulaire qui dépassait un peu du sol émettait une carte virtuelle de la région alentour. Juste au-dessus se trouvait une sorte d’assez grande plateforme en forme de soucoupe extraterrestre qui était élevée dans les airs par un pilier mécanique. Celle-ci était couronnée par un trône futuriste des plus impressionnants et équipé de nombreuses commandes ainsi que de tableaux virtuels transparents qui apparaissaient juste devant et servaient également d’ordinateurs. Quelqu’un semblait siéger sur ce trône et avait apparemment interrompu ce qu’il faisait sur ses écrans virtuels quand il avait vu Marty arriver. La carte disparut, ce qui obscurcit une grande partie de la pièce qui était principalement éclairée par sa lueur turquoise. Le pilier qui portait la soucoupe étrange sur laquelle se trouvait le trône descendit et s’enfonça dans un trou de la même forme circulaire qui se trouvait au centre de la plateforme de la carte. Le pilier s’arrêta une fois que la soucoupe rentra parfaitement dans le socle autour du début du trou. Marty monta sur la plateforme et s’approcha de son centre pour mieux voir ce qui s’y cachait. Marty put distinguer la silhouette de l’individu assis sur le trône, mais il put surtout voir deux assez petits reflets bleus à hauteur de sa tête qui brillaient dans l’obscurité et semblaient être ses yeux dissimulés derrière du verre. C’était l’Empereur. La voix mystérieuse et quasi-robotique de celui-ci vint briser le silence quasi total de la salle où ne régnait que des bruits électroniques et la présence de l’Empereur.

L’Empereur : « Salutations… Tu dois sûrement être Marty McQuinn. »

Marty : « En plastique ABS et en muscles ! »

Ce qui surprit Marty est qu’il pouvait entendre la voix de l’Empereur résonner dans ses pensées. Il semblait communiquer par télépathie en plus de sa voix normale. La façon dont sa voix s’entendait donnait l’impression que l’Empereur parlait de plusieurs voix en même temps, ce qui était renforcé par le mélange de sonorités aiguës et graves de sa voix.

L’Empereur : « J’ai eu souvent vent de tes exploits. »

Marty : « Je sais. Je suis populaire ! »

L’Empereur : « Si tu es parvenu jusque-là, ceci doit signifier que tu as bel et bien vaincu mes élites ainsi que le lieutenant Zombos et ses forces. »

Marty : « C’était du gâteau de jeu d’enfant ! »

L’Empereur : « Je vois. Tu es fort puissant, c’est exactement ce que je recherche. »

Marty : « Tu veux être le prochain, le martien ? »

L’Empereur : « Et je vois également que tes manières sont à la hauteur des descriptions qu’en faisait le lieutenant. Tu n’es vraiment pas un guerrier lambda. Qui es-tu exactement ? »

Marty : « Tu ne le sais pas déjà, Robocop ? »

L’Empereur : « Ton nom m’est déjà familier, mais je ne connais pas assez ton identité. Je répète donc, qui es-tu ? »

Marty : « Je pourrais poser la même question. »

L’Empereur : « Je suis l’empereur galactique. Je règne sur la quasi-totalité de cette galaxie, et je commence à m’étendre dans une autre. À la différence de mes plus valeureux sujets, mon cœur n’est pas exclusivement mécanique. Je suis tout autant un être de chair qu’un être de métal. Je suis le fruit du summum de la technologie et de la biologie de cette galaxie. J’ai été conçu il y a fort longtemps pour être la forme de vie suprême. Malgré tous mes pouvoirs et mes accomplissements, je ne peux honnêtement prétendre avoir réussi à atteindre ce titre. Ce qui est arrivé à mon vaisseau semble être une nouvelle preuve que le cosmos abrite des créatures d’une puissance bien supérieure à la mienne, et les autres galaxies doivent abriter des êtres plus redoutables. Néanmoins, hors forces inconnues, je suis celui dont la force trône au-delà de celle de toutes les autres officiellement à ce jour. »

Marty : « “Incroyable du cul !” Et c’est quoi ton nom, monsieur le roi des extraterrestres tout-puissants de Jupiter ? »

L’Empereur : « Je crains bien que ce nom t’échappe pour toujours. Celui-ci est l’héritage d’une ancienne civilisation perdue, et il appartient tout comme celle-ci au passé. Personne d’autre que les survivants de ce passé ne le connaîtra donc. »

Marty : « Je comprends, quand on s’appelle Jean-Dylan-Kevin-Dark-Moulinex-Vador-Sylvanus-Du-93 c’est quand même bien la honte, surtout quand on est un empereur du cosmos ! »

Bien qu’il ne le montrait pas, Marty était assez irrité par l’absence de réponse de l’Empereur face à ses moqueries, et il était aussi perturbé en entendant sa voix et en le regardant. L’Empereur était vraiment un individu qui sortait du commun.

L’Empereur : « C’est à présent ton tour. »

Marty : « Je suis Marty McQuinn ! Botteur de derrière officiel de cette planète ! Mais surtout, une légende d’un autre monde, et une future légende dans ce monde-ci puis dans tout l’univers ! Je suis le plus fort du monde ! Et je vais botter l’arrière-train du cul de tous ceux qui oseront dire le contraire ! Même les empereurs de l’univers cosmique ! »

L’Empereur : « Je vois… Tu n’as donc pas beaucoup à m’apprendre de plus. C’est dommage, confesser ton parcours aurait été un bon dernier acte pour toi, avant ta mort. »

Marty : « Ma mort ? Mais je vais vivre encore très longtemps, je suis dans la meilleure santé du monde ! Alors, tu peux te les garder tes “fesses de con” ! »

L’Empereur : « Je parlais de ta mort que je m’apprête à causer. Tu ferais mieux d’adresser une dernière prière d’adieu à ton monde que tu chéris tant, ainsi qu’à celui ci-présent. »

Marty : « Tu te fous de moi, le roi petit homme gris ? Et tous tes soldats rouillés qui disaient qu’ils voulaient pas nous tuer, c’était du vent ? »

L’Empereur : « En effet. Ils ne devaient pas te tuer, car je voulais personnellement mettre un terme à ton existence. Comme l’ont affirmé mes serviteurs, tu es un adversaire terrible pour mon empire, et je dois donc t’éliminer. Cependant, si tu décides travailler pour moi, je t’épargnerais. Tu feras un bon esclave pour alimenter la domination de mon empire. »

Marty : « Pour répéter la réponse que j’ai déjà donnée au zombie tout moche, “plutôt crever !”. Si tu crois que je vais me joindre à un meurtrier de pacotille comme toi, tu te fourres le doigt dans ton trou de balle cosmique ! Et encore une fois, je ne vais pas mourir, mais te buter toi ! »

L’Empereur : « Très bien. En ce cas, je t’ôterais la vie avec grand plaisir. Ton corps fournira quelques bons matériaux pour l’équipement de mes armées, et ton sang aidera à huiler les rouages des machines de mon empire. À la suite de ta mort, je m’occuperais personnellement du cas de tes amis. »

Marty : « Qu’est-ce que tu vas leur faire, Napoléon-Hitler de l’espace ? »

L’Empereur : « Je les réduirais en esclavage. Et s’ils ne savent pas se rendre utiles, je les tuerais de la manière la plus douloureuse possible. »

Marty : « Alors là c’est trop ! Tu toucheras pas un seul de leurs poils ni à une seule de leurs écailles ni à un seul de leurs… champignons, car je vais te renvoyer voyager dans le vide cosmique avec ta poubelle géante de l’espace ! Je vais te ficher une telle raclée que tu retourneras pleurer auprès de ton créateur et le supplier de t’achever ! Bien sûr, c’est si je te bute pas d’abord tant tu m’as foutu la rage ! »

L’Empereur : « Dans ce cas… bats-toi ! »

L’Empereur pressa une commande, et la plateforme sur laquelle ils se trouvaient commença à s’élever. Le toit de la salle s’ouvrit lentement avec deux grandes portes horizontales et permit le passage de l’immense plateforme qui continuait à sortir. La plateforme monta bien haut au-dessus de la structure la plus élevée du vaisseau, et offrit une vue impressionnante sur toute la région avoisinante et sur l’intégralité du Cosmic Emperor-01. La lueur des soleils tapait sur la tête de Marty qui avait été bien secoué par l’ascension. Maintenant qu’ils étaient sortis de la froide obscurité pour se retrouver sous la chaleureuse vue d’un ciel bleu, l’Empereur était enfin complètement discernable. L’Empereur avait une silhouette semblable à celle de ses serviteurs robotiques, mais il ne paraissait pas être complètement mécanique et était très légèrement moins imposant que ceux-ci. Cette impression était surtout renforcée par les formes bien organiques de ses bras et par celles de ses mains munies de quatre doigts presque identiques à ceux d’un humain. Il était confiné dans une armure qui recouvrait tout son corps et dont l’intense peinture blanc albâtre et l’aspect incroyablement lisse camouflaient son blindage métallique et la faisait ressembler un peu à une combinaison d’astronaute et à une statue. Cette ressemblance était quelque peu renforcée par les assez nombreuses stries qui se trouvaient sur lui. Une strie horizontale se situait à mi-hauteur de ses bras et une autre à la même hauteur se trouvait sur son torse. Deux stries verticales se trouvaient vers le milieu du torse et montaient jusqu’au casque. Le bas de son casque et les trois stries de son buste formaient un espace rectangulaire vertical dans lequel se trouvait une forme de pointe de flèche surmontée d’une autre plus arrondie et un peu plus grande qui est elle-même surmontée de la forme d’un carré. Trois stries qui ressemblaient à des plis de vêtements se trouvaient sur les côtés extérieurs de ses jambes et poussaient encore davantage la similitude avec une combinaison spatiale. Ses pieds étaient assez grands et ronds, et ses jambes étaient tellement serrées qu’elles paraissaient collées entre elles. Il portait des épaulières qui dépassaient un peu de ses épaules et formaient un assez long rectangle sous sa tête. Ces épaulières étaient renforcées par une longue plaque qui recouvrait une grande partie de leur surface et donnait des formes assez pointues aux quatre extrémités des épaulières. Deux petits dispositifs en forme de longs rectangles verticaux et segmentés par deux rainures se trouvaient à l’emplacement de ses oreilles. Un espace légèrement enfoncé en forme de demi-hexagone formait le visage de son armure et se terminait sur son bas par deux stries minuscules obliques qui rejoignaient celles du torse. Les verres bleu paon de son casque en forme de demi-cercles qui cachaient intégralement ses yeux contribuaient à lui donner un aspect robotique et étaient collés au bord supérieur de l’espace du visage de l’armure. Un joyau bleu paon en forme de losange horizontal se trouvait également sur le front de son armure. Ce losange était couronné par une assez courte strie horizontale qui se découpait en deux stries verticales qui partaient jusqu’au bas de sa nuque et s’écartaient lentement de plus en plus. Quelques parties de l’armure montraient des signes d’âge, et de minuscules dégâts étaient visibles sur celle-ci. Un disque blanc albâtre du même aspect que l’armure de l’Empereur sortit d’un petit compartiment au bas de son trône, et celui-ci se mit debout dessus. Le disque se mit à flotter dans les airs au-dessus du trône qui commença à descendre à l’intérieur de la plateforme. Une fois que le trône ne dépassait plus de la surface de la plateforme, le trou au centre de celle-ci se ferma avec deux portes rondes horizontales semblables à celles qui avaient ouvert le toit du centre de commandement.

Marty : « Quel sens du spectacle ! Tout ça pour juste en mettre plein la vue à ses victimes avant de les buter, hein ? C’est bien sadique, ça ! Mais attention, monsieur space mutant, ce n’est pas à moi que revient le rôle de la victime ! »

Marty sourit, et dressa son sabre et sa lance devant lui.

Marty : « Vois donc un peu ce que peut faire le Marty ! »

Marty courut vers l’Empereur et tenta de le frapper en sautant. Mais ce dernier s’éleva dans les airs, de sorte à être hors de portée. L’Empereur commença à charger de l’énergie dans ses mains.
Marty : « C’est pas fair-play, ça ! Mais pas un souci pour moi ! Donne-moi tout ce que t’as ! »
Marty jeta ses chapeaux et ses couronnes au sol un peu partout sur la plateforme. L’Empereur dressa les doigts de ses mains qui émettaient une aura blanche dans la direction de Marty. Des dizaines de petits projectiles énergétiques blancs sortirent de ses doigts en rafales et partirent à la poursuite de Marty qui courait partout sur l’arène pour les attirer dans ses téléporteurs. À sa surprise, rien ne se passa quand il essaya de téléporter les tirs énergétiques, mais ils avaient pourtant disparu. Marty leva la tête en entendant des sons assez suspects, et il vit des petits disques blancs composés d’une étrange énergie et qui bougeaient dans les airs en tirant à nouveau les projectiles précédemment disparus.

Marty : « Mais qu’est-ce que c’est que ce foutage de gueule ? »

L’Empereur : « Si tu es vraiment “le plus fort du monde”, ceci ne devrait pas te poser de problème. »

L’Empereur fit un petit geste de son poignet droit, et tous les téléporteurs de Marty furent enveloppés d’une aura blanche. Tous les chapeaux commencèrent à flotter dans les airs et à rejoindre les disques que l’Empereur avait créés. Ceux-ci répliquèrent les petites boules d’énergie de l’Empereur.

Marty : « Mais bordel ! »

Malgré qu’il courût pour tenter de les éviter, les balles énergétiques de l’Empereur atteignirent Marty qui fut immobilisé dès qu’il fut touché par quelques-unes d’entre elles. Celui-ci ressentit une intense douleur comparable à celle d’une décharge électrique, et les vifs tremblements dont il souffrait soudainement rappelaient également les effets d’une électrocution. Une fois qu’il fut frappé par tous les projectiles et qu’il retrouva le contrôle de ses membres, il s’effondra à quatre pattes sur le sol. L’Empereur descendit et lévita au ras du sol. Alors que Marty allait se redresser, l’Empereur tira une sorte de vague énergétique blanche qui frappa Marty de plein fouet qui le fit tomber au sol, avec son visage contre le métal de la plateforme. Ce qui fit le plus souffrir Marty n’était pas les douleurs de son corps, mais celle de son cerveau. Les attaques de l’Empereur semblaient directement toucher son esprit, et lui causaient de très douloureux maux de crâne et une grande difficulté à garder les idées claires. Après avoir pris un instant pour retrouver ses forces, Marty se releva lentement et difficilement.

Marty : « Qu’est-ce que… qu’est-ce que tu es ? »

L’Empereur : « L’être le plus fort de la galaxie. »

Marty fut irrité par la réponse, et il resta silencieux tant il ne savait plus quoi dire ou penser.

L’Empereur : « Es-tu bel et bien celui qui est parvenu à vaincre mes troupes ? Je commence à avoir mes doutes. Prouve-moi donc ta puissance ! »

Marty : « Je vais te faire connaître la défaite ! »

Marty courut furieusement dans la direction de l’Empereur sans même réfléchir à un plan. L’Empereur pointa sa main droite vers Marty, et celui-ci fut soudainement complètement immobilisé. Son corps était comme prisonnier d’une barrière invisible qui était impossible à briser malgré tous ses efforts pour bouger.

Marty : « Qu’est-ce qui se passe ? C’est quoi ce délire ? »

L’Empereur : « C’est l’œuvre de la toute-puissante technologie de mon empire ! »

Marty : « Des explications plus claires, ça te dirait ? Il faudrait surtout que je comprenne pourquoi tous tes trucs touchent l’intérieur de ma tête depuis tout à l’heure ! »

L’Empereur : « N’as-tu jamais entendu parler de la psychokinésie ? Les pouvoirs de l’esprit. J’ai été conçu avec des pouvoirs psychiques extrêmement développés, et je n’ai cessé de les renforcer en perfectionnant mon équilibre mental et en ajoutant des dispositifs psychiques à mon cerveau. Mon armure directement connectée à mon enveloppe corporelle est également équipée de ce type de dispositifs. Jusque-là, je n’ai utilisé qu’un assez faible pourcentage des capacités de ces parties artificielles. Tu ne t’es donc pas encore mesuré à mes aptitudes naturelles. Mes élites disposent également dans leurs entrailles mécaniques de ces appareils psychokinésiques, et sont les seuls de mon empire autres que moi à avoir des dispositifs d’un niveau si puissant. S’ils n’avaient pas été détruits lors de l’accident de notre vaisseau, tu n’aurais probablement pas tenu une minute contre eux. Tes pouvoirs magiques de téléportation relèvent partiellement de la psychokinésie et sont les facultés magiques les plus proches des pouvoirs psychiques. Tu n’y es donc pas aussi insensible que tu ne puisses le croire. Tes tours de passe-passe sont impressionnants, mais ils ne peuvent rivaliser avec les miens ni avec ceux d’un autre maître de la psychokinèse. Si tu n’es pas capable de déjouer mes pouvoirs, je vais écraser peu à peu de l’intérieur toutes tes facultés mentales et puis tout ton être. Joue donc dans ce combat toutes les cartes que tu caches, ou je vais devoir t’achever rapidement. »

L’Empereur chargea deux grandes boules blanches d’énergie dans la paume de ses mains.

Marty : « Je ne peux pas bouger ! »

L’Empereur : « Qu’est-ce qui ne va pas ? Tu ne peux plus te battre ? Est-ce donc tout ce que tu es capable ? Toi, qui prétendait être le plus puissant guerrier ? »

Il envoya une première boule sur Marty qui hurla de douleur tant l’attaque était puissante.

L’Empereur : « Si tu ne peux pas trouver la force nécessaire pour me vaincre, alors tu périras. Puis tes amis et tout ce qui t’est le plus cher périront aussi ou se retrouveront à mes pieds pour l’éternité. Est-ce vraiment ce que tu désires ? »

Marty : « Je… Je ne vais pas te laisser faire de mal au moindre d’entre eux ! »

Il envoya son autre sphère d’énergie sur Marty qui s’effondra au sol en criant alors que l’Empereur avait abandonné son emprise psychique sur lui. Marty semblait inconscient, et ne bougeait pas un pouce.

L’Empereur : « Tu ne parais plus si motivé. Quel dommage, jeune guerrier. Tu semblais prometteur. On dirait bien que tout ce qui a fait ton existence et son bonheur va devoir disparaître. Une dernière volonté ? »

Marty mobilisa le peu de force qu’il avait pour se soulever légèrement, et pour serrer son poing droit aussi fort que possible. Son souffle et sa voix étaient enragés.

Marty : « Je vais… te tuer ! »

L’Empereur : « Oh ? Une dernière tentative désespérée de t’accrocher à la vie ? »

L’Empereur dressa sa main droite vers Marty, et chargea du bout des doigts un grand orbe blanc d’énergie pure.

L’Empereur : « Voyons voir jusqu’où elle ira. »

Marty grogna de rage et de désespoir. Juste avant que l’Empereur ne décide d’enfin achever Marty, un lourd bruit d’éruption se fit entendre au loin. L’Empereur regarda autour de lui, et constata qu’un volcan de Bluemoonia était entré en éruption et crachait une colonne de flammes bleues jusqu’aux cieux. Il tourna sa tête dans une autre direction et constata une autre éruption semblable. Il continua à scruter l’horizon et en vit une troisième. Le vent devint violent, et les nuages s’épaissirent. Des lueurs bleues parcouraient ces derniers, et donnaient cette même couleur à la plupart des rayons solaires qui parvenaient à passer.

L’Empereur : « Intéressant… Je n’avais jamais ressenti une telle chose dans toute cette galaxie. »

De magnifiques gouttes d’eau de couleur bleue commencèrent à tomber depuis les cieux. L’attention de l’Empereur fut immédiatement saisie par la soudaine aura bleue qui était apparue autour de Marty. Celui-ci semblait reprendre des forces, et se relevait davantage avec un air toujours plus furieux. Alors qu’il se releva complètement avec ses bras qui pendaient tant il était épuisé, ses yeux prirent une couleur bleu intense, et celui-ci hurla à pleine voix alors qu’une immense explosion d’énergie bleue se libéra de son corps et enveloppa une grande zone autour de lui. Des éclairs bleus s’abattirent un peu partout dans la région alentour. L’énergie se dissipa presque complètement après un court instant et il arrêta de crier. Il était essoufflé, et il regarda avec surprise son corps qui émettait toujours une énergie bleue. Il fut encore plus surpris en regardant le spectacle de couleurs froides qui se déroulait autour de lui.

L’Empereur : « Cette planète à l’air de t’accorder une certaine valeur… Tu n’es donc pas n’importe qui… Voilà qui me plaît bien… Mais ça ne me suffit pas. »

L’Empereur jeta enfin son orbe sur Marty. Celui-ci réagit presque instinctivement et le frappa. L’orbe fut renvoyé vers sa droite et éclata dans une grande explosion plus loin dans les airs. Marty regarda son poing avec un air choqué.

L’Empereur : « Ne te repose pas sur tes lauriers ! »

L’Empereur chargea cette fois deux grandes sphères d’énergie. Marty sortit sa pelle et son sabre qui s’enveloppèrent soudainement de la même énergie qui entourait Marty. Marty commença à courir vers L’Empereur qui lança ses sphères. Marty renvoya la première vers la gauche en la frappant de sa pelle, et il évita la deuxième en bougeant d’une vitesse surnaturelle. L’Empereur fit bouger ses deux bras et réceptionna les deux sphères perdues avec ses pouvoirs psychiques. Il fit gonfler ses deux sphères, et les redirigea dans la direction de Marty. Marty s’apprêta à frapper l’Empereur avec son sabre de sa force et de sa vitesse désormais largement supérieures, mais l’Empereur se téléporta plus haut. Marty fut surpris de voir une onde énergétique bleue partir de la lame de son sabre alors qu’il tapa dans le vide. Alors que les deux sphères s’approchaient dangereusement de lui à une grande vitesse, Marty remarqua en regardant plus haut qu’une très grande goutte d’eau bleue était en train de tomber et qu’elle contenait un orbe magique lumineux de couleur azur. Alors que son regard se fixa sur celle-ci, il disparut et réapparut soudainement devant elle sans comprendre comment il s’était téléporté ainsi. Il toucha la grande goutte qui éclata, et l’orbe qu’elle contenait fut aspiré par le bras droit de Marty. Il retomba sur le bord de la plateforme, et se retourna pour voir les sphères de l’Empereur qui s’apprêtaient tout juste à le percuter. Son bras tira très vite une très grande boule bleue magique qui aspira les sphères de l’Empereur et se dirigea ensuite vers celui-ci. Pendant toutes ces actions, le temps paraissait avoir considérablement ralenti. L’Empereur se téléporta au-dessus du bord de la plateforme opposé à celui où se tenait Marty, et il frappa de son bras droit la très grande sphère d’énergie qui fonçait sur lui. La sphère s’agrandit en recevant de l’énergie de l’Empereur lors de son coup, et elle repartit dans la direction de Marty tout en reprenant sa couleur blanche. Marty la renvoya à nouveau en la frappant de sa pelle. Elle redevint bleue, et grandit une nouvelle fois. Ils se la renvoyèrent encore et encore, et les mêmes changements se produisirent à chaque fois. Au bout d’un moment, la sphère était absolument énorme comparée à Marty et à l’Empereur, et Marty la renvoya encore vers son adversaire. L’Empereur concentra son pouvoir et créa une grande zone psychique invisible juste devant lui qui captura la sphère à son arrivée, et la déplaça très haut au-dessus du centre de la plateforme. L’Empereur qui tendait son poing droit vers elle pour la déplacer serra finalement sa main pour la faire éclater. Mais l’Empereur ne la fit pas éclater dans une simple explosion. En effet, de nombreuses salves d’énergie aux couleurs blanches et aux couleurs bleues furent éjectées vers le ciel puis vinrent accompagner la pluie en retombant en direction de l’arène. L’Empereur s’éloigna en se téléportant et il se couvrit derrière une grande sphère protectrice qui paraissait être constituée de verre de couleur albâtre. Marty courut sur toute la plateforme et joua de ses nouvelles esquives bien plus impressionnantes pour éviter tout ce qui tombait. Les projectiles qui pleuvaient causaient des explosions assez petites mais très puissantes, et Marty eut donc à en renvoyer dans les airs avec des coups de pelle. Malgré sa solidité exemplaire, la plateforme fut quelque peu endommagée. L’Empereur fit disparaître sa barrière alors que la chute de bombes d’énergie s’était arrêtée, et il dut se téléporter très rapidement un peu partout, car Marty commença à envoyer des ondes magiques tranchantes dans sa direction en agitant son sabre. L’Empereur se redirigea peu à peu vers la plateforme, et il ne prit aucun coup. Alors qu’il était à court d’options, il regarda vers le ciel et remarqua que l’Empereur maintenait encore ses chapeaux bien haut au-dessus de la plateforme. Avec un peu d’hésitation, Marty les regarda et tendit ses bras vers eux en se concentrant. Ils se téléportèrent tous auprès de lui, et furent libérés de leurs étreintes psychiques. Tandis que Marty récupérait son matériel, l’Empereur réapparut au centre de la plateforme.

L’Empereur : « Montre-moi l’étendue de ta force. Je t’accorde la possibilité de me frapper une fois. Donne-moi ton maximum. Ne me déçois pas. »

Sans dire un mot, Marty serra son sabre, et courut à une vitesse incroyable dans la direction de l’Empereur pour le frapper aussi fort que possible. L’Empereur ne bougea pas d’un millimètre, et resta silencieux quelques secondes.

L’Empereur : « C’est tout ? »

Marty parut très surpris, et l’Empereur le repoussa en arrière en tirant une impulsion psychique sur le buste de Marty. Dû à la puissance dévastatrice de l’impulsion, Marty fut bien content de porter le plastron sur lui qui aida à protéger son torse des dégâts psychiques. Alors que Marty tentait de résister à la poussée, ses yeux brillèrent d’une lumière azur et tirèrent une impulsion semblable dans la direction de l’Empereur qui absorba complètement l’attaque quand un éclat bleu jaillit de ses yeux et de son joyau sur son front.

L’Empereur : « On dirait que tu commences toi-même à t’éveiller véritablement à la psychokinésie… Ce qui est très impressionnant au vu du clair manque de brillance dont tu fais souvent preuve. Cette planète t’a bien aidé, mais même elle ne pourra te sauver. »

Il tendit son bras gauche vers Marty. Marty ressentit comme une vague d’énergie qui traversa le sol jusqu’à lui, et il eut soudainement une très forte douleur dans sa tête. L’Empereur s’attaquait directement à son esprit. Marty tentait autant que possible de supprimer l’influence psychique de son ennemi.

L’Empereur : « Cette planète t’aide peut-être, mais tu sembles bel et bien donner le meilleur de toi-même… n’abandonne donc pas maintenant ! »

La souffrance de Marty s’intensifia, et celui-ci commença à libérer des cris de douleur. Bien que la douleur le perturbait, il tentait tant bien que mal de se concentrer et de faire le vide dans son esprit. La pluie commença à s’arrêter, les nuages se dissipèrent, et les éruptions se calmèrent. Marty avait la tête penchée vers le sol et était fort essoufflé. Ses yeux avaient repris leur couleur normale, et son aura bleue s’était presque effacée.

L’Empereur : « J’attendais bien plus de ta part. Mais on dirait que ta fin est proche. »

Marty : « Tu… Tu es trop puissant ! »

L’Empereur laissa entendre un soupir de mécontentement, et il commença à serrer un peu plus les doigts de sa main gauche. Marty laissa sortir un grand cri de souffrance et il tomba à genoux, et pencha à nouveau sa tête vers le bas. Après quelques secondes, il releva sa tête en affichant une expression souriante.

Marty : « Mais je vais quand même gagner ! »

L’Empereur : « Oh ? »

L’aura de Marty prit soudainement une couleur jaune et devint beaucoup plus intense que précédemment. Un éclat jaune lumineux clignota dans ses yeux, et il se mit en position en combat alors que les rayons des soleils l’enveloppaient.

L’Empereur : « Parfait… »

Marty commença à léviter très légèrement au-dessus du sol, puis il fonça en volant à grande vitesse vers l’Empereur prêt à le trancher d’un coup de sabre très violent. L’Empereur dressa sa main droite vers lui et créa une puissante barrière psychique invisible pour bloquer Marty. Ce dernier ne s’arrêta pas pour autant et poussa contre la barrière tout en mettant son sabre contre elle. Il força avec son sabre qui brillait d’une lumière jaune, et tentait autant que possible de trancher la barrière. L’Empereur serra son poing bien plus fort pour renforcer la barrière. Marty cria de rage en forçant de toute ses forces, et des fissures commencèrent soudainement à apparaître dans l’air devant lui.

L’Empereur : « Incroyable… »

Alors qu’il força encore, la barrière se brisa et tomba sous forme de morceaux de verre transparents qui disparurent en touchant le sol. Alors qu’il la trancha, il donna accidentellement un grand coup de sabre dans l’air qui tira une très grande onde jaune tranchante face à lui. L’Empereur se téléporta plus haut puis réapparut au même endroit pour éviter la lame magique. L’Empereur parut émettre un soupir de satisfaction, puis il tira d’intenses lasers bleus avec ses yeux à travers le verre de son armure dans la direction de Marty. Ce dernier les frappa, et ils ricochèrent sur le sabre de Marty pour partir plus loin à sa droite avant de disparaître.

L’Empereur : « En voici que tu ne pourras renvoyer ! »

De puissantes lumières bleues sortirent des yeux de l’Empereur, et il tira des rayons bien plus grands et continuels sur son opposant. Marty se téléporta à gauche de ceux-ci pour les éviter. Mais alors qu’ils furent détachés des yeux de l’Empereur, les rayons se mirent à changer de trajectoire et commencèrent à poursuivre Marty. Marty sauta dans toutes les directions tout en se téléportant continuellement. Les rayons étaient très rapides, et poursuivaient efficacement Marty malgré ses téléportations. Marty profita d’un des moments où il fut assez loin des lasers pour jeter sa lance sur l’Empereur qui se téléporta lui aussi plusieurs fois pour l’éviter avant de revenir à son point initial. En tombant par terre, la lance tira une petite onde jaune d’énergie juste devant elle, puis son aura et l’onde se dissipèrent assez rapidement. Marty jeta tous ses chapeaux sur la plateforme pour faciliter ses téléportations et il se concentra pour les envelopper de sa propre énergie psychique dans le but de les protéger des pouvoirs de l’Empereur. Après de nombreuses esquives des rayons, Marty décida de prendre sa plus grande couronne dans ses mains et il la tendit juste devant lui en la tenant fermement. Il concentra ses pouvoirs sur celle-ci, et les rayons furent soudainement aspirés lentement par une lumière jaune qui sortit de la couronne quand ils s’approchèrent de celle-ci. Après un assez lourd effort, Marty parvint complètement à absorber les rayons dans la couronne, puis il les tira à nouveau par celle-ci. Ils étaient désormais jaunes, et poursuivaient l’Empereur. Marty reposa la couronne au sol et profita que l’Empereur était occupé à se téléporter pour sortir la fleur de magie qu’il brandit et qu’il unit à son propre pouvoir. Des orbes magiques jaunes apparurent au-dessus de tous ses chapeaux, et Marty sentit sa puissance s’intensifier encore plus. Marty sortit ensuite le poisson mystique qui visa l’Empereur après s’être imprégné du pouvoir de Marty, et il commença à tirer des petits projectiles magiques de couleur jaune sur l’adversaire de Marty. Marty jeta la pièce d’argent et la pièce d’or sur le sol après les avoir serrées dans ses mains. Les pièces semblaient être parcourues d’une électricité jaunâtre, et elles émettaient de temps en temps de fins rayons électriques dans la direction de l’Empereur. La vitesse de ces rayons était purement hallucinante. Marty regarda sa lance et fit quelques gestes vers elle tout en se concentrant. Elle commença à flotter au-dessus du sol, et Marty put la déplacer jusqu’à un de ses chapeaux. Elle disparut dans le chapeau rouge, puis réapparu sous une forme enveloppée d’énergie magique et qui émettait une très puissante aura jaune intense. La lance se mit à poursuivre l’Empereur qui se téléportait bien plus souvent et rapidement qu’avant tant de nombreuses attaques venaient de partout. Les orbes magiques qui flottaient au-dessus des chapeaux partirent dans les airs sous forme de longs projectiles énergétiques. Certains d’entre eux poursuivirent l’Empereur, et d’autres tournèrent en boucle dans certaines zones dans les airs pour empêcher l’Empereur de s’y rendre. Marty commença à se concentrer plus que jamais, et sa vision commença à changer. Le temps se ralentit pour lui, l’environnement devint noir, et il commença à percevoir l’Empereur sous la forme d’une silhouette blanc albâtre enveloppée d’une puissante fumée blanche et bleue, et les projectiles qu’il avait envoyés contre lui prirent l’apparence de fines fumées dorées. Il remarqua que la fumée autour de l’Empereur commença à grandir et qu’une dizaine d’immenses boules de fumées blanches apparaissaient au-dessus de lui. Marty commença à contrôler l’énergie jaune et bleue qui parcourait son propre corps, et il se téléporta dans les airs derrière l’Empereur pour le frapper d’un coup de sabre. L’Empereur se téléporta, et Marty fit de même pour réapparaître à côté de lui. Marty tenta de frapper à nouveau l’Empereur, mais celui-ci enveloppa son bras droit d’une intense énergie blanche qu’il utilisa comme une lame pour parer le coup de Marty. Ils enchaînèrent les téléportations et les échanges de coups de lames qui étaient si puissants qu’ils émettaient des ondes lumineuses blanches et jaunes dans les airs. L’Empereur profita d’un bref moment où Marty se téléportait pour tirer un grand orbe bleu dans les airs qui éclata rapidement et libéra une pluie de projectiles énergétiques. Les deux eurent à se téléporter encore plus vite. Les grandes sphères blanches que l’Empereur avait libérées plus tôt éclatèrent et déchaînèrent autour d’elles des lasers blancs hautement perçants qui fusèrent dans toutes les directions. L’explosion des sphères continuait longtemps et continua à émettre des lasers, et les rayons qui étaient parvenus assez loin ricochaient sur le vaisseau et les montagnes pour revenir auprès du lieu de l’affrontement. Marty ne pouvait plus suivre l’Empereur et dû se réfugier dans une zone aérienne peu atteinte par les rayons. Il remarqua que l’Empereur devait lui aussi esquiver ses propres lasers qui étaient absolument hors de contrôle comme Marty avait trop déconcentré celui-ci qui ne put ainsi les stabiliser. Marty étudia attentivement les déplacements de son adversaire, et il constata que celui-ci descendait progressivement vers la plateforme. Marty réapparut sur celle-ci à un emplacement où il ne serait pas touché. Il fit passer la quasi-intégralité de son énergie dans son bras droit et dans son sabre, et il se focalisa autant que possible sur la présence de l’Empereur. Le temps paraissait presque figé pour Marty. Tout était devenu bien plus lent, il attendit, et attendit encore. Les explosions s’étaient estompées, et les rayons commençaient à devenir rares. Les projectiles précédemment tirés par Marty étaient sur le point de disparaître. Alors qu’il vit que l’Empereur commençait à se matérialiser juste devant lui, il le frappa du coup le plus violent qu’il eut jamais fait de sa vie, et le son brutal de son coup résonna très fort alors que sa vision redevenait progressivement normale. Un son continuel semblable à celui du brisement d’une vitre se fit entendre. De nombreux morceaux brisés de verre aux couleurs blanches et bleues se matérialisèrent autour de l’Empereur, et celui-ci fut éjecté extrêmement loin à une vitesse hallucinante. L’Empereur partait tout droit dans les airs avec une impressionnante aura jaune autour de lui qui continuait à grandir et des centaines de morceaux colorés de barrière psychique continuaient à tomber derrière lui comme une magnifique traînée d’étoile filante. L’Empereur était tel un météoroïde qui traversait l’atmosphère. Alors qu’il se retrouva à des dizaines de kilomètres plus loin, l’Empereur disparut dans une explosion jaune gigantesque qui laissa un vaste nuage de fumée pendant un long moment. Marty était excessivement essoufflé et tenait à peine debout. Son aura s’était dissipée, et il ne sentait plus en lui les pouvoirs qu’ils avaient obtenus au cours de son combat.

Marty : « Enfin… »

L’Empereur : « C’est effectivement ce que je voulais dire. »

Marty prit une expression très choquée.

Marty : « Quoi ? »

Il trembla, et se retourna pour voir l’Empereur devant lui et indemne. Il sentit son sang se glacer.

Marty : « Impossible ! Pincez-moi, je rêve ! Tu te fous de moi ? C’est… C’est pas vrai… »

Marty était à court de mots, et il était au bord du craquage mental.

L’Empereur : « Admirable, Marty. Peu d’êtres vivants furent capables de me porter ne serait-ce qu’un seul coup douloureux. Je n’ai certes actuellement qu’un cinquième de ma puissance, et je ne l’ai pas pleinement utilisé, mais cela ne change rien à ta prouesse. N’aie point d’inquiétude, il ne t’arrivera rien, et il n’arrivera rien non plus à tes amis et aux mondes que tu protèges. Je suis plus que satisfait. Au final, tu es exactement ce que j’attendais. »

Marty : « Hein ? »

L’Empereur : « Je suis désolé de t’avoir fait croire que j’étais un tyran. Je ne suis pas maléfique. Je ne veille qu’au bien de l’univers, et non pas à son malheur. »

Marty : « Alors c’était quoi ce délire sur ma mort ? »

L’Empereur : « Ce n’était que de la comédie. Je voulais te tester à tout prix à tes pleines capacités. Te menacer de mort et menacer l’existence de tout ce qui t’est précieux était la seule façon de te pousser à donner ton maximum, et au-delà ! »

Marty : « OK, là j’en ai ras le cul de toutes ces histoires de test ! Les tas de ferraille veulent me tester ! Les moches et leur boss mort-vivant veulent me tester ! Et maintenant, le seigneur absolu de la lumière cosmique du cosmos veut me tester ! Ça commence à bien faire ! C’est quoi le délire ? C’est un sketch ? Un canular ? Une expérience sociale ? Est-ce que je dois mettre “poce blo” ? »

L’Empereur : « Ce n’est rien de tout ça. Vois-tu, je suis à la recherche de quelqu’un. »

Marty : « Ouais, bah, c’est pas à moi qu’il faut demander ! Je suis pas du coin ! Oh… Je viens de réaliser que ça fait de moi un étranger ! C’est donc moi le sale profiteur d’immigré ! »

L’Empereur : « Quelqu’un qui pourrait être suffisamment puissant, à la fois pour donner un défi à ma puissance, et plus que tout dans le but de sauver cet univers d’un désastre imminent. »

Marty : « Le chien de Zombos va péter ? Ou non… encore pire… ma mère va péter ! »

L’Empereur : « Comme je l’ai mentionné précédemment, il y a des forces inconnues encore plus puissantes que moi dans cet univers. Grâce à mes pouvoirs psychiques à l’apogée de ce qui est actuellement possible dans cette galaxie, je suis capable de voir partiellement le futur dans le cosmos. Et récemment, une vision est venue troubler mon esprit. Celle d’une force destructrice et des plus malfaisantes qui parvenait à vibrer parmi de nombreuses dimensions. Une force qui pourrait anéantir la galaxie, ou la plier à sa volonté. »

Marty : « Cool tes histoires de vision machin truc, mais je suis pas venu écouter ces sornettes de futur dans la boule de cristal, mamie voyante ! Alors, dis-moi ce que je fous dans ce délire ! C’est bibi qui doit se coller à buter les méchants des ténèbres noires qui tuent, c’est ça ? »

L’Empereur : « Parmi ces visions, j’ai vu des lumières d’espoir. La brillance de l’une d’entre elles fut la découverte qui m’ait le plus impressionné dans mon existence, mais malheureusement, celle-ci était bien trop lointaine. On aurait même dit qu’elle venait d’un autre univers, ce qui induit d’autres découvertes bien plus surprenantes et excitantes. Elle était tel un soleil gigantesque qui éclairait un vaste océan d’obscurité de sa lueur douce et apaisante. Mais l’heure n’est point à l’émerveillement. Les autres étaient également bien trop loin, je me suis donc rabattu sur la lumière la plus proche et la seule à laquelle je pouvais accéder. Je me suis alors mis à la recherche de celle-ci, la lumière de l’élu qui sauvera cette galaxie. Et cet élu, je crois bien que c’est toi. C’est pourquoi je devais t’affronter pour vérifier ton potentiel, et j’ai bel et bien ressenti dans notre combat des grands soupçons de la lumière que j’avais vu. Tu n’es pas encore assez fort, mais tu as le potentiel nécessaire pour être digne de l’éclat de cette lumière. »

Marty : « OK, cool ! Et sympa ton charabia ! Je suis l’élu ultra cliché du destin de la lumière sacrée des dieux, c’est génial ! Mais je le savais déjà que j’étais le meilleur ! Et sinon, c’est quoi ces ténèbres qui viennent faire chier leur monde ? C’est quand même pas ce nullos de Zombos ! »
L’Empereur : « Non. J’ignore quelles sont ses intentions exactes, mais j’ai le sentiment que celui-ci cherche aussi sa lumière d’espoir, bien qu’il ne semble pas être autant enclin à l’avouer que moi. Quant à l’identité de ces ténèbres, je ne peux mettre le doigt là-dessus. Mais il semblerait non seulement qu’elles viennent de très loin et probablement d’un autre univers, mais qu’elles seraient aussi ce qui s’est attaqué à notre vaisseau. Je soupçonnerais qu’un démon d’une immense puissance soit la source de ces ténèbres. »

Marty : « Et c’est quoi ce délire d’attaque de vaisseau ? Depuis le début, on a que ça en tête ! On vous a vu vous écraser, on vous a vu en discuter avec les autres mochetés, et on a vu votre décharge spatiale dans son état lamentable ! Soyez clair ! »

L’Empereur : « Je dois admettre qu’être clair sur ce sujet n’est pas facile, car ni moi ni mon équipage n’avons pleinement compris ce qui est arrivé. Alors que nous survolions la planète à la recherche de l’élu, une immense décharge d’énergie malfaisante a jailli d’on ne sait où et a touché le Cosmic Emperor-01. J’ai utilisé toute ma puissance pour ériger une barrière protectrice autour du vaisseau, et une autre bien plus puissante auprès de ma personne et de mes élites. Mes élites ont également contribué en utilisant leurs dispositifs psychiques, mais leurs appareils furent surchargés et ont explosés tant la puissance qui nous attaquait était intense. Même ainsi, nous avons pris des dégâts considérables, et seuls moi et mes élites ainsi qu’un drone qui passait dans le centre de commandement avons survécu. Le vaisseau ayant été trop endommagé pour continuer à voler, j’ai usé de presque toute mon énergie pour le soulever par télékinésie et pour le faire atterrir en douceur dans la position qui nous aurait été la plus profitable. »

Marty se retourna pour regarder l’avant du vaisseau.

Marty : « Ceci explique donc cela… »

L’Empereur : « Il va malheureusement me falloir beaucoup de temps avant que je puisse restaurer tous mes pouvoirs ainsi que les pleines capacités de mes élites, et le vaisseau n’est pas près de décoller à nouveau. Et nous avons également perdu beaucoup de matériel dans cet accident, et nos IA non douées de conscience ont toutes péri à l’exception du drone survivant. Mais l’essentiel est que nous nous en sommes sortis en vie, et que nous avons trouvé l’élu. D’ailleurs, comme je l’ai mentionné, n’auriez-vous pas vu par hasard une quelconque petite machine volante ? Nous cherchons encore ce drone qui n’est toujours pas revenu de sa mission de reconnaissance alors qu’il est parti dès notre atterrissage sur la planète. »

Marty : « Aucune foutue idée ! J’ai rien vu de pareil, et je pense pas que mes potes non plus ! »

L’Empereur : « Voilà qui est dommage… Il aurait pu nous rapporter des données très précieuses… Mais qu’importe. À présent, nous devrions aller retrouver tes camarades ! »

Marty : « C’est vrai ! J’espère que ce chien de Zombos leur a pas fait de mal ! D’ailleurs, vous comptez faire quoi avec lui ? »

L’Empereur : « Je vais lui ôter son titre de lieutenant, et mettre un terme à notre alliance. Maintenant que nous t’avons trouvé, nous n’avons plus besoin de son aide pour te rechercher et pour te tester. Tu le remplaceras donc, et avec des fonctions encore plus élevées. Désormais, tu seras mon commandant, et seras donc le supérieur de mes élites. »

Marty : « Super ! Toujours plus de responsabilités ! »

L’Empereur tendit son bras gauche vers le centre de la plateforme, et le trône en ressortit. L’Empereur attira rapidement par télékinésie un module rouge qui était attaché à l’accoudoir droit de son trône. Il le prit dans sa main, puis le tendit vers Marty.

L’Empereur : « Prends ceci. C’est un gage de confiance de ma part. »

Marty prit l’objet et le regarda d’un air quelque peu confus. L’objet qu’il tenait ressemblait au canon d’une bouche d’incendie et avait à son bout un bâtonnet qui se terminait par une forme sphérique. Un trou minuscule se trouvait sur le dessus de cette petite sphère. Le dessous du module avait également un trou, mais de plus grande taille. L’objet était entouré d’un anneau vers son bas, ainsi que d’un autre plus haut et de plus grande taille. Le bâtonnet était lui précédé d’un embout assez circulaire qui prenait presque la forme d’un récipient carré dont les faces avant et arrière étaient ouvertes. Le plus bas segment du module était assez fin, alors que les deux segments situés entre les anneaux et l’embout étaient plus épais.

L’Empereur : « Ce module de commande te donne le contrôle sur mes élites. Il te permettra également de communiquer avec elles à tout moment, et sa distance de fonctionnement devrait être suffisante pour entrer en contact avec eux même depuis l’autre bout de la planète. Ils obéiront à tes ordres, et ils t’assisteront dans chacun de tes objectifs. En revanche, je reste toujours le dirigeant suprême, et ils prendront mes ordres en priorité. »

Marty : « Cool tout ça ! »

Marty récupéra rapidement les objets qu’il avait laissés au sol.

Marty : « Et maintenant, on fout quoi ? »

L’Empereur : « Tes amis doivent t’attendre, non ? Ils doivent sûrement s’inquiéter. Nous devrions les rejoindre rapidement. »

Marty : « Ouais ! J’espère que l’autre couillon de vivant-mort ne leur aura pas fait d’embrouilles ! »

L’Empereur : « Je doute qu’il s’en soit pris à eux. Dans tous les cas, il est grand temps de redescendre. Ne bouge pas. »

L’Empereur se plaça sur son trône, et il pressa une commande. La plateforme commença à redescendre. L’Empereur bougea ses bras, et il souleva par télékinésie toute l’humidité qui restait encore au sol qu’il rassembla sous la forme d’une grande boule d’eau bleue. Il déplaça la boule juste au-dessus d’une forêt près de l’arrière du vaisseau, et il fit pleuvoir l’eau sur celle-ci.

Marty : « Sinon, c’était quoi exactement ce bordel qui s’était passé tout à l’heure ? Et pourquoi j’ai plus ces supers pouvoirs qui défoncent ? »

L’Empereur : « La planète a partagé un peu de son pouvoir avec toi. Elle a dû croire que ta vie était menacée, et a décidé de te venir en aide. Il semblerait que tu as été ensuite capable de réveiller une force cachée au plus profond de toi grâce à son énergie et grâce à ta détermination. Ces pouvoirs ne reviendront donc pas de sitôt. La planète ne te prêtera certainement à nouveau sa force qu’en cas d’urgence, et ta puissance cachée va devoir être maîtrisée avant que tu puisses l’utiliser régulièrement. Néanmoins, je sens que ton corps s’est sensibilisé davantage à la magie et à la psychokinésie grâce à tout ce qu’il s’est passé. Tu devrais avoir de nouvelles aptitudes, et tu es désormais plus puissant qu’auparavant. Il ne te manquera donc plus qu’à perfectionner tes nouveaux talents, et à t’habituer aux nouvelles spécificités de ton corps. »

Marty : « Il y a intérêt à ce que je puisse devenir assez costaud pour te surpasser un jour ! »

L’Empereur : « Je t’y aiderais. Je t’apprendrais principalement à perfectionner ton équilibre mental afin de développer notamment tes pouvoirs psychiques. Je ne serais que ravi de te voir un jour me dépasser, surtout que cette galaxie a besoin de quelqu’un de plus puissant que moi pour la sauver. »

L’Empereur pressa un autre bouton sur son trône, et un hologramme du Capitaine Robot apparut.

Capitaine Robot : « Profondes salutations, ô empereur galactique. »

L’Empereur : « Des nouvelles particulières, capitaine ? »

Capitaine Robot : « Non, votre Impériale Majesté. Le lieutenant Zombos et ses serviteurs ont battu en retraite, et les créatures alliées au héros ne montrent pas de signes de blessures. »

L’Empereur : « Bien. Sachez désormais que le lieutenant n’exerce plus ses fonctions et qu’il n’est dorénavant plus un partenaire de notre empire. Néanmoins, vous n’avez pas pour ordre de l’éliminer. Pour le moment, assurez-vous uniquement qu’il reste hors du Cosmic Emperor et qu’aucun mal n’arrive aux alliés du jeune Marty McQuinn. »

Capitaine Robot : « À vos ordres. »

L’Empereur : « Cette transmission est à présent terminée, capitaine. Nous nous retrouverons très bientôt. »

Capitaine Robot : « Bien reçu. Interruption de la transmission en cours. »

L’hologramme disparut, et la plateforme finit par arriver au fond de son socle dans le centre de commandement. Marty descendit, et L’Empereur réactiva la carte virtuelle. Celui-ci suivit Marty en volant sur son disque, et ils prirent l’ascenseur. En arrivant à l’étage inférieur, ils virent Verht et Bleuh qui attendaient au bas des escaliers et étaient assez surpris par leur arrivée. Alors que Marty et l’Empereur commencèrent à descendre, Bleuh et Verht sautillèrent de joie en voyant l’expression souriante de Marty. Ils accoururent vers lui, et celui-ci pressa le pas pour les rejoindre tout en bas de l’escalier. Verht tendit assez timidement sa patte avant droite vers Marty, et celui-ci la tapa amicalement comme pour Vert.

Marty : « Ça va bien, les frères ? »

Bleuh : « Pour nous, ça va ! Bleu nous a chargé de rester ici pour t’aider en cas de besoin pendant que lui et les autres étaient partis monter la garde avec les robots ! Tout s’est bien passé pour toi ? Nous étions très inquiets et nous étions venus voir là-haut si nous avions à t’aider, mais il n’y avait rien à part un énorme pilier au milieu d’une salle énorme ! »

Marty : « Tout va bien ! L’Empereur est notre pote, maintenant ! Et là, on va aller remettre à Zombos sa démission ! »

L’Empereur : « Salutations, chers camarades de Marty. Je suis l’empereur galactique. Je me présenterais plus formellement une fois que nous aurons retrouvé vos autres amis et quand nous aurons quitté ce lieu, et je vous donnerais de nombreuses explications. »

Bleuh : « Intéressant. Donc vous allez être notre nouvel allié, maintenant ? »

L’Empereur : « C’est exact. »

Bleuh : « C’est génial ! Toute nouvelle aide est la bienvenue ! Allons retrouver les autres, à présent ! J’espère qu’ils vont bien ! »

Marty : « Mon petit doigt me dit qu’ils vont très bien ! »

Ils partirent tous les quatre retrouver le reste du groupe qui se trouvait dans la même salle où le combat entre les robots et l’équipe de Marty avait prit lieu. Les élites étaient présentes ainsi que tous les camarades de Marty, indemnes. Vert accourut aussi vite que possible auprès de Marty et il sautilla de joie. Marty lui caressa la tête en souriant chaleureusement.

Marty : « Salut la compagnie ! Pas trop de casse ? »

Bleu : « Aucune ! Les vilains ont fini par se barrer après qu’on leur a assez fait comprendre qu’on n’allait pas les laisser passer ! Ils sont dehors, désormais ! Heureux de te voir en un seul morceau ! Alors, qu’est-ce qui s’est passé ? Vous avez tapé une longue discute ? Tu t’es fait injecter plein de seringues extraterrestres dans le cerveau ? Et puis c’était quoi tout ce vacarme qu’on a entendu dehors à un moment ? On aurait dit qu’il y a eu des éruptions volcaniques ! Raconte ! »

Marty : « C’est une longue histoire ! Et on en parlera plus tard ! Mais pour résumer, l’Empereur m’a défié, je suis devenu plus fort, je suis l’élu du destin ou je sais plus quoi, il y a des trucs pires que zombie-bosse, et l’Empereur et ses robots sont de notre côté ! Ah, et aussi, je me suis transformé en super saillant bleu et en super saillant jaune ! »

Bleuh : « Juste un changement de couleur ? C’est pas très original comme transformation, ça… Ouais. »

Bleu : « Eh, bah, je sens que j’ai loupé un sacré épisode ! Tu m’expliqueras beaucoup mieux plus tard ! On rentre ! Mais d’abord, je crois que la moindre des choses est qu’on se présente à notre nouvel allié ! Bonjour, moi c’est Bleu ! »

L’Empereur : « Enchanté, brave ami de Marty. »

Bleu : « Lui c’est Vert, lui c’est Champis, et les trois qui nous ressemblent sont des clones et ils sont comme des frères pour nous ! Ils ont des noms très peu différents des nôtres, donc vous pouvez les appeler “Vert 2”, “Bleu 2”, et “Champis 2” ! »

L’Empereur : « C’est un plaisir de faire votre connaissance. Je ne doute pas que de travailler avec vous sera fort fructueux. »

Marty : « Et maintenant, c’est moi le commandant, aussi ! »

L’Empereur : « En effet. Et jusqu’à nouvel ordre, il le sera tant que nous serons sur cette planète. »

Marty brandit le module de commande pour frimer.

Capitaine Robot : « Ce sera un honneur de vous servir, commandant Marty McQuinn. »

Robot B : « Sincères salutations. »

Robot A : « Au nouveau. »

Robot C : « Commandant. »

Marty : « Que j’aime être respecté ! »

Bleu : « Chanceux ! C’est pas n’importe qui qui peut devenir si important du jour au lendemain ! »

Marty : « Mais j’étais déjà le plus important, tête de gland des mers ! Allez, on sort ! J’ai hâte de voir la tronche du zombie nul quand il verra c’est qui le nouveau boss ! »

Tout le groupe commença sa marche vers l’entrée du vaisseau.

Bleu : « Alors, à propos de ces “trucs pires que Zombos”, à quoi avons-nous affaire ? »

L’Empereur : « Je l’ignore. Il s’agit d’un amas d’énergies malfaisantes que j’ai pu ressentir en observant le cosmos. Si j’avais à deviner, je dirais qu’il s’agirait d’un grand démon aux dangereuses intentions et d’une puissance largement au-delà de l’entendement. »

Bleuh : « “Ça dépasse l’entendement !” »

L’Empereur : « Les ténèbres semblent désormais proches de ce monde. Quelque chose sur cette planète doit les intéresser. Et au vu des vagues d’énergie de celle-ci que j’ai ressenties lorsque j’ai affronté Marty, je pense qu’elles doivent convoiter l’énergie de la planète. C’est pourquoi il sera judicieux de rester ici pour se préparer à les affronter. Au vu des dégâts qu’a subis le Cosmic Emperor-01 probablement à cause de ces mêmes forces obscures, nous ne sommes pas près de quitter la planète, de toute manière. »

Bleu : « Je vois… Vu le nombre de démons qui se sont attaqués à Bluemoonia pour tenter de subtiliser son énergie, ça ne me surprendrait pas qu’il y en ait un nouveau qui soit aussi intéressé… Avons-nous une chance de le vaincre ? »

L’Empereur : « Pas actuellement, même avec l’aide de mon immense puissance. Nous avons affaire à quelque chose de bien trop dévastateur même pour mon empire. C’est pourquoi je suis venu observer ce monde afin de trouver un héros suffisamment puissant et brave pour terrasser les forces malfaisantes qui menacent l’univers. Le hasard a fait que nous nous sommes écrasés ici, et que nous avons découvert peu après l’élu que nous cherchions. Marty a un immense potentiel, qui est reconnu même par cette planète, et ce potentiel doit être protégé et exploité à tout prix si nous voulons protéger la galaxie, voire l’univers et au-delà. C’est pour cette raison que j’ai fait en sorte de pouvoir amener Marty à moi après m’être assuré qu’il était probablement celui que je cherchais. Et c’est pourquoi je l’ai affronté en prétendant être un malfaiteur. J’ai fait semblant de le menacer de mort ainsi que vous, afin de le pousser dans ses derniers retranchements. Et cela a plutôt bien fonctionné, mais vous en saurez davantage plus tard. Je m’excuse encore pour toute cette violence, d’ailleurs. »

Bleu : « Alors vous n’avez bel et bien fait que de nous tester depuis le début ? Y compris votre alliance avec Zombos ? Pour découvrir qui pourrait être cet “élu” ? »

L’Empereur : « C’est exact. Les vrais héros, les plus puissants et les plus courageux se montrent le plus souvent quand un grand mal apparaît. C’était la parfaite occasion d’attirer l’élu qui pourra sauver tout cet univers des ténèbres qui menacent son existence. Je n’ai organisé tout ça que pour trouver Marty, et pour le préparer à devenir assez fort, et surtout plus fort que moi. »

Bleu : « Je commence un peu à y voir plus clair ! Et moi qui pensais que Zombos était déjà assez une menace comme ça à vouloir conquérir la planète… On dirait bien que ce n’est encore que le commencement… Beaucoup d’aventures nous attendent encore… »

L’Empereur : « Et surtout beaucoup d’entraînement. Nous allons vous aider à devenir bien plus forts. La magie et la force physique ne sont pas nos spécialités, mais nous pourrons vous aider à les développer de nouvelles manières, et surtout, nous vous apprendrons à maîtriser la technologie et les pouvoirs psychiques. Marty pourra sûrement les contrôler sans trop de difficulté, mais ça risque cependant d’être bien plus difficile pour vous. Si nos analyses ne se trompent pas, vous n’avez eu encore aucun contact avec la psychokinésie, et les membres de vos corps ne seront que peu pratiques pour manipuler la technologie avec facilité. »

Bleu : « En effet… »

L’Empereur : « Mais ça ne devrait pas vous être non plus hors de portée, ça sera toujours un supplément pour vous renforcer. Maintenant que cela me vient à l’esprit, Marty n’est pas de ce monde, n’est-ce pas ? »

Bleu : « Oui ! Il nous avait dit qu’un portail magique l’avait mené ici ! Comment le savez-vous ? »

L’Empereur : « C’est encore une information que j’ai apprise de l’ex-lieutenant Zombos. Un portail, dis-tu ? Puis-je savoir à quoi il ressemblait ? »

Marty : « Je sais plus trop, mais c’était tout bleu ! »

L’Empereur : « Il s’agissait probablement d’une autre action de cette planète. Il est possible qu’elle soit au courant des possibles dangers qui la menacent, et qu’elle ait remarqué la valeur de Marty et soit allée le chercher pour qu’il soit son gardien. »

Marty : « Même les planètes me respectent, gros ! Je pèse lourd dans le game ! »

Bleu : « Et tu pèses lourd sur notre patience, aussi… Tu pourrais au moins surveiller tes manières ! Nous sommes en présence d’un empereur, tout de même ! Je ne suis pas non plus un professionnel des politesses impériales, mais fais quand même un effort ! »

Capitaine Robot : « Ce n’est pas un problème. Sa Majesté Impériale est imperturbable et miséricordieuse. »

L’Empereur : « Seuls les plus hauts crimes contre l’univers pourraient me causer une véritable offense. »

Bleu : « J’aimerais avoir votre patience ! Parfois, ne pas s’énerver contre Marty est… difficile ! En tout cas, je dois dire que vous êtes une personne incroyable ! Je peux même entendre votre voix dans mon esprit ! »

Capitaine Robot : « L’Empereur emploie la télépathie pour communiquer directement avec le cœur de ses auditeurs. C’est également un excellent moyen d’impressionner les malfaiteurs. »

Bleuh : « Je peux dire que l’intimidation fonctionne, car j’ai quelque peu sursauté la première fois que je l’ai entendu ! Ce n’est pas souvent que l’on croise quelqu’un que l’on peut entendre directement dans notre tête ! »

Bleu : « Sinon, auriez-vous un moyen de ramener Marty dans son monde ? Avec votre technologie, ça devrait peut-être être possible ! »

Marty : « Ouais ! J’ai pas envie de passer une éternité ici, moi ! Je veux rentrer chez moi ! C’est pas que j’aime pas ce trou perdu, mais le mien est mieux ! »

L’Empereur : « Je pense que nous pourrions peut-être vous aider. Mais il faudra d’abord que nous puissions rentrer sur notre monde natal, et il nous faut pour ça réparer le vaisseau. Bien que cela puisse sûrement te déplaire, Marty, il serait également plus sage que nous nous chargions d’abord de la menace qui plane sur la galaxie. Elle pourrait s’en prendre à ton monde et pourrait réduire à néant nos efforts pour quitter la planète. »

Marty : « Fais chier ! Elles vont voir de quel bois je me chauffe ces sales ténèbres de mes deux ! Elles vont comprendre ce que ça fait de me faire rater plein de bouffe bien grasse au McQuinnDo et de m’empêcher de regarder la télé tous les jours ! »

L’Empereur : « Et qui sait, si la planète a pu t’amener ici, elle pourra peut-être aussi te ramener chez toi. Revenons à nos précédents sujets, à présent. En guise de préparation, il nous faudrait un quartier général autre que le Cosmic Emperor. Il va nous falloir un grand endroit et de nombreux matériaux pour parvenir à nos objectifs. La restauration du vaisseau attendra. Disposez-vous bel et bien d’une quelconque demeure qui pourrait nous être utile ? Des ressources ? »

Marty : « Oh, l’autre zombie pourri a laissé traîner plein de bases derrière lui qu’il n’utilise plus. Et on a fabriqué une maison, en plus ! »

L’Empereur : « Bien. Accepteriez-vous que nous améliorions votre construction en un quartier général qui serait également aménagé de tous les moyens nécessaires à vos besoins et à votre confort ? »

Bleu : « Si on peut garder tout ce qu’on a aménagé, dans ce cas je n’y vois aucun problème ? »
L’Empereur : « Parfait. Ce QG servira donc également de logement. Mes élites s’assureront d’exécuter les préparations nécessaires. Nous utiliserons les repaires abandonnés par Zombos comme bases supplémentaires et comme terrains d’exploitation de ressources. »

Bleu : « Plus tard, ça pourrait être pratique pour construire ! On va pouvoir agrandir la maison avec votre aide, et en faire une base principale pour nos opérations ! Tout va devenir beaucoup plus facile pour nous ! »

L’Empereur : « Excellent. C’est un plaisir de vous rendre service. Ces autres bases seront également une bonne façon de garder à distance les forces de Zombos et de les observer. Même s’ils furent de bons alliés et qu’ils ne représentent pas un grand danger pour nous, ils sont tout de même une menace à surveiller. Il est d’ailleurs temps de mettre fin officiellement à notre partenariat avec eux. »

Ils sortirent, et furent accueillis par Zombos et ses sbires qui se tournaient les pouces dehors depuis un bon moment.

Marty : « Surprise ! Vos alliés sont les amis de vos ennemis, maintenant ! »

Blobor : « Ignobles morveux ! »

Marty : « Tu vois ! Nous ne sommes toujours pas en morceaux ! »

Blobor : « Pestes ! »

Scarab : « Je ne suis pas sûr de comprendre ! Ils sont de notre côté maintenant ou pas ? »

Blobor : « Tais-toi pour toujours, Scarab ! »

L’Empereur : « Salutations, lieutenant Zombos. J’ai le regret de vous annoncer que vos fonctions ont été révoquées, et que notre alliance doit prendre fin dès aujourd’hui. »

Zombos : « Je savais déjà que cela devait arriver. Ce fut un plaisir d’avoir travaillé avec vous. Ce sera avec honneur et avec plaisir que je vous croiserais sur un champ de bataille à l’avenir. »

L’Empereur : « J’apprécierais également de me mesurer à vous. Tâchez de devenir suffisamment puissant pour m’offrir un duel digne de ce nom. »

Zombos : « C’est une promesse que je compte bien tenir. »

L’Empereur : « Je vous autorise à garder la modification que je vous ai offerte, et libre à vous de continuer à utiliser l’AM 1.1. »

Zombos : « Je vous en remercie. Quant à toi, Marty, je compte également t’affronter une autre fois ! Tu auras intérêt à ne pas me décevoir ! »

Marty : « La seule déception que tu auras sera l’énorme douleur que t’auras quand tu pleureras par terre après que je t’aurais mis une raclée ! »

Zombos : « Je compte sur toi pour être à la hauteur de tes prétentions ! À présent, nous partons ! »

Général : « Déjà, patron ? »

Blobor : « Nous n’avons même pas eu une occasion aujourd’hui de leur faire mordre la poussière ! »

Zombos : « C’est trop tard pour les défier aujourd’hui. Je vois dans le regard de Marty et de l’Empereur qu’il n’est pas encore temps. »

Zombos claqua des doigts, et les Gemax se mirent à briller fortement. Ils enveloppèrent tout le groupe de Zombos dans leur lumière, et ils disparurent tous soudainement.

Marty : « Il me manquera pas ! On rentre au bercail ! »

L’Empereur : « Fort bien. Si je ne fais point erreur en me basant sur les informations que nous avons récoltées et sur celles que vous nous avez données, je peux déduire que votre demeure est localisée dans une grande plaine au sud-est. Est-ce bien exact ? »

Bleu : « C’est exact ! »

L’Empereur : « En ce cas, je vais vous y amener rapidement. Rapprochez-vous tous. »

Les robots s’approchèrent de l’Empereur, et le groupe de Marty fit de même après une petite hésitation. L’Empereur se téléporta avec tout le groupe sur le Col Pathmont, puis auprès de la base des militaires, puis au milieu de la Grande Route, puis dans la Forêt Champinogène, et enfin dans la Prairie Verte.

Marty : « Hein ? Qu’est-ce qu’on fout là, d’un coup ? »

Bleu : « Incroyable ! L’Empereur nous a téléportés près de chez nous ! »

Marty : « Et on pouvait pas faire ça avant dans le vaisseau ? »

L’Empereur : « Discuter tout en se téléportant n’est ni aisé ni intéressant, Marty. Je peux effectivement téléporter plusieurs personnes à la fois, ainsi que des objets. Ce n’est néanmoins pas à abuser, je dois économiser mes forces. Comme vous avez pu le voir, il me faut plusieurs téléportations pour franchir de grandes distances, ce qui pourrait sur le long terme me vider progressivement de mes forces. Je ne le ferais donc qu’occasionnellement. »

Bleu : « C’est déjà très bien ! Au moins, on ne se sera pas fatigué à faire le voyage retour ! En tout cas, cette histoire de mystère extraterrestre est donc enfin finie ! Voilà qui fait du bien. »

Marty : « Finalement, personne n’avait le pied sur terre ! »

Bleu : « Ton entrejambe ! Mes pointes ! Maintenant ! »

Marty : « Sale pervers ! Tu prends vraiment ton pied sur ça ! »

Bleu : « Je n’en peux plus de toi… Je ne comprendrais jamais pourquoi je suis ton ami ! »

Marty : « Parce que tu ne peux pas trouver d’ami plus cool ! »

Bleu : « Hé, tu ne changeras définitivement jamais. Tu as de la chance que je me suis attaché à ta stupidité ! »

Bleuh : « Navré de vous interrompre, mais on leur fait visiter la maison ? »

Bleu : « Bien sûr ! Venez-donc ! »

L’Empereur : « Avec plaisir. »

L’Empereur et ses androïdes visitèrent la maison, et prirent le temps de s’y habituer. Au cours des semaines suivantes, Marty et tous ses alliés se mirent au travail et récoltèrent des matériaux en plus de s’entraîner. La maison fut agrandie et bénéficia de certaines des technologies de l’empire. La cabane sur la Grande Route fut reconvertie en poste de surveillance, et les bases de Zombos déjà visitées furent réaménagées et devinrent capables de servir d’avant-postes efficaces pour les robots d’élite et les compagnons de Marty. Les solides matériaux en bois et en métal qui traînaient dans le Repaire de Zombos furent les ressources les plus exploitées pour toutes ces améliorations. Également, les robots réparèrent certaines des défenses de leur vaisseau ainsi que les quelques dégâts causés par les combats qui avaient été menés dans le Cosmic Emperor-01. Ils en profitèrent pour installer deux petites tourelles dans la maison qui était désormais alimentée en électricité. Bien qu’il ne les utilisât qu’occasionnellement, les capacités de téléportation de l’Empereur aidèrent beaucoup au transport des ressources et aux longs déplacements. Après près de trois semaines après leur rencontre, les groupes de Marty et de l’Empereur avaient considérablement amélioré la maison qui était devenue leur quartier général. Une grande partie du bois qui composait la maison avait été remplacée par du métal et des machines issues du vaisseau furent installées. Ces dernières servirent non seulement à améliorer le confort de vie du groupe de Marty, mais également à connecter à distance le QG au Cosmic Emperor afin de collecter des données de toutes sortes. Tout le groupe s’était installé confortablement dans la grande demeure.

Capitaine Robot : « Premiers objectifs de reconstruction accomplis. »

Marty : « Parfait ! La prochaine fois, nous montrerons à tous ces vauriens de quoi sont faits les vrais héros ! »

Robot A : « Commandant. »

Robot B : « Devrions-nous vous amener. »

Robot C : « Le râteau de massage ? »

Marty : « Bien sûr ! Et que ça saute ! »

Bleu : « Marty ! N’abuse pas de ton pouvoir ! »

Marty : « J’abuse de ce que je veux ! C’est moi le commandant ! »

Bleu : « Et moi je m’apprête à abuser de mes cornes ! »

Marty : « Je le savais que t’étais qu’un criminel ! Ah, vous les bleus vous êtes tous les mêmes ! Votre place est en prison ! »

Bleu : « Et tu n’es qu’un raciste ! »

Marty : « Je ne suis pas raciste, car le racisme est un crime ! Et le crime c’est pour les bleus ! »

Bleu : « Ça va très mal se passer pour toi sur Internet quand tu rentreras dans ton monde ! Et ça va surtout très mal se passer pour ton postérieur si tu refais une blague de ce goût ! »

Marty : « Oh, ça va, ça sera jamais pire que toutes les blagues qu’il y a eu à cause du temps super long qu’a pris cette aventure ! »

Bleu : « C’est pas faux ! »

Marty : « D’ailleurs, j’en ai une bonne ! Vous savez comment on appelle un chat nazi qui fait des plaisanteries très lentement ? On appelle ça un chat pitre trois ! Abonne-toi, mets la cloche ! »

Bleu : « C’est pas la cloche que je vais te mettre, c’est une roche sur la tête ! »

Robot B : « Commandant. »

Robot A : « Voici. »

Robot C : « Votre râteau. »

Bleu s’empara immédiatement du râteau.

Bleu : « Encore mieux ! Tu vas te prendre un râteau ! »

Marty : « Mais je t’ai pas demandé en mariage, pourtant ! »

Bleu : « Mais moi je te demande en enterrement, le zigoteau ! »

Marty : « Calme-toi, le fromage bleu ! Pense à des trucs rigolos ! Comme les gens morts en attendant de voir les blagues sur les retards s’arrêter ! »

Bleu : « Là, c’est trop ! Au cachot ! »

Le Capitaine Robot vint saisir le bras droit de Marty, et le Robot C attrapa son bras gauche. Les deux autres robots vinrent derrière lui pour le tenir par le dos.

Marty : « Mais lâchez-moi ! Je suis le commandant ! C’est dans le nom ! C’est moi qui commande ! »
Capitaine Robot : « Sous ordres de l’Empereur et du sous-lieutenant Bleu, vous êtes en état d’arrestation pour attentat à l’humour. »

Robot B : « Vous avez. »

Robot C : « Le droit de garder. »

Robot A : « Le silence. »

Marty : « Ah, bah, dans ce cas j’ai le droit de garder la parole ! Et ça tombe bien, car j’ai plein d’autres blagues ! »

Le Robot A pinça la bouche de Marty pour la fermer.

Robot C : « Correction : l’obligation de garder le silence. »

Bleu : « À plus tard, Marty ! On se reverra pour tes blagues sur le temps que prendront nos prochaines aventures ! »

Bleuh : « Euh… Quand est-ce qu’il sera libéré exactement ? »

Bleu : « Quand il se sera fait injecter suffisamment de doses d’humour pour devenir drôle. Soit, dans un million d’années selon les blagues du chat pitre néonazi ! Ça lui a pris beaucoup de mois pour les faire ! »

Bleuh : « Il est vraiment très lent ce chat pitre. »

Bleu : « Tu l’as dit ! »

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